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La déchirure musculaire complète, ou rupture musculaire complète, est le degré le plus important des lésions musculaires chez le sportif. Il s’agit du dernier stade de la lésion, où votre muscle se rompt totalement. La plus grave des lésions musculaires donc, parfois même accompagnée d’une désinsertion musculaire.

Dans quelles circonstances arrive une déchirure musculaire complète ? Quels sont les bons gestes à adopter pour la prévenir et les facteurs de risques ? Quelles sont vos options de traitement pour la déchirure musculaire ? Combien de temps de repos demande votre muscle pour se soigner ? Quelle est la place de l’ostéopathie dans la prise en charge de ce type de blessure musculaire ?
Retrouvez ici toutes les infos utiles afin d’impacter au moins vos performances sportives et optimiser votre récupération.

Sommaire

Symptômes de la déchirure musculaire

Quels sont les symptômes de la déchirure musculaire ? Comment identifier cette blessure ? Quand survient-elle ? Apprenez à en reconnaître les signes.

La douleur

Le premier signe qui vous alerte sans doute est la douleur ressentie, qualifiable de vive et brutale.
Elle survient généralement durant votre pratique sportive. La douleur est violente, et souvent localisée au niveau de votre membre inférieur. Fréquemment elle vous fait tomber à terre de par sa violence.
Notez en effet que la majorité des lésions musculaires concernent la jambe (à hauteur de 92%), et par ordre d’importance :

  • 37% pour les ischio-jambiers (soit les muscles à l’arrière de la cuisse)
  • 23% pour les adducteurs
  • 19% pour le quadriceps
  • 13% pour le triceps (muscle du bras)

Le bruit

Un bruit sourd vous a aussi très certainement interpellé, ressemblant quelque peu à une détonation. Ce bruit témoigne bien souvent d’une déchirure musculaire complète.

Les autres signes

  • Apparition d’un hématome, d’une ecchymose. Attention, parfois à distance de votre lésion.
  • Formation d’une boule dure et douloureuse quelques heures après la blessure. Celle-ci signe la rétraction des fibres musculaires, avec un creux au milieu du muscle.
  • Impossibilité de réaliser des mouvements musculaires en lien avec la lésion. Comme poser le pied à terre par exemple.

Comment arrive-t-on à la déchirure musculaire complète ?

On classe les lésions musculaires selon le degré d’atteinte de la fibre musculaire. Retrouvez un article faisant le point sur chacune des blessures pouvant toucher le sportif : « Lésions musculaires chez le sportif : de la courbature à la rupture ».

Pour résumer, nous retrouvons :

  • La crampe, la courbature, la contracture : ici, aucune lésion à proprement parlé dans le muscl. Même si cela peut générer des douleurs ou encore des gênes parfois handicapantes.
  • L’élongation : dans cette blessure, le muscle a été trop “allongé”. Il a dépassé sa capacité d’étirement, il souffre alors de lésions de types micro-déchirures.
  • La déchirure musculaire partielle (ou claquage) : ici, seulement quelques fibres musculaires ont été victimes d’une déchirure.
  • La déchirure musculaire complète avec désinsertion musculaire ou rupture musculaire : à la différence de la rupture partielle, dans cette blessure musculaire, toutes les fibres ont été rompues. Votre muscle, qui doit normalement trouver son attache sur une pièce osseuse, ne la trouve plus.

Les causes de la déchirure musculaire complète

La blessure survient généralement lorsque le muscle a été mis à mal, lorsqu’il a subi un traumatisme. Et elle donc fréquente chez les sportifs.

Une étude portée sur des joueurs de hockey sur glace montre que :

  • les déchirures musculaires représentent 19.6% de l’ensemble des lésions apparaissant durant leurs matchs.
  • Et 30.9% des lésions lors de leurs entraînements.

On retrouve en effet bien souvent derrière la blessure musculaire des mouvements rapides et/ou intenses, en excentriques.

Qu’entendons-nous par mouvements en excentriques ? Prenons l’exemple des sauts. Lorsque vous sautez et que vous vous réceptionnez, vos muscles se contractent, en s’allongeant, afin que vous ne tombiez pas. C’est cela que l’on appelle une contraction excentrique.

Les facteurs mécaniques

Voici une liste non exhaustive de situations pouvant causer une déchirure musculaire complète :

  • Une réception d’un saut très haut
  • Un amortissement d’une charge très lourde en musculation
  • Un choc violent pendant un match de handball, de rugby, de hockey sur glace. Vos muscles se contractent en s’allongeant afin de pouvoir réceptionner le choc.

Autres facteurs contribuant à l’apparition d’une blessure musculaire

  • Une hydratation insuffisante
  • Un antécédent traumatique sur le muscle (comme une déchirure antérieure sans repos sportif à la suite de celle-ci)
  • Une alimentation non adaptée à votre pratique sportive
  • Un sommeil non réparateur. Le manque de sommeil est en effet une cause majeure à l’apparition de lésions musculaires

Sommeil et cicatrisation

Saviez-vous que c’est lors de votre sommeil que la phase de cicatrisation et de récupération est la plus importante ? C’est notamment l’une des raisons pour lesquelles vous pouvez dormir beaucoup à la suite d’une opération chirurgicale.

Déchirure musculaire : que faire ?

Bien souvent, la douleur est telle que la déchirure entraîne l’arrêt de votre activité en cours. Mais que faire ensuite ? Quels sont les bons gestes à adopter à la suite de cette blessure ?

Appliquez du froid

L’application de glace sur une durée de 15-20 minutes permet de diminuer l’inflammation locale.

Consultez votre médecin

Le médecin vous examine, notamment en vue de connaître l’étendue de votre lésion musculaire.

Il commence par palper votre muscle, et réalise parfois ensuite des tests actifs. Ces tests sont généralement des exercices où vous devez solliciter vos muscles. Le but de ces tests actifs ? Savoir si une contraction de votre muscle est possible ou non. Dans la majorité des cas, ces tests ne sont pas nécessaires devant les signes cliniques que vous affichez en cas de déchirure complète.

L’opération de la déchirure musculaire

Si vous souffrez d’une déchirure musculaire complète avec désinsertion musculaire, vous êtes alors orienté vers un chirurgien. L’opération effectuée par ce dernier consiste à “rattacher” votre muscle, soit avec le tendon, soit avec la structure osseuse.

En fonction de la gravité de votre lésion, et notamment s’il existe un arrachement osseux par exemple, il est probable que vous soyez amené à porter un plâtre après l’opération de votre déchirure musculaire.

Récupérez après l’opération d’une déchirure musculaire

Respecter le temps de récupération après une lésion comme une déchirure musculaire est particulièrement important. Voire primordial dans la prévention de la récidive et pour la récupération de vos capacités et performances sportives initiales.

Il s’agit en fait de rééduquer votre muscle. Un travail avec un kinésithérapeute vous sera alors certainement proposé, couplé à un repos sportif sur 8 à 12 semaines. Notez que ce temps peut varier et qu’il s’agit de l’adapter au cas par cas. Ce point reste donc à discuter directement avec votre médecin traitant.

Ostéopathie : qu’apporte-t-elle dans ces traumatismes musculaires ?

L’ostéopathe du sport est un allié de taille dans la prévention des récidives des blessures musculaires, mais pas que. Il joue également un rôle important pour une récupération optimale ainsi que dans la reprise de votre activité physique.

Ostéopathie après l’opération d’une déchirure musculaire

La déchirure musculaire nécessite malheureusement une intervention chirurgicale, votre ostéopathe ne peut en effet pas “rattacher” la fibre musculaire. À la suite de l’opération de la déchirure musculaire, votre corps doit récupérer et ce, pendant quelques semaines.

Le travail de votre ostéopathe du sport peut commencer directement après l’opération chirurgicale. Notez toutefois que l’ostéopathe adapte ses techniques en fonction du moment où vous consultez. Voici cependant les actions principales de l’ostéopathe.

Drainer l’inflammation

L’ostéopathe réalise un travail circulatoire. Son but est d’optimiser votre circulation sanguine afin de drainer au mieux votre œdème. Et en vue de vous libérer d’éventuelles compression circulatoire, localement mais aussi à distance.

Voir le corps dans son entier

Votre ostéopathe va aussi travailler à distance, pour aider votre corps à déployer les ressources nécessaires à sa récupération optimale. Récupération de l’opération, et de votre lésion musculaire.

L’ostéopathe doit ici libérer des blocages éventuellement identifiés au niveau de votre :

  • bassin,
  • colonne vertébrale,
  • mais peut aussi agir sur vos ligaments et muscles qui pourraient avoir été mis à mal par vos attitudes antalgiques.

Les attitudes ou positions antalgiques sont les postures que vous prenez consciemment ou inconsciemment en vue de limiter votre douleur. Et celles-ci peuvent malheureusement créer de nouvelles tensions ici et là dans votre corps. Ou encore solliciter des structures plus qu’elles ne le devraient.

Limiter les adhérences cicatricielles

Après une opération chirurgicale, des tissus peuvent s’accoler entre eux alors qu’ils ne le devraient pas. Ils forment alors ce que l’on appelle des adhérences cicatricielles. Ces dernières peuvent alors gêner la mobilité localement et à distance.

L’ostéopathe peut travailler sur vos tissus afin de limiter ce phénomène d’accolement.

Prévenir les fibroses

Lorsqu’un tissu a été lésé, il y a la formation de nouveau tissu. Ce dernier peut avoir une qualité moins importante, comprenez qu’il peut être moins souple, moins résistant et plus fibreux et il peut alors aussi créer des adhérences.

Votre ostéopathe est à même de travailler sur les différentes couches de tissus afin de stimuler une bonne qualité tissulaire. Ce qui a pour effet de limiter d’éventuelles adhérences.

Déchirure musculaire : bougez, mais doucement (et sûrement)

Votre muscle s’adapte constamment aux différentes contraintes mécaniques. Ainsi, plus vous bougez, plus il crée de fibres orientées en fonction de ces contraintes. Lorsque votre muscle est en processus de cicatrisation et qu’il forme à nouveau du tissu musculaire, s’il n’y aucun mouvement, le nouveau tissu sera de moins bonne qualité. Évitez donc de rester allongé toute la journée, préférez bouger petit à petit et sans mouvements brusques.

Ostéopathie avant la reprise sportive

Après tout ce travail de récupération et de rééducation musculaire, voici enfin le moment de reprendre votre activité physique. Voilà pourtant que des appréhensions peuvent faire surface, et cela est tout à fait légitime.

Lorsqu’il y a eu blessure, et un arrêt relativement long de l’activité, il se peut que vous ayez moins confiance, que vous soyez moins sûr des capacités de votre corps.

Vers de meilleurs appuis et sensations

Le but de l’ostéopathe du sport ici est de continuer à travailler sur la libération des blocages qui pourraient gêner vos appuis ou encore vos sensations.

Optimiser la transmission nerveuse

Il est probable que votre ostéopathe travaille aussi sur vos structures nerveuses. Pourquoi ? Car vos muscles striés squelettiques (représentant environ 40% de votre poids corporel) sont sous le contrôle volontaire. Comprenez ici qu’ils sont contrôlés par votre cerveau, par l’intermédiaire de vos nerfs.

L’ostéopathe doit ainsi identifier et lever d’éventuels blocages qui peuvent gêner la bonne transmission nerveuse. Ce qui permet une mobilité musculaire toujours plus optimale et un retour des performances sportives.

Cabinet B - Ostéopathie

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