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L’hypertension artérielle (HTA) est la plus fréquente des maladies cardiovasculaires en France.
Vous êtes victime de fatigue chronique et d’épisodes de somnolence au cours de la journée ? Votre vision se trouble de temps à autres ? Vous souffrez fréquemment de maux de tête, subissez des palpitations cardiaques sans éléments déclencheurs ? Et vous remarquez des fourmillements dans vos mains et vos pieds ?
Ces symptômes pourraient témoigner d’une pression sanguine élevée, à savoir, une hypertension artérielle.

Mais qu’est-ce qui cause cette haute pression sanguine ? Qui consulter ? Pourquoi est-il important de diagnostiquer l’hypertension artérielle et de bénéficier d’une prise en charge adéquate ? Comment faire baisser la tension naturellement ?

Sommaire

Qu’est-ce que l’hypertension artérielle (HTA) ?

On parle d’hypertension artérielle lorsque l’on observe une pression excessive du sang sur la paroi des artères.

Une pression sanguine haute est absolument normale lors de l’effort physique, de pratique sportive. Ou encore lorsque l’on vit une situation forte en émotions ou stressante.

Cependant, pour les personnes souffrant d’hypertension artérielle, cette tension peine à redescendre et la pression sanguine reste constamment élevée. Et ce, même en l’absence d’effort physique ou de stress.

Les composantes de la pression artérielle

La tension artérielle se mesure en mmHg, soit en millimètres de mercure.

Il est important de souligner que celle-ci est caractérisée par deux types de pression, la pression systolique et la pression diastolique.

La pression systolique (PAS)

Il s’agit de la pression maximale observée lors de la « contraction » du cœur (contraction appelée systole) et lorsque celui-ci envoie le sang dans vos artères. C’est grâce à cette pression que chaque partie du corps reçoit l’apport en sang dont elle a besoin.

La pression diastolique (PAD)

La pression diastolique au contraire, est la pression continuant à s’exercer entre chaque contraction du cœur. C’est-à-dire, au moment où celui-ci se « relâche » (que l’on appelle diastole). Il s’agit notamment du moment où le cœur reprend son volume et se détend. Cela permet alors aux cavités cardiaques de se remplir à nouveau de sang.

Quelle est la valeur normale de la pression artérielle ?

Qu’est-ce que cela signifie lorsque l’on vous annonce 13,7 de tension ? Est-ce trop ? Pas assez ? Il peut être en effet assez compliqué de comprendre ces chiffres sans savoir de quoi il s’agit.

Lorsque l’on parle d’un 13,7 de tension, il s’agit en réalité de 130 de pression systolique et 70 de pression diastolique.

Sachez qu’une pression correcte ou normale est généralement située aux alentours de 12,8. Dans certains ouvrages de médecine, la référence se trouve parfois entre 12,8 et 13,7 mmHg.

La pression artérielle peut aussi se retrouver anormalement basse. On parle alors d’hypotension artérielle lorsque la pression artérielle systolique est inférieure à 90 mmHg.

Hypertension artérielle (HTA) : qui est le plus concerné ?

L’HTA concernerait moins de 10% des 18-34 ans. Avec l’âge en revanche, celle-ci semble plus fréquemment rencontrée avec plus de 65% de personnes concernées après 65 ans.

L’hypertension artérielle en quelques chiffres

  • Un adulte sur trois est touché par l’HTA
  • Seule une personne sur deux souffrant d’HTA aurait connaissance de son hypertension
  • Parmi ces personnes, seules 50% d’entre elles seraient traitées par des médicaments antihypertenseurs
  • 50% des personnes traitées auraient une pression artérielle normalisée

Hypertension : symptômes et causes

Les symptômes d’une tension haute

L’hypertension artérielle est un trouble parfois silencieux ! En effet, aucun symptôme significatif ne vous alerte à première vue. En effet, vous pourriez prendre conscience de votre hypertension artérielle que lors d’un examen de routine de prise de tension.

Les signes qui doivent alerter

L’hypertension artérielle est un trouble parfois silencieux ! En effet, aucun symptôme significatif ne vous alerte à première vue. En effet, vous pourriez prendre conscience de votre hypertension artérielle que lors d’un examen de routine de prise de tension.

Les signes qui doivent alerter

Cependant, il existe certains signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille. Il s’agit notamment de :

  • Fatigue chronique, somnolences pendant la journée
  • Vision trouble, entachée par de petites « mouches »
  • Maux de tête fréquents
  • Palpitations cardiaques sans éléments déclencheurs (stress, surprise, effort physique)
  • Bourdonnements d’oreilles et acouphènes éventuels
  • Saignement de nez
  • Nausées et/ou vomissements
  • Fourmillements dans les mains et les pieds

Tension élevée : quelles causes ?

Dans la plupart des cas, la cause de l’hypertension artérielle n’est pas connue.

Il est à noter cependant que des facteurs prédisposent à l’apparition de l’hypertension artérielle. On observe deux types d’hypertension artérielle suivant lesdits facteurs.

L’hypertension primaire

L’hypertension primaire est le type d’hypertension artérielle le plus répandu et résulte de plusieurs facteurs s’accumulant au fil des ans. Il convient en effet de se pencher sur les habitudes de consommation et de vie avec une prévalence pour la sédentarité.

Il peut s’agir de :

  • Consommation d’alcool ou de tabac
  • Consommation d’aliments très salé ou excès de sel dans vos plats
  • L’âge (apparaît généralement à partir de 50 ans)
  • Situation de surpoids ou d’obésité
  • Prédisposition héréditaire, plus fréquemment observée chez les hommes
  • Un ou plusieurs chocs émotionnels

L’hypertension secondaire

L’hypertension secondaire quant à elle résulte d’un problème de santé. Il peut s’agir de :

  • Un trouble rénal (le rein participe à la régulation de la pression sanguine)
  • Une maladie touchant directement les vaisseaux sanguins.
  • La prise de certains médicaments est aussi un facteur favorisant l’apparition d’hypertension artérielle. Tout comme la consommation de drogues (du fait de la stimulation trop importante du système cardiovasculaire).

Le cas particulier de l’hypertension gravidique

Les futures mamans peuvent également souffrir d’hypertension artérielle durant la grossesse.

On parle alors d’hypertension artérielle gravidique. Cette hypertension doit être surveillée. En effet, elle peut provoquer des complications pour la maman (risque de pré-éclampsie ou d’hématome rétro-placentaire). Mais aussi pour bébé, avec un risque de retard de croissance ou de prématurité.

Hypertension artérielle (HTA) : diagnostic, risques et traitement

Le diagnostic du HTA

La prise de la tension artérielle à elle seule ne suffit pas pour confirmer le diagnostic de l’HTA.

Votre médecin doit procéder à plusieurs prises de tension successives et ce lorsque vous êtes allongé depuis plusieurs minutes. En effet, plusieurs facteurs extérieurs peuvent influencer votre tension. Votre humeur du jour, votre journée de travail, votre niveau de stress, si vous êtes statique ou au contraire vous marchez, etc. Ce sont autant de facteurs qui peuvent influencer votre tension. D’où l’importance d’être au repos pour une mesure significative.

Un monitoring sur 24 heures

Le diagnostic de votre médecin est confirmé par la mise en place d’un appareil d’automesure. Ou encore, à l’aide d’un moniteur ambulatoire de pression artérielle sur une période de 24 heure à la maison.

Le diagnostic est alors confirmé si les valeurs de la pression artérielle sont supérieures ou égales à 140/90 (140 de systole et 90 de diastole soit 14,9 de tension).

Et si vous souffrez d’autres pathologies ?

Les personnes souffrant d’un trouble rénal ou de diabète, devraient, dans l’idéal, garder une tension artérielle n’excédant pas 130/80.

Les examens complémentaires

Votre médecin peut également effectuer des examens complémentaires afin de chercher l’origine. Il s’agira notamment d’effectuer un bilan cardiaque ou rénal afin d’écarter une hypertension causée par une maladie.

Les risques d’une tension élevée

Il est important d’identifier et de traiter l’hypertension artérielle. Ce trouble peut en effet, lorsqu’il n’est pas traité ou pris en charge tardivement, conduire à des complications graves, comme :

  • Infarctus du myocarde
  • Accident vasculaire cérébral (AVC)
  • Insuffisance cardiaque ou rénale
  • Lésions au niveau des rétines qui peuvent conduire à de gros troubles visuels
  • Hémorragies, notamment intracrâniennes

Traitement de l’HTA

La première action de prise en charge ne passe pas par la prescription de médicaments. En effet, il s’agira plutôt de mesures hygiéno-diététiques. Notamment la pratique sportive, la réduction du sel dans les plats, la perte de poids, etc.

Ce n’est que lorsque le risque de complication est élevé que le traitement médicamenteux, (antihypertenseurs) est envisagé. Ce point reste à discuter directement avec votre médecin traitant.

Faire baisser sa tension naturellement avec un ostéopathe

Avez-vous pensé à consulter votre ostéopathe au sujet de votre hypertension artérielle ? La prise en charge en ostéopathie permet d’aider à la régulation de la pression artérielle en agissant sur les structures de régulation de celle-ci.

Nous vous présentons ici en détails les soins prodigués par l’ostéopathe en vue de faire baisser la tension.

L’un des objectifs premiers de cette médecine douce et alternative est de favoriser la régulation du système homéostatique. C’est-à-dire, la capacité de votre organisme à maintenir son équilibre intérieur. Et ce, quels que soient les contraintes et les facteurs externes.

Il s’agira alors, lors d’un traitement ostéopathique, de réguler le système circulatoire pour permettre une harmonisation de la circulation. En effet, cela contribuera alors à la stabilité de la pression artérielle. Mais comment s’y prend l’ostéopathe exactement ?

Rééquilibrer le système neurovégétatif

L’ostéopathe s’intéresse d’abord au système neurovégétatif. Le système qui régit la fréquence cardiaque ainsi que les diamètres des vaisseaux sanguins. Et donc, à fortiori, la tension artérielle.
Ce système est composé de deux parties :

  • La partie orthosympathique, située au niveau des cervicales, des dorsales et des lombaires. La partie stimulante du système neurovégétatif.
  • Et la partie parasympathique, qui à contrario, ralentit le rythme cardiaque et située à la base du crâne et du sacrum.

Un nerf bien particulier est concerné dans ces zones. L’ostéopathe y portera donc toute son attention : il s’agit du nerf vague bien sûr !

Choyer le nerf vague

Des dysfonctions au niveau de votre crâne, de vos cervicales mais aussi plus bas au niveau de votre sacrum peuvent venir mettre à mal le nerf vague. Et de ce fait, elles risquent de perturber le bon fonctionnement de votre système neurovégétatif. Le travail de votre ostéopathe sera donc d’identifier les zones en dysfonctions et de les traiter.

Identifier les éventuels traumatismes

Une compression à la base du crâne à la suite d’un traumatisme comme un accident de voiture (le fameux coup du lapin) peut engendrer une compression du nerf vague à sa sortie. Cette compression peut alors perturber le système nerveux.

Il en va de même si vous avez été victime d’une chute sur le dos ou si vous souffrez de quintes de toux chroniques. L’irritation des poumons et l’effort des quintes de toux peuvent en effet avoir une influence sur les vertèbres dorsales. Ainsi que sur les nerfs cardio-accélérateurs situés en avant des vertèbres T1 à T4 (de la première à la 4ème vertèbre thoracique).

Ce travail se fait également en relâchant les muscles du cou, de la base du crâne et en avant de la cage thoracique au niveau des côtes. Le tout, toujours avec des manipulations douces et sans douleurs.

Travailler sur la sphère crânienne

Votre crâne est également investigué par l’ostéopathe. Pourquoi ? Car on y trouve l’hypothalamus. Il est le centre de commande régulant de grandes fonctions de votre organisme. Il agit notamment sur la régulation de la tension artérielle par la sécrétion hormonale.

Et ce centre de contrôle peut se retrouver perturbé par une dysfonction au niveau de l’os avec lequel il est en relation ! Votre ostéopathe usera ainsi de techniques dites crâniennes afin de rendre sa mobilité au crâne. Il permettra ainsi à l’hypothalamus de remplir ses fonctions de manière optimale.

Contrôler le VES

Le ​Volume d’Éjection Systolique ou VES (comprenez le volume de sang que le coeur envoie à chaque battement) est contrôlé par le rein. Plus précisément par sa sécrétion hormonale. Et quand le volume sanguin augmente, la tension artérielle s’élève car le débit cardiaque s’accroît.

Lors de la filtration du sang, le mécanisme de réabsorption de l’eau permet de maintenir un volume sanguin stable.

Soulager l’artère rénale

Mais le rein peut subir une descente (ptôse) par une poussée d’un organe sus jacent comme le foie d’un côté. Ou encore une pression diaphragmatique de l’autre. L’artère rénale se retrouve alors mise à mal. Elle subit une tension qui risque de provoquer une augmentation de la tension artérielle.

L’ostéopathe s’assure dans un premier temps de travailler sur l’environnement qui provoque cette descente. Il vérifiera aussi les artères rénales en contact avec les piliers fibreux du diaphragme, et le muscle psoas (le rail sur lequel glisse le rein). Le relâchement d’un diaphragme tendu permettra une meilleure circulation sanguine.

Soulager le système viscéral

Des troubles du système viscéral (constipation ou encore diarrhées), peuvent avoir une action primaire sur la circulation sanguine. Notamment en ralentissant cette dernière. Ils peuvent aussi avoir une action secondaire sur les organes de régulation de la tension artérielle. Comme le rein et le diaphragme par exemple.

Réduire le stress

Votre ostéopathe travaillera également sur un facteur favorisant l’HTA : le stress bien sûr ! La praticien portera une attention particulière au système de régulation sympathique et parasympathique. Cela comprend tout le système nerveux en général : de la tête au bassin. Il fera un travail de régulation des tensions organiques notamment au niveau du thorax et de l’abdomen.

Les soins du praticien, en plus de réduire votre stress, vous permettront également de restaurer votre sommeil. En effet, votre sommeil risque d’être perturbé par une tension sanguine élevée, alors pourquoi se priver des bienfaits de l’ostéopathie ?

Un corps pris dans son ensemble

Le travail de votre ostéopathe passe par une investigation de toutes les zones concernées par la régulation de la pression artérielle. Mais il passe aussi par les zones ayant un lien anatomique direct ou indirect avec ces mêmes structures.

L’ostéopathie, une action complémentaire

En effet, votre ostéopathe contribue à la stabilité de votre pression artérielle et permet de faire baisser la tension de manière naturelle. Néanmoins, ses soins ne prétendent pas se substituer aux traitements déjà mis en place et prescrits par votre médecin.

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Join the discussion 2 Comments

  • Nicole dit :

    Bonjour
    Merci pour vos explications trés claires. J’ai consulté mon ostéopathe pour une TA de 15/9 et suite à ses soins j’ai été très fatiguée pendant 2 jours ( mon ostéopathe m’avait prévenue) ..Le lendemain ma TA était de 12/8 . Je recommande aux personnes qui prennent des médicaments de voir si un ostéopathe peut les aider . Moi je dis Bravo à l’ostéopathie et un grand merci à mon ostéopathe qui est formidable !! J’ai 74 ans et je .ne prends aucun médicament contre l’hypertension ….

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