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Aïe ! Que ce soit suite à une blessure, un trouble, ou encore une chute, nous avons tous déjà ressenti la douleur. Qu’elle soit fugace ou continue, faible ou intense, elle n’est jamais agréable.

Selon l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP) “la douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle […]”.

Même si chacun ressent la douleur à sa manière, le mécanisme à l’origine de son déclenchement est le même pour tous.

Alors comment fonctionne cette douleur ? Qu’est-ce qui explique que l’on a mal ?

SOMMAIRE

Les systèmes nerveux du corps humain

système nerveux

Afin de bien comprendre les mécanismes derrière la douleur, focus sur les deux systèmes nerveux du corps humain :

  • le système nerveux central (I), au niveau de votre cerveau, cervelet, tronc cérébral et moelle épinière,
  • et le système nerveux périphérique (II), composé des nerfs rattachés à la moelle épinière et au cerveau.

I Le système nerveux central

Le système nerveux central permet d’acheminer l’information et les messages du cerveau vers la périphérie. C’est-à-dire, vers les organes ou les muscles, dans le but de les faire bouger. On parle alors de messages efférents. Ce sont donc les informations qui émanent du système nerveux central.

II Le système nerveux périphérique

Le chemin inverse permet de relayer l’information des organes ou des muscles vers le cerveau afin que ce dernier l’interprète. Il s’agit ici d’un message nerveux afférent. Les messages proviennent des récepteurs sensitifs du système nerveux périphérique (II) et cheminent vers le système nerveux central (I).

Jusque-là, vous suivez ? Bien, car ce n’est pas fini ! En effet, le système nerveux périphérique moteur est lui-même divisé en deux. Ainsi, il dispose d’un système nerveux autonome (II.A) et d’un système nerveux somatique (II.B).

II.A Le système nerveux autonome

Le système nerveux autonome se charge des fonctions de base et de la sensibilité des organes. On dit qu’il est autonome car son action est inconsciente. En effet, lorsque vous respirez ou digérez votre repas, il s’agit de réflexes inconscients.

Lui-même est composé du système nerveux sympathique (II.A.1) et du système nerveux parasympathique (II.A.2).

II.A.1 Le système nerveux sympathique

Le système nerveux sympathique met le corps en état d’alerte. Il s’active en réponse à une situation, à un stress, de plusieurs manières :

  • accélération du rythme cardiaque,
  • dilatation les pupilles,
  • ou encore, augmentation de la transpiration.
II.A.2 Le système nerveux parasympathique

Le système nerveux parasympathique, lui, orchestre les fonctions de base comme la digestion ou la respiration. Ainsi, il ne s’agit plus ici d’une réponse à un stress. Au contraire, il participe au ralentissement général des fonctions, à une relaxation de l’organisme. Cela se traduit par une :

  • décélération du rythme cardiaque,
  • baisse de tension artérielle,
  • etc.

II.B Le système nerveux somatique

Dernier système à aborder et pas des moindres : le système nerveux somatique. C’est lui qui vous permet de contrôler la position de votre corps et vos mouvements. Comme lever les bras, courir, marcher, etc.
Il perçoit aussi l’information depuis les muscles, la peau, les articulations et la fait remonter jusqu’au cerveau.

Les trois acteurs de la douleur

Les nerfs, la moelle épinière et le cerveau sont tous les trois sollicités lorsqu’il s’agit de la douleur. Mais pour comprendre comment cela fonctionne, focus sur la circulation de l’information douloureuse.

Comprendre la circulation de l’information

Vos organes et muscles sont dotés de récepteurs. Ils déclenchent un message nerveux à travers les nerfs et la moelle épinière, et ce, jusqu’au cerveau.

Le message de la douleur et les nocicepteurs

Les récepteurs à la douleur sont appelés nocicepteurs. Ils permettent de repérer un danger, de déclencher et envoyer un message jusqu’à la moelle épinière et le cerveau. Un message nerveux afférent donc. La moelle épinière, après avoir “réceptionné » le message envoyé par les nocicepteurs, va le transmettre au cerveau. Ensuite, le cerveau interprète le message et agira en conséquence. C’est donc à ce moment-là que vous ressentez la douleur.

Lorsque le danger est trop grand, on assiste à un mécanisme de réflexe afin d’écarter le danger. Par exemple, lorsque vous vous brûlez la main, votre réflexe est le retrait de votre membre de la source de chaleur.

Comprendre le message de la douleur

Lorsque l’on parle de douleur, il convient de distinguer la douleur somatique de la douleur viscérale. Alors que la première dépend du système nerveux somatique, la seconde dépend quant à elle du système nerveux autonome.

La douleur nociceptive somatique

La douleur nociceptive somatique est causée par la stimulation des récepteurs de la peau, des articulations et du système musculaire.

Prenons le cas d’une contracture musculaire à la suite d’un effort important ou de l’étirement d’un muscle lors d’une élongation. L’information nociceptive remonte à travers la moelle épinière et se déplace jusqu’au cerveau. Ainsi, cela va déclencher en retour une réponse adaptée : vous allez plutôt vous reposer sur l’autre jambe. Ou bien, plier le genou.

La douleur viscérale

La douleur viscérale, quant à elle, concerne tout le milieu intérieur du corps : le foie, la rate, l’estomac, le cœur, les poumons etc. Cette douleur ressentie est alors le signe :
d’un spasme d’un organe,
d’une brûlure,
ou encore, de la sécrétion en excès d’une substance.

Mais ces douleurs viscérales ont une particularité dans la manière dont votre cerveau les interprète.

Peut-être avez-vous déjà remarqué que lorsque vous avez mal au ventre, vous avez du mal à localiser précisément votre douleur. Ce qui n’est pas le cas lorsque vous souffrez d’une contracture, ou encore d’un problème articulaire.

La douleur, même mécanisme et ressentis différents

Vous l’aurez compris, la douleur se déclenche de la même manière chez tout le monde. Néanmoins, cela ne signifie pas que chaque personne la ressent de la même manière.
La douleur est subjective. En effet, le ressenti de la douleur va dépendre de différents facteurs : génétiques, environnementaux et psychosociaux. De plus, des études ont montré que les centres cérébraux à l’origine de la perception de la douleur sont étroitement liés aux centres de nos émotions.
Ainsi, une douleur qui semble modérée chez un individu peut donc avoir un impact très différent chez un autre. D’où l’importance de respecter la sensibilité et les ressentis de chacun.

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