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La maladie de Parkinson serait la maladie neurologique connaissant la croissance la plus rapide à l’échelle mondiale. Toutes les heures, deux personnes de plus sont diagnostiquées. Et entre 1990 et 2015, le nombre de cas a plus que doublé. C’est une maladie qui affecte la population de manière exponentielle donc.

Entre tremblements, capacités de mouvement amoindries par la rigidité en passant par la douleur et l’état anxieux, les symptômes de la maladie de Parkinson sont très nombreux. Et ils impactent lourdement le quotidien des personnes atteintes.

À l’heure actuelle, aucun traitement n’a pu arrêter la progression de cette maladie. Mais de récente études établissent un lien entre l’intestin et la maladie de Parkinson. Et plus particulièrement entre la santé du microbiote intestinal (soit de la flore intestinale) et le développement de la maladie.

Pendant longtemps, cette maladie a été associée aux atteintes du cerveau, mais trouverait-elle en fait ces origines dans votre intestin ?

Nous faisons le point sur la maladie de Parkinson et les dernières découvertes la concernant.

Maladie de Parkinson : des causes mal connues

Nous savons que la mort progressive de cellules nerveuses génère les symptômes de la maladie de Parkinson. Et notamment de faibles niveaux de dopamine. Mais les causes à l’origine de la maladie restent elles, assez floues.

Des facteurs génétiques et environnementaux

Plusieurs hypothèses sont avancées. On retrouve notamment des mutations génétiques et l’exposition à certains facteurs environnementaux comme diverses toxines. Et particulièrement certains pesticides ou encore les métaux lourds, entre autres.

Les études font le lien entre le microbiote intestinal et la maladie de Parkinson

Les études cherchant un lien entre les intestins, et plus particulièrement le déséquilibre du microbiote et le développement de la maladie de Parkinson, se multiplient.

L’axe intestin-cerveau

Les raisons motivant ces recherches sont nombreuses et cohérentes lorsque l’on connaît le lien entre les intestins et le cerveau. L’axe intestin-cerveau et l’impact de certaines bactéries intestinales sur la fonction cérébrale n’est plus à prouver.

Maladie de Parkinson : les dernières découvertes

Lors d’une étude récente, les chercheurs des universités d’Edimbourg et de Dundee ont effectué des tests sur des vers ronds. Ces vers ont été génétiquement modifiés pour produire de l’alpha-synucléine. C’est une protéine liée au développement de la maladie de Parkinson.

L’alpha-synucléine

Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, cette protéine s’accumule et forme alors des amas toxiques. Elle compromet alors la production de dopamine. C’est, rappelons-le, la mort de ces cellules nerveuses qui ont pour rôle la production de dopamine qui génère les symptômes de la maladie de Parkinson.

Analyser l’impact des probiotiques sur le développement de l’alpha-synucléine

Dans cette étude, les chercheurs ont nourri les vers ronds de divers probiotiques (soit des micro-organismes vivants). Leur but était de venir observer la manière dont ils pouvaient affecter la croissance (et donc l’accumulation) de l’alpha-synucléine.

Le probiotique Bacillus Subtilis

Les scientifiques ont identifié le probiotique Bacillus Subtilis comme étant le plus efficace. Ce probiotique a freiné l’accumulation de protéines et les amas toxiques. Mais il a aussi été en mesure d’éliminer certains amas déjà présents.

Les vers ayant reçus ce probiotique ont également montré une meilleure fonction motrice. Et ils ont produit un nouveau produit chimique qui a empêché la formation d’amas plus toxiques.

Des résultats porteurs d’espoir

« Les résultats de cette étude sont passionnants, ils montrent un lien entre les bactéries dans l’intestin et la protéine au cœur de la maladie de Parkinson : l’alpha-synucléine, » déclare la scientifique à la tête de l’étude, Beckie Port, Ph.D.

« Ces études visant à identifier les bactéries bénéfiques sur la maladie de Parkinson ont non seulement le potentiel d’améliorer les symptômes des personnes atteintes, mais pourraient aussi prévenir le développement de la maladie en premier lieu. »

Quelles sont les prochaines étapes ?

La prochaine étape consiste à confirmer les résultats de cette recherche au moyen d’une seconde étude. Et cette fois-ci, sur des souris. Les chercheurs pensent en effet que si les tests sur les souris affichent les mêmes résultats que la précédente étude, les essais cliniques seront plus faciles à approuver. Notamment car le probiotique testé est déjà disponible sur le marché.

Maladie de Parkinson et intestin : plusieurs études s’accordent

Nous avons choisi de vous parler de cette étude car il s’agit d’une des plus récentes. Mais de nombreuses autres recherches vont en ce sens. Elles tentent d’établir un lien entre la santé du microbiote et le développement de la maladie de Parkinson.

MICI et maladie de Parkinson

Les scientifiques de l’Hôpital universitaire de Copenhague ont notamment effectué des recherches sur le lien entre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et les risques de développement de maladie de Parkinson.

Les résultats, parus dans le Journal of Parkinson Disease, établissent que les personnes atteintes de MICI sont en effet plus à risque de souffrir, plus tard, de la maladie Parkinson.

Chaque étude fournit plus d’informations aux chercheurs et médecins, ce qui permet de mieux comprendre les rouages de la maladie. Et c’est en comprenant mieux cette atteinte que nous nous rapprochons un peu plus chaque jour, d’un traitement pour celle-ci.

Choyez votre microbiote intestinal

En attendant les études sur les souris, prenez soin de vos intestins et préservez votre flore intestinale. Limitez les aliments ultra-transformés et les sucres raffinés. Veillez également à surveiller votre niveau de stress. N’oublions pas que l’intestin est notre deuxième cerveau et que stress et intestin sont intimement liés.

Enfin, veillez aussi à dormir suffisamment, le sommeil joue un rôle important pour votre santé intestinale.

Retrouvez notre article dédié à l’approche de l’ostéopathie dans la maladie de Parkinson ici : ostéopathie et Parkinson.

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