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Le tissu cicatriciel interne ? Il se forme naturellement lorsque le corps guérit d’un accident, d’une chute, d’une chirurgie, d’une infection, d’une inflammation. Ou encore d’un traumatisme.

On le sait, les cicatrices apparaissent à l’extérieur et sont visibles à l’œil nu. Les adhérences sont simplement des cicatrices qui se forment à l’intérieur de votre corps.

Les adhérences cicatricielles se développent comme le ferait une toile d’araignée. Elles peuvent venir lier et comprimer les articulations, nerfs et organes entre eux, entraînant bien souvent des douleurs et dysfonctionnements.
Les adhérences sont peu connues du public. Pourtant personne n’est à l’abri d’en développer (et toute personne ayant subi une opération chirurgicale en a).
Ces lésions internes sont asymptomatiques pour certains. Pour d’autres, elles peuvent générer raideurs, inconforts, manque de souplesse, ou encore douleurs. Dans certains cas même, elles peuvent entraîner des troubles particulièrement importants comme une occlusion intestinale.

Sommaire

Processus de cicatrisation et adhérences

La cicatrisation ? C’est ce processus naturel mis en place et opéré par votre corps à la suite d’une :

  • coupure,
  • écorchure plus ou moins profonde,
  • ou encore à la suite d’une opération où le chirurgien procède à une incision de la peau et des tissus sous-jacents.

Qu’ils soient recousus ou non, il en résulte toujours la réparation de la jonction des tissus. C’est ce que l’on appelle la cicatrice. Les tissus se raccordent en formant de nouveaux tissus entre eux et c’est là que peuvent apparaître de potentielles adhérences.

Adhérences d’une cicatrice, adhérences post-opératoires

Les adhérences cicatricielles (ou adhérences post-opératoires lorsqu’elles font suite à une chirurgie), c’est lorsque deux couches de tissus s’accolent lors de leur cicatrisation respective. Elles perdent alors leur capacité de glissement entre elles, occasionnant un manque de mobilité entre plusieurs couches de tissus.
La formation de ces bandes fibreuses peut alors prendre beaucoup de terrain et relier des organes, tissus ou encore articulation entre eux, alors qu’ils ne devraient tout simplement pas l’être.

Adhérences cicatricielles : les symptômes

Les symptômes causés par les adhérences cicatricielles peuvent être nombreux. Ils dépendent de leurs localisations et des organes, tissus ou articulations ayant perdu en mobilité.
Vous pourriez notamment souffrir :

  • de raideurs,
  • d’un certain manque de souplesse,
  • d’inconforts et douleurs,
  • mais aussi d’un parasitage de l’information de la zone cicatricielle au système nerveux central.

Les adhérences retrouvées dans la sphère viscérale

Dans certains cas, ces adhérences peuvent entraîner des troubles importants suivant leurs localisations. C’est notamment le cas lorsque celles-ci sont présentes au niveau viscéral. En effet, elles peuvent conduire à terme à une occlusion intestinale. On parle dans ce cas de brides intestinales.

Les adhérences touchant aux articulations

Les adhérences concernent souvent les tissus et organes, mais elles peuvent tout aussi bien se former au niveau des articulations. Ces dernières, se retrouvant moins mobiles et douloureuses, peuvent conduire alors à d’autres pathologies. Et notamment une capsulite rétractile de l’épaule.

Les adhérences impactant l’ensemble d’une structure

D’autres zones, comme le bassin par exemple, peuvent être perturbées par la présence d’adhérences cicatricielles. Elles peuvent alors générer à terme différents troubles. Des troubles articulaires comme la lombalgie, mais aussi gynécologiques comme des douleurs menstruelles, parmi tant d’autres.

Adhérences cicatricielles sans symptôme

Il est possible que vous ayez des adhérences cicatricielles mais que celles-ci soient indolores. Cela ne veut pas dire pour autant qu’elles ne perturbent pas votre organisme.
Ces adhérences peuvent en effet constituer une source d’information erronée pour votre corps. Ce qui risque alors de perturber la justesse de ses propres positionnements. En résulte alors des douleurs à distance de la zone cicatricielle, aussi apellées douleurs projetées.
C’est ainsi qu’une cicatrice au niveau de votre ventre pourrait générer des cervicalgies, ou des lombalgies. Elle peut également perturber votre corps lors d’efforts comme la course.
Dans de tels cas, vous serez alors plus exposé au risque d’entorse de la cheville. Mais aussi à d’autres blessures musculaires (comme une élongation, un claquage, etc.).

Comment se forment les adhérences d’une cicatrice ?

Votre peau présente plusieurs couches successives et celles-ci sont interdépendantes. C’est-à-dire que chacune d’elle est reliée à celles se trouvant au-dessous et au-dessus.
Lors d’une blessure ou d’une opération, le processus de cicatrisation peut engendrer une fusion des tissus cicatriciels respectifs de chaque couche avec sa voisine adjacente. C’est ainsi que la couche superficielle peut être recousue ou se solidariser avec une couche plus profonde, et inversement.
Les tissus se formant alors entre eux empêchent la bonne mobilité de l’ensemble de la zone concernée par la cicatrice.
Personne n’est à l’abri du phénomène d’adhérence. Et les blessures ou opérations chirurgicales peuvent être aussi bien récentes qu’anciennes, profondes que superficielles, biens ou mal cicatrisées. Une plaie bien cicatrisée en apparence et en surface peut en effet cacher des adhérences en interne.

Les adhérences en quelques chiffres

  • Après une chirurgie de l’abdomen, une chirurgie gynécologique ou une chirurgie colorectale, entre 80% et 90% des patients sont concernés par les adhérences
  • Dans 65 à 75% des occlusions de l’intestin grêle, les adhérences cicatricielles sont mises en cause
  • 40% des cas de douleurs pelviennes chroniques seraient causés par des adhérences
  • 20 à 40% des cas d’infertilité secondaire auraient pour origine des adhérences cicatricielles

À ce jour, rien ne semble expliquer qu’une cicatrice soit ou non perturbatrice.

Diagnostic et traitement des adhérences cicatricielle

Vous suspectez des adhérences cicatricielles ? Direction votre médecin traitant, celui-ci effectuera le diagnostic par la palpation. En effet, les adhérences ne sont pas visibles à l’imagerie médicale.

À la suite d’une occlusion intestinale, les adhérences peuvent être retrouvées lors de l’exploration de l’intestin par la tomodensitométrie. Tomodensitométrie que vous connaissez peut-être mieux sous le nom de scanner.

Le traitement d’une occlusion est bien souvent chirurgical.

Adhérences : quel traitement ?

Le traitement des adhérences cicatricielles dépend grandement de leurs localisations et des problèmes qu’elles engendrent. Parfois, une nouvelle chirurgie peut même vous être proposée.

Ceci est particulièrement vrai lorsqu’il existe un risque vital (et notamment dans le cas d’une occlusion). Le chirurgien peut être amené à vous réopérer afin de couper et relâcher les adhérences cicatricielles formées.

Risque de développer de nouvelles adhérences

Mais la chirurgie peut également être proposée pour des adhérences plus minimes. Or, il s’agirait de traiter le trouble par le moyen ayant généré celui-ci. Une nouvelle chirurgie sous-entend en effet bien souvent la formation de nouvelles adhérences.

Une question vous traverse alors certainement l’esprit en ce moment même : n’existe-t-il pas des moyens naturels et non invasifs de traiter les adhérences cicatricielles ? Ou a minima, pour prévenir leur formation ?

Adhérences : quel traitement naturel ?

Vous trouverez en ligne de nombreux remèdes de grand-mère visant à limiter les adhérences. Certains utilisent des huiles essentielles, d’autres de plantes, etc. Et si ces remèdes semblent en soi inoffensifs, leur efficacité n’a jamais été prouvée. De plus, ils demandent beaucoup de patience, seulement dans le cas d’adhérences cicatricielles, mieux vaut agir vite.

Il est ainsi préférable de se tourner vers des méthodes naturelles ayant fait leur preuve. Et notamment les techniques manuelles, comme l’ostéopathie.

Le traitement manuel et le massage de la cicatrice

Votre ostéopathe peut en effet prévenir et diminuer les effets nocifs des adhérences cicatricielles.
Via des manipulations douces et adaptées à la localisation de votre cicatrice, le praticien peut ralentir le processus d’adhérence en améliorant l’élasticité de votre peau.
Vous devriez ressentir les effets positifs des soins en ostéopathie après deux séances. Notez toutefois que lorsque la cicatrice est ancienne ou que les adhérences sont chroniques, le travail peut être plus long. Un suivi régulier sur plusieurs mois peut donc parfois être nécessaire.
Le travail de votre ostéopathe en post-opératoire peut être combiné à celui d’un kinésithérapeute en vue d’améliorer la cicatrisation.

Adhérences cicatricielles et ostéopathie

Il est conseillé de consulter votre ostéopathe dès lors que la plaie est guérie. Soit 5 à 6 semaines après l’intervention chirurgicale ou le traumatisme.
N’importe quelle cicatrice peut être perturbatrice au niveau de votre organisme et l’acte chirurgical n’est pas le seul pouvant en générer.

Que fait l’ostéopathe pour prévenir la formation d’adhérences ou traiter celles-ci ?

L’ostéopathe cherchera si une de vos cicatrices vous pose potentiellement souci. Son but ? La soigner et redonner à votre organisme un schéma corporel plus confortable et plus efficace.
Pour ce faire, il procède à des soins spécifiques particulièrement doux pour “casser” les adhérences.

Vers une meilleure mobilité

La technique consiste à attraper la cicatrice, à la décoller délicatement et à la faire bouger dans diverses directions et sur tous les plans tissulaires auxquels elle adhère. C’est-à-dire la peau, les membranes, les muscles, les organes, etc.
Cela permettra d’augmenter la circulation dans la zone cicatricielle. Mais aussi de réduire la boursouflure éventuelle et de retrouver les mouvements initiaux des tissus de votre corps.
Les soins de votre ostéopathe différeront en fonction de ce qui a causé vos adhérences. Mais aussi de la localisation de celles-ci et des répercussions qu’elles ont entraîné sur votre organisme.

Corriger le schéma corporel modifié par les adhérences

Pourquoi l’ostéopathe s’intéresse-t-il à votre posture lorsque vous consultez pour des adhérences cicatricielles ? Car il doit se pencher sur votre schéma corporel, certainement modifié par la cicatrice.
Imaginez une chemise que vous portez. Lorsque vous boutonnez lundi avec mardi, votre chemise tire vers le bas ou plus d’un côté que l’autre n’est-ce pas ? Et c’est accentué lorsque vous levez les bras ?
Il en va de même pour une cicatrice : cela a pour effet de parasiter votre posture et d’engendrer des tensions dans votre corps. Lequel aura alors tendance à se pencher ou se tourner dans un sens ou dans l’autre, en fonction de la manière dont votre cerveau intègre l’information.
Cela peut aussi bien s’observer dans le cas d’adhérences cicatricielles au niveau de l’abdomen qu’en cas de petite cicatrice après une blessure peu profonde.
L’ostéopathe identifiera alors les zones de contraintes pour relâcher les tensions de vos cicatrices perturbatrices.

Césarienne, chirurgie en urologie ou en gynécologie

Après une opération uro-gynécologique, une épisiotomie (incision du périnée lors de l’accouchement) ou encore une césarienne, les adhérences peuvent entraîner des troubles du fonctionnement uro-génital.
Il est ainsi fréquent d’observer des troubles de la fertilité. En cause ? La perturbation de la fonction utérine causée par une accroche plus difficile de l’embryon sur un endomètre insuffisamment épais. Mais aussi des douleurs pendant les rapports sexuels ou pendant le cycle menstruel.

Le cas de la césarienne

Bien que l’utérus soit le premier concerné lors d’une césarienne, il s’agit d’une chirurgie se faisant au niveau pelvien. Les organes qui lui sont adjacents peuvent alors être mis à mal.
Cela peut être le cas, entre autres, de la vessie. Et lorsque la vessie se retrouve touchée par des adhérences, la miction s’en retrouve bien souvent impactée. Avec un résidu post-mictionnel, soit une impossibilité à évacuer la totalité de l’urine. Ou encore une pollakiurie (vous allez fréquemment aux toilettes au cours de la journée).
Mais cela peut aussi concerner la sphère digestive basse et le côlon sigmoïde par exemple, avec l’apparition possible d’hémorroïdes.

Un travail à distance

Le travail de l’ostéopathe sera donc de vérifier et de travailler chacune des structures pelviennes (utérus, ovaires, vessie, côlon) pour s’assurer de leurs fonctions et leur permettre de retrouver toute leur mobilité.
Les techniques employées par le praticien sont douces et non invasives. Votre ostéopathe n’est pas habilité à effectuer des manipulations internes, ses soins se feront exclusivement en externe. Pas de toucher vaginal, ni de toucher rectal. Vous pourrez rester en sous-vêtements durant tout le soin. Voire même garder vos vêtements si vous êtes plus à l’aise avec.

Chirurgie de l’abdomen, chirurgie de l’obésité

Après une chirurgie au niveau de l’abdomen (qu’il s’agisse d’une sleeve gastrectomie ou autre), de nombreuses adhérences peuvent se créer. Adhérences générant alors des troubles de la digestion.
Mais ces adhérences peuvent aussi causer d’autres troubles plus importants comme des occlusions intestinales.
L’objectif de l’ostéopathe ? Vous aider à retrouver la mobilité de vos organes et garder (ou récupérer) un transit confortable.

Chirurgie du rachis

Lors d’une intervention chirurgicale sur le rachis (lors d’une hernie discale par exemple), les adhérences peuvent augmenter votre cambrure. Elles engendrent de ce fait des lombalgies ou des cervicalgies (car votre colonne s’adapte).
Le problème est que ces contraintes constituent un terrain propice aux récidives de hernie, et ce, jusqu’à plusieurs années après votre opération. Peuvent alors en résulter des douleurs à distance comme des maux de tête. Mais aussi des sensations vertigineuses ou encore des maux de ventre, parmi tant d’autres.
Votre ostéopathe doit alors travailler sur les composants de votre colonne vertébrale et ses environs. Notamment les plans de glissements entre vos muscles, leurs enveloppes, ainsi que vos vertèbres.

Adhérences et pratique sportive

Les adhérences d’une cicatrice peuvent avoir un impact sur votre pratique sportive et altérer vos performances.
En limitant le glissement de votre peau et de vos tissus, les adhérences peuvent restreindre vos capacités de mouvements. Elles peuvent aussi parasiter la justesse de votre technique et donc à terme, altérer la qualité de votre pratique.
En fonction des zones atteintes, cela peut en effet avoir un impact sur vos capacités de mouvement lors de votre pratique sportive. Cela peut par exemple concerner le bras (limitant alors vos mouvements pour la pratique du tennis ou du handball). Ou encore la justesse de vos appuis au sol.
Les adhérences peuvent, du fait de leur répercussions, vous soumettre à une fatigue plus rapide. Et donc vous exposer à un risque de blessure plus important durant votre pratique sportive.

Lorsque la chirurgie est inévitable

Lorsque les adhérences sont trop importantes, l’intervention chirurgicale est parfois nécessaire afin d’éviter des complications plus graves.
Envisagez ainsi de consultez votre ostéopathe après une opération chirurgicale ou une blessure pour limiter l’installation d’adhérences importantes. Et ainsi, prévenir leurs conséquences.

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