0% lus

Dans l’équation de la procréation, les hommes détiennent littéralement la moitié de ce qu’il faut pour faire un bébé. On entend pourtant beaucoup plus souvent parler de fertilité féminine. Et notamment de la baisse de celle-ci avec l’âge, que de la fertilité masculine.
Nous abordons ici les différentes causes d’infertilité masculine. Ainsi que l’intérêt d’un suivi en ostéopathie pour optimiser naturellement la fertilité de l’homme.

La fertilité, un sujet genré

Les hommes semblent aussi moins informés quant aux facteurs pouvant impacter leur fertilité.
Pourtant :

  • 30% des cas d’infertilité au sein des couples hétérosexuels est attribué à des problèmes masculins,
  • 30% à des causes féminines,
  • 30% à des causes mixtes,
  • et les 10% restants, à des facteurs considérés comme inexplicables.

La fertilité, c’est donc un peu un sport d’équipe. Pourtant, les doutes et les questions sont bien souvent portés … par la femme.
Peu importe le sujet de ces interrogations :

  • capacité du couple à concevoir,
  • planification de l’arrivée de bébé,
  • faire face aux défis émotionnels causés par l’infertilité du couple,
    etc.

Pourquoi cette retenue des hommes à consulter pour leur fertilité ? Cela pourrait-il toucher à leur virilité ? Comment anticiper ce qui peut entraver la fertilité masculine ?

L’infertilité masculine, une réalité contemporaine

Selon une étude américaine publiée dans la revue Human Reproduction Update, les hommes occidentaux ont vu la qualité de leur sperme baisser. Ou du moins, le nombre total de spermatozoïdes dans leur sperme, baisser. Et ce, de plus de la moitié depuis les années 70.
Pourtant, je rencontre une quasi-exclusivité de femmes en cabinet pour les demandes en lien avec la fertilité.
En général, au sein des couples hétérosexuels, je ne reçois l’homme que si un diagnostic, quel qu’il soit, a déjà été posé. Ou si sa compagne m’a déjà consulté au préalable. Rarement en 1ère intention.

« C’est ma femme qui s’en occupe »

J’entends d’ailleurs souvent, lors des consultations en couple, l’homme dire “ça, c’est ma femme qui s’en occupe”.
Fréquemment des patientes me soufflent au cours d’une consultation fertilité que leur compagnon ne les a pas accompagnées car il pense “qu’il n’en n’a pas besoin”.
Aussi, je suis toujours étonné de voir certaines patientes m’indiquer que la cause de l’infertilité au sein de leur couple est connue, et attribuable à leur conjoint. Mais qu’ils ne sont pas à l’aise à l’idée de consulter.
Pourtant, dans l’équation de la procréation, il faut être deux. C’est pour cela que j’invite souvent les patientes qui me consultent à proposer à leur conjoint de venir me voir eux-aussi. Et ce dès le lancement du “projet bébé” avec une consultation préconceptionnelle.

Amalgame entre virilité et fertilité

Cette appréhension de consulter ou de passer un spermogramme serait-elle liée à l’appréhension du diagnostic ? De nombreux hommes font l’amalgame entre leur fertilité et leur virilité. Et lorsque l’infertilité est identifiée, cela peut malheureusement être perçu comme une atteinte dans leur masculinité.
Cependant ces concepts même, de virilité et masculinité mériteraient largement d’être interrogés. Mais ce n’est pas le sujet de cet article.

Infertilité masculine : existe-t-il un profil type de la diminution de fertilité masculine ?

Bien que l’infertilité masculine soit en hausse ces 40 dernières années, il n’y a pas de profil type. A moins d’un passif particulier tout homme peut être sujet à des troubles de la fertilité à certains moments de sa vie.
En effet, la fertilité, connaît des évolutions dans le temps.

Une fertilité masculine fluctuante

Le stress et la fatigue sont souvent incriminés dans les problèmes de fertilité chez l’homme. Comme chez la femme d’ailleurs. Et pour cause.

Prenons l’exemple du spermogramme, cet examen qui analyse la qualité du sperme en fonction de différents paramètres.
Généralement, un second spermogramme est réalisé quelques semaines après le premier. On remarque bien souvent que ce second spermogramme est meilleur. On peut alors s’interroger sur la part qu’ont pu jouer stress et appréhension sur la qualité du sperme.

Stress et fertilité féminine

Un processus similaire est d’ailleurs observé chez les femmes lors du prélèvement d’ovocytes. En effet, les résultats sont souvent meilleurs au fil des répétitions de la manœuvre.
Nous disposons d’ailleurs d’un article complet et détaillé sur l’impact du stress sur la fertilité féminine.

Anticiper ce qui peut entraver la fertilité masculine

La fertilité masculine peut être impactée par bien des causes et facteurs.

L’hygiène de vie

Le manque d’hygiène de vie a une incidence importante sur la diminution de la fertilité. Un sommeil réduit, voire dégradé aura un impact négatif sur vos capacités reproductives.
De même qu’un régime alimentaire déséquilibré, ou majoritairement composé de produits ultra-transformés.

Bouger, c’est bon pour le corps et l’esprit

Le manque d’activité sportive, ou une sédentarité importante, vient impacter votre forme physique. Mais également votre épanouissement personnel. Les deux ont un impact important sur votre fertilité.

L’épanouissement est un facteur important

Mais l’épanouissement passe également par le fait de se sentir en accord avec ses activités sociales et professionnelles, de se sentir bien dans son couple, bien dans sa peau, etc..
En fait, l’épanouissement psychique est vraiment propre à chacun et doit se travailler. Notamment car cela impacte votre confiance en vous.

Un œil averti sur certaines substances

Certaines situations nécessitent que nous en discutions en consultation.
Vous êtes en effet susceptible d’être moins fertile si vous avez souvent été en contact avec des produits particuliers. C’est notamment le cas de certains médicaments. Ou encore si vous avez une consommation occasionnelle ou régulière de substances addictives.

Le cas particulier du cannabis

Peut-être avez-vous entendu dire que la marijuana augmente la fertilité. Certaines études dévoilent même un sperme de meilleure qualité chez les personnes ayant consommé du cannabis dans le passé. Mais c’est une information à prendre avec des pincettes.
L’herbe peut, lors de sa consommation rare voire exceptionnelle, augmenter la fonction érectile pénienne. En d’autres termes, elle peut favoriser votre érection.
Mais la donne est différente dans le cas d’une consommation fréquente. La marijuana peut en effet aussi être connue pour l’inverse. Soit la diminution des performances de part le nombre et le temps des rapports. Voire même des actes sexuels débutés qui n’aboutissent pas à l’éjaculation.

La chasse aux perturbateurs hormonaux

Les perturbateurs endocriniens sont malheureusement nombreux dans notre société actuelle. Ils sont d’ailleurs les premiers incriminés dans la chute de 50% de la qualité du sperme qu’on connut les hommes sur ces 40 dernières années.

  • Bisphénol A,
  • parabènes,
  • cadmium,
  • plomb
  • et bien d’autres.

Ils sont malheureusement fortement présents dans notre environnement et les produits que nous utilisons quotidiennement. On trouve de nombreuses listes en ligne reprenant les perturbateurs endocriniens comme celle-ci.

Le stress, cet ennemi quotidien

Le stress modéré augmente vos capacités momentanées en vous rendant plus spontané, plus sensible et plus précis. Mais cela est vrai jusqu’à la limite du “trop de stress” où l’on devient inerte, insensible, et maladroit.

Le stress subi à la longue, entraine bien souvent :

  • un régime alimentaire déséquilibré,
  • une activité physique inexistante,
  • un sommeil trop juste ou non réparateur,
  • la contrainte d’un travail inadapté à soi,
  • etc.

Ce stress, supporté chaque jour, pendant des mois voire même des années, pousse l’organisme peu à peu dans ses retranchements.
Conséquences ? Dos bloqué, douleurs de ventre, irritabilité exacerbée, voire un burnout ou une dépression.
Et le stress chronique impacte aussi forcément le système hormonal de l’homme et son appareil reproducteur.

En résulte alors :

  • des dysfonctions érectiles comme l’impuissance,
  • mais aussi des troubles de l’éjaculation comme l’éjaculation précoce ou encore l’absence d’éjaculation par la non atteinte de l’orgasme.

Les passifs uro-génitaux

Certaines maladies impactent la qualité fertile. C’est notamment le cas de :

  • la prostatite : infection urinaire masculine,
  • mais aussi des infections sexuellement transmissibles. Comme la chlamydia par exemple.

Les troubles de la prostate

La prostate compte comme un organe de la fertilité du fait de sa participation à la confection de votre sperme.
Et cet organe, vous le connaissez surtout pour « les problèmes prostatiques ». Qui apparaissent en moyenne à partir de 45 ans chez l’homme :

  • l’adénome de la prostate (ou hypertrophie bénigne de la prostate dit HBP)
  • le cancer de la prostate,
  • mais aussi pour son test médical bien souvent redouté : le toucher rectal.

Les affections passées de la prostate peuvent engendrer des troubles de la fertilité. Notamment car le liquide séminal qu’elle secrète créé le liquide environnemental dans lequel les spermatozoïdes vont évoluer jusqu’à l’utérus. C’est un liquide protecteur qui permet leur mobilisation.

Le saviez-vous ?

Pour une bonne santé de votre prostate (et donc à fortiori de votre sperme), le ​chirurgien urologue spécialiste des appareils urinaire et génital de l’homme, François Desgrandchamps, recommande au moins 20 éjaculations par mois.

Notez en plus que le sperme est chargé de substances cancérigènes (nommées putrescines). Ainsi, tout comme le hammam ou votre sport vous fait transpirer et permet alors d’éliminer les toxines de votre corps, éjaculer permet d’évacuer les toxines de votre prostate. Et cela diviserait même par deux les risques de développer un cancer de celle-ci.

La température a son importance

Les gonades masculines, vos testicules, sont situées à l’extérieur de votre corps.
Car pour une bonne spermatogenèse, les testicules doivent confectionner le sperme à une température inférieure à celle de votre corps. C’est pourquoi elles sont situées à l’extérieur de ce dernier. Que la nature est bien faite.
Vous avez probablement entendu qu’il fallait éviter de porter des slips serrés, ou travailler avec votre ordinateur portable sur vos cuisses, pour cette raison.
C’est sur ce même principe que des Toulousains ont d’ailleurs mis au point un slip contraceptif. Ce dernier, permet de garder les testicules proches du corps. Et donc de les faire monter en température, ce qui freine la spermatogenèse, sans impact sur le désir sexuel.

L’intérêt de la consultation d’ostéopathie en cas d’infertilité masculine

Avant toute chose, notez que vous n’avez pas à retirer vos sous-vêtements durant la consultation.

De nombreux facteurs peuvent influencer votre fertilité, la perturber. D’où l’intérêt de prendre en compte le corps dans son entier, de se soigner globalement. Et parfois aussi pour des maux qui semblent particulièrement éloignés de la fertilité comme nous l’aborderons.
Votre ostéopathe devra alors porter une attention particulière à de nombreux volets de votre santé. Et cela passe notamment par :

Un bon équilibre hormonal

Femmes et hommes fonctionnent – presque – de la même manière en ce qui concerne la création de gamètes. C’est-à-dire les cellules reproductrices.
Il s’agit des ovules pour la femme et des spermatozoïdes pour les hommes. À la différence près que les femmes en font un par cycle de 28 jours, en moyenne. Alors que les hommes, eux pourraient en produire environ 100 millions par jour.
Afin que ce processus se déroule de façon optimale, l’équilibre hormonal a toute son importance. Celui-ci se fait notamment entre l’hypophyse, la glande maîtresse qui se situe en plein centre de votre tête. Et qui répond aux gonades : vos testicules.

Ostéopathie et sphère hormonale chez l’homme

En soin d’ostéopathie, ces deux glandes ne sont pas travaillées directement. Une approche palpatoire efficace existe de façon à :

  • évaluer leur fonctionnement,
  • identifier un éventuel trouble,
  • les soigner au besoin.

C’est notamment en plaçant ses mains sur votre tête, sur votre bassin ou encore votre bas ventre que l’ostéopathe peut venir travailler sur ces glandes. Et tendre vers leur fonctionnement optimal et ce, sans douleur.

Une fonctionnalité optimale de l’appareil reproducteur

Votre appareil reproducteur peut être travaillé de la même façon. Sans contact direct mais par l’abord des systèmes neurologiques et vasculaires péniens, ainsi que par la prostate.
Et si pour vous soin de la prostate rime avec toucher rectal (ou TR dans le jargon médical), détrompez-vous. Cela n’est pas le cas en ostéopathie. Votre ostéopathe n’est pas habilité à pratiquer des manipulations internes. Et entre vous et moi, il n’en a pas vraiment besoin puisqu’encore une fois, l’ostéopathe peut travailler à distance.

Le traitement des causes insoupçonnées au premier abord

L’ostéopathe s’intéresse à l’appareil reproducteur et au système hormonal lors de consultation pour la fertilité. Mais il peut sembler quelque peu étonnant qu’il accorde aussi de l’importance à vos troubles articulaires ou encore musculaires. Pourtant c’est important.
Prenons l’exemple d’un trouble à l’épaule ou bien à la cheville. Faut-il les traiter lorsque la question de la fertilité est abordée ?
Si a priori nous ne voyons pas le lien, il en existe pourtant un.
Si une douleur d’épaule vous gêne, et qu’elle parasite votre vie quotidienne, il est important de s’en occuper. Même si cela semble au premier abord bien éloigné de vos problèmes de fertilité. Les douleurs, le stress qu’une blessure peut générer sont des choses à prendre en compte et à traiter.

Une prise en charge globale

Et c’est ainsi que pour vous soigner et prendre en charge les problèmes d’infertilité masculine naturellement et dans les meilleures conditions, l’ostéopathe peut être amené à faire le point sur :

  • votre stress,
  • votre santé cardio pulmonaire, neurologique, musculaire,
  • la qualité de votre transit,
  • l’impact de vos antécédents sur votre organisme (d’éventuels traumatismes ou maladies),
  • la qualité de votre hygiène de vie.

Les cas où l’ostéopathie n’apportera pas de réponse suffisante

Il existe malheureusement des maladies remplaçant la fécondité par la stérilité et où l’action de votre ostéopathe sera limitée.
On compte notamment :

  • L’absence congénitale de testicules.
  • Les testicules restées dans le bassin et donc non descendues dans les bourses (la cryptorchidie).
  • Un taux anormalement bas en testostérone (l’hypogonadisme hypophysaire).
  • Des séquelles de chimiothérapie.
  • L’azoospermie. C’est le diagnostic le plus préoccupant. Il correspond à l’absence totale de spermatozoïdes dans l’éjaculat relevé lors du spermogramme.

Comment mesurer l’efficacité de l’ostéopathie sur l’infertilité masculine ?

Il est facile de constater l’efficacité ou non de l’ostéopathie. Une fois l’organisme et le système hormonal bien équilibrés et en bonne santé, direction le spermogramme. Il faut en général attendre 12 semaines après le dernier soin en ostéopathie pour que les résultats soient pleinement visibles.

Et si les bons résultats sont fréquents, il convient de souligner ici que le nombre de soins dépendra de votre état de santé actuel. Et potentiellement des résultats des spermogrammes effectués. Il n’y a pas de formule universelle applicable à chaque patient.

Des bénéfices constatés sur de nombreux aspects

Très souvent les couples que j’accompagne m’indiquent une augmentation de leurs rapports sexuels. De même qu’un regain de vigueur durant ces rapports.

PMA et fertilité masculine

Ce protocole de soin naturel proposé par l’ostéopathie est utile lorsqu’il s’agit de fertilité naturelle. Mais également lorsqu’il s’agit d’AMP (l’Aide Médicale à la Procréation). Notamment lors du prélèvement du sperme pour une insémination ou encore une Fécondation In Vitro (FIV).

Cabinet B - Ostéopathie

Rencontrez l’équipe spécialiste des sujets fertilité à Toulouse. Découvrez ce qui fait la réputation de nos cabinets d’ostéopathie à Toulouse.

Laisser un commentaire

Une question ? Envie de partager votre parcours avec nous ?
Laissez-nous un commentaire, nous y répondons systématiquement.