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Vous avez remarqué, un peu par hasard, une petite boule, comme une grosseur derrière votre genou, au niveau du creux ? Et celle-ci n’est pas forcément douloureuse ? Ou au contraire, cette boule a gagné en volume. Et elle vous fait particulièrement souffrir et génère, en plus des douleurs, des fourmillements et le gonflement de vos jambes ?
Il est possible que vous souffriez d’un kyste poplité ! Aussi appelé kyste de Baker.
Ce trouble se caractérise par l’apparition d’une bourse de liquide synovial articulaire dans le creux du genou. Bourse qui peut devenir très incommodante lorsqu’elle grossit.

Mais qu’est-ce qui cause l’apparition de cette boule derrière le genou ? Pourquoi est-il important de traiter un kyste poplité ? L’acte chirurgical est-il le seul traitement envisageable ? Ou existe-t-il au contraire des solutions naturelles et non invasives pour faire disparaître le kyste de Baker ?

Sommaire

Qu’est-ce qu’un kyste poplité, ou kyste de Baker ?

Le kyste poplité est une pathologie bénigne caractérisée par l’apparition d’une poche (ou une hernie). Cette poche est remplie de liquide synovial articulaire derrière le genou, au niveau de son pli, à sa partie postéro-interne. Zone appelée « creux poplité ».

Qu’est-ce que le liquide synovial articulaire ?

Le liquide synovial articulaire ? C’est un liquide naturellement secrété par votre corps. Il sert à la lubrification et au glissement des articulations. Dans le cas du kyste poplité, ce liquide provient de l’articulation du genou. Et il vient remplir une bourse présente à l’arrière du genou, via un petit canal.

Les kystes synoviaux

Le kyste poplité fait partie de la famille des kystes synoviaux. On les appelle aussi :

  • kystes arthro-synoviaux lorsqu’ils touchent à une articulation,
  • ou kystes téno-synoviaux lorsqu’on les retrouve sur la trajectoire d’un tendon.

Et vous l’aurez compris, on parle de kyste synovial lorsque qu’il s’agit d’une poche remplie de liquide synovial. Et ce, en opposition aux kystes épidermoïdes par exemple, eux formés à partir de cellules de l’épiderme.

Symptômes du kyste poplité

Kyste poplité asymptomatique

Il faut savoir que dans la plupart des cas, le kyste poplité est petit et indolore. Ce n’est que lorsque celui-ci devient plus volumineux qu’il peut occasionner des gênes et douleurs.

Kyste poplité développé

Si votre kyste de Baker a gagné en volume, vous pourriez alors ressentir une douleur ou gêne derrière le genou. Et ce, notamment lorsque vous vous accroupissez ou encore lorsque que vous tendez la jambe devant vous.
Cette gêne peut occasionner des difficultés lorsque vous marchez. Et de manière générale, cette pathologie crée une tension diffuse dans le genou.
Cela est souvent dû à la compression des structures passant à proximité de la zone. À savoir, les nerfs et les artères. Et cette compression provoque l’apparition de fourmillements ou encore de gonflements des jambes. Il est important de noter ici qu’une tuméfaction peut apparaitre à l’arrière du genou et du mollet.

Kyste poplité rompu

Parfois, il arrive que le kyste poplité se rompe à la suite d’un mouvement forcé en flexion extrême ou encore en extension.
La douleur au niveau du genou et du mollet est alors vive et brutale, ressemblant quelque peu à une crampe.
Une ecchymose (ce que l’on appelle plus communément un bleu) est alors visible. Et il peut évoluer vers une phlébite, c’est-à-dire, l’obstruction d’une veine, d’une artère ou d’un vaisseau sanguin.

Kyste poplité : les causes

Généralement, le kyste poplité est une affection secondaire à un traumatisme subi par le genou.
En effet lorsque la capsule entourant le genou est victime d’un traumatisme, le corps se défend. Il réagit par une surproduction de synovie, ce liquide lubrifiant précédemment abordé.
La partie postérieure de la capsule se remplit alors de ce lubrifiant, produit en trop grande quantité et formant une poche. C’est notamment la pression intra-articulaire qui vient provoquer le développement de cette poche.

    Plusieurs causes peuvent alors être mises en avant :

  • lésion au niveau du ménisque (qu’il s’agisse d’une lésion récente comme ancienne)
  • traumatisme au niveau des ligaments (comme une entorse du ligament latéral interne par exemple)
  • mauvaise chute sur le genou
  • maladie inflammatoire, comme la polyarthrite rhumatoïde ou un rhumatisme psoriasique
  • déséquilibre musculaire avec un défaut de force du quadriceps (le muscle responsable de l’extension du genou)
  • arthrose

Prévalence

Le kyste poplité, bien qu’il puisse apparaitre également chez la femme et l’enfant, semble être l’apanage des hommes. Notamment ceux âgés de 30 à 50 ans.
Le kyste poplité est le plus fréquent des kystes synoviaux. Il représente 6 à 19 % des kystes chez l’adulte et 6 % des kystes chez l’enfant.

Kyste poplité : diagnostic et traitement

Kyste poplité : le diagnostic

Le diagnostic est palpatoire. Comprenez ici que votre médecin procède à la palpation de l’arrière de votre genou afin de constater la “boule”.

Les examens complémentaires

Bien souvent, une échographie est réalisée, elle permet de visualiser le kyste.
Lors d’un traumatisme au genou en revanche, l’IRM est l’examen de choix afin de déterminer les lésions.
Ces examens complémentaires permettent d’écarter toutes autres pathologies plus graves, aussi caractérisées par l’apparition d’une masse à l’arrière du genou. On pense notamment à une tumeur osseuse ou une tumeur musculaire par exemple.

Kyste poplité : quel traitement ?

Le traitement du kyste poplité consiste essentiellement à trouver la cause à l’origine de son apparition. Il s’agira d’identifier la structure qui a pu subir un traumatisme.
Ce type de kyste tend alors à se résorber de lui-même. Chez l’enfant notamment, le kyste guérit spontanément.

Et en cas de kyste récidivant ?

Dans le cas de récidives importantes, un traitement par ponction ou un traitement chirurgical est proposé. Ces points restent à discuter directement avec votre médecin traitant ou avec votre chirurgien.

Kyste poplité : quel traitement naturel ?

Vous n’avez peut-être pas pensé à consulter votre ostéopathe pour votre kyste poplité ? Pourtant, l’ostéopathie a une place de choix dans la prise en charge des kystes de Baker.
Comment ? En identifiant et en traitant les causes du traumatisme du genou à l’origine de l’apparition du kyste. Cela vous permettra de retrouver une activité normale et sans douleur au plus vite.

Kyste poplité : pourquoi consulter un ostéopathe ?

Les kystes poplités sont traités par la prise en charge des traumatismes du genou en amont. Votre ostéopathe doit donc se concentrer sur les causes (le traumatisme) afin de traiter l’effet secondaire (le kyste poplité).

Une chute, une entorse ? Direction l’ostéo.

Il est utile de consulter votre ostéopathe dès lors que votre genou est victime d’un traumatisme. Et ce, d’autant plus si une douleur ou bien une gêne venait vous perdurer par la suite. Notamment, après une mauvaise chute par exemple, ou un mouvement au sport ayant pu déclencher une vive douleur.
Mais si votre genou venait à gonfler rapidement, ou vous empêchant de poser le pied par terre, il est préférable de faire faire des examens. Le but ? Vérifier l’étendue des lésions ainsi que l’intégrité du ligament croisé antérieur. Ligament qui est très souvent lésé au sport par exemple.

Pourquoi consulter sans attendre

Consulter son ostéopathe après tout traumatisme permet d’éviter l’aggravation des troubles de la statique. Mais aussi d’empêcher, à terme et entre autres, l’apparition de kystes.
Votre genou constitue l’articulation intermédiaire du membre inférieur (soit votre cuisse et votre jambe). Et il supporte avec son homologue tout le poids de votre corps.
Le genou est composé de nombreuses structures (ménisques, ligaments croisés ou latéraux et système musculaire). Le retentissement sur votre corps est donc important lors d’un traumatisme. Peuvent alors en résulter des difficultés à marcher ou encore à pratiquer votre activité sportive.
Mais ce n’est pas tout ! Cela peut aussi générer l’apparition de nouvelles douleurs à distance, comme des douleurs lombaires, entre autres.

La prise en charge en ostéopathie

Lorsque c’est le cas, votre ostéopathe s’assure de la bonne fonction de toutes ces structures mises à mal.
Afin de retrouver un équilibre fonctionnel de votre genou, plusieurs séances sont en général nécessaires.
La première séance permet souvent de soulager votre douleur et d’optimiser le processus de cicatrisation à la suite d’un traumatisme.
La deuxième séance est, elle, dédiée au rééquilibrage de votre genou et des structures qui le composent.
Une troisième séance quant à elle consiste en un travail périphérique et un travail de prévention. Le but ? Éviter l’aggravation des déséquilibres que ce trouble a pu engendrer sur le reste de votre corps.
Vous désirez en savoir plus ? On vous expose ci-dessous et en détails la manière dont votre ostéopathe peut faire disparaître votre kyste poplité naturellement !

Réduire la pression dans le genou

Lorsque le kyste poplité gagne en volume, il peut venir comprimer les éléments vasculo-nerveux environnants. C’est-à-dire le passage des artères, des veines et des nerfs de la jambe et de la cuisse. Lorsque cela arrive, vous pourriez alors souffrir de fourmillements et d’une certaine impotence fonctionnelle.
Il s’agit alors ici pour l’ostéopathe d’effectuer un travail minutieux de relâchement progressif, directement au point de compression du kyste. Ces techniques visent à vous redonner une bonne amplitude et à lever la compression à l’arrière de votre genou. C’est-à-dire, la perte partielle ou totale des fonctions d’un de vos membres.

Soulager les ménisques

Des ménisques mis à mal ou en dysfonctionnement peuvent également être une cause primaire au kyste poplité. En cas de déformation ou d’écrasement du ménisque, cela peut induire une inflammation et un blocage articulaire du genou. Ce qui risque alors de mener à une gêne importante venant compromettre vos mouvements.

Traiter les traumatismes

Le genou est une structure exposée à bien des risques de traumatisme ! Il peut s‘agir :

  • d’une chute,
  • d’un choc direct pendant la pratique d’un sport de contact,
  • ou encore d’un mouvement rotatif brusque venant étirer les ligaments.

L’ostéopathe doit alors tester votre articulation pour déterminer quelles structures sont atteintes à la suite du traumatisme.
Lors d’une entorse de genou par exemple, l’étirement des ligaments cause une inflammation du genou. Il s’agit alors pour votre ostéopathe d’améliorer le drainage de l’inflammation. Comment ? En réduisant les contraintes s’exerçant sur les ligaments (et notamment les ligaments collatéraux), via des techniques ostéopathiques spécifiques.

Identifier les contraintes à distance

Ces contraintes peuvent tout aussi bien se trouver dans l’environnement direct du genou, mais aussi à distance. En effet, votre genou peut rester dans une même position à la suite d’un traumatisme. Notamment à cause du système musculaire latéral ou interne de la cuisse qui le maintien.
Dans le cas d’une entorse par exemple, il conviendra de savoir s’il s’agit d’une entorse à la suite d’évènements entrainant un déséquilibre du genou ou d’un terrain accidenté. Et pour mener à bien cette investigation, c’est l’ensemble de votre système musculaire que votre ostéopathe doit passer en revue.

Répartir équitablement le poids

Votre genou dispose en effet d’un système de maintien important. Système qui permet la bonne répartition des forces et notamment la bonne répartition du poids.
Plusieurs facteurs influent alors sur ce système et notamment la forme des genoux. On pense notamment à un genu varus (genoux tournés vers l’extérieur) ou un genu valgum (tournés vers l’intérieur, soit les jambes “en X”).
Il peut également s’agir du positionnement de votre bassin et colonne vertébrale qui transmettent les forces vers vos membres inférieurs. Votre ostéopathe s’attèle alors ici à rééquilibrer l’ensemble de votre système musculaire.

Les suites d’un traumatisme ligamentaire chez le sportif

Les ligaments croisés et notamment le ligament croisé antérieur (LCA) est fréquemment touché dans les traumatismes relatifs au genou. Les sportifs sont particulièrement concernés par la rupture du ligament croisé antérieur. Et notamment les footballeurs ou rugbymen, souvent confrontés au changement brutal de direction, aux accélérations, aux sauts etc.
Le traitement chirurgical de la rupture du ligament croisé antérieur entraine souvent un épanchement synovial venant augmenter la pression intra-articulaire.
Le rôle de l’ostéopathe est dans ce cas ? Optimiser le drainage de votre articulation, permettre de réduire le temps de guérison et éviter l’apparition d’un kyste poplité à terme.

Les suites d’un choc direct

Une mauvaise chute sur le genou ou un coup direct sur celui-ci peut laisser des séquelles. L’arthrose peut par exemple s’installer à la suite du traumatisme et engendrer une inflammation chronique.
Si tel est le cas, votre ostéopathe travaillera sur votre rotule. Mais aussi sur les systèmes musculaires et ligamentaires mis en compression ou encore traumatisé lors du choc ou de la chute.

Vérifier les structures périphériques

Les soins de votre ostéopathe ne s’arrêtent pas là. Le praticien effectue également un travail sur votre axe jambier et votre cheville.
Il vient notamment relâcher les tensions fasciales et musculaires éventuelles. Elles peuvent être secondaires à des dysfonctions du pied ou de la cheville comme une entorse mal soignée par exemple. Et notez que vous pourriez souffrir d’une entorse à la cheville sans même en avoir conscience.
Le but ici est d’identifier les dysfonctions articulaires et de les traiter via des techniques douces et indolores.

Les tensions fasciales

Parfois, des tensions peuvent être retrouvées dans les fascias. Les fascias ? Ce sont les tissus conjonctifs venant envelopper les différentes entités de l’organisme comme les groupes musculaires et certains organes.

Prévenir l’apparition d’un kyste

Vous souffrez d’une maladie inflammatoire comme la polyarthrite rhumatoïde ? L’ostéopathe viendra en soutien des traitements déjà mis en place pour soulager vos douleurs et relâcher les tensions liées à cette affection.
Il s’agira ici de travailler par des techniques douces d’étirement et de décompression au niveau de votre articulation. En effet, cela permet d’éviter les facteurs de risques d’apparition d’un kyste de Baker.

Et si le kyste poplité est rompu ?

Lorsque le kyste poplité est rompu, l’ostéopathe ne pourra pas travailler sur le genou dans l’immédiat. En effet, il conviendra d’abord de connaître la raison de cette rupture afin d’envisager un traitement adéquat.

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