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Vous souffrez régulièrement de maux de dos, de douleurs aux cervicales ou de douleurs lombaires ? Ces maux engendrent une certaine rigidité au niveau de votre colonne ainsi que des difficultés à accomplir vos activités quotidiennes ? Ou peut-être encore ressentez-vous des fourmillements dans un membre inférieur ?
Peut-être s’agit-il d’une discopathie, que vous connaissez certainement mieux sous le nom de pincement discal.
Comment reconnaître la discopathie ? Quelles sont les causes derrière ce pincement ou tassement du disque ? Qu’en est-il du traitement naturel de la discopathie ? Et quelle est la place de votre ostéopathe dans la prise en charge de ce trouble ?

Nous revenons sur les spécificités de cette atteinte touchant près de 70 millions d’Européens.

Sommaire

Zoom sur les disques intervertébraux (DIV)

Avant de se pencher en détails sur les caractéristiques de la discopathie, faisons un point sur l’importance et le fonctionnement des disques vertébraux.
Mis à part sous votre tête, un disque vertébral est présent entre chacune des vertèbres de votre corps.

De quoi se compose un disque ?

Le disque a une forme ovale. Il dispose d’un noyau (nommé nucléus) composé essentiellement d’eau et d’un anneau fibreux autour (nommé annulus ou annulus fibrosus).

À quoi servent les disques ?

Les disques ont plusieurs rôles. Ils agissent d’abord comme des amortisseurs de la colonne. Mais ils permettent également à celle-ci de disposer d’une certaine mobilité tridimensionnelle. C’est-à-dire qu’ils permettent de bouger la colonne dans toutes les directions.
Ils sont faits pour supporter de fortes pressions comme le poids du corps, l’amortissement lors de sauts, le port d’objets lourds, etc. Mais lorsque cette pression est trop importante, le disque peut se retrouver en difficulté et se déformer. Même s’il est vrai que ce disque à la capacité de récupérer.

Les systèmes de soutien

Votre colonne vertébrale dispose bien heureusement d’un système musculaire et ligamentaire. Ce système permet de venir en soutien à vos disques.

Les cycles des disques

Notez que le disque évolue tout au long de la journée.
Il agit un peu comme le ferait alors une éponge. Il amortit et perd de son eau en journée sous l’effet de la contrainte et réabsorbe l’eau la nuit, au repos. C’est-à-dire quand votre corps est allongé et donc sans contrainte.

La dégradation du disque

Au fil du temps et avec l’âge, il existe une dégradation naturelle du disque. Cette dégradation s’opère progressivement en fonction de l’hygiène de vie de chacun.
Lorsque cette dégénérescence est plus rapide, elle cause des douleurs et des blocages importants. En général, la pression sur les vertèbres se fait vers l’avant. Elle pousse ainsi le nucléus (ce petit noyau) vers l’arrière et peut venir fendre l’annulus (l’anneau). Cela entraine alors une protrusion discale (c’est-à-dire l’affaissement du disque), et à terme, une hernie discale.
Ce recul peut alors venir comprimer les nerfs. Résultats ? Les lombaires souffrent de sciatiques ou de cruralgies et les cervicales, d’une éventuelle névralgie cervico-brachiale.

Les disques les plus touchées

Certaines zones sont plus fréquemment touchées que d’autres. Il s’agit des vertèbres cervicales et notamment entre la 5ème et la 6ème vertèbres cervicales (C5-C6).
Pour ce qui est de la zone lombaire, cela concerne le plus souvent les disques entre la 4ème et la 5ème lombaire (L4-L5). Mais aussi entre la 5ème lombaire et la 1ère vertèbre sacrée (L5-S1).

La discopathie ou discopathie dégénérative

Vous l’aurez donc compris après ce point sur les disques intervertébraux, la discopathie ou discopathie dégénérative caractérise le pincement discal. Ou encore, l’écrasement du disque se trouvant entre deux vertèbres.

On parle de discopathie dégénérative car il s’agit d’une usure, d’une dégénérescence d’un ou plusieurs disques vertébraux.

La discopathie est-elle liée à l’âge ou au sexe ?

Hommes comme femmes : tout le monde peut être concerné par la discopathie. En effet, il s’agit de l’atteinte de la colonne vertébrale la plus fréquente.
Il est estimé qu’avant l’âge de 40 ans, environ 25% des personnes affichent des signes de dégénérescence discale (à un ou plusieurs niveaux). Passé cet âge, l’incidence augmente à plus de 60 %.

Discopathie dégénérative : les symptômes

Si vous souffrez de discopathie, il est possible que vous soyez régulièrement victime de :
maux de dos : on parle de dorsalgies lorsque les douleurs sont présentes en haut du dos,
douleurs cervicales, aussi appelées cervicalgies,
ou encore de douleurs lombaires : des lombalgies, ou des lumbagos situés dans le bas du dos.
Cela peut se traduire par des raideurs de la colonne et des difficultés à accomplir vos activités et gestes simples du quotidien.
Vous pourriez également ressentir des engourdissements et paresthésies (des fourmillements) dans les cuisses. Ils suivent un trajet descendant dans la fesse et la cuisse et ce, jusqu’au pied. Il est également possible que vous connaissiez une certaine faiblesse des membres inférieurs et supérieurs si un nerf est en état de compression.

Dans certains cas, les douleurs et gênes peuvent devenir particulièrement handicapantes et vous obliger à arrêter de travailler.

Une douleur graduelle et modérée

Bien souvent, la douleur apparaît de manière graduelle. Elle peut être modérée et ressembler à une lourdeur continue en bas du dos. Ou encore, à des tensions se manifestant lors de l’exécution de certains mouvements.
Cette douleur modérée peut disparaître un temps, elle n’est ainsi pas nécessairement prise en charge. Elle s’installe et s’amplifie alors.

Arthrose et discopathie

Lorsque la discopathie est importante, elle peut causer le développement d’arthrose précoce, mais aussi, des troubles de la statique.

Discopathie : les causes

Nous savons que le pincement ou le tassement d’un disque survient à cause d’une rigidification et d’une perte d’eau de celui-ci. De plus, nous savons également que sa régénération ne s’opère pas totalement. Le disque se dégrade alors peu à peu, et perd progressivement de son épaisseur.
Les causes principales de ce processus de dégradation anormale ? Un défaut d’apport suffisant en eau, en oxygène et en nutriments, ainsi qu’une mauvaise évacuation du dioxyde de carbone​.
Ainsi, plusieurs facteurs peuvent favoriser l’apparition d’une discopathie ou d’un pincement discal.

Facteurs physiologiques

On pense notamment :

  • Défaut d’hydratation du disque entrainant alors son dessèchement et son tassement.
  • Avec l’âge, le noyau a tendance à se dessécher et tend vers une dégénérescence naturelle qui peut s’accélérer.
  • Déséquilibre musculaire. Lorsque le système musculaire est par exemple plus tendu d’un côté que de l’autre. Dans ce cas, il exerce une pression inégale sur le disque et ne joue alors plus son rôle de maintien. C’est également le cas lorsque le muscle est trop faible.

Autres facteurs

Mais il existe bien d’autres facteurs qui favorise l’apparition d’une discopathie :

  • Microtraumatismes répétés dans le cadre du travail (comme le port de charges lourdes par exemple). Ou encore un sport intensif (athlétisme, course, sport de sauts, etc.) peuvent accélérer l’usure des disques. Ces derniers ne possédant pas de vascularisation propre (la vascularisation se fait via les plateaux vertébraux), la cicatrisation est alors très lente.
  • Traumatisme causé par un accident. Il peut engendrer un tassement discal (voire vertébral dans certains cas d’accidents violents).
  • Surpoids, il augmente le risque de tassement discal car l’usure se fait alors plus rapidement du fait des contraintes de poids.
  • Alimentation non équilibrée (et notamment le manque de nutriments essentiels) ainsi que le tabac favorisent la déshydratation des disques.
  • Facteurs génétiques. Certaines maladies crées un terrain propice au développement de pincement discal comme la spondylarthrite ankylosante, la maladie de Scheuermann, etc.

Discopathie : diagnostic et traitement

Diagnostic

Il s’agira pour votre médecin d’effectuer un diagnostic clinique permettant de constater une raideur du rachis.
Votre médecin cherche également la présence d’un trajet nerveux douloureux (une sciatique, une cruralgie, une paralysie ou une insensibilité éventuelle). Son but ? Vérifier qu’il n’y ait rien de plus grave comme une hernie discale par exemple.

La radiographie

Une radiographie peut mettre en évidence l’arthrose et l’intégrité de vos os. Elle peut aussi éclairer sur l’état de vos disques de par les positionnements de vos vertèbres.
Par exemple, si vos vertèbres sont très rapprochées d’un côté, on peut alors deviner un pincement. Ou encore, si deux vertèbres sont globalement plus rapprochées entre elles que les autres, alors c’est que votre disque a perdu, à cet endroit précis, de son épaisseur.

L’IRM ou le scanner

L’IRM ou le scanner permettent de visualiser la présence d’une protrusion ou d’une hernie discale.

Traitement de la discopathie dégénérative

Le repos est le mot d’ordre dans le traitement de la discopathie. Votre médecin peut également vous prescrire la prise d’antalgiques ou d’anti inflammatoires ainsi que des soins en kinésithérapie.

Opération d’une discopathie : quand l’envisager ?

La chirurgie peut être envisagée dans les cas d’atteintes plus importantes comme la hernie discale avec sciatique et fonte musculaire.
Ces points restent à aborder directement avec votre médecin traitant.

Discopathie dégénérative et traitement naturel ?

Le compte-rendu de vos examens d’imagerie médicale mentionne le terme “discopathie” ? Parlez-en à votre ostéopathe. L’ostéopathie permet en effet bien souvent de retrouver une bonne mobilité et un confort de vie plus important.

Discopathie, pincement discal et ostéopathie

Votre ostéopathe met un point d’honneur à travailler et à soulager vos douleurs. Mais il attache également une attention particulière aux causes de compressions du disque pour des résultats à long terme.

Soulager la douleur, optimiser le mouvement

Votre discopathie peut entraîner un phénomène douloureux important et vous limiter dans vos déplacements et vos activités quotidiennes. En effet, votre disque est potentiellement plus sensible tant qu’il n’a pas encore été soigné.
L’objectif de l’ostéopathe dans un premier temps ? Atténuer les pressions biomécaniques. Pour ce faire, il travaillera au relâchement des ligaments et muscles dans l’environnement immédiat de votre disque en souffrance.
Votre ostéopathe emploie pour cela des techniques spécifiques. Elles permettent au disque pincé d’être soulagé mais aussi d’inverser le processus inflammatoire. Généralement, l’ostéopathe devra vous recevoir sur deux consultations rapprochées en phase aiguë.

Rééquilibrer la biomécanique du rachis et du bassin

Les disques intervertébraux subissent différentes pressions en fonction de la position de votre corps.
Prenons l’exemple de la position penchée en avant ou de la rotation de buste. Celles-ci ont pour effet de comprimer le disque et cette compression est exacerbée avec le port de charges lourdes. Lorsque ces positions deviennent fréquentes avec trop peu de récupération, cela a un impact non négligeable sur vos disques. Des déséquilibres s’installent alors et les douleurs deviennent chroniques. C’est là qu’apparaît la fameuse discopathie.
Il convient ainsi pour votre ostéopathe d’identifier et de corriger ces déséquilibres. Par des techniques qui lui sont spécifiques, il pourra soulager et réajuster les zones disco vertébrales. Ses techniques permettent également de freiner la dégénérescence de votre disque intervertébral.
Les soins ostéopathiques se porteront au niveau de vos vertèbres lombaires, de leur système musculaire, de votre bassin mais aussi sur le reste de votre corps.

Le corps dans sa globalité

Il est en effet nécessaire de prendre en compte l’ensemble de votre corps. Le but ? Vérifier qu’il n’y a pas d’impact de votre posture debout ou de votre transit sur votre colonne lombaire notamment. C’est la raison pour laquelle votre ostéopathe regardera l’ensemble de votre colonne vertébrale, votre tête, ainsi que vos membres inférieurs.

Rendre au disque sa capacité de régénération

Lors de microtraumatismes répétés sur un certain temps donné, votre disque peine à se régénérer. En effet, comme nous l’avons abordé précédemment, il ne possède pas de vascularisation propre.
Un travail de mobilisation en douceur pourra être fait par votre ostéopathe. Le but étant de permettre à votre disque d’avoir tous les apports nécessaires à son bon fonctionnement. Et notamment, les apports en nutriments et en eau, pour lui permettre d’évacuer ses déchets.
La nuit, vos disques se rechargent en eau lorsque vous êtes allongé et procèdent aux échanges avec leur environnement plus facilement. Ce mécanisme est faisable de par la décompression due à la position allongée. Elle permet à son tour la décompression de vos disques. Il en va de même lors de la phase de sommeil où votre organisme est en phase de récupération.

Vers des nuits plus tranquilles

Votre corps et vos muscles rachidiens doivent donc être suffisamment relâchés pour permettre le bon déroulement de ce processus.
Malheureusement, nombreux sont les français ne profitant pas de bonnes nuits de sommeil et souffrant d’insomnies. La fatigue, le stress et l’angoisse ne sont que quelques-uns des facteurs empêchant votre organisme de se régénérer convenablement.
Votre ostéopathe peut vous aider à atténuer les effets néfastes du stress et de vos angoisses. Il peut ainsi travailler à l’apaisement de votre organisme. Il veillera également à traiter vos troubles du sommeil (l’apnée du sommeil ou encore au bruxisme). En effet, ces troubles peuvent grandement perturber la tranquillité de vos nuits.

Des soins curatifs mais aussi préventifs

Lorsque vous arrivez en consultation d’ostéopathie, vos douleurs lombaires sont potentiellement présentes depuis plusieurs années. En un à trois soins successifs, votre ostéopathe travaillera à diminuer vos douleurs, voire à les faire disparaitre.
Mais son travail ne s’arrête pas là ! Il pourra aussi vous expliquer l’intérêt de réguler certaines de vos activités comme le sport. Il pourra aussi vous conseiller sur vos différentes postures au travail. Cela permettra d’éviter d’irriter votre zone lombaire et de la préserver pour mieux récupérer, et donc d’éviter de relancer votre douleur.
Parfois, certains exercices seront les bienvenus pour que votre récupération soit optimale. Vous pouvez alors dans ce cas en parler avec votre médecin traitant afin de bénéficier de soins de kinésithérapie. Soins qui peuvent se faire en parallèle de vos soins d’ostéopathie.

Le mouvement

L’ostéopathie permet très souvent de récupérer efficacement des douleurs lombaires chroniques. Mais c’est un défi difficile à relever pour l’ostéopathe sans votre bonne participation.
En effet, vous êtes l’acteur principal de votre santé, et cela doit se ressentir dans votre hygiène de vie au quotidien.
Il convient donc de :

  • limiter votre sédentarité en pratiquant une activité ne serait-ce que quelques minutes par jour par exemple,
  • vous hydrater tout au long de la journée,
  • et avoir un temps de sommeil suffisant.

Des habitudes et petites choses qui, ajoutées à vos soins d’ostéopathie, auront un grand impact sur votre santé globale.
Ensuite, votre ostéopathe vous suivra à moyen terme. C’est-à-dire sur plusieurs mois à un an à raison d’environ de 2 à 6 fois dans l’année. Le but ? Vous assurer une santé lombaire sur le long terme.

Cabinet B - Ostéopathie

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Join the discussion 2 Comments

  • Daniel dit :

    Bonjour.
    Je vous remercie pour cet article fort instructif, clair et éclairant. Je viens de découvrir que je souffre d’une discopathie sévère entre C5 et C6, un « classique » , paraît-il, parmi les déséquilibres du rachis.
    Je cherche à Saint-Pierre (île de la Réunion) un ostéopathe mais je rame (c’est bon pour les dorsaux ).
    Encore merci. Je vais découvrir votre site un peu plus.
    Toute douleur méditée menant à la sagesse, peut-être y apprendrais-je encore quelque chose qui me fera avancer dans la connaissance du corps (Soi ? Être ? ☺️)
    Bonne continuation à vous.

    • Cabinet B dit :

      Bonjour Daniel,

      Merci pour votre commentaire.
      La discopathie en C5-C6 est dite classique car il s’agit de la plus courante. En effet il s’agit des vertèbres du rachis cervical qui absorbent le plus de contraintes et qui vont donc être plus sujettes aux tassements des disques.
      Les douleurs permettent parfois d’être plus à l’écoute de son corps. Il s’agit d’un rappel à l’ordre car la douleur est un signal d’alarme pour vous pousser à réagir.
      Nous allons nous renseigner dans votre région auprès de nos confrères. Si vous n’avez pas de nouvelles d’ici quinze jours, c’est que nous n’avons pas trouvé de confrères à recommander.

      Cordialement

      L’équipe du Cabinet B ostéopathie

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