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Vous étiez entrain de nettoyer vos gouttières, haut perché sur votre escabeau et êtes tombé au sol et votre tête à heurté le bitume ? Vous venez d’avoir un accident sur la voie publique qui a fortement secouer votre crâne ? Vous jouiez jovialement au rugby entre amis lorsque soudainement, lors d’un placage, votre tête a violemment frappé le sol ?

Peut-être êtes-vous tombé inconscient quelques minutes, que votre vision s’est brouillée durant quelques instants, ou encore avez-vous eu des nausées ou des maux de tête ?

Vous avez alors peut-être souffert d’une commotion cérébrale, également appelée traumatisme crânien léger ou encore traumatisme cranio-cérébral léger.

Et si parfois la commotion cérébrale peut passer inaperçue et engendrer que très peu de symptômes, elle porte toujours en elle la possibilité de dommages plus importants et doit être examinée dès que possible.

Alors comment reconnaître une commotion cérébrale ? Qui consulter en premier lieu ? Votre ostéopathe peut-il soulager les symptômes et éviter les séquelles possibles d’un traumatisme crânien ? Quelles sont les limites de l’ostéopathie dans la prise en charge d’une commotion cérébrale ? Les réponses ici.

La commotion cérébrale, kezako ?

La commotion cérébrale, (ou traumatisme cranio-cérébral léger) est un type courant de traumatisme crânien, résultant d’un coup direct ou indirect porté à la tête ou au corps, suite à une charge ou une chute (il peut s’agir par exemple d’une collision de voiture, d’une chute ou d’une blessure sportive, d’une agression, etc).

Le mécanisme s’apparente quelque peu à celui du coup du lapin lors d’un accident de voiture. Lors du choc, le cerveau vient « s’écraser » contre la boîte crânienne, entraînant alors une apparition plus ou moins rapide (parfois 48 heures après le choc) de divers symptômes et troubles fonctionnels.

Les différents degrés du Traumatisme Cranio-Cérébral (TCC)

On classe le traumatisme cranio-cérébral selon trois degrés de gravité, degrés révélateurs de la force de l’impact subit par le cerveau :

  • 1. Traumatisme cranio-cérébral léger, celui que l’on appelle commotion cérébrale, l’objet du présent article.
  • 2. Traumatisme cranio-cérébral modéré : le choc a causé des saignements dans le cerveau, un coma léger de quelques heures peut se présenter et vous laisser dans un état de confusion pendant quelques jours.
  • 3. Traumatisme cranio-cérébral sévère : le choc plonge dans un coma plus long et plus profond. Les saignements au niveau du cerveau sont plus importants, rendant alors la chirurgie parfois nécessaire.

Symptômes de la commotion cérébrale

Les symptômes retrouvés peuvent varier d’une personne à une autre, mais il existe certaines combinaisons classiques de ceux-ci. Vous pourriez notamment souffrir de :

  • Nausées, vomissements
  • Vertiges
  • Étourdissements
  • Troubles de la vision
  • Grosse fatigue
  • Céphalées (maux de tête)
  • Irritabilité accrue, sautes d’humeurs
  • Troubles de la concentration
  • Anxiété, dépression
  • Sentiment de fonctionner au ralenti
  • Sensibilité accrue aux bruits ou à la lumière

Il est à noter que dans la plupart des cas, vous ne perdez pas connaissance lorsqu’il s’agit d’un traumatisme cranio-cérébral léger, mais cela peut arriver.

Commotion cérébrale, des symptômes tardifs

Certains de ces symptômes peuvent apparaître immédiatement, tandis que d’autres peuvent apparaître plus tard. Certains peuvent aussi être très discrets, des symptômes que vous ne remarquez pas, au même titre que votre entourage, amis ou famille qui ne remarquent pas de changement.

Il est pourtant extrêmement important d’être attentif à l’apparition de tout changements cognitifs, sensoriels ou physiques. Les symptômes peuvent en effet devenir plus flagrants plus tard après le choc, voire au cours du jour suivant.

Les signes qui doivent vous alerter

Un comportement inapproprié, une diminution de la capacité à travailler, une incapacité à accomplir des tâches quotidiennes simples, une mémoire défaillante, des capacités d’attention réduites, des difficultéś à vous concentrer et un sommeil perturbé doivent vous alerter et vous faire suspecter une commotion cérébrale.

commotion cérébrale ostéopathe

Que se passe-t-il au juste lors d’une commotion cérébrale ?

Nous savons que la plupart des commotions cérébrales sont provoquées par une collision à haute vitesse avec un objet ou une personne, lorsque le cerveau se déplace ou est secoué à l’intérieur du crâne, dont il peut heurter la surface osseuse.

De tels impacts peuvent causer un traumatisme par décélération ou un traumatisme par rotation (au cours duquel le cerveau tourne, ce qui peut causer un cisaillement des fibres nerveuses du cerveau).

Un changement des fonctions chimiques du cerveau

L’effet exact de la commotion cérébrale sur les cellules du cerveau n’est pas encore déterminé avec exactitude, mais le mécanisme semble impliquer un changement au niveau des fonctions chimiques.

Les cellules du cerveau demeurent vulnérables dans les minutes qui suivent une commotion cérébrale, voire dans les jours suivants. À ce sujet, de nouvelles études révèlent que le problème ne se situe pas forcement au niveau de la structure des tissus du cerveau, mais plutôt dans son fonctionnement.

La durée exacte de ce changement n’est pas déterminée. Au cours de cette période, le cerveau ne fonctionne plus normalement et est plus vulnérable à un second traumatisme, notion sur laquelle nous reviendrons plus bas dans cet article.

Qui est le plus exposé au risque d’une commotion cérébrale ?

Personne n’est à l’abri d’une commotion cérébrale ! En effet, toute personne subissant un traumatisme direct ou indirect est exposée.

Certaines pratiques sportives sont cependant à risque :

  • Les sports de combat : boxe, taekwondo, MMA
  • Les sports avec collisions : football, hockey sur glace, rugby, sport automobile…
  • Les sports avec risque de chute : ski, cyclisme, skateboard, patinage de vitesse

La commotion cérébrale en quelques chiffres :

  • En France, on estime qu’il y a au moins 100.000 commotions cérébrales par an
  • Le K.-O. avec perte de connaissance représente 10% des commotions cérébrales
  • 4 sportifs professionnels sur 5 ignorent avoir subi une commotion cérébrale
  • 8 commotions cérébrales sur 10 ne sont pas diagnostiquées

Traumatisme crânien léger : que faire ?

Vous ou un de vos proche venez de chuter et une des manifestations ou symptômes décrits précédemment se présentent, il faut alors toujours présumer une commotion cérébrale et vous rendre chez votre médecin.

Arrêtez tout !

Un arrêt de toute activité est généralement recommandé au moins pendant 10 jours.

Dans le cas d’une commotion cérébrale chez le sportif, ce dernier doit être immédiatement retiré du terrain ou du ring et ne devra surtout pas retourner en jeu. En cas d’aggravation des symptômes, il est important de vous rendre aux urgences afin de réaliser des examens complémentaires.

Les risques d’une commotion cérébrale non prise en charge

Bien que 90% des personnes ayant subi un traumatisme crânien léger récupèrent en 3 à 6 mois sans l’ombre d’une séquelle, 10% présentent des conséquences plus ou moins importantes.

En effet, une seule commotion cérébrale aura très certainement peu de conséquences à long terme si le repos nécessaire est bien adopté et si la prise en charge est adéquate. Il est important cependant de noter qu’un sportif retournant sur le terrain sans s’être complétement remis de sa première commotion est 5 fois plus exposé au risque de subir un autre traumatisme crânien.

Quand les commotions cérébrales se cumulent

Lorsque qu’une nouvelle commotion se produit sans que le cerveau n’ait eu le temps de se remettre complément, les séquelles peuvent être alors plus importantes. Chaque nouveau traumatisme vient « abîmer » plus encore le tissu cérébral, pouvant alors laisser des séquelles permanentes venant troubler le bon fonctionnement du cerveau.

Séquelles et symptômes de la commotion cérébrale sur le long terme

Les accidents cérébraux répétés peuvent alors créer des séquelles irréversibles et parfois très graves. Il peut s’agir d’abord des premiers symptômes cités ci-dessus (maux de têtes, anxiété, vertiges, troubles du sommeil, troubles de la concentration, etc.) qui deviennent alors chroniques.

Impact des commotions cérébrales multiples

En plus de ces symptômes, les commotions cérébrales multiples et non prises en charge peuvent entraîner un dérèglement du système nerveux autonome (le système qui gère de façon autonome certaines fonctions comme la respiration, la digestion, etc), une dérégulation neuro-électrique du cerveau ou encore une perturbation de l’oxygénation cérébrale !
Après 3 commotions cérébrales, les chances de développer une maladie neurodégénérative, comme Alzheimer ou encore la maladie de Parkinson, sont 10 fois plus importantes.
Vous comprenez alors qu’il est indispensable de consulter votre médecin au plus tôt dès qu’une commotion cérébrale est suspectée. Une commotion cérébrale porte toujours en elle la possibilité de dommages plus importants et doit être examinée au plus vite.

L’importance d’en parler autour de soi

Si vous pensez avoir été victime d’une commotion cérébrale, il est extrêmement important d’en parler à un proche, à un collègue ou employeur, professeur ou un entraîneur. Il est en effet à noter que la perte de mémoire liée à l’incident est fréquente dans les commotions cérébrales.

Certains peuvent en effet oublier le choc physique subi au crâne, jusqu’à ce que le diagnostic soit établi. Cependant, informer un proche permettra d’obtenir une prise en charge rapide et des soins appropriés.

Diagnostic de la commotion cérébrale

Le diagnostic d’une commotion cérébrale peut se faire en plusieurs étapes.
Votre médecin pourrait vous poser des questions à propos de votre commotion cérébrale, votre historique professionnel et sportif ainsi que votre traumatisme le plus récent. Il procèdera à un examen neurologique. Cet examen consiste en des tests de mémoire, de concentration, de la vue, de coordination, de réflexes et d’équilibre.

Examens complémentaires

Votre médecin pourrait vous demander de faire d’autres tests complémentaires comme une IRM ou encore un tomodensitogramme, un examen permettant de capter une image des tissus mous, de l’ossature et des vaisseaux sanguins.

Commotion cérébrale : quel traitement ?

Il s’agira d’un temps de repos et d’un plan d’accompagnement pour le retour progressif aux activités cognitives et physiques. Il faut en effet laisser le temps aux tissus cérébraux de cicatriser et éviter toute sur-stimulation ou nouveau choc. N’oublions pas qu’une personne ayant déjà subi une commotion cérébrale est 3 à 5 fois plus à risque d’en faire une nouvelle.

Le syndrome post commotionnel

Bien que le temps de repos (arrêt de toute activité) généralement recommandé soit d’au moins 10 jours, votre médecin peu, s’il le juge nécessaire, rallonger ce temps de repos, notamment lorsque l’on voit apparaitre un syndrome post-commotionnel (caractérisé par état dépressif, un de changement de comportement).

Repos, repos, repos.

Quand on parle de repos, on parle de repos total, de repos « cérébral » et de repos « cognitif » en plus du repos physique ! Après un traumatisme crânien, le cerveau a besoin de toute sa force pour se remettre du choc.

Il faudra donc éviter de le stimuler et choisir d’autres passe-temps que la lecture ou les calculs mentaux durant la phase de repos.

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Commotion cérébrale : pourquoi consulter un ostéopathe ?

Il peut être très intéressant de consulter votre ostéopathe si vous avez subi un traumatisme crânien puisque celui-ci permettra d’accélérer votre temps de convalescence et travaillera à enlever les contraintes qui peuvent empêcher une bonne circulation du sang vers le cerveau. Le principe de consultation doit avoir été au préalable validé par votre médecin.

Combien de séances prévoir ?

Le nombre de séances dépendra souvent de la sévérité du coup initial, quoi qu’il en soit, les techniques douces et adaptées de l’ostéopathe permettront de faciliter votre récupération.
Mais pas uniquement !

Commotion cérébrale et ostéopathie : une prise en charge globale

Le mécanisme de la commotion cérébrale entraine une multitude de tensions au niveau de l’impact (donc du crane) mais aussi à distance, avec leurs répercussions : fatigue, maux de tête, cervicalgies, oppression thoracique, douleurs lombaires… Tout ce à quoi l’ostéopathe peut répondre par son approche holistique du corps humain.

Traumatisme crânien léger et ostéopathie : que fait l’ostéopathe ?

Vous l’aurez donc saisi, votre ostéopathe s’intéresse bien sûr à votre crâne, ayant subi le traumatisme, mais aussi aux structures à environnantes et à distance pouvant avoir été mises à mal. C’est l’une des raisons d’ailleurs pour laquelle votre ostéopathe vous manipule souvent ailleurs que là ou vous avez mal.

D’ailleurs, dans le cas de la commotion cérébrale, c’est en premier lieu loin du crâne qu’il viendra faire son travail. On vous explique tout en détail.

Libérer les tensions à distance

L’ostéopathe va donc libérer les tensions à distance dans un premier temps. Son travail s’effectue d’abord au niveau de la colonne, du bassin et du thorax, afin d’apaiser les tensions du corps subit par le traumatisme. Pourquoi ? Car ces tensions se répercutent par les membranes durales autour du cerveau et de la colonne vertébrale.

L’importance de la dure-mère

La dure-mère (également appelée pachyméninges) est une membrane fibreuse, assez rigide, venant tapisser l’intérieur du crâne, entourant le cerveau, et descendant tout au long de la colonne, entre la zone cranio-cervicale et le sacrum, responsable de la transmission de mouvements entre ces deux extrémités.

Le choc subi lors de la commotion cérébrale entraîne alors un mécanisme de raideur de cette membrane.

Soulager le tonus musculaire et nerveux

Ce mécanisme de raideur est une protection mise en place par le corps suite au choc, une sorte de réflexe, provoquant un état de tonus musculaire et nerveux constant.

Ce tonus va garder la colonne vertébrale en compression en permanence, empêchant alors les disques intervertébraux de se regonfler en eau la nuit. Et c’est là que l’on est plus exposés aux cervicalgies, dorsalgies et lombalgies !

Déverrouiller la colonne

Cet état de verrouillage de la colonne pourrait aller jusqu’à créer des douleurs sciatiques ou des cruralgies (une douleur de la face antérieure de la jambe) en comprimant les lombaires, ainsi que des maux de tête et des troubles de l’humeur ou du sommeil. Cette tension tire en effet en permanence sur la base du crâne par le système musculaire et la membrane dure-mèrienne à la suite de la commotion.

L’ostéopathe va donc tester votre colonne vertébrale, identifier les vertèbres en dysfonctions, tester le tonus musculaire et travailler en étirement du système musculaire ou en stimulation. Ce travail permet notamment de diminuer les pressions qui s’exercent sur le crâne à la suite du traumatisme crânien.

Lever les blocages des zones de vascularisation

Une fois après avoir déverrouillé la colonne, l’ostéopathe travaille à libérer les blocages et les compressions dans les zones importantes de vascularisation, à savoir vos cervicales, votre diaphragme mais aussi votre petit bassin.

Identifier les déséquilibres posturaux

Lors d’un traumatisme chez la future maman ou après l’accouchement, on retrouve un très gros déséquilibre postural (car la grossesse, c’est un corps qui change, et le bassin doit s’adapter en permanence au cours de 9 mois). Ce déséquilibre peut agir sur la sphère crânio-sacrée par l’intermédiaire de la dure-mère et risque ainsi d’augmenter la pression sur le crâne.

Le traumatisme crânien chez la femme

Des études ont montré que l’œstrogène (l’hormone sexuelle de la femme), augmenterait les effets négatifs du traumatisme. Cette hormone, qui est reliée à l’inflammation et aux dommages des tissus cérébraux, rendrait le cerveau féminin plus fragile et vulnérable aux chocs. Ne vous étonnez pas ainsi si votre ostéopathe travaille sur votre utérus (en externe), c’est que cela peut avoir un effet sur l’inflammation !

Une attention particulière pour le crâne

Si vous consultez votre ostéopathe pour une commotion cérébrale, vous vous en doutez bien, il viendra travailler sur votre crâne.

C’est par des manipulations spécifiques, douces et délicates au niveau de votre crâne que le praticien travaille sur les sutures crâniennes pouvant avoir une grosse influence sur les membranes du crâne mais aussi sur le retour veineux (car le reliquat de la dure-mère forme les sinus veineux).

Les limites de l’ostéopathie dans la prise en charge d’une commotion cérébrale

Malgré les signes d’amélioration de vos fonctions circulatoires et de votre état global, votre ostéopathe se doit de rester très vigilant quant aux symptômes que vous lui décrirez.
Dès lors que les symptômes évoluent, la prise en charge en ostéopathie ne doit pas se faire dans l’immédiat et votre ostéopathe sera à même de vous orienter vers votre médecin ou tout spécialiste si cela est nécessaire (il faut en effet toujours suspecter une atteinte de la colonne cervicale en cas de commotion cérébrale).

Nos conseils

  • Si vous ressentez les symptômes décrits ci-dessus, ne prenez pas de risques, n’attendez pas et parlez-en à votre médecin ou thérapeute
  • Le port du casque ou d’une protection dentaire lors de pratiques sportives n’offre aucune garantie contre les commotions cérébrales
  • Pour les sportifs, ne retournez pas sur le terrain ou le ring après un choc subi au crâne
  • Bébé se cogne la tête ? Prudence, un choc à la tête de bébé peut-être relativement dangereux, le cerveau est encore en plein développement !

Cabinet B - Ostéopathie

Spécialistes du suivi du sportif

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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