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On parle de compression médullaire lorsque la moelle épinière et les nerfs environnants se retrouvent comprimés.

Les causes derrière cette compression peuvent être nombreuses. Toutes aussi nombreuses que les symptômes qu’elle cause d’ailleurs. En effet, cela va du simple fourmillement à la paralysie.
Alors comment savoir si votre moelle épinière souffre d’une compression ? Quels sont les facteurs de risques et les éventuelles complications ? L’ostéopathie est-elle efficace en cas de compression médullaire ?

Sommaire

Compression médullaire : de quoi s’agit-il ?

Afin de comprendre ce qu’est la compression médullaire, faisons d’abord un petit point anatomie.

Zoom sur la moelle épinière

Votre moelle épinière part de la base de votre cerveau, au niveau de votre tronc cérébral. Ensuite, elle descend tout au long de votre colonne vertébrale, dans le canal médullaire, qui la protège.

Il faut souligner que tout comme le cerveau, la moelle est entourée de 3 membranes : les méninges.

Le rôle de la moelle épinière

Son rôle premier ? La transmission d’informations nerveuses. En fait, c’est le principal moyen de communication entre votre cerveau et le reste de votre corps. L’échange d’informations se fait dans les deux sens.

Donc, il peut s’agir d’informations envoyées pour stimuler les mouvements musculaires ou encore d’informations sensitives. Mais la moelle joue aussi un rôle dans les réactions que l’on appelle réflexes. C’est-à-dire, les réactions musculaires involontaires.

Compression médullaire : la moelle épinière en souffrance

On parle donc de compression médullaire, ou compression spinale, lorsque quelque chose exerce une pression sur la moelle épinière. Ces compressions vont altérer l’information nerveuse transmise habituellement par votre moelle épinière
La compression peut alors concerner votre moelle directement, ou les racines nerveuses qui en émergent. En fonction, les symptômes seront différents.

Compression médullaire : symptômes et causes

Compression médullaire : les symptômes

Les premiers symptômes peuvent se manifester progressivement, ou de manière vive. Symptômes qui peuvent être nombreux et variés.

On compte des troubles sensitifs, qui viennent altérer votre sensibilité, et notamment :

  • Paresthésies : fourmillements, picotements, brûlures, etc.
  • Diminution de la sensibilité.
  • Etc.

Et des troubles moteurs :

  • Défaut de contrôle des sphincters urinaires ou anorectaux.
  • Troubles de la marche.
  • Diminution de la force musculaire.
  • Troubles sexuels.
  • Etc.

De plus, vous pourriez ressentir des douleurs dans le dos et dans les membres.
Il faut savoir qu’absolument tout le monde peut être concerné par une compression de la moelle épinière, adultes comme enfants.
Chez l’enfant, le diagnostic est plus difficile. Cela se manifeste notamment par des troubles sphinctériens, une déformation de la colonne et une boiterie.

Qu’est-ce qui peut causer la compression de la moelle épinière ?

De par sa position, la moelle épinière peut être comprimée par bien des éléments et structures.

Notamment, par des os, ou encore par le tissu qui recouvre le canal rachidien. Mais la compression peut aussi faire suite à d’autres facteurs. Par exemple, à une maladie ou un traumatisme, une tumeur, un hématome, etc.

Les causes les plus connues

  • La hernie discale provoque une compression de la racine du nerf. Elle concerne tous les étages vertébraux de votre colonne, mais surtout vos cervicales et lombaires.
  • La sténose cervicale. Le rétrécissement du canal médullaire crée une compression. Dans 95% des cas, ce ​rétrécissement est lié à l’arthrose.
    – Le syndrome de la queue de cheval.
    – Un hématome causé par une ponction lombaire ou un traumatisme de la colonne : c’est la compression médullaire traumatique.
    – Une tumeur bénigne comme un méningiome.
    – Des kystes articulaires. Ils peuvent être localisés à tous les niveaux de la colonne.
    – Le spondylolisthésis. Soit le déplacement en avant ou en arrière d’une vertèbre.
    – Une affection des vertèbres, comme une prolifération métastatique. Cela conduit à un élargissement de la vertèbre qui comprime la moelle.
    – Une fracture d’une vertèbre.
    – Un durcissement du tissu qui entoure la moelle.
    – Une inflammation des méninges ou infection comme la méningite qui constitue une urgence médicale.

Compression médullaire : diagnostic et traitement

Compression de la moelle épinière : comment se pose le diagnostic ?

L’examen clinique de votre médecin a pour but de déterminer le siège de la compression. Il se base sur les signes cliniques que vous présentez.
En fonction de vos symptômes, certains examens, et notamment l’imagerie, sont effectués en urgence. Mais la présence de nombreux symptômes complique et retarde parfois le diagnostic.

L’IRM médullaire

L’IRM est l’examen de choix dans la compression médullaire. En effet, c’est celui qui permet de visualiser au mieux “les parties molles”. C’est-à-dire votre moelle épinière, les nerfs, les disques, muscles, etc.
C’est généralement le premier examen réalisé.

Les examens complémentaires

Grâce à un scanner ou un myéloscanner, il est également possible de visualiser la moelle épinière. En effet, ils permettent de rechercher et préciser des troubles osseux.
Un diagnostic différentiel est réalisé pour vérifier que l’atteinte n’est pas périphérique. C’est-à-dire, située au niveau des nerfs, en dehors de la moelle épinière.
Les radiographies, elles, permettent de voir l’aspect global de votre colonne vertébrale : scoliose, tassement, spondylolisthésis, etc.

Compression de la moelle épinière et opération

En fonction de l’atteinte et des symptômes qu’elle cause, le traitement peut être urgent.
Le recours à la chirurgie est envisagé dans le cas d’une sténose sévère. Ou encore, dans le cas d’un syndrome de la queue de cheval.
Les points relatifs au traitement restent à discuter directement avec votre médecin traitant.

Compression médullaire : que fait l’ostéopathe ?

La prise en charge par un ostéopathe permet de soulager le phénomène inflammatoire qui accompagne la compression de votre moelle.
Lorsque la chirurgie est inévitable, l’ostéopathe peut aussi vous accompagner dans le suivi de l’intervention. En effet, il peut agir en amont, pour préparer au mieux votre organisme à l’acte. Mais également en post-opératoire, pour limiter la formation d’adhérences cicatricielles et pour optimiser votre récupération.

Réduire l’inflammation

La compression induit une inflammation locale, et des sensations de fourmillements ou des douleurs à type de brûlure peuvent se présenter.
Ces sensations ou douleurs se manifestent de différentes manières. Notamment en fonction de la cause de la compression, et de la zone.
Votre ostéopathe procède ainsi à un travail au niveau local, pour réduire les douleurs et l’inflammation.
Il manipule avec douceur pour relâcher vos tensions et vous rendre votre capacité de mouvement. Mais ce travail permet aussi d’optimiser la circulation du sang veineux, afin de drainer au mieux l’inflammation.

Corriger le déséquilibre postural et musculaire

Quelle que soit l’origine de la compression, les contraintes musculaires ou les déséquilibres posturaux entraînent à leur tour des contraintes sur votre colonne. Mais aussi sur le système musculo-squelettique qui la compose.
Ici, le praticien analyse donc votre posture et évalue vos tensions musculaires, en vue d’équilibrer ce système musculo-squelettique.
Cela passe notamment par l’analyse des capteurs posturaux. Comme votre mâchoire, vos pieds, vos yeux, mais aussi vos cervicales, et votre oreille interne.
Le soulagement lors de l’ajustement d’une ou plusieurs de vos entrée(s) posturale(s) est parfois immédiat. Même s’il ne s’agit évidemment pas de guérison instantanée, ce soulagement permet néanmoins plus de confort. De plus, il limite l’irritation du nerf touché.

Retrouver les fonctions sensitives et motrices

Lorsque la transmission de l’information est altérée, les tissus de votre corps vont subir un stress physique élevé. Alors, ce stress peut accentuer les douleurs et les contractions.
L’ostéopathe soulage donc vos tensions et douleurs, en soignant ce qui contraint le nerf.
Une fois ce travail fait, le thérapeute vous aide à retrouver une bonne fonction nerveuse. Cela passe par des techniques myofasciales, soit sur les membranes. Mais également par des étirements doux.

Soulager ces symptômes qui perdurent

Par ailleurs, il est très fréquent que les fourmillements, sensation de brûlure ou autres contractures perdurent. Et ce, même une fois l’irritation du nerf levée.
Le travail de l’ostéopathe peut aussi aider à effacer les résidus de ces symptômes, afin de retrouver du confort au quotidien.
Pour cela, il est possible que plusieurs consultations soient nécessaires. Vous pourrez faire un point sur le sujet directement avec votre ostéopathe durant le temps de la consultation. En fonction de vos symptômes et antécédents il pourra vous proposer un schéma de traitement le plus pertinent possible au-delà des grands axes que nous avons détaillé dans cet article.

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