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Les MICI, ou maladies inflammatoires chroniques de l’intestin correspondent à la maladie de Crohn, et à la recto-colite ulcéro-hémorragique (RCUH).

Il n’existe à ce jour pas de traitement médicamenteux permettant de guérir des MICI. Certains traitements permettent en revanche de gagner en qualité de vie, et limitent leur évolution.

De nombreux patients nous consultent dans le cadre d’une prise en charge pluridisciplinaire, avec une approche naturelle.
C’est tout le sujet de cet article. Quel est l’apport de l’ostéopathie dans la prise en charge des MICI ? Quelles sont les limites de cette approche ? Comment intégrer cette médecine alternative et complémentaire avec les autres médecines naturelles auxquelles vous pouvez déjà faire appel ?

MICI : qu’apporte réellement l’ostéopathie ?

Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : comment les reconnaître ?

Les MICI correspondent à une inflammation chronique du tube digestif.

Maladie de Crohn et recto-colite ulcéro-hémorragique (RCUH) : quelle différence ?

Tout d’abord il convient de faire la distinction entre la maladie de Crohn et la recto-colite ulcéro-hémorragique.
Dans le cas de la maladie de Crohn c’est tout le tube digestif, de la bouche à l’orifice anal qui est touché. La RCUH touche quant à elle surtout le gros intestin, c’est-à-dire le rectum et le côlon.

Découvrez notre article complet sur la maladie de Crohn : Maladie de Crohn et ostéopathie, quelle efficacité ?

Symptômes

Le symptôme sur lequel on s’attarde le moins en général est la fatigue. Pourtant bon nombre de patients indiquent un sentiment de fatigue permanent, dont le sommeil ne les aide pas à sortir.

Un état de fatigue n’indique pas à lui seul des MICI bien entendu.
Les douleurs abdominales, les diarrhées fréquentes, parfois sanglantes, sont les symptômes qui permettent le diagnostic.

En cas de MICI, l’inflammation peut être continue, ou intermittente. Dans ce cas, elle apparaît par poussées, suivies de périodes de rémission.
Mais la fatigue peut rester présente même durant ces phases de rémission.

A cela s’associe parfois une perte de poids, et de l’anorexie.
En effet, certains patients tentent de limiter leur apport en nourriture afin de limiter la fréquence et l’importance des diarrhées.

Les MICI peuvent aussi provoquer des éruptions cutanées diverses (oro-faciales, anales, génitales et/ou au niveau des extrémités et des plis), des symptômes oculaires (oeil rouge et/ou douloureux) ou hépatiques comme la stéatose (accumulation de graisse dans le foie).

En général, ces symptômes vous conduisent directement chez votre médecin qui va mettre en route le protocole de diagnostic.
Pour diagnostiquer avec justesse une MICI, il faut réaliser plusieurs examens : prises de sang, endoscopie, et gastro-IRM. D’autres examens peuvent être nécessaires selon les cas, il vous faut en discuter directement avec votre médecin.

Face à une combinaison de ces symptômes, aller voir le médecin en premier lieu est indispensable.

En plus des symptômes physiques, il n’est pas rare de constater que les patients souffrent psychologiquement. Gêne, honte, les MICI touchent à une sphère très intime sur laquelle il est rare de se confier spontanément. La sensation d’isolement face à ce sujet peut être importante. Il existe d’ailleurs des associations de patients qui pourront vous accompagner.

Clément ArnaudonOstéopathe DO à Toulouse

Symptômes et maladies associées aux MICI

Les MICI peuvent être la cause de rhumatismes articulaires de la colonne vertébrale et du bassin et/ou périphériques (épaules, coudes, poignets, hanches, genoux, chevilles, doigts, orteils).

Ces inflammations sont souvent en lien avec la défaillance du système immunitaire qui touche aussi les articulations comme dans la Spondylarthrite Ankylosante (SpA).
Nous avons d’ailleurs un article détaillé sur le sujet de la spondylarthrite ankylosante : spondylarthrite ankylosante, qu’apporte vraiment l’ostéopathie ?.

Elle peut aussi donner lieu à des enthésopathies, des douleurs au niveau des insertions des tendons (notamment le tendon d’Achille et le fascia plantaire).

Cause : qu’est-ce qui provoque les MICI ? Est-il possible de prévenir leur apparition ?

Les MICI se déclarent souvent entre 15 et 30 ans. Plusieurs facteurs participent à l’apparition des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Facteurs génétiques, défaillance du système immunitaire, environnement, tabagisme, faisons un point sur ces facteurs.

Génétique

Les MICI sont très souvent génétiques (150 gènes retrouvés prédisposant aux MICI). Le facteur génétique est souvent associé à des facteurs environnementaux.

Alimentation

Une alimentation trop riche en sucres et trop faible en fibres alimentaires participe à l’apparition de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

Equilibrer l’alimentation semble un bon facteur pour éviter l’apparition de poussées :

  • limitez les lipides, éviter les sucres simples (sucre, miel, sirop d’érable, confitures, compotes, pâtisseries, viennoiseries, sodas, etc…),
  • évitez les produits laitiers frais (privilégier les fromages, de préférence peu gras)
  • en cas de crise : régime sans résidu est conseillé en repas “fractionnés” (2-3 collation en journée + un repas le midi)
Qu’est-ce qu’un régime sans résidu ?

Le but est de diminuer le volume des selles, diminuer le transit intestinal, et ainsi calmer l’irritation de la muqueuse intestinale.
Dans ce régime, on va donc éviter les légumes crus et cuits, les céréales complètes, les viandes fibreuses, les graisses, les pommes de terre et le pain blanc.

Exposition aux substances toxiques et métaux lourds

Les métaux lourds joueraient un rôle important dans les maladies chroniques comme les MICI. Vous pouvez aborder le sujet avec votre naturopathe directement qui saura vous conseiller à ce sujet.

Le tabagisme

La question du tabac est épineuse. En effet l’INSERM indique que si elle est très favorisante dans la maladie de Crohn, elle serait à l’inverse protectrice pour la RCUH.

Microbiote

Un déséquilibre du microbiome intestinal a été démontré dans les MICI, favorisant un type de bactérie plus invasive et irritante que celles présentes normalement.

MICI et ostéopathie

L’ostéopathie seule est limitée dans les maladies inflammatoires chroniques.
Il est important de faire preuve d’humilité sur le sujet, et de ne pas faire de promesse irréalisable à nos patients.
Afin d’avoir des effets durables une prise en charge pluridisciplinaire est nécessaire et le diagnostic doit être posé de manière rigoureuse afin que le traitement soit le plus efficace possible.
Pour les patients réticents envers la médecine conventionnelles, plusieurs études montrent de très bon résultats sur des prises en charge combinées entre la médecine traditionnelle chinoise (notamment phytothérapie), l’hypnose et les thérapies manuelles.
Dans toutes ces études les patients avaient tous reçu un diagnostic médical précis déterminant la maladie concernée (Crohn ou RCUH).

Clément ArnaudonOstéopathe DO à Toulouse

L’objectif du traitement ostéo est multiple :

  • accompagner le traitement médical,
  • aider à diminuer l’intensité des crises
  • espacer les crises et diminuer leur fréquence,
  • limiter les poussées inflammatoires articulaires

Pour cela, l’ostéopathe va travailler sur plusieurs axes :

  • vérifier et ajuster la mobilité abdominale : favoriser la circulation sanguine et lymphatique dans l’abdomen afin d’aider le corps à lutter contre les crises, et
  • réparer les muqueuses lésées,
  • s’assurer de la bonne liberté du mouvement diaphragmatique : meilleure respiration, oxygénation des tissus et meilleur mouvement abdominal,
  • lutter contre les douleurs articulaires via de la mobilisation rythmique et un “déverrouillage” des articulations plus raides via des manipulations structurelles (avec craquement) ou tissulaires (techniques douces sans craquement). Si vous ne souhaitez pas que l’on vous fasse craquer indiquez le à votre ostéopathe qui pourra adapter ses techniques.

Pour finir, votre ostéopathe pourra aussi vous conseiller sur votre alimentation. Si vous souhaitez aller plus loin dans les conseils alimentaires, pensez à consulter un nutritionniste, diététicien ou naturopathe qui sauront vous proposer un suivi personnalisé sur le sujet.
L’activité physique soulage en général lors des poussées inflammatoires articulaires.

Combien de séances faut-il prévoir ?

Il est toujours difficile de répondre à cette question.
Dans le cas des MICI, pour améliorer durablement les symptômes, plusieurs séances sur une année seront nécessaires.
En général 2 à 3 consultations assez rapprochées puis 2 à 3 espacée d’un mois ou deux. Ceci est un idéal de traitement, qui va fortement varier en fonction de l’évolution de la maladie, et de l’amélioration des symptômes.

Clément ArnaudonOstéopathe DO à Toulouse

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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