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Fièvre, frissons, courbatures, raideur de nuque, essoufflement, maux de tête et fatigue. Voici quelques-uns des symptômes de la maladie de Lyme.
Lorsque cette maladie est diagnostiquée à un stade précoce, elle peut être facilement traitée. En revanche, l’infection peut devenir chronique si on ne la traite pas rapidement.
Seulement, le diagnostic n’est pas des plus simples à poser. Cette maladie se contracte à la suite d’une piqûre de tique, qui peut passer inaperçue.
Les symptômes varient en fonction des phases de la maladie et se retrouvent également dans de nombreuses autres atteintes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on appelle la maladie de Lyme « la Grande Imitatrice ».
Il est fréquent que les personnes atteintes de la maladie de Lyme restent en errance thérapeutique parfois des années durant.

Sommaire

Maladie de Lyme : de quoi s’agit-il ?

La maladie de Lyme, est aussi appelée borréliose de Lyme, ou encore à tort, maladie de Lime. Elle se contracte à la suite d’une infection causée par une piqûre de tique.
La bactérie à incriminer et transmise de la tique à l’humain est appelée « borrelia ». Elle fait partie de la famille des spirochètes, des microbes en forme d’hélice.

La maladie de Lyme se caractérise par des douleurs et divers signes qui peuvent survenir des semaines ou parfois même des mois après le début de l’infection. Soit des mois après la piqûre de tique.

Un diagnostic compliqué

Le diagnostic de la maladie de Lyme est difficile à poser. En effet il reste compliqué d’établir un lien évident entre les symptômes présents et la maladie de Lyme elle-même.

Maladie de Lyme et symptômes tardifs

La maladie de Lyme comporte en plus plusieurs stades, dont chacun peut durer des années. Il est ainsi fréquent que le diagnostic ne soit posé que tardivement après le début de l’infection.

La maladie de Lyme est-elle contagieuse ?

La maladie de Lyme n’est pas contagieuse, elle ne se transmet pas d’une personne à une autre. En revanche, elle peut se transmettre par voie materno-fœtale. Comprenez qu’une future maman porteuse de la maladie de Lyme peut transmettre la maladie au fœtus.

Les animaux de compagnie peuvent également infecter la maison, le jardin, ou encore les parcs publics s’ils sont porteurs de tiques infectées.

Symptômes de la maladie de Lyme et ses 3 stades

L’évolution de la maladie de Lyme se fait en 3 phases, que l’on différencie par le temps. Selon les estimations de l’Académie Nationale de Médecine, la maladie de Lyme guérirait spontanément au premier stade de la maladie dans 70 à 80% des cas.

Maladie de Lyme en stade 1 : l’état grippal

Cette première phase débute à plus ou moins 3 jours après la morsure et peut s’étendre jusqu’à environ un mois.
L’apparition des premiers signes se caractérise par :

  • des frissons,
  • de la fièvre,
  • des maux de tête,
  • et une grande fatigue.

Autant de signes que l’on retrouve dans la grippe.
Vous pouvez également ressentir des douleurs musculaires et avoir le sentiment que tout votre corps vous fait mal. Le signe qui peut vous alerter dans cette première phase est lorsque ces signes grippaux sont ressentis en plein été.
Dans ce premier stade de la maladie de Lyme, des plaques peuvent apparaître suite à la piqûre de tique.

Vous pouvez notamment observer une plaque rouge avec une inflammation située à l’endroit de la morsure. On appelle cette lésion cutanée l’érythème chronique migrant (ECM). Cette plaque peut survenir de 3 à 30 jours après la morsure de la tique. Et peut disparaître spontanément en quelques jours ou semaines.

Une manifestation possible, mais non systématique

Cette plaque rouge n’est pas systématique lors d’une piqûre de tique. Parmi les personnes touchées par la maladie de Lyme, entre 20 et 50% connaissent cette manifestation cutanée. Aussi, lorsque la tique a par exemple piqué au niveau du cuir chevelu, l’ECM peut passer inaperçu.
Cependant, la présence de plaque après une morsure de tique ne conduira pas nécessairement à la maladie de Lyme.

Maladie de Lyme en stade 2 : des douleurs et blocages articulaires

Dans le cas où vous seriez porteur de la maladie de Lyme, des douleurs articulaires peuvent apparaître avec parfois des gonflements au niveau des articulations. Ces symptômes sont caractéristiques de la phase 2. Ils peuvent survenir plusieurs mois voire plusieurs années après la piqûre et durer tout autant. On parle d’arthrite de Lyme.
On peut également parfois observer dans la maladie de Lyme des symptômes neurologiques, comme :

  • une inflammation des nerfs,
  • une paralysie faciale,
  • ou encore une méningite.Dans de plus rares cas, des signes cardiaques sont aussi présents, comme des palpitations ou encore des douleurs de poitrine. Consultez votre médecin sans attendre en cas d’apparition d’essoufflements accompagnés de douleurs dans la poitrine.

Maladie de Lyme en stade 3 : des signes neurologiques et cutanés

On retrouve dans la phase 3 de la maladie les mêmes signes que ceux connus en phases 2. Ce dernier stade peut s’étendre sur des années.
En plus des signes neurologiques, il peut exister une atteinte cutanée. Notamment une décoloration rouge et violacée de la peau comme​ ​la maladie de Pick Herxheimer (évoluant vers une atrophie de la peau où cette dernière se rétracte par endroits). Il peut aussi s’agir d’un lymphocytome cutané bénin, également appelé lymphocytome borrélien et caractérisé par l’apparition de nodules violacés.

Maladie de Lyme et errance thérapeutique

De nombreuses personnes atteintes de la maladie de Lyme se heurtent à l’errance thérapeutique et à l’incompréhension du corps médical. Qui n’est pas toujours formé sur le sujet ou en accord avec le diagnostic posé.

La forme chronique reconnue depuis peu

Il existe des divergences au sein même des instances sanitaires qui peinent à se mettre d’accord sur les recommandations à suivre sur la prise en charge des patients. La Haute Autorité de Santé n’a d’ailleurs reconnu la forme chronique de la maladie de Lyme qu’en juin 2018.
Vous pouvez ainsi parfois vous retrouver à consulter plusieurs spécialistes, sans forcément avoir de réponses. Et donc attendre des années avant que le diagnostic de la maladie ne soit posé.
Dans son livre, Judith Albertat raconte son parcours et les difficultés auxquelles elle a dû faire face pour le diagnostic de sa maladie.

La confusion avec d’autres maladies

Les symptômes de la maladie de Lyme (nombreux et variables d’un patient à un autre) imitent de nombreuses autres maladies.
Il est ainsi fréquent que la borréliose de Lyme soit d’abord confondue avec entres autres:

la fibromyalgie,
des maladie auto-immunes,
une atteinte nerveuse.

Il ne s’agit là que d’une infime partie des maladies comportant les mêmes signes.

Une maladie aux multiples visages

La complexité des signes engendre une très grande difficulté dans le diagnostic de la maladie. De plus, il n’est pas toujours évident de savoir quand vous avez été piqué et s’il s’agissait d’une tique.

Maladie de Lyme : les causes

La maladie de Lyme est donc une maladie infectieuse dont l’agent responsable est une bactérie transmise à l’homme par une piqûre de tique infectée.

Toutes les tiques ne sont pas porteuses

Seulement certaines tiques transportent la bactérie « borrelia ». En Europe, il s’agit des tiques Ixodes que l’on retrouve dans les régions boisées et humides. Les tiques porteuses se contaminent en fait lorsqu’elles se nourrissent du sang d’animaux sauvages infectés. Mais la plupart de ces animaux ne développent pas la maladie.
Le moment le plus propice à la morsure de tique ? Lorsque le temps est clément, du printemps à l’automne.

Qui est le plus touché par la maladie de Lyme ?

Personne n’est vraiment à l’abri de la maladie de Lyme, bien que certaines personnes soient plus exposées à celles-ci. Il s’agit notamment des personnes qui fréquentent des endroits où se développent les tiques, comme les forêts ou les endroits boisés. Donc notamment les gardes forestiers, bûcherons, chasseurs, agriculteur, randonneurs, etc.
Selon l’Institut de Veille Sanitaire, on recense en France environ 104 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Un chiffre certainement sous-estimé, tous les cas de la maladie de Lyme n’étant pas diagnostiqués.

Des régions de France plus touchées que d’autres ?

Dans certaines régions des États-Unis, 100 % des tiques sont porteuses de la bactérie. Dans l’hexagone, ce taux oscille entre 5 et 20 % de tiques infectées suivant nos régions.

Les régions les plus touchées semblent être l’Auvergne, le Limousin, la région Rhône-Alpes, l’Alsace et la Lorraine.

Maladie de Lyme : le diagnostic

Le médecin procède d’abord à un interrogatoire afin de savoir s’il existe un antécédent de piqûre. Antécédent qui peut être confirmé par l’apparition de plaques.
N’oublions pas cependant que l’apparition de plaques après une morsure de tique n’est pas obligatoire. Et quand bien même ces plaques sont apparues, elles peuvent être confondues avec la manifestation d’une allergie.

À la recherche d’anticorps

Des analyses sanguines en laboratoire spécialisé permettent de mesurer la quantité d’anticorps spécifiques dans l’organisme. Le test positif confirme alors le diagnostic.
Il est important de souligner ici que ce test est parfois négatif. C’est notamment le cas si vous ne présentez pas assez d’anticorps pour détecter la bactérie. Sachez qu’ils ne sont généralement pas visibles pendant les 6 premières semaines qui suivent la morsure. Mais cela ne signifie cependant pas que vous n’êtes pas atteint par la maladie de Lyme. C’est ce que l’on appelle communément un faux négatif.

Maladie de Lyme : quel traitement ?

Le traitement de la maladie de Lyme dépend du stade de celle-ci. Au stade 1, une antibiothérapie permet de guérir rapidement et de manière définitive de la maladie. L’efficacité des antibiotiques diminue en revanche lorsqu’ils sont administrés pendant les stades 2 et 3.

Traitement de la maladie de Lyme en phase 1

Lorsque l’examen physique révèle la trace de piqûre, la zone est surveillée sur 30 jours. En l’absence de symptômes, il ne vous sera pas prescrit de traitement.
Dans le cas d’apparition de signes en revanche, un traitement à base d’antibiotiques vous sera prescrit.

Traitement de la maladie de Lyme en phase 2

Une prise de sang est réalisée. Lorsque le test est positif, la prise d’antibiotiques dure plus longtemps. Et la dose est généralement plus forte qu’en phase 1.
Lorsque le test est négatif avec une suspicion de la maladie, la prise d’antibiotiques est faite jusqu’à la disparition des symptômes.

Traitement de la maladie de Lyme en phase 3

Dans cette dernière phase, la mise en place du traitement est plus difficile. La prise d’antibiotiques peut durer plusieurs mois et s’associer à d’autres médicaments contre l’infection.

Évolutions, guérison de la maladie de Lyme

Lorsque le traitement adéquat est mis en place, la maladie de Lyme peut disparaître. Et ce, même si vous êtes atteint depuis plusieurs années.
Une prise en charge précoce permet un traitement plus rapide de la maladie. Mais lorsque cela arrive tardivement, la récupération prend plus de temps et les douleurs peuvent s’installer et devenir chroniques.

La maladie de Lyme est-elle mortelle ?

La maladie de Lyme n’est pas mortelle mais les symptômes qu’elle apporte peuvent l’être. Notamment dans le cas d’insuffisance cardiaque ou d’AVC (accidents vasculaires cérébral).

Quid d’un vaccin contre la maladie de Lyme ?

Bien que des recherches soient menées, il n’existe à ce jour aucun vaccin contre la maladie de Lyme.

Maladie de Lyme : quel traitement naturel ?

Lorsque le diagnostic n’est pas encore établi, il est fréquent de consulter en ostéopathie pour les symptômes qu’elle cause. Si tel est le cas et que l’ostéopathe suspecte la maladie de Lyme, il sera amené à vous rediriger vers votre médecin pour poser un éventuel diagnostic.

Une fois que le traitement a été mis en place par votre médecin, l’ostéopathe peut le soutenir, accélérer la récupération et vous débarrasser des séquelles de la maladie.

Maladie de Lyme et ostéopathie

En raison de la chronicité de l’atteinte, un suivi régulier avec votre ostéopathe permet de vous accompagner dans votre parcours de soin. L’ostéopathe est à même d’agir lors des différents stades de la maladie de Lyme. Et ce, pour réduire vos symptômes et vos douleurs.
Abordons en détails la manière dont l’ostéopathe agit dans le traitement naturel de la maladie de Lyme.

La récupération de votre système musculo-squelettique

Lorsque que la maladie de Lyme survient, vos douleurs peuvent être ressenties dans tout le corps. Et une raideur du corps accentue vos douleurs et vous empêche parfois même de bouger correctement.
Le travail de l’ostéopathe est alors ici de redonner de la souplesse, de la mobilité à votre corps et d’éviter l’enraidissement. Pour ce faire, votre ostéopathe travaille vos cervicales, vos lombaires, votre bassin, vos membres, et même votre crâne.
Vous rendre votre mobilité permet de venir casser le cercle vicieux de l’immobilité qui enraidit vos articulations. Cela permet aussi de drainer les toxines afin de diminuer l’inflammation de ces mêmes articulations. Notamment en stade 2 de la maladie par exemple.

Une prise en charge au cas par cas

Le travail de l’ostéopathe diffère grandement d’une personne à l’autre. Le traitement et les méthodes employées sont, en effet, adaptés en fonction du stade de la maladie et des symptômes.
Dans certains cas, et notamment lors d’une inflammation de type méningite, le travail de l’ostéopathe ne pourra se faire qu’après la mise en place du traitement médicamenteux.

L’équilibre entre les différents systèmes de votre corps

Il est parfois étonnant, lorsque vous consultez votre ostéopathe pour un motif particulier, de le voir s’intéresser à tout votre corps. Ou encore à une zone à distance de celle pour laquelle vous consultez.
Mais il y a une bonne raison à cela. Tous les systèmes de votre corps interagissent entre eux. Vos systèmes musculaire, vasculaire, articulaire, nerveux, endocriniens, immunitaire et d’autres sont en effet interdépendants. Et lorsque l’un est atteint, il peut avoir un impact sur un autre.

La nécessité d’un travail global

Prenons l’exemple d’un trouble nerveux : celui-ci peut conduire à la contraction d’un muscle et bloquer une articulation donnée.
Dans le cas d’une inflammation du nerf crural par exemple (un nerf situé en avant de votre cuisse), l’information nerveuse transmise à votre muscle pour le contracter correctement ne lui parvient pas. Il ne se contracte donc pas comme il le devrait, ce qui peut empêcher l’articulation de votre genou de fonctionner elle-même correctement.
C’est la raison pour laquelle votre ostéopathe effectue un travail dit global. C’est un travail qui permet d’équilibrer le fonctionnement d’un ou de plusieurs de vos systèmes et leur interrelation.

Un système immunitaire plus fort

Votre ostéopathe peut ainsi travailler à relâcher les tensions musculaires et articulaires. Il peut également s’atteler au renforcement de votre système immunitaire. Ce travail passe par l’amélioration de votre circulation sanguine mais aussi lymphatique, en charge du transport des anticorps.
Afin d’aider le travail de votre système immunitaire mis en branle par la maladie de Lyme, votre corps doit être soigné dans son ensemble.
Votre ostéopathe commence ici par vérifier que l’alignement de votre colonne vertébrale, de votre tête à votre coccyx, est juste.
À partir de cette base bien posée, il vérifie ensuite et travaille au besoin votre système cardiovasculaire. Donc en particulier ici votre thorax et votre abdomen.
Enfin, pour être plus précis encore il pourra travailler sur votre foie et votre rate.

Respecter les limites de votre corps

Le travail en ostéopathie doit se faire petit à petit. Sur plusieurs semaines et mois, afin de ne pas épuiser votre système en lui en demandant de trop.
Ce travail peut mettre votre organisme “à plat” pendant plusieurs jours. Et parfois même sur une à trois semaines. D’où la nécessité pour votre ostéopathe de mesurer ses soins. Et parfois d’en réaliser plusieurs.

Limiter les conséquences de la prise d’antibiotiques

La prise répétée d’antibiotiques dans la maladie de Lyme sature l’organisme. Votre foie et vos reins peuvent notamment en pâtir, mais vous pourriez aussi connaître des brûlures d’estomac.
Cela peut également avoir des conséquences néfastes sur le fonctionnement de vos intestins et de votre côlon. Conséquences exacerbées dans le cas où vous présenteriez au préalable des troubles digestifs comme un colon irritable.
Un travail est alors effectué par votre ostéopathe sur l’ensemble des organes de votre transit pour soulager les troubles de fonctionnements.
Enfin, pour vous aider à lutter contre les effets secondaires des médicaments, un travail de drainage de votre organisme peut être effectué.

Le stress, un facteur important

Les crises récurrentes de la maladie de Lyme, les symptômes qu’elle apporte et l’éventuelle errance thérapeutique sont souvent synonymes de stress et d’anxiété, en plus des douleurs.
Des troubles du sommeil ou encore une fatigue importante ou chronique peuvent causer un stress important au niveau du corps. Et ceux-ci peuvent engendrer un état d’anxiété chronique, voire même dans certains cas, conduire à un état dépressif. Un réel effet domino sur lequel il faut agir.
Le travail en ostéopathie permet d’améliorer la qualité de votre sommeil, de réduire votre fatigue et ainsi votre sensibilité au stress.

Les conseils de l’ostéopathe

Au regard de la symptomatologie de la maladie de Lyme, il est important de respecter certaines règles afin de disposer d’un meilleur confort de vie et de limiter l’importance des symptômes.
Une alimentation équilibrée et saine, un sommeil de qualité et une bonne hydratation arrivent en tête de liste dans les mesures à prendre.

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