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Le syndrome de l’artère poplitée piégée (ou SAPP) est encore peu connu et touche généralement une population jeune et sportive.

Après un certain temps d’effort ou de kilomètres parcourus à pied, une douleur apparaît dans l’un ou vos deux mollets ? Comme une sensation de crampe, de tiraillement ? Cette douleur persiste quelques temps après l’effort pour s’estomper ensuite ? Mais revient peu à peu lorsque vous marchez ou montez les escaliers ? Vous ressentez parfois des picotements sous le pied ? Il s’agit peut-être de cela.

Sommaire

Syndrome de l’artère poplitée piégée (SAPP) : de quoi s’agit-il ?

Le syndrome de l’artère poplitée piégée correspond à une compression intermittente et répétitive de l’artère poplitée. Il s’agit d’une artère située à l’arrière de votre genou.
Le rôle de cette artère ? Vasculariser votre jambe, votre pied, votre articulation du genou, et les muscles présents ici en sang oxygéné.

Que se passe-t-il en cas de compression ? Les muscles de votre jambe ne reçoivent alors pas la totalité des éléments nécessaires à leur fonctionnement comme l’oxygène et les nutriments. Et ce, notamment lors de l’effort.

La claudication intermittente : kezako ?

La compression intermittente et répétitive de l’artère poplitée entraîne ce qu’on appelle une claudication intermittente. Ce terme définit une faiblesse musculaire, une crampe ou une douleur qui apparaît lors de la marche. Douleur qui demande bien souvent l’arrêt de l’activité.

Mais qu’est-ce qui entraîne cette compression de l’artère poplitée au juste ?

Plusieurs causes sont avancées pour expliquer cette compression. Mais avant d’aborder le sujet, un rapide rappel anatomique est de rigueur.

Le point anatomie

Le creux poplité, ou fosse poplitée, est la région à l’arrière de votre genou. Cette zone constitue un carrefour vasculo-nerveux.

Ce carrefour va en effet donner de nombreuses branches veineuses, artérielles et nerveuses. Et ce, pour les différents éléments musculaires, ligamentaires et osseux de votre membre inférieur.

Il est composé d’un système musculaire puissant qui sert à la flexion de votre genou. Système qui laisse place à un espace en forme de losange. Et c’est par ce losange que passent vos veines, vos nerfs et vos artères, et notamment, l’artère poplitée.

Des hommes jeunes et sportifs

Ce syndrome touche en général les jeunes de moins de 30 ans, principalement les sportifs.
On observe également une prédominance masculine puisque 80% à 90% des personnes atteintes sont des hommes.

Syndrome de l’artère poplitée piégée : symptômes et causes

Artère poplitée piégée : les symptômes

Si vous souffrez du syndrome de l’artère poplitée piégée, vous pourriez notamment ressentir des :

  • Douleurs au(x) mollet(s) à l’effort, au bout d’un certain temps d’effort ou de kilomètres parcourus lors de la course à pied, de trails, etc.
  • Sensations de crampes au(x) mollet(s) et de tiraillement.
  • Douleurs persistantes quelques temps après l’effort, et qui s’estompent ensuite.
  • Douleurs survenant à nouveau à la marche ou à la montée des escaliers.
    Picotements éventuels sous le pied.

Le syndrome de l’artère poplitée piégée est souvent bilatéral : il concerne le plus souvent les deux jambes.

Artère poplitée piégée : les causes

Du fait de son passage dans ce carrefour vasculo-nerveux et du chemin qu’elle emprunte, l’artère poplitée peut se retrouver comprimée de différentes manières. Et notamment par :

  • Une anomalie de développement de l’artère poplitée dans son environnement.
  • Le système musculaire va se développer d’une certaine façon également et venir comprimer l’artère.
  • Une anomalie de développement musculaire. Le trajet du muscle comprime l’artère poplitée de par son emplacement. Soit la fermeture du losange.
  • L’hypertrophie du système musculaire qui, lors du mouvement, va comprimer l’artère poplitée.

L’artère poplitée et ses variations anatomiques

L’artère peut subir différents types de variations anatomiques, dont il existe une classification. Cependant, des variations anatomiques non répertoriées dans cette classification peuvent être en cause.
Il peut également s’agir d’un piège fonctionnel. Une structure comme un œdème, un kyste poplité ou encore une inflammation peuvent contraindre le flux artériel de l’artère poplitée.

Syndrome de l’artère poplitée piégée : diagnostic difficile et traitement

Le syndrome de l’artère poplitée piégée est encore peu connu et son incidence est d’ailleurs difficile à évaluer. En effet, les signes et symptômes causés par l’atteinte surviennent sans signes avant-coureurs.
De plus, du fait de la population particulièrement jeune, un problème vasculaire n’est généralement pas recherché en première intention. Et bien souvent chez le sportif, devant des douleurs au mollet, l’élongation ou la déchirure sont recherchées en premier lieu.
Le diagnostic est également difficile car les symptômes de ce syndrome peuvent être retrouvés dans plusieurs pathologies du sportif. Nous aborderons le sujet plus bas.

L’errance thérapeutique

Sans résultat, le diagnostic peine donc à être posé. Et vous serez bien souvent contraint d’arrêter ou de réduire votre pratique sportive le temps que le syndrome soit identifié.
Ce retard de diagnostic comporte des risques d’aggravation de cette compression vasculaire. Et dans certains cas, cela risque de créer des thromboses, soit un caillot qui obstrue un vaisseau sanguin. Ou encore, une atrophie musculaire.
Nous vous invitons ainsi à partager cet article et à sensibiliser votre entourage, particulièrement les sportifs, à ce syndrome.

Artère poplitée piégée : comment être sûr qu’il s’agit d’une atteinte de l’artère poplitée ?

Votre médecin effectue un diagnostic clinique et recherche la présence d’une claudication intermittente et d’une douleur à l’effort.
Il vient également chercher le pouls. Et il constatera notamment une diminution du pouls poplitée.

Confirmer le diagnostic

C’est l’imagerie qui permettra de confirmer le diagnostic clinique, et notamment :
L’Écho-doppler et l’angioscanner permettent de visualiser l’artère et son flux sanguin ainsi qu’un éventuel point de compression. Et ils permettent de déceler d’éventuelles complications comme une thrombose.
L’IRM/l’angio IRM, sont plus précis anatomiquement parlant. Ils permettent à la fois de visualiser les artères et les veines. Mais aussi, les points de contraintes du système musculaire et tendineux.

Écarter d’autres troubles

Les symptômes du syndrome de l’artère poplitée piégée peuvent être retrouvés dans plusieurs pathologies fréquentes chez le sportif comme :
Le syndrome des loges, où la douleur n’est présente que pendant la course à pied. Ici, c’est le muscle qui comprime l’artère.
Une périostite.
Une tendinite achilléenne, soit au niveau du talon d’Achille.

La symptomatologie se rapproche également de celle d’autres pathologies comme :

  • une compression par un kyste poplité,
  • mais aussi d’une thromboangéite oblitérante, une pathologie artérielle présente chez le fumeur jeune, de moins de 50 ans.

Il peut également s’agir d’une compression neurologique comme lors d’une hernie discale. Nous parlerons dans ce cas précis de “sciatique tronquée”.

Traitement de l’artère poplitée piégée ?

L’objectif principal du traitement est de réduire la pression qui s’exerce sur l’artère.
En ce sens, les médecines alternatives et complémentaires, comme l’ostéopathie pourront être indiquées. Cependant, il existe parfois une limite à leur action sur le long terme. Notamment en présence de certaines anomalies anatomiques congénitales comme une anomalie de fusion et d’une hypoplasie, ou d’une agénésie vasculaire segmentaire.
Dans ce cas l’artère poplitée finira par reprendre sa position initiale. La chirurgie reste alors la meilleure alternative.

Syndrome de l’artère poplitée piégée et ostéopathie

L’ostéopathie vous aidera notamment à reprendre votre activité sportive tout en évitant que ce syndrome ne se reproduise. Mais que fait l’ostéopathe au juste ?

Lever la compression

D’abord, l’ostéopathe va réduire la compression qui s’exerce sur votre artère poplitée et soulager vos douleurs aux mollets.
Pour cela, il travaille avec douceur les chefs musculaires de la zone où peut être comprimée l’artère. Ce travail se fait aussi bien sur vos muscles, que sur vos tendons, vos nerfs, vos artères et vos veines. Le but est de garantir la récupération de ces différentes structures. Et lever toutes contraintes qui pourraient entraver le flux artériel de l’artère poplitée.

Corriger le déséquilibre musculaire

Votre pratique sportive peut créer des déséquilibres musculaires particulièrement importants. Par exemple, si vos muscles qui permettent de fléchir votre genou sont plus puissants que ceux pour le tendre, cela crée des contractions asymétriques directement au niveau de l’articulation. Peuvent alors se déclarer des réactions comme des tendinites ou encore l’apparition d’œdèmes lors d’une activité sportive relativement intense.
Il s’agit donc ici pour l’ostéopathe de tester l’équilibre de vos structures articulaires : vos chevilles, genoux, bassin, lombaires, etc. Et de travailler à leur réajustement ainsi qu’au relâchement de vos muscles.

Affiner vos gestes techniques et sportifs

Votre technique de course intéresse l’ostéopathe. Pourquoi ? Car elle fait partie des facteurs de déséquilibres musculaires.
Il va donc analyser votre manière de marcher et d’aborder le sol avec votre pied, pour observer son déroulé. C’est-à-dire, la manière dont le pied se positionne au fur et à mesure du pas.
Lors de la pratique du sport, et notamment de la course, cet abord du pied est important. Mais il l’est aussi lors d’autres positionnements techniques comme des pas latéraux.
Un mauvais appui au sol peut avoir des répercussions sur tout le corps par une mauvaise répartition des contraintes. Et cela va alors bien souvent impacter vos articulations. Soit vos chevilles, jusqu’à vos cervicales en passant par votre bassin et surtout ici, vos genoux.
Votre ostéopathe s’assure donc que ces contraintes ne créent pas de déséquilibres sur le genou. Mais aussi qu’elles n’affectent pas la fonction de votre système musculaire.

Affiner votre technique de course

En parallèle des soins avec un ostéopathe spécialisé dans le suivi du sportif, faire appel à un coach peut être intéressant. Cela vous permettra d’affiner votre technique de course, et plus généralement vos gestes sportifs. Consulter un kinésithérapeute spécialisé dans ce domaine peut également être utile. Ce travail en synergie vous permettra de bons résultats sur le long terme.

Identifier et traiter les blessures anciennes

Des blessures ou troubles anciens (fracture de fatigue, périostite, entorse à la cheville, etc.) peuvent impacter l’aspect fonctionnel du genou. Et ils risquent d’être à l’origine d’une situation propice aux troubles compressifs.
Votre ostéopathe doit donc identifier et traiter ces blessures et les conséquences qu’elles entraînent sur vos articulations du genou. Mais aussi sur les conséquences que ces blessures ou troubles peuvent avoir à distance. Et notamment des tensions articulaires ou musculaires au niveau de votre bassin ou encore de votre dos, comme des lombalgies.

Récupérer après une éventuelle chirurgie

Après une intervention chirurgicale, la cicatrisation peut entraîner ce que l’on appelle des adhérences cicatricielles. Adhérences qui créent des tensions et entraînent une certaine restriction de mouvement. Et notamment de l’amplitude de flexion/ extension de votre genou dans ce cas. Vous pourriez alors avoir des difficultés à tendre et/ou à fléchir votre jambe du côté du genou opéré.
Votre ostéopathe peut limiter ce phénomène d’adhérences par un travail sur la cicatrice et à distance.
Aussi, il travaille sur la cicatrice laissée par votre opération pour réduire ses boursouflures et les inconforts qu’elle peut générer. Il s‘assure également que votre cicatrice n’entraîne pas de parasitage dans les informations perçues par votre corps.

L’ostéopathie est une médecine alternative et complémentaire qui s’adapte à chaque patient. Les axes de soins présentés dans cet article seront donc ajustés en fonction de vos symptômes et antécédents, pour un traitement optimal.

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