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Les symptômes de la méralgie paresthésique sont multiples. Engourdissements, fourmillements, picotements, perte de sensibilité, etc. Ou encore douleurs et brûlures ressenties sur la face extérieure de votre cuisse pourraient en être les signes. Cette affection fréquente reste pourtant méconnue.

Aussi appelée névralgie fémoro-cutanée, cette atteinte vient toucher à l’un des nerfs de votre jambe. Il s’agit du nerf fémoro-cutané ou cutané latéral de la cuisse. Et c’est lorsque ce dernier est irrité, comprimé, ou encore endommagé que l’on parle de méralgie paresthésique.

Diverses causes peuvent se cacher derrière cette atteinte et nombreux sont les facteurs de risques à connaître.

Sommaire

La méralgie paresthésique

Aussi appelée névralgie fémoro-cutanée, la méralgie paresthésique est un trouble neurologique. C’est-à-dire que cette affection touche à un ou plusieurs nerfs.

Elle est caractérisée par la lésion des tissus du nerf fémoro-cutané. Aussi appelé nerf cutané latéral de la cuisse.

Un nerf en souffrance

D’ailleurs, il suffit de se pencher sur l’étymologie du terme médical pour en comprendre les caractéristiques. Dans le mot méralgie :
« mer(o) » désigne la cuisse,
« algie », la douleur,
et « paresthésique » exprime un trouble de la sensibilité.
On appelle également cette affection « méralgie paresthésique de Bernhardt et Roth ». Ou encore, « syndrome de Bernhardt et Roth ».

C’est le médecin neurologue et neuropathologiste allemand Martin Bernhardt qui décrit pour la première fois ce trouble en 1878. C’est ensuite Vladimir Karlovich Roth, neurologue russe, qui inventa le terme « meralgia paraesthetica » dans un ouvrage de 1895. Ouvrage qui vient compléter les études de Bernhardt.

Freud et la méralgie

Sigmund Freud et l’un de ces fils souffraient également de méralgie paresthésique. Il a d’ailleurs publié un article sur le sujet. Article dans lequel il associe le « syndrome de Bernhardt » à des facteurs psychosomatiques.

Le point anatomie

Le nerf fémoro-cutané prend naissance au niveau lombaire sous forme de deux racines (L2, L3). Il descend dans le bassin, en fait le tour par l’intérieur et émerge en haut de la cuisse. Il innerve toute la face latérale de celle-ci.
C’est donc ce nerf qui vous donne la sensation de contact avec le côté de vos cuisses. Car il y en a un de chaque côté. Mais lors d’une méralgie paresthésique fémoro-cutané il donne des douleurs à ce même endroit.

Quels sont les symptômes de la méralgie paresthésique ?

Si vous souffrez d’une névralgie fémoro-cutanée, vous remarquerez probablement des picotements ou des fourmillements le long de votre cuisse. Notamment sur son côté externe. Sensation accentuée lorsque vous portez un pantalon mal ajusté ou une ceinture trop serrée.
Cette sensation se fait également ressentir lorsque vous êtes en position assise ou debout sur une longue durée. Elle peut devenir très désagréable et évoluer en brûlures ou engourdissements. Ou encore, en une perte de sensations lorsque vous touchez votre cuisse.
La douleur peut être aiguë et intense avec parfois des élancements. Certaines personnes nous relatent même qu’elles ont l’impression « que l’on enfonce un clou dans leur cuisse en feu ».

Douleur en raquette

On parle alors de douleur en raquette. En effet, la douleur suit le trajet en forme de raquette sur le côté de la cuisse. Trajet qui correspond au territoire innervé par le nerf fémoro-cutané.

Méralgie paresthésique : les causes

Sur le trajet qu’emprunte le nerf fémoro-cutané, celui-ci est exposé à différents points qui peuvent le compresser.
Il chemine entre les muscles psoas et passe à proximité du système génito-urinaire, et des viscères. Il se trouve particulièrement à la “surface” du corps. Ce nerf peut être mis à mal et se retrouver comprimé de bien des manières.
Il peut notamment s’agir de :

  • Vêtements ou accessoires trop serrés ou mal adaptés. Comme des jeans, une ceinture, etc.
  • Scoliose
  • Constipation
  • Hématome sur le muscle psoas-iliaque
  • Surpoids
  • Grossesse
  • Traumatisme, choc, mauvaise chute
  • Spasmes musculaires du psoas
  • Inégalité dans la longueur de jambes
  • Amaigrissement rapide
  • Dysfonctionnement hormonal ou du cycle menstruel
  • Hernie inguinale
  • Complication post-chirurgicale à la suite de la pose d’une prothèse de hanche ou d’une chirurgie de la colonne vertébrale

Les autres causes identifiées

Bien que cela soit observé plus rarement, la méralgie paresthésique peut aussi être causée par :

  • une appendicectomie,
  • une césarienne avec péridurale
  • ou encore une chirurgie obstétrique ou gynécologique.

Prévalence

La méralgie paresthésique est principalement observée chez les personnes de 30 à 40 ans, avec une prédominance masculine. Et une incidence de 4.3 cas observés pour 10 000 patients par an.
Pour les personnes souffrant de diabète en revanche, cette incidence augmente significativement. A hauteur de 24.7 cas pour 10 000 patients par an.

Méralgie, cruralgie : quelles différences ?

La méralgie paresthésique concerne l’atteinte du nerf cutané latéral de la cuisse. Et elle provoque des douleurs et fourmillements sur le côté externe de la cuisse.
La cruralgie, elle, touche un autre nerf du membre inférieur. Il s’agit du nerf fémoral, qui parcourt la partie antérieure de la cuisse.
Vous désirez en savoir plus sur la cruralgie et ses symptômes ? Consultez notre article dédié : Cruralgie, névralgie crurale et ostéopathie.

Méralgie paresthésique : le diagnostic

Les symptômes de la méralgie paresthésique rendent le diagnostic parfois particulièrement difficile.
On peut en effet retrouver ce type de symptômes dans d’autres atteintes comme :

  • une hernie discale avec la compression d’une racine nerveuse,
  • une sciatique,
  • une cruralgie,
  • ou encore le syndrome de Maigne.

Votre médecin devra alors avoir recours à un diagnostic différentiel afin de déterminer précisément la racine nerveuse atteinte.

Les tests effectués

Différents tests seront alors effectués dans le cadre du diagnostic clinique. Votre médecin recherchera les signes suivants :

  • Une douleur retrouvée à la pression profonde, en regard du conflit. Juste au-dessous de l’épine iliaque antéro-supérieure.
    Une douleur retrouvée à l’extension de hanche, c’est à dire à l’étirement du
  • nerf fémoro-cutané. Ainsi qu’à la mobilisation en flexion pure ou en flexion-abduction de la hanche de façon cette fois-ci à comprimer le nerf cutané latéral de la cuisse.
  • Et enfin, une hypoesthésie, soit une diminution de la sensibilité, ou une anesthésie en raquette retrouvée au test du pique-touche. Ce test permet d’évaluer la sensibilité.

Méralgie paresthésique : quel traitement ?

Afin de soulager votre douleur, le médecin peut vous prescrire des :

  • antalgiques,
  • antiépileptiques,
  • infiltrations d’anesthésiques locaux,
  • ou encore, de la cortisone.

Ces points restent à aborder exclusivement avec votre médecin traitant.

Neurolyse du nerf fémoro-cutané

Dans de rares cas et lorsque l’atteinte est à un stade avancé, un acte chirurgical peut être effectué. Le but ? Libérer le nerf ou le sectionner en partie. On parle de neurolyse du nerf fémoro-cutané.

Méralgie paresthésique : pourquoi consulter un ostéopathe ?

L’ostéopathie propose une approche complètement naturelle. L’objectif du soin ? Identifier l’origine de la méralgie paresthésique pour agir directement sur ce qui cause les douleurs. Tout en prévenant les récidives.

Identifier les causes pour mieux soulager les effets

L’ostéopathie apporte ainsi de très bons résultats dans la prise en charge des méralgies paresthésiques. Elle permet en effet d’identifier et de lever les contraintes s’exerçant sur le nerf. Et d’ainsi calmer les douleurs et sensations désagréables rapidement et de manière durable.
En cas de compression nerveuse, bien souvent, ce n’est pas un, mais plusieurs éléments successifs qui entrent en jeu.
Le rôle de votre ostéopathe dans cette prise en charge ? Rechercher, mettre en évidence et traiter les déséquilibres et les structures ayant de près ou de loin un lien avec la contrainte causant votre méralgie paresthésique.
L’objectif premier de votre ostéopathe est de soulager vos douleurs. Mais il recherche et traite aussi les signes avant-coureurs afin de prévenir au mieux l’apparition d’une méralgie.

Soulager la douleur​

L’ostéopathe part des racines du nerf et le suit sur son trajet pour tester les différents rapports directs au nerf. Il cherche les éventuels facteurs irritatifs quand ceux-ci peuvent être détectés.
Cela débute par le soin de vos vertèbres lombaires avec leurs muscles : les muscles paralombaires. Ainsi qu’un regard sur l’ensemble de votre rachis.
Cela se poursuit par votre bassin, os, muscles et intestins, jusqu’au pli inguinal. Pli inguinal au travers duquel passe le nerf, et où une compression est possible. Compression bien souvent causée par une hernie inguinale. Dans ce cas par exemple, votre ostéopathe travaillera en amont dans le but de réduire la pression intra abdominale. Pression qui peut être à l’origine de la hernie inguinale.
Ces soins permettront notamment de soulager vos douleurs, les fourmillements et l’effet de brûlure.

Rendre au système musculaire sa synergie

La synergie musculaire est la façon dont les muscles organisent leurs tonicité pour gérer les positionnements et mouvements d’une structure. Un déséquilibre musculaire peut se cacher derrière l’apparition d’une méralgie paresthésique.
Il peut s’agir par exemple d’une contraction trop importante du psoas iliaque venant comprimer le nerf. Les soins de votre ostéopathe se concentreront à rétablir un bon équilibre musculaire. Pour cela il travaillera aussi bien au niveau du bas de votre tronc qu’au niveau de vos hanches. Et aussi bien à droite qu’à gauche afin que l’ensemble fonctionne correctement, et éviter l’irritation du nerf musculo-cutané.
Ici, les soins de votre ostéopathe viseront à repositionner votre bassin de façon à obtenir des mouvements articulaires et musculaire fluides et sans contrainte.

Équilibre global

Si vous souffrez d’un quelconque déséquilibre au niveau d’une structure donnée, c’est tout le reste du corps qui s’en retrouve impacté.
En cas de blocage de l’articulation sacro-iliaque ou d’un dysfonctionnement du bassin, d’autres muscles se sont également adaptés au déséquilibre. Des muscles plus hauts dans votre corps.

Débloquer les lombaires

La zone lombaire est une zone pour laquelle les patients consultent fréquemment. Les lombalgies et autres lumbagos sont en effet monnaie courante. Et ils sont le terreau de multiples syndromes douloureux au niveau des membres inférieurs :

  • la fameuse sciatique,
  • la cruralgie (ou fémoralgie),
  • et aussi la méralgie paresthésique.

Vous comprenez donc qu’il est important pour cette dernière que les lombaires soient soignées en cas de terrain lombalgique.

Apaiser le système digestif

En effet le système digestif peut irriter le nerf sur son passage. Ou bien même, entraver le juste placement du bassin en pesant dessus ou en déstabilisant son placement par ses différentes tensions.
Il est donc important qu’un travail minimum soit fait à ce niveau afin d’en évaluer la portée chez vous. Ainsi que pour le soigner au besoin.

Une attention particulière pour la future maman

Si vous attendez un enfant, la pression exercée par le bébé sur votre bassin vers le bas peut venir comprimer le passage du nerf sous le ligament inguinal. Ou encore perturber le placement du bassin. Notamment lorsque celui-ci peine à s’adapter à ces nouvelles contraintes.
L’ostéopathe intervient ici de manière douce. Il va réduire l’effet de compression et ajuster les forces qui s’exercent sur le bassin. Cela passe bien entendu par un travail sur le bassin, mais aussi sur l’ensemble de votre abdomen comprenant :

  • diaphragme,
  • dorsales,
  • lombaires,
  • sacrum et coccyx,
  • ainsi que tout le système musculaire abdominale jusqu’au périnée.

Ces techniques sont douces, sans toucher pelvien, et sécuritaires pour votre bébé.

Pallier aux troubles hormonaux

Un cycle menstruel perturbé peut venir affecter la zone du bassin. Les différents états de tensions de l’utérus, des ovaires et des trompes peuvent faire subir au bassin des points d’irritation. Ce qui peut parasiter son juste placement.

Les atteintes du nerf

En cas d’atteinte sur le nerf lui-même, comme dans lors d’un neurinome ou d’une tumeur, il est nécessaire d’être suivi par un spécialiste neurologue. Les consultations d’ostéopathie s’inscriront alors dans le parcours de soin global déjà mis en place.

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