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L’arthrose de hanche, ou coxarthrose, est fréquente. Elle cause, en plus de la raideur de la zone en question, des douleurs importantes. Ce qui rend alors certaines activités et gestes particulièrement compliqués.

Vous pencher pour faire vos lacets, sortir de votre lit le matin ou encore effectuer votre balade dominicale en forêt pourrait alors relever du vrai défi.

Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif pour cette atteinte des cartilages et des os qui s’aggrave graduellement. Néanmoins certaines mesures permettent de freiner son développement et de minimiser son impact sur le quotidien.

Plus vous serez pris en charge tôt, plus il sera possible d’agir et de limiter vos douleurs. Et donc de garder un quotidien actif.

Sommaire

Rappel sur le phénomène de l’arthrose

C’est une maladie dégénérative articulaire chronique. On parle d’arthrose lorsque le cartilage à la surface d’une articulation (que l’on appelle cartilage hyalin ou encore cartilage articulaire) s’use et n’est plus à même de protéger l’os, l’articulation.

Car ce cartilage sert en fait de « coussinet ». Ce qui permet d’absorber une partie des chocs, mais pas seulement. En effet, il permet aussi le glissement entre les os et les articulations. Glissement nécessaire lors de vos mouvements.

Le cartilage n’assure plus son rôle

Vous comprenez ainsi que lorsque le cartilage connaît une usure, il ne peut plus assurer son rôle. Et l’on constate alors des frottements os contre os qui ne devraient pas avoir lieu.
Toutes les articulations du corps peuvent être touchées par une usure du cartilage, bien que certaines semblent être plus touchées que d’autres.

Nous disposons d’un article complet traitant de l’arthrose si vous désirez en savoir plus sur le phénomène arthrosique. Aujourd’hui, on s’intéresse particulièrement à l’arthrose de hanche.

L’arthrose de hanche, ou coxarthrose

L’arthrose touche particulièrement l’articulation coxo-fémorale, en d’autres termes, la hanche.
L’articulation coxo-fémorale fait partie de votre bassin et de votre membre inférieur. Respectivement reliés par le cotyle, situé sur l’iliaque, et par la tête fémorale, elle à l’extrémité supérieure de votre fémur.
Si vous souffrez d’arthrose de hanche, c’est le cartilage logé entre le cotyle et la tête du fémur qui connaît une usure.

Une articulation particulièrement importante

C’est une articulation dotée d’une grande mobilité. Elle participe à votre locomotion mais aussi à votre posture lors de la station debout. Elle a un rôle dans les répartitions des forces tel que le conflit entre la pesanteur et la poussée réactionnelle du sol, de vos cuisses à votre bassin.
Cette articulation permet donc un équilibre entre les forces venant du bas et du haut. Et constitue donc de ce fait une zone continuellement en contrainte.

Symptômes de l’arthrose de hanche

L’arthrose de la hanche se manifeste par des douleurs d’apparition progressive :

  • au niveau du pli de votre aine,
  • en arrière, ou en avant ou même parfois sur le côté de votre cuisse.

La mobilisation exacerbe les douleurs. Lorsque vous marchez ou montez et descendez les escaliers par exemple. Mais aussi lors des gestes simples du quotidien comme vous habiller.
Généralement, vous ne pouvez pas tenir l’appui sur votre pied (du côté de la hanche impactée par l’arthrose) sur de longues périodes.
Les douleurs pourraient alors entraîner une boiterie mais vous pourriez aussi constater une certaine raideur dans la zone, particulièrement le matin.
Dans certains cas avancés, l’arthrose peut engendrer une impotence fonctionnelle particulièrement importante.

Je souffre de douleurs à la hanche, est-ce forcément l’arthrose ?

Si l’arthrose est souvent à l’origine des douleurs de hanche, notez qu’il peut y avoir d’autres raisons derrières vos maux.
Il peut s’agir, entre autres, d’une tendinite, d’un conflit de hanche (fréquent chez les sportifs opérants d’amples mouvements en flexion comme dans le rugby, la danse, les arts martiaux, etc.). Et cela peut aussi venir d’un faux mouvement, ou encore d’un accident ou une mauvaise chute sur les fesses.

Arthrose de hanche : les causes

On observe deux types d’arthroses de hanche, une arthrose primitive et une arthrose secondaire. Et l’on pense souvent, à tort, que l’âge et le vieillissement naturel de l’organisme est la seule cause derrière le phénomène arthrosique. Mais l’arthrose peut se déclarer à tout moment de vie. Explications.

L’arthrose primitive de la hanche

Plusieurs facteurs peuvent favoriser l’arthrose primitive, et notamment :

  • Un terrain familial prédisposant
  • L’âge (l’incidence augmente après 60 ans)
  • Le travail de force : avec la prise régulière de charges lourdes par exemple, qui vient créer une pression sur l’articulation
  • Un surpoids
  • La ménopause, par la déminéralisation osseuse connue en cette période

L’arthrose secondaire de la hanche

Comme son nom l’indique, elle est secondaire à une lésion de l’articulation et peut être causée ou favorisée par des :

L’arthrose de hanche en quelques chiffres

  • L’arthrose de hanche toucherait 10% des personnes de 65 à 75 ans
  • 2/3 des arthroses de hanche sont des arthroses primitives. L’autre tiers concerne les arthroses de hanche secondaires pouvant alors apparaître plus tôt (avant l’âge de 60 ans).
  • L’arthrose de hanche semble toucher plus de femmes que d’homme, avec 2,5% des femmes et 1,9% des hommes atteints en France
  • La gonarthrose (l’arthrose du genou) est trois fois plus fréquente que l’arthrose de hanche.

Régionalité

Certaines régions de l’hexagone semblent être plus touchées que d’autres par l’arthrose de hanche. Cela serait dû à une malformation de la hanche provoquant une arthrose prématurée de celle-ci. On retrouve notamment ces particularités anatomiques en Normandie, dans le centre de la France ainsi qu’en Bretagne.

Coxarthrose : le diagnostic

Il s’agit pour votre médecin d’effectuer un examen clinique de votre hanche.
Celui-ci évalue notamment l’impotence fonctionnelle de votre hanche en analysant le périmètre de marche, les gênes dans les gestes du quotidien (comme mettre votre pantalon ou vous chausser). Il réalise aussi des tests de provocation de la douleur ou de la gêne.

La radiographie comparative

Il est possible de réaliser une radiographie pour déterminer plus précisément le niveau d’atteinte de l’arthrose de votre hanche. Elle permet aussi de chercher la présence des différents signes arthrosiques.
Il s’agit notamment de rechercher la présence de ce que l’on appelle des becs de perroquet (ou des ostéophytes, soit des excroissances osseuses) et des géodes (des trous dans l’os).
L’examen permet généralement de déterminer si l’arthrose est primitive ou secondaire à un trouble dû à une malformation anatomique. Ou encore, à une ancienne lésion.

Coxarthrose : quel traitement ?

Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif permettant de guérir l’arthrose.

Les traitements mis en place par votre médecin viseront à soulager vos douleurs et à ralentir le développement de l’arthrose. Notamment par des rééducations et un traitement médicamenteux qu’il conviendra d’aborder directement avec votre médecin traitant.

Quand envisager la prothèse totale de hanche (PTH) ?

Dans certains cas avancés, le traitement chirurgical par la pose d’une prothèse de hanche est envisagé.
Bien qu’il s’agisse d’une opération fréquente et efficace, il ne s’agit pas d’un acte anodin. On vous en parle plus en détails dans notre article dédié à la prothèse de hanche.

Arthrose de hanche : quel traitement naturel ?

Arthrose de hanche et ostéopathie

Votre ostéopathe peut prévenir l’évolution de votre arthrose et venir réduire les contraintes qui s’exercent sur votre hanche. Que ces contraintes viennent de votre articulation elle-même, ou encore d’une autre structure, à distance et plus éloignée que votre hanche mise à mal.
Car votre ostéopathe attache une importance particulière aux interactions entre tous les éléments du corps humain. Et pour cela, des techniques spécifiques et adaptées à chacun sont employées.

Objectifs

Les buts principaux de votre ostéopathe sont :

  • atténuer vos douleurs,
  • vous faire retrouver une meilleure fonction (et notamment une augmentation de votre périmètre de marche),
  • vous permettre de diminuer les prises d’anti-inflammatoires.

Et tout cela, par des techniques ostéopathiques particulièrement douces (il ne s’agit pas de vous « faire craquer »).
Les soins ostéopathiques permettent notamment de retrouver une meilleure mobilité et une meilleure stabilité de la hanche. Mais les résultats sont aussi visibles sur le reste des articulations.
Car lorsque votre hanche est atteinte, des troubles de la statique augmentent les contraintes dans d’autres articulations. Comme vos genoux, vos lombaires, des tensions dans vos pieds et même au niveau de vos cervicales.
Le travail de votre ostéopathe s’inscrit donc également dans une prévention globale de l’arthrose. Plusieurs séances régulières vous permettront d’obtenir un résultat sur le long terme.

Ajuster votre hanche

Objectif numéro un : décomprimer votre hanche afin de vous soulager immédiatement de l’effet compressif douloureux. Cette technique fait partie des premières manipulations effectuées par l’ostéopathe pour soulager votre articulation.
L’ajustement précis de votre articulation coxo-fémorale sera l’objectif même de votre suivi lors des soins d’ostéopathie.
L’identification et le soulagement des différentes tensions de votre corps aura pour but in fine de vous octroyer une physiologie stable et saine au niveau de votre articulation. Mais bien sûr aussi favoriser votre bien-être.

Soulager les contraintes

Comprendre le concept de compensation et de contraintes

L’articulation coxo-fémorale participe à votre locomotion, mais aussi à votre posture. Elle répartit en effet les forces entre la pesanteur et la poussée réactionnelle du sol. On dit en biomécanique que c’est un carrefour de lignes de forces.
Pour être stable et mobile, votre hanche doit disposer d’un système musculaire et ligamentaire particulièrement puissant, pour mieux faire face aux différentes contraintes.
Les contraintes venant de vos pieds et chevilles notamment, vont modifier vos appuis au sol et transmettre l’information vers le haut de votre corps. Le tout en passant bien entendu par votre hanche.
Les contraintes exercées risqueront d’augmenter la pression sur un côté de votre articulation cotyloïdienne, ce petit creux où s’insère la tête du fémur. Ce qui va alors créer un frottement, et à terme, si cela n’est pas pris en charge et soigné : une usure.

L’approche de l’ostéopathe

Le but ici est de faire retrouver à votre articulation une meilleure stabilité en soignant les dysfonctions du pied dans notre exemple. Et ce afin, de freiner ou de prévenir le développement d’une coxarthrose.

Vos muscles et organes

Le travail de votre ostéopathe se fait également au niveau des muscles de votre hanche comme le psoas-iliaque, une partie du quadriceps, les fessiers, etc.
Mais les soins ostéopathiques permettent aussi de limiter les pressions exercées sur votre hanche par l’ajustement des organes du bassin et en régulant les tensions du périnée. Le tout sans manipulation interne du type toucher rectal ou vaginal.
Des tensions qui, au passage, peuvent être provoquées en amont par :

  • une prise de poids,
  • un changement d’habitude alimentaire,
  • ou encore des troubles gynécologiques ou digestifs.

Ménager votre système nerveux et nourricier

Si votre hanche bouge, c’est grâce à des muscles. Eux-mêmes innervés par les plexus lombaire, sciatique et obturateur (les gros nerfs principaux).
Lorsque ce système est perturbé, le problème peut venir d’une tension vertébrale se manifestant par des:
lombalgies,
sciatalgies,
cruralgies,
tensions asymptomatiques (soit indolores).
Ainsi traiter votre zone lombaire permet de libérer la fonction nerveuse mais également la fonction nourricière des artères. L’artère nourricière de la tête fémorale peut en effet se retrouver comprimée et entraîner une faiblesse. Et donc, une sensibilité de l’os de la tête fémorale.
La surface articulaire subira un remaniement pouvant alors développer des ostéophytes, (ces fameux “becs de perroquets), ​évoluant vers l’arthrose.
L’objectif de votre ostéopathe ici ? Permettre de ralentir ce phénomène dégénératif et améliorer la circulation du sang vers la tête fémorale. Il agira également sur votre système circulatoire par l’intermédiaire de votre système viscéral.

Des soins spécifiques et des techniques adaptées à chacun

Nous vous l’avons précisé plus haut, les soins ostéopathiques visant à soulager l’arthrose de hanche seront spécifiques à chacun. Et aussi adaptés aux activités et/ou aux phases de vie de tous. Car c’est ça aussi l’ostéopathie. Des soins au cas par cas, une prise en charge unique et adaptée, pour toujours plus de résultats.

Arthrose de hanche et sport

Les contraintes abordées précédemment sont également accentuées dans la pratique du sport et d’activités physiques plus ou moins importantes. Le rôle de votre ostéopathe est alors de vous aider dans votre pratique sportive en prévenant des risques de blessures pouvant amener à une arthrose précoce.
En effet, les périostites, les tendinites du talon d’Achille, mais aussi les entorses de chevilles et de genoux, devront être évitées ou, le cas contraire, soignées.
Pourquoi ? Car elles peuvent, avec le temps, déstabiliser votre bassin et biaiser le juste positionnement de vos hanches. Avec toujours, à termes, le risque de développer de l’arthrose de hanche notamment. En plus d’autres désagréments inconfortables ou douloureux au niveau de votre colonne par exemple.
Il s’agit ici, en quelques sortes, de prévenir un effet domino.

Arthrose de hanche et ménopause

Durant la ménopause, tout le système hormonal est perturbé. La diminution du taux d’​œstrogènes​ peut participer à une augmentation de l’arthrose post-ménopause.
Votre ostéopathe, s’il est formé à ces sujets, peut travailler sur la régulation du système hormonal.

Ostéopathie et opération chirurgicale

Lorsque l’arthrose de hanche est à un stade avancé, le recours à la chirurgie peut alors s’avérer nécessaire.
Si votre ostéopathe ne peut venir en remplacement de l’intervention chirurgicale, il peut en revanche être d’un grand soutien en amont de l’opération pour préparer votre organisme à l’acte. Mais aussi lors de soins ostéopathiques après l’opération de la hanche.
Les soins en ostéopathie post-opératoires permettent en effet une récupération optimale, afin de réduire vos douleurs après l’opération. Cela permet aussi de drainer les produits de l’anesthésie et de limiter la formation d’adhérence cicatricielles.

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