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Vous éprouvez des difficultés à marcher, à monter les escaliers et le port d’une charge lourde est particulièrement douloureux pour vos genoux ?

Et si l’arthrose était en cause ? L’arthrose est une maladie articulaire conduisant à l’usure et à la destruction du cartilage, mais ce cartilage est très important puisqu’il sert d’amortisseur et de protection aux différentes contraintes qui s’exercent sur l’articulation.

Aujourd’hui, on vous parle de gonarthrose, à savoir, l’arthrose du genou dont de nombreux français semblent souffrir !

Symptômes, causes et manières naturelles de remédier à ce trouble particulièrement douloureux et handicapant seront abordés dans cet article.

L’arthrose, qu’est-ce que c’est au juste ?

L’arthrose, aussi appelée « ostéoarthrite » est une affection articulaire, comprenez par là qu’elle vient toucher aux articulations. Il s’agit d’un trouble causé par l’usure du cartilage (servant de plan de glissement entre deux os) situé au niveau des articulations.

La membrane synoviale mise à mal

Cela est dû à un excès de pression sur ce cartilage. Des petits fragments de celui-ci viennent alors se loger là où ils ne le devraient pas, à savoir, dans la cavité articulaire, créant une inflammation au niveau de la membrane synoviale (une membrane produisant et contenant le liquide synovial, une sorte de lubrifiant).

Un cartilage usé

Le cartilage s’use alors progressivement et perd en qualité provoquant un frottement anormal entre les os.

Gonarthrose, arthrose du genou : les symptômes

Avant d’entrer en détail dans les symptômes de la gonarthrose, il est important de souligner que ce trouble peut affecter les deux genoux, ou un seul.

Des douleurs localisées ou diffuses

Si vous souffrez d’arthrose du genou, il est très probable que vous ressentiez une douleur localisée à l’avant du genou ou alors plus diffuse, à travers l’ensemble du genou, suivant la localisation de l’arthrose.

Pourquoi ? Car l’arthrose peut aussi bien toucher l’articulation fémoro-tibiale (l’articulation présente entre le tibia et le fémur) que l’articulation fémoro-patellaire (celle située entre fémur et la patella, à savoir la rotule).

Des douleurs accentuées lors de l’effort

La douleur est discontinue et mécanique. Comprenez par là qu’elle survient ou s’accentue lors de l’effort, et s’atténue ou disparaît généralement au repos. ​

Les mouvements sollicitant le genou comme monter ou descendre les escaliers pourraient alors être particulièrement douloureux et vos sessions jardinage pourraient être particulièrement pénibles. C’est d’autant plus compréhensible lorsque l’on sait que les genoux supportent le poids du corps !

Les symptômes associés

L’arthrose peut parfois engendrer une inflammation (à savoir une rougeur et un gonflement) et vous réveiller en pleine nuit. On parle de poussée d’arthrose.

Votre genou peut aussi paraitre bloqué de temps à autres, notamment lorsque vous restez dans une même position (allongé ou assis), et il vous faut généralement un moment pour déverrouiller celui-ci. C’est la raison pour laquelle vous pourriez constater une certaine raideur, un manque de flexibilité le matin au réveil.

Enfin, notez qu’il est possible que votre genou « craque » fréquemment !

Les causes de l’arthrose du genou

Nous savons que l’arthrose du genou est déclenchée par un excès de pression et une usure du cartilage. Mais nombreux sont les facteurs qui semblent favoriser cette usure ! Il s’agira notamment de :

  • L’âge : l’arthrose semble être en effet plus fréquente à partir de 50-60 ans
  • Le sexe : il semblerait que la gonarthrose impacte particulièrement les femmes, notamment après la ménopause
  • Des facteurs génétiques, présents dès la naissance
  • Le genu varum : une déviation de l’axe de la jambe avec les genoux partant vers l’extérieur
  • Le genu valgum : aussi une déviation de l’axe de la jambe mais cette fois avec les genoux partant vers l’intérieur
  • Un surpoids ou le port fréquent de charges lourdes : du fait de la surcharge que subissent alors les articulations des genoux
  • La pratique répétée ou intensive de certaines activités, provoquant des microtraumatismes et entraînant un surmenage des articulations et des ligaments. Il peut s’agir de bricolage , d’une activité professionnelle ou encore d’une pratique sportive
  • Des traumatismes passés au niveau du genou. Il peut s’agir d’une rupture du ligament croisé antérieur, d’un ménisque lésé, de fractures, etc.

Quand la gonarthrose déclenchée par une autre maladie

L’arthrose du genou peut être secondaire à une maladie ou pathologie. Il s’agira notamment de :

  • Certaines maladies métaboliques comme la goutte
  • Certaines maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde
  • Certaines pathologies infectieuses comme l’arthrite infectieuse​

Arthrose, arthrite, quelles différences ?

Bien que toutes deux soient des maladies rattachées à la famille des rhumatismes, il convient de savoir différencier l’arthrose de l’arthrite.

Si l’arthrose est un trouble dit « mécanique », à savoir que le cartilage s’use avec le temps, l’arthrite, elle, correspond à une inflammation de l’articulation. Contrairement à l’arthrose, l’arthrite donne des douleurs surtout au repos et durant la nuit, alors que la gonarthrose, elle, génère des douleurs surtout lors de l’effort.

Attention, ces deux maladies ne doivent pas être confondue non plus avec une bursite ou maladie du carreleur !

Qui est le plus touché par l’arthrose du genou ?

Comme précédemment abordé, les femmes, et particulièrement lors de la ménopause, sont fréquemment touchées. Les douleurs articulaires limitent d’ailleurs bien souvent la pratique sportive des femmes ménopausées. Retrouvez notre article dédié à la pratique sportive durant la ménopause.
Aussi, l’arthrose est une pathologie plus fréquente avec l’âge.

Les experts estiment notamment qu’elle concerne 3% de la population avant 45 ans, 65% après 65 ans et 80% après 80 ans.

Le saviez-vous ?

L’arthrose peut toucher de nombreuses articulations. En ce qui concerne l’arthrose du genou, elle représenterait 30% des cas !

Comment être sûr qu’il s’agit d’arthrose et pas d’autre chose ?

Un examen clinique permet d’évaluer le type de douleur, la gêne ressentie ou encore la mobilité du genou.

Les symptômes de l’arthrose du genou peuvent être suffisants pour diagnostiquer l’arthrose, mais votre médecin peut confirmer le diagnostic grâce à ​un examen radiologique​ permettant de visualiser le pincement articulaire ou encore les excroissances d’os autour de l’articulation (ce que l’on appelle ostéophyte ou encore bec de perroquet).

Il peut s’avérer particulièrement utile de réaliser cet examen radiologique régulièrement. Cela permettra de suivre l’évolution de la maladie et d’envisager un éventuel traitement chirurgical suivant la sévérité de l’atteinte.

Bon à savoir

L’échographie, l’IRM ou encore le scanner ne sont pas des examens permettant de diagnostiquer l’arthrose.

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Arthrose du genou : quel traitement ?

Il n’existe malheureusement à ce jour aucun traitement permettant de soigner l’arthrose du genou de manière définitive.

La prise en charge consiste principalement à soulager les symptômes apportés par la maladie. Votre médecin peut vous proposer un traitement médicamenteux et des conseils hygiéno-diététiques lors d’un surpoids.

Dans les cas très avancés d’arthrose de genou, la pose d’une prothèse peut être envisagée.

Ces points restent à discuter directement avec votre médecin traitant.

Arthrose du genou : quel traitement naturel ?

Si l’ostéopathie, tout comme la médecine traditionnelle, ne peut à ce jour faire disparaître complètement l’arthrose du genou, elle peut en revanche freiner son évolution et la dégradation du cartilage.

Votre ostéopathe est également à même de réduire significativement les douleurs au genou en réduisant les contraintes qui peuvent s’exercer sur cette articulation.

Mais quelles sont les techniques employées par l’ostéopathe ?

Arthrose du genou et ostéopathie

Les soins et les techniques employées par l’ostéopathe peuvent grandement différer d’une personne à une autre. L’ostéopathe doit en effet identifier en premier lieu les facteurs favorisant votre arthrose.

Son action sera différente qu’il s’agisse d’une activité traumatisante, d’une surcharge pondérale ou encore d’une déformation du genou, entre autres.

Pallier aux déformation des genoux

Si votre arthrose du genou est causée ou accentuée par une déformation du genou (ce que l’on appelle genu varum ou genu valgum) votre ostéopathe se concentrera à réduire les contraintes s’exerçant sur le cartilage.

En effet, lorsque le genou se déforme, le système musculaire tente de s’adapter et de compenser cette déformation. Le but de l’ostéopathe est alors de travailler sur les groupes musculaires pour limiter les contraintes.

Les techniques employées consistent à faire contracter certains groupes musculaires pour les étirer et d’en relâcher d’autres. En résulte alors une réduction des contraintes sur le genou, freinant ainsi l’évolution de l’arthrose.

Une prise en charge toujours plus globale

Notez que ce travail peut se faire en collaboration avec celui d’un kinésithérapeute, notamment si la douleur est importante. Le kinésithérapeute entretiendra le confort ainsi que la souplesse et la tonicité des muscles, parallèlement à l’action de l’ostéopathe qui travaillera quant à lui sur le système de maintien postural des muscles du genou.

Accorder une importance particulière au bassin

Le travail passe également par l’ensemble des muscles du bassin, ce qui peut, à première vue, étonner. Mais c’est parce que ces muscles ont une action directe sur le genou. Il s’agit notamment des ischio-jambiers (ces muscles situés à l’arrière de la cuisse) servant à plier la jambe (donc la flexion de genou) ou encore les quadriceps (sur le devant de la cuisse), eux servant à l’extension.

Si votre bassin connaît un déséquilibre, cela peut créer un mouvement de genou décalé de son axe. La répétition des mouvements entraîne alors une contrainte anormale sur le genou. Votre ostéopathe travaille donc ici au réajustement de votre bassin.

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Examiner les lombaires

Au même titre que le bassin, les lombaires sont aussi investiguées car elles participent à la posture du bassin notemment et donc, à fortiori, à la répartition des contraintes des membres inférieurs et donc, des genoux.

Les contraintes venant “du haut” (à savoir de la colonne, de la tête, ou du tronc) se répartissent de part et d’autre du bassin. Lors d’une perturbation ou d’une dysfonction vertébrale, cette répartition peut se retrouver modifiée.

Le poids venant de la partie haute du corps ne peut alors se repartir correctement, et aura tendance à exercer plus de contraintes d’un coté que de l’autre.

L’ostéopathe s’attèle alors à travailler sur les dysfonctions de la colonne causant ce déséquilibre. Un déséquilibre pouvant venir d’ailleurs des cervicales (à la suite d’un traumatisme comme un coup du lapin), de la tête, mais il peut aussi s’agir d’un déséquilibre postural causé par la mâchoire décalant le centre de gravité du corps.

Vérifier le tibia

Votre ostéopathe s’intéresse particulièrement à votre tibia qui, avec des chocs répétés (comme chez les coureurs par exemple), peut subir de nombreux traumatismes.

Ces traumatismes peuvent causer à terme l’inflammation de la membrane osseuse (appelée périostite tibiale) et mener à une arthrose précoce du genou.

Ces manipulations, en travail préventif, permettent de limiter et d’éviter l’apparition d’arthrose.

User de techniques intra-osseuses

Un travail sur l’axe jambier et sur le genou est également effectué par votre ostéopathe. Pour ce faire, il travaille avec une technique dite intra-osseuse. Cette technique s’intéresse, comme son nom l’indique, à l’os en lui-même.

Il s’agira notamment de pressions exercées directement sur l’os (qui, rappelons-le, est un tissu vivant subissant de nombreuses contraintes de poids et de mouvements).

Identifier les anciens traumatismes

Vos pieds et chevilles intéressent également particulièrement votre ostéopathe. Les traumatismes (pouvant être récents comme très anciens) comme une fracture ou une entorse de la cheville sont passés au crible.

Pourquoi ? Car le mécanisme de l’entorse, par exemple, fait subir une torsion non seulement au niveau de la cheville mais aussi sur l’ensemble de la jambe et donc du genou.

Rétablir l’équilibre

Le déséquilibre causé par la cheville souffrante (notez que vous pourriez avoir une séquelle d’entorse à la cheville sans forcément en avoir conscience), entraîne une modification des appuis au sol exacerbant un mauvais appui au niveau du genou.

Lorsque l’ostéopathe prend en charge une entorse de cheville, il s’assure que toute les structures de l’axe de l’appareil locomoteur ne soient pas en contraintes par effet de compensation (votre cheville est douloureuse, alors vous appuyez plus sur votre talon ou l’intérieur de votre pied par exemple). Et cela peut entraîner une déformation du genou (notez qu’il en est de même pour une ancienne fracture).

S’assurer du bon équilibre des pieds

La déformation peut également venir des pieds (un affaissement de la voûte, un pied trop creux, etc.). Ici, l’objectif de l’ostéopathe est d’identifier les conséquences de ces déformations et de les traiter. Ce travail peut également se faire conjointement avec un podologue.

Réguler le système hormonal

Pour les femmes en période de ménopause, le système hormonal est particulièrement perturbé. ​Et c’est notamment la diminution des taux d’​œstrogène​ qui peuvent venir exacerber l’arthrose après la ménopause.

L’ostéopathe travaille alors sur la régulation du système hormonal notamment par un travail sur le centre du système de régulation hormonale, situé au niveau du crâne.

En plus de réduire les symptômes de l’arthrose, ces techniques permettent d’améliorer votre quotidien en vous permettant, entre autres, de mieux bouger.

Les limites de l’ostéopathie dans le traitement de la gonarthrose

L’ostéopathie se trouve être particulièrement efficace dans la prise en charge de l’arthrose du genou en préventif, mais aussi en vue de limiter la progression du trouble et de soulager les douleurs qu’il apporte. Il est cependant important de souligner que lorsque l’arthrose atteint un stade avancé, l’action de l’ostéopathe est limitée parfois à la déformation de la structure.

Une intervention chirurgicale peut-être envisagée lorsqu’il existe une impotence fonctionnelle. Dans ce cas, votre ostéopathe pourra vous recevoir après l’opération afin de s’assurer que cette dernière n’ait généré aucune nouvelle contrainte.

Pour aller plus loin

Aviez-vous remarqué que phonétiquement parlant, le mot genou est formé du « je », puis du « nous » ? Intéressant n’est-ce pas ? On vous en dit plus sur la symbolique du genou dans cet article.

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

Author Cabinet B

Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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