Skip to main content
0% lus

Vous connaissez cette sensation de décharge électrique fugace tout le long de votre avant-bras lorsque vous vous cognez le coude ?

Cette sensation particulièrement désagréable et incommodante peut parfois durer beaucoup plus longtemps. C’est ce que l’on appelle alors la névralgie ulnaire, névralgie cubitale ou encore syndrome du tunnel cubital ou ulnaire.

Comment reconnaître les symptômes de cette névralgie ? Quelles sont les causes derrière celle-ci ? Votre ostéopathe peut-il soulager le nerf cubital et vous débarrasser naturellement de vos sensations désagréables ? Quelles sont les limites de l’ostéopathie face à la névralgie ulnaire ?

Retour sur ce trouble et les moyens naturels de le traiter et d’en éviter la récidive.

Sommaire

Nerf ulnaire : le point anatomie

Le nerf ulnaire, ou nerf cubital, émerge de vos cervicales. Et plus précisément d’une racine située à la base de votre nuque. Il chemine dans votre bras et passe en arrière de votre coude. Il redescendre ensuite jusqu’à votre main et passe dans un canal au niveau du poignet (le canal de Guyon).
Son passage au niveau du coude se situe dans un sillon sous la peau, au niveau de la pointe de votre os. Lorsque vous touchez votre coude, vous pouvez d’ailleurs percevoir ce sillon et sentir une sensation assez désagréable. Cette sensation est due au fait que vous touchez en fait le nerf.

La double fonction du nerf ulnaire

Le nerf cubital ? C’est un nerf dit mixte. En effet, il joue à la fois un rôle sensitif et moteur.
Il est moteur pour quelques muscles de votre avant-bras et pour de nombreux autres muscles intrinsèques de votre main. C’est notamment ce nerf qui vous permet de bouger votre poignet et vos doigts. De plus, son innervation est essentielle pour l’adduction et la flexion de vos doigts et de votre poignet.

Il a également un rôle sensitif, notamment pour vos deux derniers doigts de la main (l’annulaire et l’auriculaire). Et il permet la circulation des informations sensitives d’une partie de votre main.

Le nerf de la préhension et de la force

Le nerf cubital est le nerf de la préhension et de la force. La préhension ? C’est votre faculté à saisir et maintenir un objet avec la main.

La préhension d’abord, par votre pouce, et votre auriculaire pour la force. Oui, nous parlons bien de votre petit doigt. Cela peut sembler étonnant, mais votre capacité à tenir fermement un objet est en partie possible grâce à votre petit doigt.

Faites le test

Il vous suffit d’essayer de tenir un objet aussi fermement que possible sans utiliser votre cinquième doigt pour vous apercevoir à quel point ce dernier vous est utile.

Un nerf sollicité au quotidien

Vous sollicitez grandement l’articulation de votre coude dans la vie de tous les jours. Lors de la flexion de votre coude, votre nerf ulnaire est étiré pour être ensuite relâché lors de l’extension.
Vous comprenez ainsi que la zone peut être soumise à de nombreuses contraintes et entrainer alors la compression nerf cubital. C’est la névralgie ulnaire et celle-ci toucherait près de 25 personnes sur 100 000.
Notez que ce nerf cubital peut être mis à mal au niveau de deux structures. Le coude donc, mais aussi au niveau du poignet.
Comme le canal carpien, cette atteinte fait partie des syndromes compressifs et se classe dans la famille des syndromes canalaires.

Compression du nerf cubital : symptômes et causes

Les symptômes

La névralgie est une atteinte douloureuse d’un nerf donné. Nerf qui se retrouve comprimé ou irrité.
En cas de névralgie cubitale, vous pourriez souffrir de :

  • fourmillements dans les doigts (plus précisément les deux derniers doigts de votre main)
  • sensations d’engourdissement des doigts
  • fourmillements et engourdissements du bras et du poignet
  • sensations de brûlure ou encore de décharges électriques au niveau de la main
    parfois des douleurs peuvent se faire ressentir au niveau du coude et s’étendre jusqu’à l’épaule ou encore jusqu’à l’aisselle
  • une perte de force accompagne parfois ces paresthésies et symptômes douloureux

Vous pourriez de ce fait avoir la sensation de ne plus pouvoir à attraper les objets correctement. Ou encore avoir l’impression de ne plus arriver à les maintenir fermement dans votre main.
Vos douleurs et sensations sont bien souvent nocturnes. Notez enfin que dans certains cas avancés, les quatrième et cinquième doigts se mettent en griffe.

Névralgie cubitale ou maladie de Dupuytren

Attention à ne pas confondre la névralgie cubitale avec la maladie de Dupuytren. Dans cette dernière, les symptômes débutent généralement aussi dans les quatrième et cinquième doigts.

Quelles sont les causes de la névralgie cubitale ?

C’est un phénomène compressif qui cause généralement la névralgie ulnaire ou cubitale. La position du nerf le soumet en effet à de nombreuses contraintes au niveau du coude et du poignet. Différentes causes peuvent être à l’origine de cette compression du nerf cubital :

Des traumatismes

Le nerf peut être limité dans son mouvement de glissement dans le canal, provoquant alors son étirement anormal. Ce phénomène peut se produire à la suite d’un traumatisme (une fracture, la pose d’un plâtre ou encore l’immobilisation).

Des adhérences cicatricielles

Des adhérences cicatricielles peuvent aussi être à l’origine de la compression. Ou encore, une épaisseur importante du tissu composant l’arcade dans lequel passe votre nerf.

Une déviation de l’axe du bras

Une déviation de l’axe de votre bras par rapport à votre avant-bras peut venir mettre à mal le nerf. On pense notamment au cubitus valgus, lorsque bras tendu, votre coude part vers l’intérieur. Cela augmente alors l’étirement du nerf.

Une déformation anatomique

Il est possible que le nerf sorte de sa gouttière, notamment par une déformation anatomique. On pense notamment à une gouttière peu profonde ou un tissu trop fin qui recouvre le nerf, permettant alors sa sortie.

Une laxité ligamentaire excessive

Si vous souffrez d’une laxité ligamentaire (fréquente pendant la grossesse par exemple) le coude est soumis à plus de mobilité. Cela crée alors un terrain alors propice à une subluxation du nerf. En effet, comme votre nerf bouge anormalement dans sa gouttière, il est alors beaucoup plus sensible.

Les facteurs favorisant la compression du nerf cubital

Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition de cette névralgie. On compte notamment des troubles métaboliques comme le diabète, pouvant être à l’origine d’une neuropathie.
Les activités professionnelles faites de gestes répétitifs ou des gestes sportifs mal exécutés, créent à terme des tendinites par exemple. Et donc une sensibilité accrue de cette zone du passage du nerf.
La compression du nerf cubital au coude peut être reconnue comme maladie professionnelle. Et ce, dans la mesure où les conditions retrouvées dans le tableau n°57 sont remplies.

La névralgie cubitale : diagnostic et traitements

Diagnostiquer la névralgie cubitale

Afin de poser le diagnostic, votre médecin réalise des examens cliniques. Ces examens visent notamment à tester la sensibilité et la force de votre bras et celles de votre main.
Notez que le diagnostic peut être particulièrement difficile à poser, l’atteinte du coude n’étant pas systématique. La difficulté réside en effet dans une possible atteinte des cervicales. Atteinte pouvant elle aussi se traduire par des fourmillements et des pertes de force dans la même zone.

Les tests menés

Le médecin peut faire appel à plusieurs tests pour poser son diagnostic.
Il y a ce que l’on appelle le signe de Wartenberg. Ce test consiste à observer si votre cinquième doigt peine à se rapprocher de vos autres doigts lorsqu’ils sont collés entre eux.
Le test de Froment, lui, consiste à vous faire tenir un papier entre votre pouce et votre index. Dans le cas où vous souffririez d’un déficit musculaire, votre pouce se mettra en flexion.

Les examens complémentaires

Pour déterminer s’il existe une anomalie osseuse (arthrose, déviation osseuse, séquelles de fracture etc.), des examens radiologiques sont réalisés.
L’échographie quant à elle, permet de visualiser les parties molles de la zone (comme les ligaments ou les tendons). Et de vérifier leur état.
Enfin, la conduction nerveuse peut, elle, se mesurer via l’électromyogramme (ou EMG).

Compression du nerf cubital : quel traitement ?

Votre médecin peut vous prescrire, en première intention, des anti-inflammatoires et des antalgiques afin de calmer vos douleurs. Il peut aussi vous proposer le port d’une attelle à la nuit.

Opération du nerf cubital

Le traitement chirurgical est parfois nécessaire afin de venir décomprimer le nerf. Notamment lorsque le traitement énoncé ci-dessus n’a pas montré d’efficacité.
Ces questions relatives au traitement médical doivent être abordées directement avec votre médecin. Ce que l’on peut vous expliquer en détail en revanche, c’est les solutions naturelles à votre disposition pour soulager le nerf cubital.

Compression du nerf cubital : quel traitement naturel ?

L’ostéopathe a toute sa place dans la prise en charge de névralgie ulnaire. L’action de cette médecine alternative vise à lever les contraintes s’exerçant sur votre nerf cubital. Mais aussi à rompre l’effet compressif afin de soigner votre névralgie, tout en douceur.

Soulager le nerf cubital avec l’ostéopathie

Votre ostéopathe va sans surprise se pencher sur votre bras et sur le trajet qu’emprunte votre nerf cubital. Mais il ne s’arrête pas là ! Le praticien se penche également sur votre système digestif pour traiter votre névralgie. Il y a cependant de bonnes raisons à cela, et on vous les expose en détail.

Une attention particulière pour l’origine du nerf et son trajet

Votre nerf ulnaire émerge de ce que l’on appelle le plexus brachial. Il se situe au niveau de vos cervicales et continue son trajet jusqu’à votre main, en dedans du bras et en arrière de votre coude.
Inutile de mentionner que votre bras vous est particulièrement utile au quotidien. Il est très mobile et permet des mouvements très complexes, précis et puissants. Mais pour que ces mouvements soient optimaux, vos cervicales doivent, elles aussi, être en bonne santé (et suffisamment mobiles).

Des cervicales en bonne santé

Votre ostéopathe investiguera donc vos cervicales. Son but ? Libérer l’émergence des racines de votre nerf ulnaire pour lui permettre un bon passage. C’est un petit peu comme sir le praticien l’aidait à se frayer un chemin. Tout trouble qui atteint l’intégrité des cervicales risque de perturber le passage de votre nerf cubital, et notamment :

  • cervicalgies
  • torticolis
  • coup du lapin
  • trouble ATM
  • etc.

Une fois l’émergence du nerf libérée, l’ostéopathe suit ensuite tout le trajet emprunté par votre nerf cubital, à la recherche d’autres blocages et obstacles. Le praticien relâche alors au besoin les muscles en tensions et travaille vos systèmes myofascial (soit les tissus mous) et articulaire. On pense notamment à votre épaule, poignet et toutes les enveloppes membranaires contenant et accompagnant votre nerf ulnaire.

Traiter les traumatismes nouveaux comme anciens

Les antécédents de fracture, chute, ou encore d’immobilisation prolongée par le plâtre peuvent mener à la compression du nerf cubital.

La prise en charge de ces traumatismes en ostéopathie consiste à redonner toute la fonction et mobilité de votre coude.

Pour cela, votre ostéopathe doit relâcher les muscles de votre bras et avant-bras. Mais aussi les fascias, ces membranes entourant vos muscles et organes. Mais son travail ne s’achève pas ici ! Il doit également veiller à relâcher les tensions présentes au niveau de votre poignet et de votre main.

Une fois ces tensions musculaires levées, le praticien s’attaque aux tensions exercées sur vos os et leurs ligaments.

L’ostéopathe observe aussi vos éventuelles cicatrices et veillera à réduire le phénomène d’adhérence, possible cause derrière votre névralgie. L’objectif principal ? Vous faire retrouver un confort naturel lorsque vous exécutez des mouvements avec votre bras et sollicitez votre main.

Prévenir l’irritation quotidienne de votre nerf

Le travail de votre ostéopathe se fait également au niveau de votre crâne. Pourquoi ? Car c’est notamment à ce niveau que l’ostéopathe peut venir soulager les tensions dues à la fatigue, au stress ou à de mauvaises postures maintenues quotidiennement.
Ce travail, en plus de vous apporter plus de confort, permet la récupération plus rapide de votre corps. Mais aussi et surtout, il permet d’éviter l’irritation quotidienne de votre nerf.
Votre ostéopathe regardera également vos vertèbres dorsales et votre cage thoracique. Mais aussi, vos côtes, votre sternum, vos omoplates et l’ensemble de vos muscles. Leur santé est primordiale pour tous les mouvements de vos bras et pour leur force. Ainsi que pour des mouvements de main plus fins et précis.

Choyer votre système viscéral

Oui, votre ostéopathe s’intéresse aussi à votre système digestif, même si vous le consulter pour un nerf du bras en souffrance. Pourquoi ?
Car lorsque votre système digestif est victime d’un dérèglement de son milieu intérieur, cela peut se ressentir sur l’ensemble de votre organisme.
On peut en effet observer la mise en place d’un terrain inflammatoire causé par des pathologies comme :

  • les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (ou MICI),
  • le small intestinal bacterial overgrowth (ou SIBO),
  • ou encore la colopathie fonctionnelle, rendant les parois de l’intestin poreuses et créant ainsi un passage de diverses toxines dans le sang.

Une porte ouverte pour les toxines

Ces toxines que l’intestin n’a pu retenir viennent alors allègrement se déposer sur vos tendons, facilitant alors leur inflammation. Un terrain propice aux tendinites, qui peinent ensuite à se soigner.
Lors de mouvements répétitifs et forcés, vous exposez votre coude à des risques d’apparition de tendinites. Et une tendinite peut créer un déséquilibre pouvant affecter le passage de votre nerf cubital dans son sillon ulnaire. Un vrai effet domino partant de l’intestin.
Vous comprenez alors la pertinence du travail de votre ostéopathe au niveau de votre abdomen et de votre système viscéral. Notez que le praticien procède ici en douceur. Il s’agit en effet d’une zone pouvant être particulièrement sensible, qui plus est dans le cas de troubles digestifs.

Lorsque la chirurgie est inévitable

Lorsque la décompression du nerf doit se faire chirurgicalement, l’action de votre ostéopathe sera limitée. Il pourra agir en amont de l’opération pour préparer votre organisme à l’acte chirurgical. Mais aussi pour des soins en ostéopathie après l’opération.
Cela permettra notamment :

  • d’aider à la récupération de la zone opérée,
  • d’éviter la formation d’adhérence cicatricielles en ce même lieu,
  • et enfin, de vous permettre de retrouver plus rapidement une fonction confortable de votre bras et de votre main.

Cabinet B - Ostéopathie

Découvrez ce qui fait la réputation de nos cabinets d’ostéopathie à Toulouse.

Laisser un commentaire

Une question ? Envie de partager votre parcours avec nous ?
Laissez-nous un commentaire, nous y répondons systématiquement.