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La maladie de Horton est une maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins. On l’appelle également artérite temporale, artérite à cellules géantes ou encore panartérite segmentaire
Maux de tête lancinants, sensibilité des tempes et du cuir chevelu, douleurs à la mâchoire, fièvre, problèmes de vision, etc. Voici certains des principaux symptômes rencontrés au cours de cette maladie.
Bien que l’artérite temporale soit rare sur l’ensemble de la population (1 personne sur 11 000), la prévalence augmente avec l’âge. En effet, c’est la forme la plus courante de vascularite chez les personnes de plus de 50 ans. Chez les 60-69 ans, l’incidence augmente ainsi d’1 personne atteinte sur 1000 et jusqu’à 1 personne sur 120 pour les plus de 80 ans.
Cette maladie est encore peu connue du grand public. Pourtant, le diagnostic et le traitement précoce sont essentiels pour prévenir les complications graves de celle-ci. Et notamment la cécité ou encore l’AVC.

Sommaire

La maladie de Horton

La ​maladie de Horton ​est une maladie inflammatoire des vaisseaux sanguins. Il s’agit, plus particulièrement, d’une inflammation d’une artère située au niveau des tempes : l’artère temporale. Artère pouvant d’ailleurs présenter un gonflement visible.
Chez les personnes atteintes de cette maladie, l’intérieur de l’artère temporale s’épaissit. Ce qui perturbe alors la bonne circulation du sang et donc le transport d’oxygène vers le territoire d’irrigation de l’artère.
Ce territoire concerne notamment :

  • les muscles du visage par l’artère faciale,
  • les muscles de la mâchoire par l’artère maxillaire,
  • et une branche au niveau des yeux et du nerf optique.

Cela donnera ainsi les divers symptômes de cette atteinte, que nous aborderons dans un instant.

La pseudo-polyarthrite rhizomélique

L’​artérite temporale s’accompagne, dans 40% des cas, d’une pseudo-polyarthrite rhizomélique (ou PPR). Il s’agit d’un trouble inflammatoire qui touche aux artères des membres. Il génère ainsi des raideurs musculaires et des douleurs au niveau des hanches et des épaules.

Aussi, il est estimé que 15 à 25% des personnes atteintes de PPR souffriront de la maladie de Horton à terme.

La maladie de Horton ne doit pas être confondue avec les céphalées de Horton. Cette dernière est une algie vasculaire de la face (ou AVF).

Maladie de Horton : les symptômes

Cette maladie empêche la bonne circulation du sang et donc du transport d’oxygène sur le territoire d’irrigation de l’artère temporale. Et cela s’exprime via divers symptômes.

Des premiers symptômes comparables à ceux de la grippe

Généralement, les premiers signes et symptômes apportés par l’artérite temporale s’apparentent avec les douleurs apportées par une grippe. Soit des douleurs musculaires, des raideurs, une fatigue accrue, de la fièvre et un éventuel amaigrissement. Dans certains cas, seule la fièvre est présente en début de maladie.

Des maux de tête

S’ensuivent alors les autres signes caractéristiques de ce syndrome : les maux de tête. Des céphalées inhabituelles, localisées sur un seul côté de la tête, au niveau de vos tempes. Ces maux de têtes peuvent aussi se faire ressentir au niveau de votre front et de votre région cervicale.

Des artères temporales visiblement atteintes

On remarque bien souvent aussi que l’une ou les deux artères temporales sont particulièrement gonflées et sensibles. Si vous êtes atteint de la maladie de Horton, le pouls est alors moins voire plus du tout palpable au niveau de cette artère.

Une hypersensibilité du cuir chevelu

Bien souvent, vous présentez également une hypersensibilité du cuir chevelu. Hypersensibilité que vous pouvez remarquer lorsque vous vous peignez ou encore simplement lorsque vous vous touchez la tête.

Des douleurs de mâchoire

Votre mâchoire est particulièrement douloureuse, notamment à l’ouverture de la bouche. Ce qui rend la mastication d’aliments difficile (on parle de claudication de la mâchoire).
Notez que vous pourriez également ressentir des picotements au niveau de la langue.

Des troubles de la vision

Des troubles de la vision comme un flou ou encore une vision double sont également présents. Et ils peuvent aller jusqu’à une perte de la vision.

Un quotidien grandement impacté

La maladie de Horton entraîne malheureusement bien souvent une altération de votre état général.

Vous ne parvenez plus, ou avec grandes difficultés, à effectuer les gestes du quotidien comme marcher, conduire, ou manger. Pourquoi ? Du fait des douleurs à la mâchoire, de la perte d’appétit éventuelle mais aussi car il peut vous être difficile de tenir vos couverts. Ce qui entraîne de ce fait une perte de poids et une grande fatigue.

Maladie de Horton : risques et causes

Les risques d’évolution de la maladie de Horton

Cette maladie peut potentiellement avoir des répercussions graves en cas d’obstruction complète des artères. En effet, elle peut amener à une cécité (soit une perte totale de la vue, d’un ou des deux yeux).
Notez également que la maladie de Horton peut venir mettre à mal d’autres artères que les artères temporales. Et notamment celles véhiculant le sang vers le cerveau et le cœur. Les risques d’évolution ici sont alors l’AVC (accident vasculaire cérébral) ou encore l’infarctus, bien que plus rares.
Il est ainsi important de diagnostiquer précocement la maladie de Horton et de bénéficier d’un traitement adéquat au plus vite. Le but ? Éviter les risques d’évolution précédemment cités.
Avant de nous pencher sur le diagnostic de la maladie et les traitements envisageables, abordons les causes de cette atteinte.

Maladie de Horton : les causes

La cause de cette maladie reste pour l’heure inconnue. Une théorie est cependant avancée, celle d’une origine auto-immune par un dérèglement du système immunitaire. Comprenez que la paroi des vaisseaux serait attaquée par votre organisme lui-même.

Plusieurs facteurs, notamment environnementaux et génétiques ainsi qu’un terrain infectieux seraient propice au développement de l’artérite temporale.

La maladie de Horton en quelques chiffres

  • L’artérite temporale se déclare généralement chez les personnes âgées de plus de 50 ans, avec une incidence plus élevée chez les 75-80 ans.
  • Dans deux tiers des cas, la maladie de Horton touche les femmes. En France notamment, 66% des personnes atteintes sont des femmes.
  • Les maux de têtes sont présents chez environ 60 % des patients atteints et 20 à 30% souffriraient de troubles de la vision
  • Les pays du nord, et notamment les pays scandinaves, seraient jusqu’à deux fois plus touchés que les autres pays par cette maladie.

Maladie de Horton : diagnostic et traitements

Diagnostic de la maladie de Horton

Bien que le diagnostic précoce de l’artérite temporale soit essentiel, il n’est pas des plus simples. Les premiers signes peuvent en effet être peu évocateurs de cette atteinte. Et la maladie peut être confondue, au début, avec de simples migraines.
Seul un certain nombre de signes pourra orienter le médecin traitant dans son diagnostic clinique. Et notamment l’observation de :

  • maux de tête inhabituels,
  • douleurs temporales,
  • douleurs de la mâchoire,
  • et la fatigue.

La palpation de votre artère temporale mettant en évidence son caractère saillant et étant douloureuse pourra aussi orienter son diagnostic.

Les examens complémentaires

Pour identifier les signes d’une inflammation ? Une analyse de sang recherchant des protéines évocatrices d’un trouble inflammatoire (notamment les VS et CRP) est effectuée.
Pour confirmer le diagnostic, une biopsie (un prélèvement) de l’artère peut être effectué, pour identifier la présence de cellules inflammatoires. Ces cellules sont également mises en évidence par l’imagerie (l’écho-doppler, une échographie permettant de visualiser les flux sanguins).

Les critères de l’American College of Rheumatology (A.C.R.)

Dans les années 90, les chercheurs de l’American College of Rheumatology (A.C.R.) ont suggéré des critères diagnostiques de la maladie de Horton.

Cinq de ces critères ont été retenus. On compte notamment :

  • l’apparition des symptômes après 50 ans,
  • l’apparition de nouveaux types de céphalées,
  • et la sensibilité de l’artère temporale ou la diminution du pouls dans celle-ci, entre autres.

L’importance des diagnostics différentiels

Des diagnostics différentiels doivent être effectués pour écarter des affections comme les algies vasculaires de la face. Ou encore une névralgie du trijumeau. L’examen sanguin et la biopsie permettent notamment d’écarter ces atteintes.

Les douleurs articulaires et musculaires (apportées par la pseudo-polyarthrite rhizomélique) peuvent, elles, évoquer la polyarthrite rhumatoïde ou encore la fibromyalgie.

Maladie de Horton : quel traitement ?

Le traitement consiste en l’administration de corticoïdes, (on parle de corticothérapie), sur une durée minimum de 18 mois. C’est le traitement de référence, offrant une bonne réponse aux douleurs et au caractère inflammatoire de la maladie de Horton.
Notez cependant que ce traitement au long court présente quelques inconvénients. En effet, la corticothérapie comporte des effets secondaires, variables en fonction de chacun et très diversifiés.
On compte notamment des :

  • troubles hormonaux,
  • troubles du sommeil,
  • modifications du comportement et de l’humeur,
    de l’hypertension,
  • troubles digestifs (comme une infection du colon ou encore un ulcère de l’estomac)
  • et une fatigabilité importante (liste non exhaustive).

Ces points restent à discuter directement avec votre médecin traitant.

Maladie de Horton : quel traitement naturel ?

L’ostéopathie peut être un excellent complément au traitement mis en place par votre médecin.
Des techniques spécifiques permettent en effet de :

  • soulager les douleurs,
  • optimiser le temps de traitement des crises,
  • et de réduire les effets secondaires apportés par la corticothérapie. Le tout, pour mieux vivre au quotidien et gagner en confort de vie.

Maladie de Horton et ostéopathie

Le soulagement de vos symptômes se fait par un travail sur différentes structures et systèmes. Quoi qu’il en soit, l’ostéopathe agira en douceur et adaptera ses soins en fonction de chacun.

Optimiser la circulation sanguine et le fonctionnement du système artériel

Votre système artériel doit être libre afin de permettre une circulation sanguine optimale. La stagnation du sang peut en effet engendrer un effet de stase et d’inflammation.
Un système artériel intéresse particulièrement l’ostéopathe ici, c’est celui de votre crâne. La base de votre crâne constitue un lieu de passage d’artères dont l’un des rôles est d’irriguer le crâne. Et notamment la branche dont est issue l’artère temporale. C’est ainsi qu’une compression à ce niveau peut empêcher la bonne circulation sanguine vers votre tête.
Les compressions au niveau de la base du crâne sont notamment fréquentes à la suite d’un traumatisme. On pense notamment à une chute ou encore un accident de la voie publique ayant provoqué un coup du lapin par exemple.
Votre ostéopathe doit ainsi travailler avec douceur sur les muscles de votre cou. Car en effet, la compression de l’artère peut se faire entre les muscles en tension.

Booster le drainage

Rétablir une bonne circulation dans cette zone permettra d’aider au drainage de l’inflammation qu’entraîne ce syndrome. Mais aussi d’augmenter la circulation sur les réseaux secondaires qu’emprunte le sang. En effet, lorsqu’une artère se rétrécit, le sang emprunte le réseau d’autres artères à proximité.

Choyer les membranes du crâne

Le drainage du crâne se fait également par ce que l’on appelle les sinus veineux. Ils sont logés dans les replis des méninges, ici précisément de la dure-mère (la membrane rigide entourant votre cerveau). Cette dernière peut elle aussi être victime de tensions et empêcher le drainage efficace du sang. De ce blocage résulte alors une pression crânienne qui perturbe la bonne vascularisation globale de votre tête.
Ici aussi, le praticien utilise avec douceurs des techniques spécifiques permettant de relâcher les tensions des membranes de votre crâne.

Soulager la mâchoire

Nous l’avons abordé plus haut, votre artère temporale chemine non loin de l’articulation de la mâchoire (l’articulation temporo-mandibulaire ou ATM). Un dysfonctionnement ou trouble de celle-ci peuvent de ce fait entraîner une perturbation du bon fonctionnement de cette artère. Il peut notamment s’agir d’un cas avancé d’un syndrome algo-dysfonctionnel de l’appareil manducateur (ou SADAM). C’est un trouble dysfonctionnel douloureux de la mâchoire pouvant conduire à l’accentuation des symptômes de la maladie de Horton.
L’ostéopathe pourra ainsi être amené à traiter l’articulation de la mâchoire directement et indirectement, par ses attaches musculaires. Car ici aussi, un système musculaire en tension peut venir contraindre les artères au niveau des tempes. Et les tensions dans la mâchoire sont très fréquentes, notamment en période de stress (pouvant alors aussi causer du bruxisme).

Obstruction et thrombus

Nous le savons, l’ostéopathie permet de réduire les douleurs dans la maladie de Horton. Mais cette médecine présente des limites lors de l’obstruction totale de l’artère temporale. Obstruction qui peut avoir de graves répercussions comme la cécité.

De plus, la formation d’un thrombus (du sang coagulé et provoquant une thrombose dans l’artère) peut migrer vers le cerveau. Auquel cas la prise en charge doit se faire en urgence.

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