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Mes cheveux. Sur le haut de mon crâne. Fournis. Ou pas. Crépus. Ou lisses. Longs. Ou courts.
Mes cheveux sont bien là. Ils me représentent.

Symbolique des cheveux : aider à ancrer l’identité.

Quand je décide de changer de tête, c’est tout ce qui m’entoure que je fais voler en éclat.
Je repars d’un pas plus vif. Plus affirmé. Plus confiant.
En cas de déprime ou de sensation de tourner en rond, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, je sais qu’aller chez le coiffeur m’aidera à reprendre pied.
Ne dit-on pas qu’il faut se couper les cheveux après une rupture amoureuse ? Ou qu’en cas de thérapie, prendre soin de ses cheveux aide à créer de nouvelles habitudes et à envisager l’avenir d’un oeil plus clair ?

Mon cheveu est un symbole de pouvoir.

De force. De sensualité.
Il y a dans mes cheveux une énergie particulière. Celle qui m’anime et me permet de puiser au fond de mes ressources.

Que je sois un homme ou une femme, je sais que je peux jouer avec mes cheveux et les présenter d’une façon ou d’une autre pour déjà dire beaucoup de ma personnalité.

Le mythe ne parle-t-il pas de Samson qui avait toute sa force dans ses cheveux ? C’est que ces derniers entretiennent notre rapport au charisme. Avec mes cheveux, je peux me sentir grandi. Désiré et désirable.

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En tant qu’homme, il y a une symbolique forte autour du cheveu long.

Certaines traditions considéraient la coupe de cheveux comme le plus grand sacrifice qui pouvait être envisagé.
Elle était vue comme une façon de se séparer de sa force et de sa virilité.
On le retrouve dans tradition monastique où, pour se préparer au service de l’humilité, les moines devaient se couper les cheveux.
Mais ne peut-on pas dire autant de la coupe militaire taillée à ras ? La coupe de cheveu devient une façon de se fondre dans la foule, de se conformer aux ordres.

Dans la tradition française, seules les personnes de la monarchie pouvaient garder leurs cheveux longs.
Et nombreuses sont les divinités comme Shiva ou Jésus qui sont représentés avec de longs cheveux.

Parfois le cheveu est représenté comme un symbole de révolution.

Refuser de se couper les cheveux ou de se raser peut devenir un symbole fort.
Les Barbudos de Fidel Castro avaient fait voeu de ne pas se couper les cheveux jusqu’à ce que Cuba redevienne libre.

La symbolique du cheveu dans le deuil

En cas de deuil, il n’est pas rare dans de nombreuses traditions de refuser de se couper ou se peigner les cheveux.
Si le cheveu est un jeu de charisme et de séduction, ne plus s’occuper de son cheveu veut dire se couper du monde d’une certaine façon. Refuser de développer son plein potentiel. Rester dans un univers terni.

Mon cheveu est le siège de mon âme.

Dans de nombreuses traditions, on laisse pousser les cheveux des enfants pendant leurs premières années pour ne pas perdre l’âme qui s’y cache.
Une coupe de cheveu, sans la volonté de son propriétaire, devient une malédiction et une condamnation à la malchance.
La première coupe de cheveu est souvent marquée par une importante cérémonie à part entière.

Mon cheveu rappelle l’herbe qui court dans les champs, les jungles, les lianes ou les buissons. Cheveux fous, cheveux doux. Le cheveu est la chose la moins symétrique de mon corps qui rappelle mon individualité et mon attache à la nature.
Cheveu racine. Cheveu mémoire. Cheveu fil qui me relie à mon âme.

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En me coupant les cheveux, je décide de purifier, de moduler, de donner une structure.

J’ordonne, je dénoue des blessures.
La symbolique de la coupe de cheveu est particulièrement puissante. Adolescent, j’ai peut-être pour la première fois décidé d’utiliser la symbolique de mes cheveux comme bon me plaisait. La grande époque des teintures colorées ou des coupes excentriques.
En reprenant possession de mes cheveux, je trouve le moyen de me détacher de mes parents et de dire que ce corps est le mien.
Les cheveux sont la première chose qu’on voit de moi que je peux changer à volonté et qui symbolise mon individualité.

Que penser du cheveu lorsque celui-ci se perd ?

En tant qu’homme, je fais peut-être une course aux implants capillaires pour éviter la calvitie. Alors que dans certaines cultures, elle est perçue comme un excès de testostérone et serait un symbole de virilité fort.
Mais que se passe-t-il si je ne suis pas en accord avec cela ? Ou si j’ai les cheveux très crépus ou frisés, je ressens peut-être le besoin de les lisser à l’excès pour les faire entrer dans un cadre ? Peut-être que mes cheveux sont une source de stress que j’aimerai faire disparaître ? J’envie les chevelures longues et opulentes que je croise dans la rue sans me satisfaire des cheveux que j’ai sur la tête.
Pourtant, je peux garder à l’esprit que mon cheveu est le premier symbole de mon identité. Il m’appartient. Il me caractérise.

Je ne peux pas dissocier mon corps de mon esprit. Mes cheveux font partie de moi. Accepter mes cheveux, c’est accepter mon âme.

Cléa

Author Cléa

Traductrice du langage de notre corps, j'enquête sur la voie du bien-être !

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