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Au beau milieu de votre footing ou de votre match, vous ressentez une douleur brutale ? Une douleur du type coup de poignard, à l’arrière de votre cuisse ou de votre mollet ? Ou encore au niveau d’un muscle de votre bras à la suite d’un geste au tennis ou au handball ?
Un bruit ou une impression d’un claquement accompagne cette douleur ?
Aux vues de vos sensations, il est possible que vous ayez été victime d’un claquage. Blessure musculaire particulièrement fréquente chez les sportifs.
Qu’est-ce qui a causé ce traumatisme ? Que faire en cas de claquage ?
Était-il possible de le prévenir ? Comment savoir s’il s’agit d’un claquage ou d’une déchirure ? Comment soigner un claquage de manière douce et naturelle ? Quand reprendre le sport après un claquage ? Qu’apporte l’ostéopathie ? Détails dans cet article.

Sommaire

Claquage : que se passe-t-il au niveau musculaire ?

Le claquage défini une blessure caractérisée par une rupture partielle des fibres d’un muscle donné. Il s’agit d’une des blessures sportives les plus courantes et elle est particulièrement handicapante.
Ce traumatisme est intrinsèque, c’est à dire à l’intérieur des fibres. Il survient généralement lors de l’exercice physique par une contraction musculaire intense.

Les différents types de traumatismes musculaires

Les lésions musculaires sont communes chez les sportifs. Elles représentent 10 à 55% des traumatismes liés à la pratique d’un sport. Et plus de 9 fois sur 10, ces lésions concernent le membre inférieur.
Ces lésions peuvent se faire à différents degrés, classés notamment en fonction du nombre de fibres atteintes.
Retrouvez notre article qui explique les différents types de lésion musculaires.
Cela va de la courbature à la contracture musculaire, en passant par une atteinte de quelques fibres musculaires étirées : l’élongation.
En revanche lorsque ces fibres musculaires sont partiellement déchirées, on parle de claquage, ou encore de déchirure partielle. S’ensuit la déchirure totale du muscle avec désinsertion musculaire ou arrachement osseux dans les formes les plus sévères.

Personne n’est à l’abri d’un claquage musculaire

Les sportifs de haut niveau sont les plus touchés par le claquage, ou toute autre lésion musculaire. Mais personne n’est à l’abri de cette blessure.
Aussi, certains sports sont plus à risques, comme la course à pied, le football ou encore la danse. Les hommes semblent plus exposés que les femmes à ces lésions.

Les symptômes du claquage

La douleur survient au cours de l’exercice physique Elle est telle qu’elle vous oblige à arrêter votre activité sportive.
Votre douleur a certainement été couplée à un bruit notable ou à une impression de claquement. Et quelques jours plus tard, vous pouvez, la plupart du temps, remarquer la formation d’une ecchymose (un bleu).
Cette blessure musculaire survient le plus souvent sur les membres inférieurs. Mais elle peut aussi toucher les bras ou encore le dos. Les plus fréquents sont (liste non exhaustive) :

  • claquage du mollet
  • claquage de la cuisse, le claquage du quadriceps
  • claquage des adducteurs
  • claquage du genou
  • claquage des ischio-jambiers
  • claquage du fessier
  • claquage de l’épaule
  • claquage de l’omoplate
  • claquage de la hanche
  • claquage du dos
  • claquage du triceps
  • claquage du biceps

Une blessure handicapante

Le claquage musculaire est très handicapant lorsqu’il survient. Il cause en effet une raideur du muscle. De plus lorsqu’il se produit au niveau des membres inférieurs il entraîne des difficultés à la marche. Cette blessure conduit généralement à l’arrêt total de l’activité sportive, et ce parfois, sur des semaines.

Un coup dur pour les bigorexiques, impactant indéniablement leurs performances sportives.

Les causes du claquage

Les causes à l’origine du claquage sont diverses et multifactorielles :

  • La première cause est la contraction violente et intense du muscle dit en excentrique. Le muscle va se contracter en s’allongeant pour résister à une force extérieure, ce qui provoque alors la lésion des fibres. C’est notamment le cas lors de mouvements de freinage, de réception d’un saut, de tirs au but, etc.
  • Le muscle n’était pas préparé à l’effort.
  • Un surentraînement et une fatigue musculaire.
  • Une cause extrinsèque, comme un coup porté sur le muscle pendant la phase de travail. Il peut s’agir d’un coup de pied, de genou, ou encore d’un tacle, etc.
  • Un déséquilibre musculaire qui entraîne une sollicitation plus importante d’un groupe musculaire par rapport à l’autre. Ce déséquilibre peut se manifester, en premier lieu, par une tendinite.
  • Une ancienne blessure (élongation, claquage, entorse à la cheville, etc.).

Diagnostiquer un claquage

Le diagnostic des lésions musculaires effectué par le médecin est clinique. C’est-à-dire qu’il va palper la zone douloureuse, en vue de mettre en évidence un creux causé par la lésion.
Le médecin vient également tester la force, la contraction et la présence d’un bleu, qui peuvent alors orienter son diagnostic.
L’échographie, et plus rarement l’IRM, permettent de confirmer l’examen palpatoire. Et d’estimer l’étendue de votre claquage pour évaluer le temps nécessaire à la guérison de votre blessure.

Claquage ou élongation ?

L’élongation musculaire est diagnostiquée lorsque quelques fibres sont simplement « étirées ». À la différence du claquage, où les fibres sont partiellement déchirées.

Claquage ou déchirure complète?

Le claquage est caractérisé par la déchirure de quelques fibres d’un muscle donné. La déchirure complète, elle, est diagnostiquée lorsque l’on observe que la plupart des fibres, voire toutes, sont sectionnées.

Claquage : quel traitement ?

Lorsque le claquage vient de se produire, vous pouvez appliquer de la glace sur la zone. Cela permet de calmer l’inflammation et soulager votre douleur.

Ensuite, la compression de la zone à l’aide d’un bandage permettra de limiter l’apparition de l’hématome.

Enfin, dans le cas où il s’agirait d’un claquage du mollet ou de la cuisse, veillez à surélever votre jambe. Notamment afin d’éviter que le sang ne s’accumule dans la zone atteinte.
Quoi qu’il en soit, l’arrêt strict de l’activité sportive est la première chose à faire.

Après le repos sportif, place à la récupération

Dans un second temps, la phase de récupération se fait progressivement en pratiquant des étirements doux, pour favoriser la cicatrisation et limiter les fibroses. C’est à dire l’adhérence des fibres par la formation de tissus fibreux.
Cela ne peut se faire que lorsque les tissus musculaires lésés ont suffisamment cicatrisés. Ce qui dépent de la taille de la lésion alors observée à l’échographie.
Cette phase peut se reconnaître également d’un point de vue « pratique ». Dans le cas d’un claquage au mollet ou à la cuisse par exemple, la marche redevient naturelle et ne vous est quasiment plus douloureuse. Ce qui montre l’avancée de votre cicatrisation.

Une rééducation en douceur

Les exercices de rééducation effectués lors de la phase de récupération restent doux. Il n’est en effet pas encore raisonnable, à ce stade, d’exécuter des efforts explosifs.
Notez également que certaines études déterminent que la mobilisation accélère la guérison du muscle lésé.

Claquage : pourquoi consulter votre ostéopathe ?

Un ostéopathe, de préférence spécialisé dans la prise en charge du sportif, est à même d’optimiser votre récupération. Son travail vous aidera à guérir de votre blessure musculaire. Tout en vous mettant dans de bonnes conditions pour une rééducation rapide et de qualité.
Mais en quoi consistent les soins ostéopathiques visant à soigner un claquage ?

Un travail doux en phase de récupération

Lorsque les fibres d’un muscle sont lésées, un processus de cicatrisation tissulaire se met en place. L’apport en oxygène et autres nutriments est nécessaire et doit être suffisant pour nourrir le muscle mis à mal.
La réparation de votre lésion engendre une agglomération d’éléments qu’il faut alors drainer. Drainage qui ne peut s’opérer que lorsque la vascularisation locale est optimale.

Optimiser la vascularisation et le drainage

Votre ostéopathe procède donc à un travail local afin de permettre à vos fibres musculaires d’être vascularisées correctement. Pour cela, il doit veiller à réajuster les tensions des membranes du muscle lésé. En effet le traumatisme causant une contracture peut persister.

Éviter la formation anarchique des fibres musculaires

Il travaillera également à la réadaptation de vos fibres musculaires. Notamment afin d’éviter que celles-ci ne cicatrisent de manière désordonnée et ne fonctionnent plus avec autant d’efficacité qu’avant le traumatisme. Pour ce faire, votre ostéopathe procède à une traction très légère pour orienter les fibres musculaires. Notez qu’il s’agit d’un travail effectué en douceur.

Corriger les déséquilibres musculaires

Votre système musculaire subit les déséquilibres et votre blessure musculaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. En effet, un déséquilibre musculaire peut être à l’origine de votre claquage.
Seulement, même lorsque la blessure est soignée, le déséquilibre musculaire, lui, est toujours présent. Ce qui crée un terrain favorable à la récidive de votre claquage.
Votre ostéopathe s’attèle donc à identifier et à traiter le déséquilibre pour rétablir une fonction optimale de votre système musculaire. Pour cela, il doit minutieusement observer votre bassin, vos lombaires, vos cervicales, votre mâchoire, vos genoux ou encore vos chevilles.

Vers une proprioception optimale

Ce travail, en plus de corriger le déséquilibre connu, permet d’améliorer votre proprioception. C’est-à-dire la réponse d’équilibre de votre corps dans les différentes positions et les différents mouvements que vous pouvez effectuer.

Un travail en profondeur

Corriger l’équilibre de votre système musculaire sous-entend un travail en profondeur, un travail sur la santé globale de votre organisme.
Un dysfonctionnement de l’équilibre de votre squelette, qu’il s’agisse de vos os, de vos ligaments, de vos muscles ou encore vos tendons, peut en effet être la résultante d’un trouble digestif. Ou encore d’un dysfonctionnement au niveau de votre respiration.

Focus sur la posture

Votre système postural est également très important. Le praticien pourra ainsi être amené à vous parler de votre vue, de vos pieds, mais aussi de votre mâchoire, qui joue un rôle important dans votre posture.

Optimiser la circulation de l’information

Vos muscles fonctionnent grâce aux apports en oxygène et en nutriments acheminés par le sang. Sa commande est, elle, sous l’influence du système nerveux. Ainsi, lorsque l’information ne transite pas de manière optimale ou est biaisée, il en résulte des contractions musculaires désordonnées.

S’assurer de la bonne innervation du muscle

Certains groupes musculaires peuvent se contracter plus souvent que d’autres et venir créer une hypertrophie. C’est-à-dire une augmentation de volume anormale. D’autres encore peuvent se contracter à des moments inopportuns et être à l’origine de troubles de la tonicité.
Votre ostéopathe doit ainsi s’assurer que votre muscle est correctement innervé. En fonction du muscle touché, cela permettra au praticien d’orienter son traitement.

Claquage et retour au sport

La phase de récupération varie en fonction de la physiologie propre à chacun mais aussi du degré de la lésion.
Lorsque le soin du muscle blessé et de votre organisme a été réalisé, le but est alors d’optimiser le retour à votre activité sportive. La reprise du sport après un claquage se fait ainsi progressivement.
Cela passe évidemment par la préparation de votre corps à la reprise. Mais aussi par la gestion de l’appréhension et du stress liés à l’apparition d’une nouvelle blessure lors de la reprise.
Votre ostéopathe peut ainsi vous recevoir quelques jours à quelques semaines après votre reprise sportive. Que ce soit pour régler certains points ou encore se pencher sur des sensations ou des douleurs qui vous inquiètent.

Vers de meilleurs performances sportives

Vous devez préparer votre corps afin de réaliser votre geste sportif de manière optimale. Cela passe notamment par la phase d’échauffement et d’étirements. Mais également par le travail technique. C’est à dire l’analyse et la réalisation des mouvement effectués durant le sport que vous pratiquez.
Il se peut que d’anciennes blessures accentuent la fragilité de votre muscle et aient un impact négatif sur vos performances.
Votre ostéopathe est à même de traiter les conséquences de ces anciennes blessure. Et à fortiori, sur votre technique. Le but étant de vous rendre la pleine possession de vos capacités, pour une pratique toujours plus affinée.
La reprise de votre activité doit être progressive. La douleur reste un indicateur important pour marquer la limite de l’intensité de votre effort. Indicateur qui ne doit pas être négligé, au risque de fragiliser votre muscle alors que celui-ci est toujours en récupération.

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