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La diverticulose colique ou maladie diverticulaire définit la présence de diverticules au niveau du côlon. Ce sont des sortes de petites poches se formant sur la paroi externe de ce dernier.

Il s’agit d’anomalies anatomiques et peut-être n’en avez-vous jamais entendu parler. C’est d’ailleurs bien souvent le cas des maladies asymptomatiques, silencieuses.
La seule présence de ces diverticules n’occasionne en effet que rarement des symptômes. On peut cependant retrouver des troubles du transit. On pense notamment à des épisodes de constipation et de diarrhée, des douleurs abdominales, des ballonnements, etc.
Seulement, dans 10 à 20% des cas, la diverticulose colique se complique. Elle peut alors causer de vives douleurs et des troubles digestifs non négligeables. On parle alors de diverticulite.

Sommaire

La diverticulose colique

On parle de diverticulose colique lorsque l’on observe la présence de diverticules au niveau du côlon (parfois appelé “gros intestin”).
Dans la majorité des cas, ces diverticules sont localisés dans le côlon sigmoïde. C’est la partie terminale de votre côlon formant une boucle. Mais elles peuvent aussi être retrouvées dans d’autres portions du gros intestin.

Mais que sont les diverticules au juste ?

Les diverticules sont des petites poches se formant à des endroits où la paroi du côlon présente une faiblesse (comme des hernies). Une partie de la muqueuse et de la sous-muqueuse passe à travers la couche musculaire du côlon. Au travers de ces zones de faiblesse donc. Elle forme alors à l’extérieur de la paroi une poche en forme de sac : le diverticule.
Ces excroissances (sortant à travers la paroi externe du côlon), sont de tailles variables (de 0,5 à 2 cm). Elles sont rarement plus grosses qu’une bille et peuvent être multiples. En effet, vous pourriez présenter un seul diverticule mais aussi jusqu’à plusieurs centaines.

Avec le temps, les diverticules ont tendance à s’accroître en nombre et en taille.

Diverticulose colique : les symptômes

La diverticulose colique est une affection généralement silencieuse. Mais elle peut parfois s’accompagner de troubles digestifs bien réels.
Vous pourriez notamment souffrir de troubles du transit comme :

  • la constipation,
  • des épisodes de diarrhées,
  • des douleurs abdominales,
  • ou encore de ballonnements.

Les symptômes alors apportés par la diverticulose colique sont liés aux troubles moteurs qui ont causé les diverticules. Ils ne sont donc pas dûs à ces petites poches elles-mêmes.
Certains spécialistes parlent de “maladie diverticulaire symptomatique non compliquée”. D’autres estiment qu’il s’agit d’une forme de syndrome de l’intestin irritable, présent simultanément à la diverticulose.

Diverticulose colique ou colopathie fonctionnelle

La symptomatologie est semblable aux manifestations retrouvées dans la colopathie fonctionnelle. C’est un trouble fonctionnel du côlon que vous connaissez peut-être mieux sous le nom de Syndrome de l’Intestin Irritable (SII). Ou encore Syndrome du Côlon Irritable (SCI).

La diverticulite ou sigmoïdite diverticulaire

La diverticulose colique peut, dans 10% à 20% des cas, se compliquer. On parle alors de diverticulite ou de sigmoïdite diverticulaire.
Les mécanismes d’apparition de la diverticulite ne sont pas tous compris, et varient d’un patient à un autre. Les diverticules peuvent en effet s’infecter à la suite d’une migration de bactéries venant se loger à l’intérieur de ceux-ci. Suite à une petite perforation du diverticule par exemple. La cause est parfois plus inflammatoire que véritablement infectieuse. Il y a des corrélations entre la consommation de certains aliments et l’apparition de diverticulite. Néanmoins, des études complémentaires sont nécessaires pour confirmer un lien direct.

Les symptômes de la diverticulite

Lorsque la diverticulose colique se complique, il en résulte une douleur généralement brutale et intense. Elle est située dans la partie inférieure gauche du ventre, parfois au-dessus du pubis, et peut s’accompagner de fièvre.
Attention cependant, les personnes d’origine asiatique présentent préférentiellement une atteinte du côlon droit. Il faut donc rester vigilant face à une douleur fosse iliaque droite.
Les symptômes associés sont :

  • nausées,
  • vomissements,
  • manifestations d’atteintes de la vessie : difficulté à uriner, ou au contraire mictions plus fréquentes, voire de véritables infections urinaires dans certains cas.

Face à ces signes, une prise en charge médicale d’urgence est nécessaire.
Il convient ainsi en cas de diverticulose colique de prévenir et d’éviter l’évolution vers la diverticulite. C’est-à-dire l’inflammation des diverticules mais aussi le développement en taille et en nombre de ces petites poches.

Avant d’aborder ce point cependant, tentons de comprendre ensemble ce qui peut provoquer l’apparition de ces diverticules.

Les causes de la diverticulose colique

Les diverticules apparaissent à la suite d’écarts de pression importants à l’intérieur du côlon. Une pression provoquant des hernies sur des zones de faiblesse de la paroi de votre côlon du fait de l’étirement connu par ces zones fragiles. Ces pressions et étirements sont notamment rencontrés lors de la constipation.

La cause exacte de la diverticulose colique n’est pas connue à l’heure actuelle. Mais l’alimentation semblerait avoir une part de responsabilité importante. On remarque en effet des prévalences particulièrement variables suivant les pays. Mais aussi une corrélation avec les diètes « modernes » non négligeable.

L’alimentation

L’alimentation serait donc la première cause de la diverticulose colique.
C’est notamment les sucres raffinés et l’alimentation ultra-transformée qui seraient à incriminer. Le tout couplés à un manque de fibres. Fibres que l’on retrouve dans les légumineuses, les produits céréaliers complets, les fruits secs et certains fruits et légumes.
La raison ? Les sucres raffinés et l’alimentation industrialisée perturbent particulièrement votre transit. Et les fibres quant à elles, ont un rôle de régulation du transit. Elles limitent ainsi le risque de développement d’une constipation chronique.
Mais il convient également d’attacher une importance à ce qui peut provoquer la constipation et l’irritation des parois intestinales. Notamment des intolérances alimentaires potentielles ou encore le stress.

La constipation

La pression exercée dans le côlon lors de la constipation peut accroître l’apparition des diverticules.
Pour faire simple, lorsque vous êtes constipé, cela vient favoriser l’étirement de la paroi de votre côlon, augmentant alors l’élasticité. Ce qui expose certaines zones fragiles du côlon à l’apparition de diverticules.
De plus, une diminution de l’apport en fibres implique des selles moins volumineuses, donc une progression des selles plus difficile. Cela nécessite donc des contractions plus importantes des muscles de la paroi.
Un effort de contraction plus important doit être fait pour évacuer des selles trop dures. Mais aussi pour aider la progression des selles moins volumineuses dans leur trajet. Cet effort de contraction crée à la longue un écart de pression important au sein du côlon. Et il favorise ainsi l’apparition de hernies dans les zones les plus fragiles de la paroi.

Les autres facteurs

  • Le manque d’hydratation peut venir causer, indirectement, l’apparition de diverticules (du fait des selles anormalement dures causant la constipation)
  • Des intestins en situation d’inflammation chronique
  • La sédentarité, le manque d’activité

Diverticulose colique : qui est le plus concerné ?

On vous parlait plus haut des fortes disparités entre les zones géographiques. Moins de 10 % des populations orientales et africaines semblent être touchées par la diverticulose colique. Mais la réalité en Europe et dans les pays industrialisés est tout autre :

La diverticulose toucherait en effet :

  • 30 % des européens de plus de 60 ans
  • 1 personne sur deux chez les plus de 70 ans
  • Plus de 65 % des plus de 85 ans

Une prévalence qui augmente avec l’âge donc, mais sans différence quant au sexe.

Une récidive peu fréquente

La diverticulose se complique en diverticulite dans 10% à 20% des cas. Environ 70% des personnes qui font une première diverticulite n’auront, après prise en charge et traitement médicaux, aucune récidive.

Comment savoir si j’ai des diverticules ?

Le plus souvent, les diverticules sont découverts par hasard lors d’une imagerie abdominale réalisée pour un autre motif. Comme des douleurs abdominales, du sang dans les selles, une constipation, etc. Ou encore, lors d’un bilan de santé comprenant une coloscopie. Notamment à 50 ans dans le cadre du dépistage organisé du cancer colorectal. Il a lieu à 45 ans si risques élevés et/ou antécédents familiaux.

Les examens effectués

L’examen de choix est la coloscopie qui permettra aussi de suivre l’évolution dans le temps de la diverticulose. Une prise de sang sert en général à confirmer le caractère inflammatoire. D’autres examens d’imagerie peuvent être prescrits selon les signes que vous présentez et vos antécédents (scanner, IRM, etc.). Votre médecin généraliste saura vous prescrire l’examen le plus adapté à votre cas.

Les complications à connaître

Les diverticules ne donnent généralement pas de symptômes. Dans 15-20% des cas ils peuvent malheureusement être sources de complications.
Ces diverticules peuvent en effet devenir inflammatoires voire s’infecter. On parle alors de diverticulite. La diverticulite nécessite une prise en charge et une surveillance médicale. Le but ? Eviter d’autres complications plus fâcheuses (perforation, migration de l’infection, etc.).
Un vaisseau sanguin à proximité d’un diverticule, peut, selon l’évolution de celui-ci, se fragiliser et à terme se rompre. Il s’agit de la cause la plus fréquente de perte de sang rouge par l’anus. La majorité des saignements cessent spontanément, mais un premier épisode en annonce souvent d’autres. A savoir que la prise d’anti-inflammatoires augmente le risque de saignements. Ces signes doivent vous amener à en discuter avec votre généraliste.

Diverticulose : quel traitement ?

Le traitement de la diverticulose repose essentiellement sur la prévention de son évolution. Le but est de limiter les efforts du côlon et les contraintes sur celui-ci lors de la digestion. Elle repose sur les mêmes mesures que celles pour prévenir la constipation à savoir :

  • une hydratation suffisante et régulière afin d’éviter la formation de selles trop dures
  • une alimentation équilibrée, riches en fibres, et pauvres en sucres et aliments ultra-transformés
  • une activité physique régulière et adaptée

La prise de certains traitements médicamenteux, notamment les anti-inflammatoires, pourrait avoir un rôle dans la récidive de diverticulite. N’arrêtez pour autant jamais votre traitement sans l’avis de votre généraliste. Et discutez avec lui de la solution la plus adaptée pour vous.

Diverticulose : quel traitement naturel ?

Si adapter son alimentation est nécessaire, d’autres moyens naturels permettent de soulager le côlon et de limiter l’aggravation des diverticules. C’est notamment le cas de l’ostéopathie.

Que fait l’ostéopathe face à la présence de diverticules ?

La prise en charge par un ostéopathe permet un travail de fond. Travail nécessaire à la réduction du phénomène favorable à l’apparition et à l’aggravation des diverticules.
Le plus ? Il sera également de bon conseil sur le plan alimentaire et dans l’adoption d’une alimentation adaptée à votre trouble. Si besoin, il saura aussi vous rediriger vers un médecin-nutritionniste ou un diététicien, selon vos attentes. Une prise en charge globale, mais aussi des plus douces et naturelles.

Diverticulose colique et ostéopathie

C’est un travail de fond donc, et un travail de fond sous-entend bien souvent plusieurs séances. Il s’agira en effet de travailler sur plusieurs structures et d’observer les changements opérés par votre corps entre les soins. Mais aussi de s’assurer de la pérennité du traitement ostéopathique.
Avant d’entrer en détails sur les soins et les techniques employées par votre ostéopathe, permettez-nous d’éclaircir un point et de lever un éventuel doute. Bien que cette atteinte concerne votre côlon, aucun toucher rectal ne sera effectué par l’ostéopathe. Premièrement, car il n’est pas habilité à effectuer de manipulations internes. Mais aussi car le praticien sait travailler à distance.
Allez, on vous explique tout.

Vous rendre un meilleur transit

Le bon transit du bol alimentaire (nourriture mastiqué et imprégné de votre salive) est essentiel dans le mécanisme de digestion. En effet, son blocage ou son ralentissement entraîne la constipation.
Pour vous rendre un transit optimal, l’ostéopathe s’intéresse à la motilité de l’intestin. Cette dernière lui permet de conduire le bol alimentaire. C’est le péristaltisme.
La perturbation du péristaltisme entrainera petit à petit un état de constipation, augmentant ainsi l’étirement de la paroi du côlon. Étirement créant un terrain propice à l’apparition et au développement des diverticules.
Pour améliorer votre péristaltisme, les techniques de l’ostéopathe se feront en douceur. Il placera notamment ses mains à différents endroits de votre ventre. Cela permettra de travailler en rapport des différents organes éventuellement mis à mal et susceptibles d’améliorer votre transit en leur rendant un fonctionnement optimal.
L’ostéopathe vérifie aussi la bonne mobilité du bassin dans lequel chemine le côlon sigmoïde.

Choyer l’intestin, le terrain inflammatoire de l’organisme

On peut observer lors d’une constipation chronique une perturbation du microbiote intestinal.
Elle peut être causée entre autres par : le stress, la fatigue, ou encore une alimentation riche en sucres raffinés.
L’ostéopathie peut aider à son rétablissement en agissant par l’intermédiaire du système nerveux autonome.
Ceci permet entre autres de poser une meilleure base pour récupérer de votre fatigue et améliorer la gestion de votre stress. Et ainsi, par effet domino, cela permet de soigner votre constipation et réduire la pression s’exerçant dans votre côlon.

Optimiser l’innervation et la vascularisation de votre côlon

Le côlon possède une première innervation provenant du bas de votre dos et de votre bassin. Plus particulièrement des lombaires et du sacrum. Ainsi qu’une autre innervation par le nerf vague, lui provenant de votre crâne.
Tout ce système d’innervation fait partie du système nerveux autonome. Un mécanisme neurologique inconscient, gérant et s’occupant entre autres de votre digestion et respiration. Le tout, sans que vous ayez grand-chose à faire.
Votre ostéopathe lui attache une attention particulière et effectue une vérification de ce système nerveux. La vérification se fait au niveau de votre crâne, colonne et de votre sacrum d’où sont issues les racines de ces différents plexus (soit regroupements) nerveux.
Outre le système nerveux, votre ostéopathe attachera également une grande importance à l’ensemble du système vasculaire digestif. C’est-à-dire les veines et artères cheminant dans votre abdomen, afin d’assurer un fonctionnement optimal de chaque organe concerné.

Chouchouter le diaphragme

Le diaphragme a bien des rôles. Et s’il intervient dans votre respiration, il a également une place importante dans le mécanisme de brassage alimentaire.
Un dysfonctionnement ou blocage du diaphragme peut donc perturber son rôle de pompage et de mécanisme physique de la digestion.
Votre ostéopathe doit ici s’intéresser et travailler sur votre diaphragme pour lui redonner son amplitude d’action sur l’ensemble de l’organisme. Et notamment ici pour la qualité de votre transit.
Ce travail se fait à partir de vos côtes, du milieu de votre dos et ce jusqu’à votre bassin. Il est possible que votre ostéopathe vous demande une respiration exagérée sur quelques secondes durant les soins.

Votre implication est nécessaire pour avoir de bons résultats

Et en ce qui concerne votre hygiène de vie…Vous en êtes l’acteur principal. Ainsi, pour profiter au mieux des bénéfices des soins ostéopathiques, nous vous encourageons à vous pencher sur certaines de vos habitudes.
Il s’agira notamment d’être attentif à votre alimentation, d’éviter la sédentarité, de dormir suffisamment et de pallier les insomnies éventuelles. Mais aussi de pratiquer des activités physiques de façon hebdomadaire afin d’évacuer votre stress potentiel et de vous maintenir au top de votre forme.

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