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Vous ressentez des gênes et parfois des démangeaisons au niveau de l’anus ? Vous souffrez de vives douleurs lorsque vous êtes aux toilettes, lors de la défécation ? La position assise accentue vos douleurs ? Et le passage aux toilettes est appréhendé et redouté du fait des douleurs, parfois même insupportables, que vous connaissez ?
Il pourrait s’agir d’une fissure anale, un trouble fréquent que beaucoup de français ont connu ou connaîtront dans leur vie. Un trouble, en soit, pas si grave, mais à l’origine de bien des douleurs et désagréments. Trouble qu’il faut traiter rapidement afin d’éviter les complications.

Aujourd’hui, on vous parle de la fissure anale sans tabou. Nous vous aidons à la reconnaître, et à en comprendre les causes (et ainsi mieux la prévenir). Mais aussi et surtout, on vous expose les moyens doux, non invasifs et naturels de soigner la fissure anale. Et notamment grâce à des soins en ostéopathie.

Sommaire

Fissure anale : de quoi s’agit-il ?

On parle de fissure anale lorsque la paroi du canal anal, à la base de votre rectum, est victime d’une petite lésion, d’une déchirure ou d’une fissuration.

Il s’agit d’une affection bénigne mais particulièrement douloureuse. Elle touche fréquemment les adultes et est plus élevée chez l’adulte jeune ou d’âge moyen (de 36 à 39 ans) que chez l’enfant ou le sujet âgé. La prévalence est cependant difficile à connaître du fait du caractère tabou de l’atteinte et de l’absence de consultations, donc de diagnostics.

Notez tout de même que les bébés et enfants de 6 mois à 2 ans sont également touchés, à hauteur de 3 à 10% des cas.
Un manque d’hygiène ou une fissure anale mal soignée augmentent le risque d’infection.

Fissure anale : les symptômes

La fissure anale cause pour certains une simple gêne. Alors que pour d’autres, les douleurs sont insupportables et constituent une véritable souffrance au quotidien. Voici les principaux symptômes de la fissure anale :

  • Vives douleurs lors de la défécation, lors du passage des selles
  • Douleurs qui peuvent être soulagées après le passage aux selles ou durant plusieurs heures après celui-ci
  • Gênes et démangeaisons à l’anus
  • Légers saignements constatables sur le papier hygiénique ou sur les selles
  • Constipation réflexe, de par l’appréhension des douleurs lors de la défécation
  • Douleurs accentuées par la position assise (de par l’appui direct sur la zone blessée)
  • Spasmes musculaires au niveau du sphincter anal
  • Parfois, les douleurs peuvent irradier plus haut dans le dos, dans les fessiers ou encore au niveau des organes génitaux
  • Il arrive que les démangeaisons de l’anus vous poussent à gratter la zone créant alors de nouvelles lésions

Comment différencier la fissure anale des hémorroïdes ?

Tout comme les hémorroïdes, les fissures anales provoquent des démangeaisons à l’anus et des saignements.
La différence principale réside dans la douleur éprouvée. La fissure anale provoque des douleurs plus prononcées. Une autre différence ? La présence de petites boules au niveau de l’anus lors d’hémorroïdes. Petites boules non présentes dans le cas de la fissure anale.

Fissure anale et constipation

La fissure anale est souvent accompagnée d’une constipation chronique et réflexe. En effet, vous vous abstenez d’aller aux toilettes afin d’éviter de provoquer vos douleurs.
Mais il s’agit d’un réel cercle vicieux, car la constipation et les selles dures risquent d’aggraver la déchirure déjà présente. Vous comprenez donc l’importance de prendre en charge et de soigner la fissure anale afin d’éviter son aggravation. Mais aussi son infection (c’est une zone pleine de bactéries !).
Seulement, pour soigner la fissure anale, il faut bien souvent consulter. Et décrocher son téléphone pour prendre rendez-vous pour un trouble de la zone anale, c’est plus facile à dire qu’à faire, on le sait bien.

Fissure anale : le tabou et la non prise en charge

La fissure anale reste un sujet tabou, car ce trouble concerne une zone intime et que parfois, les causes nous semblent inavouables. Il peut être particulièrement difficile d’en parler car cela met en avant une part de vulnérabilité. Mais aussi car on peut avoir peur de montrer son intimité, de devoir subir des examens pas forcément des plus agréables.
Sentiment parfois très fort, qui prend le dessus et vous empêche alors de demander de l’aide et d’en parler à votre médecin.
Nombreuses sont donc les personnes qui ne consultent pas et cherchent des remèdes miracles pour la fissure anale. Histoire de soigner tout cela « ni vu ni connu » à la maison.

Fissure anale et remèdes de grand-mère

Les remèdes miracles, ça n’existe pas. Et la fissure anale se soigne très bien naturellement sans que vous n’ayez à apposer du miel ou un quelconque cataplasme de légume sur votre anus. Optez donc plutôt pour une médecine alternative naturelle comme l’ostéopathie !

Consulter un professionnel de la santé ou votre ostéopathe pour une fissure anale n’a rien de honteux. Et cela ne devrait pas représenter un tel tabou.
En effet, il est très important de traiter votre fissure anale, car une fissure anale mal soignée augmente les risques d’infection.
Donc même si cela peut vous sembler difficile d’en parler, ne tardez pas à consulter votre médecin !

Fissure anale et sodomie

L’idée largement répandue que la fissure anale serait due à la pratique de la sodomie est fausse. Et c’est souvent cette idée erronée qui vous freine à consulter. Cela peut arriver, oui, mais il ne s’agit pas de la cause principale et ça, votre médecin le sait.
Et quand bien même, chacun est libre de pratiquer le coït anal et qu’il en soit la cause ou non, il ne faut pas que cela vous freine à consulter. Chacun fait ce qu’il veut avec ses fesses, d’ailleurs, peut-être que l’expression « occupez-vous de vos fesses » vient de là ?

« J’ai les fesses entre deux chaises »

Symboliquement, la fissure anale peut aussi renvoyer à l’idée d’avoir “les fesses entre deux chaises”.
Vous pourriez en effet avoir le sentiment d’être incommodé entre deux situations avec l’impression de ne pas pouvoir prendre de décision. Vos douleurs sont présentes, mais vous n’arrivez pas à sauter le pas pour consulter et les faire disparaître. Vous avez envie d’aller aux toilettes, mais la peur des douleurs occasionnées par le passage des selles ne vous aide pas à y aller, etc.

« Serrer les fesses »

Dernière expression sur laquelle nous nous arrêterons, c’est promis. Celle-ci remonte au moins au XVIIIe siècle et est particulièrement parlante. On l’utilise aujourd’hui pour désigner le fait d’avoir peur, mais originellement, elle désignait le fait de serrer les fesses par peur de déféquer.
Seulement, au XVIIIe siècle, ils n’avaient pas tous les moyens actuels pour soigner la fissure anale. On les excuse donc d’avoir autant serré les fesses et d’en avoir fait une expression tant utilisée à ce jour.
Vous avez très certainement envie qu’on y vienne, à ses solutions pour soigner la fissure anale. Mais d’abord, on va s’intéresser aux causes d’apparition.

Fissure anale : les causes

Les causes de la fissure anale sont multiples :

  • Un traumatisme de l’anus provoqué par des selles très dures et volumineuses après une constipation chronique.
  • Ces fissures sont aussi possibles chez le nourrisson et l’enfant constipé. Elles sont causées par la différence entre la taille et la consistance des matières fécales et le diamètre du canal anal du bébé.
  • Chez la femme, elles sont souvent associées à une constipation. L’accouchement par voie basse peut également causer les fissures anales lors des efforts de poussée (environ 15 % des femmes sont touchées).
  • Un traumatisme lors d’une pratique sexuelle, comme la sodomie ou l’utilisation de sextoys.
  • Certaines maladies inflammatoires chroniques comme la maladie de Crohn, du fait de l’irritation chronique des muqueuses du rectum et de l’anus.
  • Une diarrhée chronique et prolongée (elle cause une irritation des tissus du canal anal et de son abouchement).

Des récidives fréquentes

L’anus est l’un des endroits les moins vascularisés du corps (et notamment la partie postérieure de l’anus). Ce manque de vascularisation induit un défaut de cicatrisation à la suite de la fissure, qui persiste alors.
Il existe aussi une possibilité de contraction incontrôlée du sphincter anal interne. Cela provoque donc ce défaut de vascularisation par compression des artères. Le sang n’est alors pas correctement acheminé jusqu’au canal anal où se situe la fissure.
C’est pourquoi la récidive est particulièrement fréquente (et existe dans environ 20 à 30% des cas).

Fissure anale : l’heure du diagnostic

L’appréhension de la consultation est également liée au fait de ne pas savoir comment le médecin va s’y prendre pour vous examiner et poser le diagnostic de la fissure anale. Alors on veut aussi vous éclairer là-dessus.
Le diagnostic est clinique dans la majorité des cas. Votre médecin fait le diagnostic en se basant sur la description que vous faites de vos symptômes.
Il cherchera notamment à savoir si votre douleur est présente lors de la défécation, pour se calmer partiellement ensuite et durer quelques heures. Et si la position assise prolongée vous est inconfortable, voire difficile.
Notez qu’un examen physique peut être réalisé par votre médecin, votre proctologue, votre gynécologue ou encore votre urologue. Le but est de pouvoir poser un diagnostic différentiel.

Écarter les autres troubles

Il est en effet important de noter ici que certaines pathologies font état de fissurations anales. Notamment le cancer épidermoïde, l’herpès anal, la syphilis, la maladie de Crohn, etc, peuvent débuter par une fissure anale isolée.

Fissure anale : quel traitement ?

Le traitement consiste généralement en la prise d’anti-douleurs et l’application d’une crème anesthésiante.
Votre médecin vous recommandera également de suivre quelques règles d’hygiène. Notamment de faire votre toilette avec un savon au PH neutre et de veiller à vous essuyer doucement après la défécation.
Il est également conseillé de ne pas forcer pour aller aux toilettes, mais de prendre une position confortable : le dos enroulé sur l’avant et les deux pieds bien posés au sol. Le but ? Faciliter la sortie des selles en alignant le conduit anal expulsant les selles.
Votre médecin peut vous prescrire un laxatif contre la constipation. Cela permettra d’éviter une stase veineuse au niveau du canal anale qui fragiliserait votre anus. Enfin, certains traitements sont proposés pour diminuer le spasme sphinctérien.
Ces points restent à aborder directement avec votre médecin. De notre côté, on se charge de vous présenter un traitement naturel de la fissure anale.

Fissure anale : quel traitement naturel ?

Si vous êtes tombé sur cet article, c’est que vous recherchez certainement un moyen non invasif et naturel de soigner la fissure anale. Attention au méthodes farfelues qui remplissent la toile. Nous ne savons pas vous dire si le traitement naturel au miel de la fissure anale fonctionne ou non. Mais il est peu probable qu’il agisse durablement et prévienne la récidive.

Avez-vous parlé de votre fissure anale à votre ostéopathe ?

La réponse est très certainement négative. Pourtant, la prise en charge par votre ostéopathe permet d’agir sur les facteurs responsables de votre fissure anale. Mais aussi de soulager vos douleurs, d’améliorer votre transit, et de favoriser ainsi votre cicatrisation.

Les soins d’ostéopathie pourront aussi vous aider à aller à la selle sans craindre d’avoir cette sensation que votre anus ne se “déchire”. Et cela permettra aussi d’améliorer la cicatrisation, et de soulager vos douleurs plus rapidement.

Fissure anale et ostéopathie

L’ostéopathe va procéder au traitement de la fissure anale en agissant par des techniques adaptées. Sans contact avec votre périnée, anus ou côlon, et en aucun cas par des techniques qui se réalisent en interne.
Votre ostéopathe n’est pas habilité à effectuer de toucher rectal, seul le médecin et autres spécialistes (le gynécologue, l’urologue et le proctologue) y sont habilités.

Éclaircissement fait, abordons de ce pas les méthodes employées par l’ostéopathe pour soigner naturellement la fissure anale.

Traiter la constipation

L’accumulation de selles dans la partie terminale de votre tube digestif entraîne leur durcissement. Cela rend alors leur évacuation particulièrement difficile. Les efforts de poussée successifs pour évacuer ces selles dures augmentent alors la pression dans votre canal anal.

L’ostéopathie permet de retrouver un processus d’évacuation des selles efficace et en plus, sans douleurs.

Pour cela, le travail de votre ostéopathe se fait sur le côlon. En effet, un côlon irrité provoque une réabsorption d’eau trop importante et c’est ainsi que les selles se durcissent. Il convient alors d’assurer une bonne vascularisation et une bonne innervation de la zone.

Ici, votre ostéopathe agit sur le nerf vague et le trajet qu’il emprunte. Il part de votre crâne et chemine au travers de votre diaphragme. Des blocages au niveau de vos vertèbres, de votre bassin peuvent également ralentir votre transit et gêner la mobilité du côlon.

Diminuer le stress

En plus des tensions et troubles physiques que peut engendrer le stress, il peut aussi sacrément chambouler votre transit.

Ici, l’objectif de votre ostéopathe sera de relâcher les tensions, notamment de votre respiration, afin de réduire les effets du stress.

Votre système musculaire intéresse également votre ostéopathe. Il travaillera à diminuer la contraction qui peut être responsable de blocages articulaires impactant la mobilité de votre côlon.

Un travail qui permettra, en somme, de vous détendre et de réduire le blocage que connaît votre transit.

Garder un œil sur le système hormonal

La constipation est fréquente chez les femmes. Notamment du fait des fluctuations hormonales connues de la puberté à la ménopause, en passant par une éventuelle grossesse.

La prise en charge de la constipation se fera alors en parallèle d’un travail de régulation de votre système hormonal, à différents stades. En fonction des phases de votre cycle, d’une grossesse éventuelle ou encore à l’approche de la ménopause.
Ce travail permettra de contribuer à la récupération de votre fissure anale en équilibrant votre système hormonal. Le tout, en favorisant un bon transit et en optimisant le bon fonctionnement de votre organisme.

Réduire la contraction du sphincter anal

Cette contraction vient provoquer une compression des artères du canal anal.

L’ostéopathe travaillera sur votre périnée car il réunit les muscles de la région du sphincter anal. Réduire la tension sur le périnée donnera plus de confort et d’amplitude de contraction/relâchement à votre canal anal. Cela permettra donc de diminuer les effets de compression de ses artères, et favorisera leur drainage.

Enfin, le travail sur la constipation permettra d’améliorer le transit. Mais il permet aussi de réduire l’effet de contraction involontaire par la compression causée dans le canal anal et sur l’anneau rectal.

En levant cette compression, la vascularisation de la zone est optimisée et le sang peut alors mieux cheminer jusqu’au canal anal où se situe la fissure. Une fois la bonne circulation artérielle retrouvée, la cicatrisation de la fissure anale sera alors plus rapide. Cela permettra alors d’éviter les récidives et de prévenir les risques d’infections.

L’importance d’une bonne hygiène de vie

Afin de profiter au mieux des soins de votre ostéopathe et d’optimiser les résultats, il faut coupler le travail de votre ostéopathe à certaines règles hygiéno-diététiques.

Une bonne hydratation et l’intégration de fibres dans votre alimentation sont notamment nécessaires. Il faudra également veiller à réduire les sucres raffinés et les aliments qui favorisent la constipation.

Enfin, pratiquer la marche ou tout autre activité est fortement conseillé pour favoriser votre transit.

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