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On l’appelle colopathie fonctionnelle, syndrome du côlon irritable (SCI), ou encore syndrome de l’intestin irritable (SII).
On estime que 10 à 20 % de la population serait touchée, soit environ 9 millions de français.

La colopathie fonctionnelle est un trouble chronique, particulièrement douloureux et imprévisible. Les symptômes varient avec le temps et il peut parfois être difficile d’en parler. Vivre avec la maladie au quotidien peut être un véritable défi.
Troubles digestifs, constipation, diarrhée, ballonnements, douleurs au ventre, fatigue chronique… Il s’agit d’une condition particulièrement impactante, pour celui qui en souffre, mais également pour son entourage.
Il n’existe malheureusement à ce jour aucun traitement curatif de la colopathie fonctionnelle. Mais certaines approches permettent d’atténuer les symptômes et de prévenir leurs survenues.

Mais comment différencier le syndrome du côlon irritable d’un autre trouble ? Qu’est-ce qui cause cette atteinte ? Comment se pose le diagnostic de la colopathie fonctionnelle ? Quelles sont les solutions naturelles à votre disposition pour prévenir la survenue des symptômes et réduire la fréquence des crises ?

Retour sur cette condition encore peu connue pourtant pas si rare. Avec un focus sur les solutions apportées par l’ostéopathie et la place de cette médecine alternative dans la prise en charge de ce trouble.

Sommaire

Qu’est-ce que la colopathie fonctionnelle ?

On parle de syndrome du côlon irritable (SCI), lorsque le tube digestif qui fait suite à l’estomac, soit l’intestin, connait un défaut de fonctionnement. On l’appelle aussi syndrome de l’intestin irritable (SII) ou encore colopathie fonctionnelle.
Ce dysfonctionnement va alors apporter son lot de signes douloureux. Sans pour autant que l’on identifie de lésion au niveau du côlon.

Le point anatomie

L’intestin commence après l’estomac. Il se compose de l’intestin grêle, situé au centre de l’abdomen. Ensuite, le côlon est aussi ce que l’on appelle le “gros intestin”. C’est cet organe se présentant comme un U à l’envers, au niveau de votre ventre.
Il débute là ou s’achève l’intestin grêle. Soit dans la partie postérieure droite du ventre. Zone de l’appendice vermiforme, responsable notamment lors de son inflammation de la fameuse appendicite.
Il chemine ensuite en haut du ventre, de la droite vers la gauche, en passant sous le foie puis sous l’estomac. Il descend ensuite du côté gauche, en bas du ventre, pour donner le rectum et enfin se termine par l’anus.

Syndrome du côlon irritable : les symptômes

Les symptômes de la colopathie fonctionnelle sont variables d’une personne à une autre. Mais l’on observe aussi des niveaux d’intensité et de gravité différents.

La douleur

Le premier symptôme que vous observez est la douleur, au niveau de votre ventre, et celle-ci est particulièrement disparate.
Elle peut en effet être de survenue brutale ou progressive et se déclarer à tout moment de la journée. Les crises de douleurs (ou poussées) sont de durées variables, elles peuvent s’étendre de quelques heures à parfois plusieurs jours.
L’intensité de la douleur varie et peut s’avérer particulièrement violente. L’émission de selles ou de gaz soulage généralement momentanément cette douleur.

Les troubles digestifs

Cette douleur, souvent chronique, s’accompagne de troubles digestifs. Il peut s’agir d’épisodes de diarrhée et de constipation (en alternance ou encore avec l’un des deux troubles prédominant).
Vous pourriez également avoir l’impression d’avoir un ventre particulièrement gonflé alors que vous n’avez pas mangé ou très peu. Ce qui provoque une sensation d’inconfort et de gêne en portant vos vêtements. Notamment au niveau de l’élastique du pantalon ou de la ceinture.

Les symptômes associés

Il existe d’autres symptômes associés à la colopathie fonctionnelle. Il peut s’agir de :

  • Céphalées (maux de tête)
  • Nausées
  • Impression d’être rassasié rapidement
  • Fatigue chronique
  • Perte de poids

Vivre avec la colopathie fonctionnelle au quotidien

Le syndrome du côlon irritable est particulièrement lourd au quotidien. Les douleurs peuvent être particulièrement handicapantes dans votre vie de tous les jours. Il peut être relativement difficile, par exemple, de rester concentré au travail ou à l’école du fait des vives douleurs.

Quand s’attabler n’est plus un plaisir

Dîner à l’extérieur pourrait être particulièrement anxiogène. En effet, vous ne savez pas si votre ventre va pouvoir supporter ce que l’on vous sert.

Quand l’isolement social s’installe

  • « Bah alors, il n’est pas bon ton plat ? T’es bien difficile ! ».
  • « Non, je ne suis pas difficile. Je suis colopathe et parler de cette atteinte et des symptômes qu’elle apporte est particulièrement gênant ».

 

Le fait de devoir justifier votre comportement à table n’est pas la chose la plus agréable. Surtout qu’en soi, la colopathie fonctionnelle n’est pas visible. Votre attitude lors des repas peut être incomprise si les convives n’ont pas connaissance de votre atteinte.
Vous pourriez alors délibérément choisir de ne plus dîner au restaurant ou chez des amis afin d’éviter les situations où vous devrez vous justifier.

Des symptômes gênants

Les épisodes de diarrhée, de constipation et les gaz demandent à vous rendre fréquemment aux toilettes. Une situation qui peut devenir inconfortable sur votre lieu de travail, chez vos amis, ou même à la maison.
Vous appréhendez peut-être de faire du bruit, ou avez peur que cela sente mauvais. Et tout cela est une charge lourde au quotidien. Ces sentiments peuvent venir toucher à votre égo, à votre pudeur. Ce qui impacte alors peut-être votre bien-être mental et l’image que vous avez de vous-même.

Une sexualité possiblement altérée

Selon une enquête hexagonale réalisée auprès des adhérents de l’Association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable (APSSII), deux femmes sur trois (67%) et plus d’un homme sur deux (53%) souffrant de colopathie fonctionnelle présenteraient des dysfonctions sexuelles.

Les femmes étaient notamment interrogées sur leur libido, leur niveau d’excitation, la lubrification naturelle, l’atteinte de l’orgasme et la douleur.

Pour les hommes, les questions portaient, entre autres, sur l’éjaculation, la libido, la satisfaction globale, ainsi que des questions précises sur la fonction érectile. L’étude montre notamment que les problèmes érectiles sont moyennement sévères pour 38% et sévères pour 20% des hommes interrogés.

Jean-Marc Sabaté fait également état, dans son ouvrage « Intestin irritable, les raisons de la colère », d’une étude américaine relevant que plus de 35% des hommes et 28% des femmes souffrant de colopathie fonctionnelle connaissaient une baisse de leur désir sexuel.

Un trouble sans lésion

L’isolement social précédemment abordé peut-être renforcé par le fait que les causes à l’origine du trouble soient difficilement identifiables. C’est en effet une affection qui ne présente pas de lésion au niveau de l’intestin. Contrairement à la rectocolite hémorragique (RCH) par exemple.
Lorsque vous réalisez des examens, surtout à l’apparition de vos premiers symptômes, cela peut être quelque peu déconcertant. Et cela conduit fréquemment à une errance thérapeutique. Poser le diagnostic peut être long.
Se pose alors la question suivante : la colopathie fonctionnelle est-elle une maladie psychosomatique, à savoir, dont l’origine est psychologique ? Penchons-nous sur les causes possibles identifiées à ce jour.

Syndrome du côlon irritable : les causes

Aborder les causes de la colopathie fonctionnelle n’est pas une mince affaire. Celles-ci sont en effet difficiles à mettre en lumière. Ce trouble s’apparente en plus à d’autres pathologies et peut être le signe de maladies plus graves.
Les spécialistes mettent en avant certains facteurs.

Des troubles de la mobilité du tube digestif

Un défaut de péristaltisme du côlon et de l’intestin grêle est le premier facteur mis en avant derrière cette atteinte. Mais qu’est-ce que le péristaltisme au juste ?
Il s’agit d’un mécanisme spontané et inconscient durant lequel on assiste à la contraction des parois du tube digestif. Cette contraction permet au chyme de progresser. Le chyme est la nourriture ingérée, en train d’être digérée et évoluant dans l’intestin.

Lorsque ce mouvement est perturbé, le tube digestif va se spasmer et se contracter de manière « anarchique ». De manière trop forte ou au contraire trop faible. Ce qui entraîne alors les douleurs, la diarrhée ou la constipation. Ces mouvements anormaux surviennent généralement après les repas.

Habituellement, l’aliment prend 24 à 40 heures pour cheminer de la bouche (ingestion) à l’anus (évacuation). Si vous êtes atteint de SCI, la vitesse des aliments sur ce trajet est bien souvent modifiée.

Des viscères hypersensibles

Les viscères, vos organes au-dessus de la ceinture, sont reliés au cerveau par des nerfs. Ils transmettent et font cheminer l’information de sensibilité.
Lorsque cette sensibilité est exacerbée, les informations provenant des viscères (et que l’on ne ressent pas en temps normal, comme le fameux péristaltisme) peuvent constituer une information de type « douleur » si vous êtes atteint de colopathie fonctionnelle.
Les études tendent à montrer que cette hypersensibilité est peut-être causée par un trouble au niveau des fibres nerveuses du tube digestif. Ou encore d’une mauvaise intégration du message nerveux par les centres supérieurs (soit votre cerveau).

Une flore intestinale perturbée

Le microbiote intestinal, ou flore intestinale, joue deux rôles très importants :

  • il assure une partie de l’activité de digestion,
  • mais contribue aussi indirectement à l’équilibre de votre système immunitaire.

Lorsque ce milieu intérieur intestinal est perturbé, il peut alors engendrer des troubles digestifs et des douleurs. Il est de plus en plus mis en avant dans les causes de SII.

Dysbiose intestinale

Certaines personnes souffrant de maladie auto-immune présentent aussi une dysbiose intestinale. C’est un déséquilibre du microbiote intestinal qui peut conduire à des troubles digestifs.
C’est notamment le cas de la maladie cœliaque, donnant des troubles de la colopathie fonctionnelle.

Des évènements marquants, un choc émotionnel

On suspecte également des évènements marquants, des traumatismes ou chocs émotionnels comme pouvant être des facteurs déclenchants.
Il peut s’agir de :

  • sentiments de frustration,
  • perte de repères comme un changement de travail ou un déménagement (même lorsqu’il est voulu et anticipé),
  • perte d’un proche,
  • séparation,
  • violence subie, qu’elle soit physique, psychologique ou d’ordre sexuel…

Autant d’événements marquants qui peuvent alors provoquer un stress chronique s’ils ne sont identifiés, « digérés » et soignés.
Le stress a en effet un impact sur la physiologie de l’organisme. Il le fatigue petit à petit, au fil du temps, en l’affaiblissant et en le rendant alors plus vulnérable.

Une alimentation déséquilibrée

Une alimentation déséquilibrée peut être un facteur déclenchant. Notamment si votre alimentation est trop riche en :

  • glucides,
  • féculents,
  • sucres, présents dans les gâteaux, sucreries, sodas, etc.,
  • mauvaises graisses, comme la friture,
  • aliments transformés.

Des allergies ou intolérances alimentaires

Il semblerait que les allergies et intolérances alimentaires, (comme l’allergie au gluten par exemple) pourraient aussi être des facteurs déclenchants du syndrome du côlon irritable.
Et les problèmes d’intolérance (notamment au gluten et au lactose) semblent plus fréquents qu’on ne pourrait le penser.
Elles sont cependant particulièrement difficiles à diagnostiquer. La manière la plus probante de vérifier et d’identifier une intolérance à une catégorie d’aliment est de l’éliminer de votre diète pendant un certain temps. Et d’observer si certains symptômes, notamment digestifs, s’améliorent.

Colopathie fonctionnelle : un trouble contemporain ?

On recense de plus en plus de colopathies fonctionnelles diagnostiquées, et ce, dans le monde entier. Dans les pays industrialisés notamment, la prévalence est de 10 à 20 % de personnes atteintes.
Une pathologie, sans lésion, particulièrement fréquente donc. Dans une société où le stress semble être le mal du siècle et où de nombreux troubles et facteurs environnementaux modifient la manière de nous alimenter. Une société où les produits alimentaires transformés tendent à remplacer les aliments sains dans nos assiettes.
Une alimentation plus riche en sucres et une certaine sédentarité peuvent également expliquer la perturbation du transit. Qui peut alors déclencher des troubles de la motricité de l’intestin.

SII, qui est touché ?

La colopathie fonctionnelle survient généralement entre 30 et 50 ans et touche deux à trois fois plus les femmes que les hommes.

Syndrome du côlon irritable : le diagnostic

Dans le cas où vous suspecteriez une colopathie fonctionnelle, il est indispensable de vous rendre en premier lieu chez votre médecin traitant.
Ce dernier procèdera à un examen clinique permettant d’identifier les circonstances dans lesquelles sont apparues vos douleurs, leurs localisations et leurs durées.
Le médecin procède ainsi à un examen physique, notamment par la palpation de votre abdomen. Ainsi qu’à une prise de tension artérielle et un interrogatoire, dans le but de préciser son diagnostic.

Les examens complémentaires

Il est possible de réaliser des examens complémentaires. Comme une radiographie, une échographie, ou encore une coloscopie afin d’observer et d’examiner le côlon à la recherche d’une lésion.
Un examen des selles peut également être effectué. Celui-ci permet d’éliminer toutes pathologies parasitaires ou encore cancéreuses.
Tout cela reste à discuter directement avec votre médecin traitant.

Côlon irritable ou SIBO ?

On diagnostique parfois à tort un syndrome du côlon irritable au lieu d’un SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth). Ces deux syndromes sont malheureusement fréquemment confondus à cause de la similarité de leurs symptômes.
On parle de SIBO lorsqu’il existe un dérèglement du microbiote. Cette atteinte est caractérisée par une pullulation bactérienne qui provoque des :

  • gaz,
  • épisodes de diarrhée et/ou de constipation,
  • ballonnements,
  • douleurs abdominales.

La différence réside notamment dans le siège de la douleur et les causes à l’origine de celle-ci. La colopathie fonctionnelle est un trouble de la sensibilité et de la fonctionnalité du côlon. Le SIBO quant à lui, est un trouble microbien.
Nous disposons d’un article complet sur le SIBO.

Syndrome du côlon irritable : quel traitement ?

Le traitement de la colopathie fonctionnelle, souvent médicamenteux, consiste à soulager les douleurs en relâchant les muscles des intestins. Il s’agit de médicament de la famille des “antispasmodiques”, permettant, comme leur nom l’indique, de limiter les spasmes musculaires.

Quand le stress semble être à l’origine de la colopathie fonctionnelle

Si votre médecin identifie le stress comme étant à l’origine de votre colopathie fonctionnelle, il pourra être amené à vous proposer un suivi en psychothérapie et/ou des anxiolytiques, ou parfois même, des antidépresseurs.
Votre médecin pourra également vous orienter vers un nutritionniste afin de revoir et d’adapter au mieux votre alimentation.

FODMAPS

Certaines études montrent que la limitation des sucres fermentescibles (les FODMAPS) au sein de l’alimentation tend à réduire les symptômes.

Syndrome du côlon irritable : traitement naturel et ostéopathie

Réduire les symptômes de la colopathie fonctionnelle et alléger le quotidien

La prise en charge en ostéopathie est en effet particulièrement efficace dans la diminution des symptômes du syndrome du côlon irritable. Elle permet bien souvent d’alléger le quotidien, parfois même de façon conséquente.

Les soins consistent notamment à rétablir la fonction de l’intestin afin d’aider au rétablissement du transit. Le tout en participant au soulagement des douleurs, voire à leur disparition.

L’ostéopathe a pour but premier de faire diminuer les contractions incontrôlées du tube digestif (soit ses spasmes) afin de tendre vers un transit sans douleur.

Il fera appel à des techniques d’ostéopathie viscérale, mais pas seulement. Penchons-nous sur les méthodes employées par le praticien pour soigner ce syndrome.

Limiter les spasmes douloureux

Améliorer votre transit, le rendre plus confortable et sans douleurs : voilà les objectifs principaux des soins prodigués par votre ostéopathe.

Pour ce faire, il doit venir identifier les dysfonctionnements potentiels (pouvant être multiples et variés) au niveau de votre intestin. Il peut s’agir notamment de tensions musculaires, tissulaires, nerveuses ou encore vasculaires.

Il convient ensuite de mettre en lien ces défauts de fonctionnement avec le reste de votre organisme. Cela permet d’avoir une idée de l’entendue des adaptations physiologiques mises en œuvre par votre propre corps pour maintenir au mieux votre santé.

L’ostéopathe peut aussi, dans certains cas, diminuer partiellement les tensions coliques dont vous souffrez ponctuellement. Et ce, à l’aide de techniques douces et bien souvent indolores. Celles-ci peuvent vous soulager rapidement. Mais ce confort est parfois seulement temporaire, en fonction de l’avancement du travail de fond.

Pas de toucher rectal

Le praticien est à même de travailler à distance et indirectement sur l’intestin. Aucune technique interne n’est utilisée, votre ostéopathe n’est pas habilité à pratiquer le toucher rectal.

Soulager les nerfs

Le système digestif possède en son sein un réseau nerveux vaste, semblable au réseau nerveux situé dans le cerveau. C’est le système nerveux entérique. Ce système permet, entre autres, de veiller au bon fonctionnement de la mobilité et de la motilité viscérale, soit le péristaltisme. Il est relié au cerveau par le nerf vague. C’est un long nerf, particulièrement important pour le bon fonctionnement de votre organisme. Il émerge au niveau de votre tête et parcoure votre thorax et votre abdomen, ainsi que votre colonne dorsale (par des nerfs émergeants).

C’est ainsi que votre ostéopathe pourra aussi bien travailler sur votre thorax, votre crâne ou encore directement sur votre tube digestif à visée de ce système nerveux entérique. Et l’objectif ici est multiple :
diminuer la sensibilité de l’intestin,
permettre une réintégration nerveuse à partir du cerveau de la fonction du côlon avec l’ensemble des organes digestifs.

Assurer la fonction mécanique de l’intestin

L’ostéopathe s’intéresse à la mobilité globale des organes viscéraux. Il est important de comprendre ici que chacun de vos organes possède un mouvement induit par le mouvement de votre diaphragme. Ce mécanisme permet notamment un brassage mécanique du chyme mais il est également essentiel au drainage du sang.

 

Votre ostéopathe doit donc s’assurer que ce mouvement ne soit pas perturbé en testant le diaphragme. Mais il attache également une attention particulière aux structures sur lesquelles il s’attache, comme vos côtes et vos vertèbres.

 

Dans le cas où l’une de ces structures est dysfonctionnelle, le tube digestif ne pourra plus assurer convenablement son rôle de digestion. Là aussi, votre ostéopathe a un travail à accomplir s’étendant sur une large partie de votre corps. Toujours dans le but de vous permettre un rétablissement optimal et durable.

Colopathie fonctionnelle : briser le cercle vicieux du stress

Le stress est un facteur important dans la colopathie fonctionnelle. Notamment car cette dernière génère du stress et que ce dernier en aggrave les symptômes.

C’est un vrai cercle vicieux. Une boucle qui doit être brisée aussi bien par le travail fait en soin ostéo que par une hygiène de vie améliorée.

Cependant, le stress psychologique est difficile à objectiver, puisqu’il varie en fonction de nombreux facteurs. Environnement dans lequel vous évoluez, facteurs personnels, etc.

Atténuer les effets physiologiques du stress

Ici, le rôle de votre ostéopathe est d’atténuer les effets du stress. Notamment avec un travail au niveau respiratoire (soit le diaphragme, le médiastin, et les poumons) mais aussi musculaire.

Pourquoi ? Car les tensions éventuelles au niveau de vos muscles du cou peuvent venir comprimer la vascularisation de votre crâne et donc son retour veineux. Et qui dit mauvais retour veineux dit maux de tête, amenant alors fatigue et débouchant sur le stress.

Faire le point sur votre alimentation

En examinant par la palpation les différents organes de votre abdomen, votre ostéopathe pourra être amené à vous parler de votre hygiène et de vos habitudes alimentaires. Il est question ici des aliments consommés, de leur qualité ainsi que de l’impact éventuel qu’ils ont sur votre transit.

Au besoin, votre ostéopathe peut vous orienter vers le spécialiste adéquat afin que vous soyez suivi pour un régime alimentaire sain.

Hypnothérapie

Des séances en hypnothérapie, individuelles ou en groupe et en parallèle de la prise en charge ostéopathique, semblent particulièrement intéressantes afin d’atténuer les symptômes du syndrome du côlon irritable.

Veillez au triple A

Si l’ostéopathie est un moyen très efficace d’atténuer les colopathies fonctionnelles, l’apparition de certains symptômes demande des examens complémentaires.

Notez en effet que si vos symptômes s’accompagnent de selles glairo-sanglantes ou de vomissements avec une perte de poids (le triple A : Asthénie, Amaigrissement, Anorexie), il est primordial de consulter votre médecin traitant.

Cas clinique : un exemple concret de traitement ostéo

Eléonore Vincent partage avec nous un exemple concret d’un suivi ostéo dans le cas d’une colopathie fonctionnelle.

Motif de consultation

Femme, 45 ans, en reconversion professionnelle.
Elle consulte pour des douleurs constantes au niveau du haut du dos présentes depuis quelques mois depuis qu’elle a eu un accident de voiture, sans gravité.
Elle mentionne des douleurs inconstantes à type de crampes au niveau du ventre après les repas et a constamment l’impression d’avoir le ventre gonflé. Avec parfois, des gaz.

Plusieurs examens ont été réalisés (coloscopie, étude des selles) et rien n’a été mis en évidence. Elle connaît ces troubles depuis plusieurs années, accentués également depuis quelques mois.

1er soin ostéopathique

Travail mécanique :
réajustement des articulations vertébrales dorsales,
libération musculaire du diaphragme et des muscles paravertébraux,
décompression de la colonne vertébrale, plus particulièrement au niveau du bassin.
Travail sur la perfusion viscérale : libération des tensions des membranes contenant les vaisseaux sanguins irriguant les viscères.
Travail sur les tensions viscérales retrouvées à savoir sur la première partie du côlon, soit le caecum.

Un 2ème soin est programmé 10 jours plus tard pour poursuivre le travail entamé.

2ème consultation

Elle ne présente plus de douleur au niveau du dos.
Elle remarque qu’elle se trouve moins “gonflé” au niveau du ventre.
Par contre elle a eu la diarrhée pendant 3 jours après la séance.
Les douleurs abdominales sont toujours présentes. Elle ajoute qu’elle se sent très stressée en ce moment, du fait du changement professionnel qu’elle effectue.

Travail mécanique sur les viscères, plus particulièrement sur les membranes entourant les intestins ainsi qu’une libération des sphincters.
On observe un regain en mobilité au niveau du crâne et une libération des compressions du nerf vague droit et gauche.
Un travail sur le système respiratoire est également effectué afin de retrouver une mobilité optimale au niveau du thorax et de l’abdomen.

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Bilan

Retour par mail 3 semaines après le dernier soin.
La patiente n’a plus de douleur de type crampe, ni de douleur au dos. Elle présente encore parfois une sensation désagréable après les repas très copieux. La patiente a remarqué que cela pourrait être lié à certains aliments.
Elle envisage ainsi de consulter un médecin-nutritionniste afin d’également faire le point sur son alimentation.

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