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Si l’on a aucun mal à dire ouvertement que l’on souffre d’un torticolis ou d’une sciatique, il y a des maux dont on ose moins – voire pas du tout – parler. Il y a des maux qui gênent, des maux que l’on ne trouve pas très glam, des maux qui nous semblent impossible d’aborder en société ou auprès de notre médecin.

La bonne nouvelle c’est qu’ici sur le blog, on peut parler de tout, et on met les mots sur vos maux. Et aujourd’hui, on vous parle d’hémorroïdes. Pourquoi ? Car près d’un français sur deux y est confronté dans sa vie et que la crise hémorroïdaire peut faire très mal et peut venir troubler votre quotidien tranquille.

Douleurs, démangeaisons, sensation de brûlure au niveau de l’anus… Quelles sont les causes d’apparition de la crise hémorroïdaire ? Comment prévenir sa survenue ? Comment soulager la crise hémorroïdaire de façon naturelle ?

On vous explique tout ici. Suivez-nous et brisons le tabou !

« J’ai des hémorroïdes »

Déjà, des hémorroïdes, on en a tous. Les hémorroïdes sont en fait présentes dès la naissance, ce sont des petits reliquats de peaux en boule qui jouent d’ailleurs un rôle très important dans la continence, puisque c’est grâce à elles que nos selles et nos gaz sont « retenus ».

Elles constituent un réseau veineux et artériel très dense et elles s’organisent en raison interne et externe. On parle alors d’hémorroïdes internes ou d’hémorroïdes externes.

Les hémorroïdes externes

Les hémorroïdes externes sont situées au-dessous de l’anus, à la jonction avec la peau.

Les hémorroïdes internes

Les hémorroïdes internes quant à elles sont localisées dans la partie haute du canal anal.

Nous avons tous des hémorroïdes, mais pas tous des crises hémorroïdaires

C’est donc un défaut de langage lorsque l’on dit que l’on a des hémorroïdes, puisque nous en avons tous. Il serait en fait plus juste de dire que l’on a une crise hémorroïdaire, une poussée hémorroïdaire, une crise d’hémorroïdes ou encore une pathologie ou maladie hémorroïdale. Pour faciliter la lecture de cet article, nous utiliserons le terme du langage courant « hémorroïdes » pour qualifier ce trouble.

Hémorroïdes : les symptômes

Nous savons donc que les hémorroïdes sont ​normalement présentes dès la naissance​. C’est sous l’influence de facteurs déclenchants que celles-ci peuvent ​augmenter de volume (et sortir de l’anus dans le cas de crise hémorroïdaire interne).

Ces crises, qu’elles touchent les hémorroïdes internes ou externes, se caractérisent par une sensation de chaleur, de gonflement, d’inconfort et de pesanteur au niveau de l’anus. Il est également possible que vous connaissiez des démangeaisons.

Ces douleurs augmentent généralement lorsque vous allez aux toilettes ou lors d’un exercice physique. Il est aussi possible que vous remarquiez des saignements lors de la défécation.

Hémorroïdes externes : les symptômes

Vous pouvez ici facilement les identifier et remarquer que la zone autour de votre anus est « enflée » et sensible. Notez au passage que les hémorroïdes externes sont ​plus sensibles​ que les hémorroïdes internes, car il y a plus de fibres nerveuses sensitives dans cette zone.

Hémorroïdes internes : les symptômes

Les hémorroïdes internes se forment dans l’anus et prennent l’aspect d’une petite protubérance. On classifie la crise hémorroïdaire interne selon le stade d’évolution des hémorroïdes et sachez qu’elles progressent d’un degré à l’autre si rien n’est fait pour en freiner leur évolution !

  • 1er degré : l’hémorroïde est à l’intérieur de l’anus
  • 2ème degré : l’hémorroïde sort au moment de la défécation et revient à l’intérieur
  • 3ème degré : l’hémorroïde doit être replacé avec le doigt après défécation
  • 4ème degré : l’hémorroïde ne peut être replacé dans l’anus

Levons le tabou des hémorroïdes

Afin d’éviter la progression d’un stade à un autre, il faut donc agir et ainsi freiner l’évolution des hémorroïdes. Seulement, parler d’un problème à l’anus, encore une fois, ce n’est pas la chose la plus aisée.

Car le tabou de l’anus, c’est un tabou ancestral ! Qu’il s’agisse de l’approche culturelle, religieuse et même psychologique (merci Freud), l’anus n’a jamais été sur le devant de la scène et est plutôt vu comme une zone sale et dont on ne doit surtout pas parler, une zone dont on a honte. Pourtant, l’anus est une région extrêmement importante et qui mérite autant d’attention que n’importe quelle autre zone du corps !

« Docteur, j’ai une poussée hémorroïdaire »

Il est ainsi essentiel de parler à votre médecin de votre crise hémorroïdaire. Pas simple, nous en avons bien conscience, on a du mal à dire que l’on a un problème au niveau de l’anus, en plus, on se dit qu’il va falloir baisser son pantalon et très certainement montrer ses fesses.

Il y a aussi la croyance populaire qui dit que la maladie hémorroïdaire est déclenchée par la pratique de la sodomie. Faux ! Le coït anal peut venir exacerber les symptômes en cas de maladie hémorroïdale certes (et est donc à proscrire dans ce cas) mais il ne la déclenche pas. Et ça, votre médecin le sait, et d’ailleurs, vous pratiquez bien ce que vous voulez, il s’en fiche.

Et si cela peut vous rassurer et vous aider à lui en parler, dites-vous qu’il y a une chance sur deux pour que votre Doc’ ait déjà connu ce trouble dans sa vie !

Mais qu’est-ce qui cause la crise hémorroïdaire au juste ?

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Hémorroïdes : les causes

Il existe plusieurs causes, facteurs et terrains favorisant l’apparition d’hémorroïdes.

Des problèmes digestifs

La constipation est l’une des principales causes à l’origine des hémorroïdes. C’est notamment les efforts effectués pour évacuer les selles qui peuvent engendrer la survenue d’une crise ou encore l’utilisation de certains laxatifs qui peuvent venir aggraver la pathologie hémorroïdaire. Il est ainsi important de venir traiter la constipation si celle-ci est la cause de vos hémorroïdes.

Notez qu’un épisode de diarrhée peut également venir déclencher la maladie hémorroïdaire. D’ailleurs, qu’est-ce qu’un caca normal ?

Hémorroïdes chez la femme

Notez chères lectrices que chez les femmes, d’autres causes peuvent en être à l’origine. Les hémorroïdes peuvent en effet faire partie des désagréments connus en période prémenstruelle, juste avant les règles. Notamment car la variation du taux hormonal vient chambouler et impacter votre circulation sanguine (d’ailleurs on y vient) mais aussi car les troubles digestifs sont fréquents avant et pendant les règles et ceux-ci peuvent induire les hémorroïdes.

C’est également un trouble fréquent chez la future et la jeune maman et nombreuses sont les femmes souffrant d’hémorroïdes pendant leur grossesse et après l’accouchement.

Circulation sanguine et relâchement des tissus

Un défaut de retour veineux ou de circulation sanguine peuvent aussi être à l’origine.
Une forte pression sur les veines anales (comprenez ici un excès d’afflux sanguin) peut venir augmenter leur volume. Cela peut notamment arriver lorsque vous soulevez des objets lourds ou pratiquez un sport demandant beaucoup d’efforts de poids.

Il pourrait également s’agir d’un défaut de vidange des veines anales (il s’agit alors de la formation de caillots ou thromboses hémorroïdaires).

La sédentarité (et notamment être assis derrière un bureau toute la journée) aussi peut venir causer des hémorroïdes ! Le manque d’activité ne favorise pas un bon retour veineux !
Pour finir, il peut aussi s’agir d’un relâchement du tissu élastique qui est normalement censé retenir les hémorroïdes.

Autres facteurs

Notez que le surpoids, le stress, la consommation excessive d’alcool et les plats épicés sont des facteurs pouvant favoriser l’apparition de la maladie.

Qui peut être touché par la poussée hémorroïdaire ?

La crise hémorroïdaire peut concerner absolument tout le monde, hommes comme femmes, et ce, à n’importe quel âge (bien que plus rare chez les enfants).
Notez qu’environ un adulte sur deux âgé de plus de 50 ans est concerné par les hémorroïdes !

Les hémorroïdes en quelques chiffres

Dans une enquête française récente et de grande ampleur, 39 % des personnes interrogées déclarent avoir souffert au moins une fois d’un problème hémorroïdaire dans leur vie et plus d’un tiers d’entre eux au cours des douze derniers mois.

Les 3/4 des personnes souffrant de ce trouble et ayant consulté un praticien consultent un médecin généraliste et 1/4 un gastro-entérologue.

Cependant, seules 29 % des personnes ayant décrit un problème hémorroïdaire ont consulté un praticien pour ce problème et 52 % ont pris des médicaments (et seulement un tiers d’entre elles sur prescription médicale).

Seules 3 personnes sur 10 souffrants d’hémorroïdes en ont donc parlé à un praticien…Des chiffres témoignant clairement du tabou des hémorroïdes ! Il est pourtant important d’aller consulter en cas de crise afin de freiner l’évolution des hémorroïdes.
Mais comment se déroule la consultation chez le médecin ?

Le diagnostic de la maladie hémorroïdaire

Le diagnostic est essentiellement clinique. Les hémorroïdes externes sont visibles de l’extérieur, les hémorroïdes internes, elles, sont examinées par le médecin, qui réalise un examen proctologique.

Pour ce faire, le médecin introduit un anuscope dans le canal anal pour faire le diagnostic, examen qui permet notamment d’éliminer un cancer anal ou colorectal, deux pathologies pouvant donner des symptômes similaires à la crise (tout comme la fissure anale ou un abcès).

Examens complémentaires

Lorsqu’il existe un saignement important ainsi que des signes associés de gravité comme un amaigrissement soudain ou des vomissements, votre médecin peut également prescrire une endoscopie afin de venir évaluer le tube digestif dans son ensemble.

Hémorroïdes : quel traitement ?

Votre médecin peut vous prescrire des traitements médicamenteux afin de soulager la douleur comme des antalgiques ainsi qu’un traitement local (pommades, suppositoires ou crème contre les hémorroïdes). Ce point reste à discuter directement avec votre médecin, quoi qu’il en soit, veillez à respecter la posologie prescrite.

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Hémorroïdes : quel traitement naturel ?

Un grand nombre de personnes souffrant de ce trouble se demandent comment soulager les hémorroïdes naturellement. Certaines, car elles préfèrent éviter les solutions médicamenteuses… Mais la majorité des personnes qui cherchent des remèdes de grand-mère contre les hémorroïdes le font pour éviter de passer par la case médecin !

Attention cependant aux remèdes naturels contre les hémorroïdes que vous trouverez en ligne, le web foisonne de concoctions saugrenues et dont on ne connaît pas les effets… N’allez donc pas empirer votre crise en faisant un cataplasme avec un quelconque légume !

Alors comment soulager les hémorroïdes naturellement (et sans risques ?)

L’une des options s’offrant à vous et d’en parler à votre ostéopathe ! Car on pense souvent à notre cher ostéo lorsque l’on souffre d’une lombalgie ou d’une tendinite, mais beaucoup moins lorsqu’il s’agit d’hémorroïdes ou de problèmes digestif.

Hémorroïdes : Pourquoi consulter un ostéopathe ?

L’ostéopathe joue en effet un rôle important dans la prise en charge d’hémorroïdes, et ce, sur plusieurs axes. L’axe vasculaire, premièrement, mais aussi osseux et musculaire. Il permettra de soulager les hémorroïdes et la gêne occasionnée par ce trouble en compléments du traitement prescrit par votre médecin mais permet aussi de prévenir et d’éviter les crises !

Mais comment l’ostéopathe peut-il pour soulager les hémorroïdes ? Allez-vous devoir baisser votre pantalon ? D’ailleurs comment s’habiller pour une consultation chez l’ostéopathe ? On vous explique tout.

Que fait l’ostéopathe pour soulager les hémorroïdes ?

Pour commencer, écartons tout doute : vous n’aurez pas besoin de retirer vos sous-vêtements et votre ostéopathe ne pratiquera jamais de toucher rectal. Voici sa manière de procéder.

Il soulage les pressions

L’ostéopathe va venir soulager en premier lieu les pressions au niveau de votre bassin et de votre système viscéral qui peuvent mettre à mal votre périnée. En effet, un bassin en déséquilibre peut provoquer une mauvaise répartition des pressions sur le périnée.
Le travail de l’ostéopathe s’intéresse donc au cadre osseux pour venir soulever tout blocage et pour cela il vient également regarder vos lombaires et vos dorsales.

Il travaille sur la sphère digestive

Le travail passe par le système digestif afin d’améliorer le transit du bol alimentaire ainsi que sa réabsorption (un défaut de réabsorption donne constipation ou diarrhée). Il agira sur cet équilibre en travaillant sur la structure mais également sur le système d’innervation et de vascularisation. En restaurant la circulation il permet de diminuer les crises hémorroïdaires.

Il pratique des techniques à distance

Un travail à distance permet de s’intéresser au système de pompe et de retour veineux comme le diaphragme intervenant dans la respiration. Et travailler sur votre diaphragme permettra une meilleure circulation sanguine mais aussi une meilleure respiration, essentielle au bon équilibre de l’organisme mais aussi essentiel dans la gestion du stress.

Et si l’on sait que le stress peut être à l’origine de bien des maux, notez qu’il peut être à l’origine de problèmes digestifs et de constipation. Et qui dit constipation dit risque accru de crise hémorroïdaire !

Pour en savoir plus sur l’action de l’ostéopathe sur le stress, envisagez la lecture de cet article : Stress et ostéopathie, les conseils d’un ostéopathe.

L’ostéopathie lors d’une crise hémorroïdaire

Énormément de situations physiologiques peuvent à un moment restreindre le flux circulatoire péri-anal.
L’ostéopathe cherchera donc au niveau du bassin toute tension superficielle (les os et les muscles du bassin) ou profonde (les organes du bassin: intestin grêle, côlon, vessie, utérus et ovaires, prostate et testicules, et ses éléments vasculaires et nerveux) en lien avec ce trouble.
Il travaillera, quand c’est nécessaire, au plus près de la zone anale afin de diminuer l’état de crise, voire même pour le stopper. Il ne touchera jamais directement votre périnée, mais pourra le travailler par l’intermédiaire des os périphériques (coccyx, ischions, pubis), ou même en utilisant votre main comme intermédiaire.

Il est à noter que certaines crises hémorroïdaires même chroniques peuvent passer en 24 à 72 heures. C’est une bonne nouvelle, mais cela n’empêche pas tout le travail de fond d’être effectué, au risque de ne pas avoir de résultats complets, ou malheureusement à trop court terme.

Dans les grandes lignes l’ostéopathe vérifiera et remettra sur pied si besoin la vascularisation, innervation et l’état des muscles et des os du périnée. Puis il travaillera au bon fonctionnement du transit, et aussi de la bonne respiration diaphragmatique assurant son brassage. Tout cela passe par des vérifications et des réajustements si nécessaire de toute la colonne vertébrale et des organes de la tête et du tronc.

Tout ce travail peut alors nécessiter un travail à moyen terme sur 1 à 3 mois dans des situations de santé relativement bonnes.
Le travail peut être prolongé avec un suivi de 1 soin par trimestre par exemple lors d’une réadaptation alimentaire, car l’évolution du transit se fait à minima sur plusieurs mois.

Les limites de l’ostéopathie dans le traitement des hémorroïdes

L’ostéopathie reste une solution efficace pour soulager les hémorroïdes, certes. En revanche, il faut en effet noter que dans certains cas, le recours à la chirurgie est nécessaire.

L’ostéopathe intervient alors ici en soutien de l’opération chirurgicale effectuée en amont et peut vous recevoir en consultation après l’opération afin d’optimiser votre bien être au quotidien et d’agir sur les éventuels effets secondaires.

Nos conseils

Nous n’en avons que 2.

Le 1er : tournez-vous vers un professionnel de la santé plutôt que d’opter pour des remèdes miracles contre les hémorroïdes trouvés en ligne.

Le 2ème : prenez du temps aux toilettes, la défécation est un moment qui ne devrait pas se faire rapidement, au contraire et surtout en cas de crise hémorroïdaire, nous devrions avoir une posture relâchée avec le tronc en flexion et laisser du temps (plusieurs minutes) aux selles de descendre “vers la sortie” sans faire de poussées; ces dernières viendraient sans réels efforts confirmer l’évacuation des selles. Car pousser fort comprime la vascularisation, stresse les muscles du périné, et défavorise d’autant plus son drainage veineux.

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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