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C’est forcément un homme qui a inventé ce concept, non ?
D’ailleurs, le jour où on a voulu donner la chance aux papas de partager ce bonheur d’être à la maison avec bébé au quotidien on ne leur a accordé que 11 jours. Pourquoi ? Certainement de peur qu’ils ne fassent un burn-out s’ils en avaient plus !

A quel moment parle-t-on de congé ?

Congé de maternité versus vacances

Avant, quand je disais “ce soir je suis en congé”. Je chantonnais gaiement pour faire enrager les collègues et généralement la veille de ce fameux congé ma productivité professionnelle laissait à désirer. J’avais la tête dans mes valises et je me voyais déjà au bord de la plage, le paréo à portée de main et un bon livre à commencer.

Alors quand ma grossesse avançait et que se profilait le “congé” de maternité j’étais dans le même état. A l’exception près que j’avais la tête dans les layettes.

Mais ce n’est pas des vacances ! Non, non, détrompez-vous !
Oui on est à la maison et on n’a pas à assister à des tas de réunions, à faire des rapports d’activité et à se disputer avec les collègues parce qu’il n’y plus de papier dans l’imprimante. Oui à la maison on est sur notre petit nuage de bonheur à profiter de notre nouveau-né plutôt qu’au boulot à supporter la mauvaise humeur de notre chef mal luné.
Oui, en “congé” de maternité on échappe au stress du dimanche soir parce que demain c’est lundi et qu’on n’a pas envie de retourner travailler. Mais en fait, quand on est en “congé” de maternité c’est tous les jours lundi.

J’insiste le “congé” maternité c’est tout sauf des vacances !

L’utopie du congé de maternité

Pourtant on y a pensé, on l’a idéalisé ce congé.

On a rêvé de ces moments où, avant l’accouchement on allait terminer la préparation de la chambre. Mais on n’avait pas réfléchi au fait que, réduite au stade de culbuto, on n’allait pas pouvoir se lancer dans des travaux de dernière minute.

Et puis, on n’avait pas imaginé non plus que se lever du canapé deviendrait si difficile si bien que finalement on se dit qu’on est bien installé là, à bouquiner.

Aussi, le stress du jour J se développant on ne profite pas de ces derniers moments à 2 et on ne parle que de l’arrivée imminente de bébé plutôt que de faire une soirée normale, à parler des soucis du quotidien et à se disputer sur le programme qu’on va regarder à la télé.

Des choses simples pourtant !

On les a eu en tête ces petits instants avec bébé, ses premiers sourires, ses joies dans le tapis d’éveil. Mais on avait occulté de nos imageries mentales les nuits entrecoupées, les régurgitations et les lessives, les chagrins inconsolable qu’on ne sait pas identifier.

Sans parler de la fatigue bien sûr car oui, accoucher c’est un peu fatigant. Et ça prend bien un “congé” pour s’en remettre !

congé maternité maman utopie

Quand même les papas s’en mêlent

Pour les papas, les mamans sont des privilégiées qui assistent en avant première aux évolutions de bébé, aux babillements et autres moments de bonheur. Alors les papas nous envient et aimeraient bien eux aussi partager ces instants avec un congé de paternité plus long.

Mais être maman tous les jours à la maison c’est aussi faire face aux petits bobos, aux cacas atomiques, aux pleurs sans fin et j’en passe !
C’est assuré un quotidien, des journées complètes qui sont parfois plus éprouvantes que les journées de bureau pour lesquelles on se plaignait régulièrement.

Finalement, papa pose une semaine de congé et partage enfin ce quotidien.
Et là, patatra ! La réalité prend le dessus avec cette petite phrase anodine lancée au bout de 2 jours de “congé”: “c’est moi où j’ai l’impression de faire toujours la même chose: biberon, vaisselle, lessive?”. Bienvenu dans mon monde !

Ses vacances au goût de “congé” de paternité l’ont épuisé le petit papa. Et c’est le coeur léger qu’il est retourné travailler. Non j’exagère mais en tout cas ça lui a permis de voir que même si profiter de son bébé tous les jours c’est une chance, c’est aussi beaucoup de travail.

Les mois passent, bébé grandit et on se dit qu’il serait bien de retourner à nos activités professionnelles. Ça en devient même une nécessité. Mais ça, on s’en reparle.

Par contre, je ne parlerai plus de “congé” de maternité, jamais !

Au plaisir !

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Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes spécialistes de la périnatalité

Roxane

Author Roxane

Billets d'une jeune maman (mais pas que) toulousaine, expatriée à Montréal, finalement revenue dans la ville rose.

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