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Le trouble de stress post-traumatique (TSPT), ou syndrome du stress post-traumatique (SSPT) a déjà été abordé sur le blog en ce qui concerne l’adulte. Retrouvez d’ailleurs l’article complet ici : syndrome du stress post-traumatique.
Mais dans certains cas, le traumatisme date de l’enfance.

Harcèlement scolaire, violences domestiques, prise d’otage, catastrophe naturelle, etc. La liste des évènements qui peuvent impacter l’enfant est longue, et l’enfant, lui, est particulièrement vulnérable.

Mais comment et à quel point peut-il être affecté par un événement traumatique ? Quels sont les symptômes prédominants de ce trouble chez les plus jeunes ? Comment identifier, en tant que parent, un éventuel trouble de stress post-traumatique chez l’enfant ?

C’est tout l’intérêt de cet article.

Sommaire

Quand l’enfant souffre silencieusement

Si vous observez quelque chose de changé chez votre enfant, qu’il se renferme, ne vous parle plus, peut-être souffre-t-il silencieusement. Auquel cas, cette lecture devrait vous intéresser.

Nous ferons un bref rappel sur le stress et sur la notion de traumatisme psychique, émotionnel ou psychologique. Ensuite, place aux différents symptômes du syndrome de stress post-traumatique chez l’enfant, avec un focus sur l’impact du harcèlement scolaire.

Pour finir, nous aborderons les différentes solutions pour accompagner l’enfant et l’apport de l’ostéopathie dans le traitement du TSPT.

Traumatisme : de quoi s’agit-il ?

Il existe différents types de traumatismes :

  • physiques,
  • psychiques,
  • et psychologiques.

Ils mènent tous à une ou plusieurs réaction(s) émotionnelle(s) intense(s) que caractérise le traumatisme émotionnel. Que cette réaction soit consciente ou inconsciente.

Comprenez que cela génère une charge émotionnelle trop importante par rapport aux ressources d’un individu. Ce dernier n’intègre alors pas l’émotion et la loge dans certaines cellules. On parle de mémoires émotionnelles ou encore de mémoires traumatiques.

Du traumatisme aigu…

Votre enfant a pu être victime d’un événement court dans la durée, ponctuel, mais particulièrement intense et douloureux. Peut-être a-t-il été témoin de violences, d’un attentat, d’une catastrophe naturelle, d’une prise d’otage, etc.

…Au traumatisme chronique

À contrario, des évènements répétés ou encore quotidiens peuvent causer les symptômes du stress post-traumatique. Des manifestations que nous vous présenterons très vite, mais d’abord, abordons un point important.

Harcèlement scolaire : l’impact sur les enfants

Une étude révèle que 5% des élèves à travers le monde sont victimes de harcèlement scolaire d’intensité grave. Et 15 à 30% sont victimes de harcèlement d’intensité moindre.

Une tendance certainement à la hausse avec le cyber harcèlement, qui n’existait pas il y a encore quelques années en arrière.

Le harcèlement scolaire (d’intensité moindre) se définit par :

  • la fréquence des agressions,
  • l’intention de blesser
  • et l’asymétrie entre le(s) agresseur(s) et l’agressé.

Les formes de harcèlement scolaire

Le harcèlement scolaire peut prendre une forme physique : l’enfant se fait pousser, secouer, frapper, etc. Il s’agit certainement de la forme la plus identifiable côté parent. Les bleus ou encore les vêtements abîmés peuvent vous mettre la puce à l’oreille.

Il peut aussi s’agir d’une forme verbale : taquineries, railleries, menaces, insultes, etc.

Enfin, une forme moins visible encore : celle du lien social. Il s’agit de manipulations d’amitié, rumeurs, exclusion des groupes d’amis ou des jeux, etc.

Harcèlement scolaire et effondrement des croyances

“Le harcèlement scolaire peut provoquer un effondrement des croyances chez les enfants. L’enfant, de nature, voit le monde comme étant juste, bon. Dans ses croyances, la vie a un sens. Les événements dont il est victime à l’école le heurte contre une réalité toute autre.

Notez que le harcèlement scolaire peut aussi provoquer une altération de l’identité de l’enfant. Et tel un effet domino, elle peut elle-même mener à une perte d’estime de soi, entre autres.”

Éléonore VincentOstéopathe DO

C’est alors que peuvent se déclarer les symptômes du syndrome de stress post-traumatique chez votre enfant. Des symptômes que nous vous présentons de ce pas.

Trouble de stress post-traumatique chez l’enfant : les symptômes

L’enfant peut, tout comme l’adulte, présenter des symptômes caractéristiques de l’état de stress post-traumatique. Voici une liste non-exhaustive :

  • Syndrome d’évitement : l’enfant aura tendance à éviter ce qui lui fait penser à son traumatisme.
  • Syndrome de répétition : il revit constamment le traumatisme, la ou les même(s) scène(s), sous forme de flash-back ou de cauchemars.
  • Hypervigilance : l’enfant semble en « état d’alerte » en permanence. Il a par exemple des réactions de sursaut, etc.
  • Troubles anxieux généralisés.
  • Idées noires.
  • Insomnies ou difficulté à s’endormir.
  • Difficultés de concentration.
  • Fatigue chronique ou permanente.
  • Repli sur lui-même.
  • Irritabilité, trouble de l’humeur, excès de colère.

Il est bon de souligner ici que votre enfant peut ne présenter que quelques-uns de ces symptômes. Ils ne sont pas tous systématiques.

L’importance de la communication

“Ayez confiance en votre intuition. Si vous observez que quelque chose a changé chez votre enfant et qu’il se replie sur lui-même, commencez par essayer de lui parler.

Dans le cas où vous n’arrivez pas à établir une communication avec lui, envisagez de vous entretenir avec ses professeurs. Ces derniers peuvent vous aider à comprendre son environnement scolaire.”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Vous en savez maintenant plus sur la notion de traumatisme et les symptômes du syndrome de stress post-traumatique chez l’enfant. Mais quels moyens peuvent être mis en place pour aider votre progéniture ? Quelle stratégie thérapeutique envisager pour un accompagnement optimal ?

Traitement du stress post-traumatique chez l’enfant : l’approche médicale

Il peut être conseillé à votre enfant d’être suivi par un thérapeute spécialisé, comme un psychologue par exemple. Il est aussi possible de réaliser certains types de thérapies comportementales. Le but est de désensibiliser l’enfant aux situations qui lui font revivre cet évènement.

Aussi, comme chez l’adulte, il est possible d’envisager une médication. Nous vous invitons à discuter ce point directement avec votre médecin.

Vous devez toutefois savoir si l’événement traumatisant pour votre enfant est toujours d’actualité. C’est la première chose à établir.

Harcèlement scolaire : que faire ?

Si votre enfant subit un harcèlement scolaire permanent, informer l’école sera déjà un premier pas. Ensuite, des mesures seront très certainement prises afin que votre enfant ne soit plus victime de harcèlement à l’école.

TSPT : les solutions alternatives pour un travail en synergie

Le but du thérapeute, qu’il soit psychologue ou encore hypnothérapeute, est d’aider votre enfant à reconstruire petit à petit des bases saines. Et pour comprendre ce que cela implique, un petit point est nécessaire.

La construction mentale, l’identité

“La construction mentale et l’identité sont des notions importantes lorsque l’on aborde le SSPT. C’est l’image que nous avons de nous-même, des autres, de notre environnement, la conscience et la notion de bien et de mal, entre autres. Ces images, ces constructions, elles se font en grande partie pendant notre enfance et adolescence.

Mais lorsqu’il y a un traumatisme, les bases de l’enfant se retrouvent violemment secouées.”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Déculpabilisez

“Il se peut que vous vous sentiez dépassé, voire impuissant face à la souffrance de votre enfant. Il est important premièrement de vous déculpabiliser. La culpabilité ne vous aide ni vous, ni votre enfant. ”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Faites preuve de patience

“Votre enfant aura probablement besoin que vous soyez présent. Et ce, même s’il n’arrive pas à l’exprimer au départ. Cela demandera certainement du temps, la patience sera donc de mise. ”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Stress post-traumatique chez l’enfant et ostéopathie

Un suivi en ostéopathie a également toute sa place ici. Les soins peuvent s’inscrire dans la même lignée que ces thérapies visant à aider votre enfant.

“L’ostéopathe intègre votre enfant dans sa globalité : c’est d’ailleurs pour cela que l’on parle de thérapie holistique. Le praticien ne va probablement pas commencer à travailler directement sur les mémoires émotionnelles. Celles-ci sont bien souvent enfouies plus profondément. ”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Le suivi en ostéopathie

Nous parlons de suivi car plusieurs séances seront certainement nécessaires afin d’accompagner au mieux votre enfant. L’objectif est de lui permettre de retrouver, par la suite, son indépendance.

“Par indépendance, comprenez que le but n’est pas de le voir à une fréquence élevée des années durant, au contraire.

Par exemple, 2 séances peuvent être réalisées dans un intervalle relativement court. Ensuite, elles peuvent être beaucoup plus espacées (quelques mois après, puis 1 an après, etc.). Mais bien sûr, cela dépend toujours du patient, en l’occurrence ici, de votre enfant.”

Éléonore VincentOstéopathe DO

La première séance

“La première séance est, pour l’ostéopathe, l’opportunité de nouer une relation de confiance avec votre enfant. C’est important pour optimiser l’efficacité des soins et le soulager de son mal-être, le plus rapidement possible.

Un enfant ne vient pas voir un thérapeute de son propre chef. C’est souvent vous, parent, qui prenez l’initiative de l’emmener consulter. Ainsi, parfois, l’enfant peut rendre la séance compliquée, d’autant plus s’il n’a pas confiance. Acquérir cette dernière est une étape primordiale. ”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Une fois la relation de confiance instaurée, l’ostéopathe observe la posture de votre enfant, sa façon de marcher, ses appuis, etc. Cela se fait en testant sa mobilité articulaire, entre autres.

L’objectif ici est d’établir un diagnostic qui permet de définir un plan de traitement adapté.

L’approche en somato-émotionnelle

“Une fois ce travail déjà bien entamé, l’ostéopathe peut commencer à percevoir diverses mémoires émotionnelles liées au traumatisme. L’objectif des techniques ostéopathiques est ici de le libérer de ces mêmes mémoires émotionnelles.”

Éléonore VincentOstéopathe DO

Nous disposons d’ailleurs d’un article complet sur ce sujet. A retrouver ici : Comment surmonter un traumatisme émotionnel ?

L’ostéopathie en prévention de troubles futurs

Quand l’ostéopathe travaille à libérer les mémoires émotionnelles chez votre enfant, c’est aussi dans une logique préventive. Cela peut en effet aider à prévenir l’apparition de troubles qui peuvent se déclarer beaucoup plus tard, à l’âge adulte.

On pense notamment à la fibromyalgie ou à la colopathie fonctionnelle, des atteintes particulièrement lourdes au quotidien. Le point commun entre ces deux troubles ? On suspecte les chocs émotionnels et les évènements marquants comme étant de potentiels facteurs déclenchants.

Syndrome de stress post-traumatique chez l’enfant : quelles thérapies complémentaires ?

Voici quelques thérapies complémentaires qui pourront aider votre enfant :

  • Hypnothérapie thérapeutique : comme chez l’adulte, l’hypnose thérapeutique cherche ce qui a été douloureux à travers l’inconscient. Des suggestions positives sont ensuite faites afin d’en changer l’impact.
  • Naturopathie : certains compléments alimentaires peuvent aider à libérer des mémoires émotionnelles, comme des fleurs de Bach par exemple.
  • Médecine Traditionnelle Chinoise : comme l’acupuncture, les ventouses, les plantes, etc.
  • Soins énergétiques : le Reiki, les soins avec un magnétiseur.
  • Sophrologie : des techniques de relaxation essentiellement basées sur la respiration et la méditation. Toutefois, la respiration peut être plus difficile pour les enfants, ils peuvent avoir du mal à se concentrer au départ.
  • EMDR : il s’agit de désensibilisation et reprogrammation par des mouvements oculaires. On sollicite les yeux pour qu’ils fassent des mouvements répétitifs afin de libérer des blocages émotionnels.
  • Ostéopathie : cette médecine complémentaire propose une approche totalement naturelle. Focus sur le sujet en suivant.

Cabinet B - Ostéopathie

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