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La névralgie pudendale et la névralgie clunéale sont 2 types de névralgies qui peuvent sembler proches mais qui sont pourtant différentes.

Cet article, fait partie d’une série complète sur ces 2 névralgies, que nous vous recommandons de lire. Ils vous permettront une compréhension globale de la question, et vous pourrez notamment découvrir le parcours d’une patiente qui vit avec une de ces névralgies.
Les autres articles :
Névralgie pudendale : quel parcours thérapeutique possible ?
Névralgie pudendale : témoignage d’une patiente
Névralgie clunéale : quel traitement possible ?

Quelles sont les différences et similitudes entre la névralgie clunéale et pudendale ?

Névralgie clunéale ou névralgie pudendale ?

Névralgie pudendale ou clunéale ?

Ces deux névralgies peuvent être confondues.

Dans un cas comme dans l’autre le diagnostic est en général assez long à poser car difficile.

Il arrive fréquemment que des patients arrivent en consultation avec le mauvais diagnostic. Une névralgie pudendale diagnostiquée à la place d’une névralgie clunéale et inversement. Ils ont souvent attendu des années avant qu’un nom soit mis sur leurs symptômes, car le diagnostic est difficile à poser, et parfois ce diagnostic est erroné.

Youri BertucchiOstéopathe DO

Pourquoi les confond-on parfois ?

névralgie clunéale pudendale reconnaitre

Cette distinction difficile est en partie car leurs territoires nerveux respectifs sont adjacents aux niveaux péri-anal et de la partie postérieure du périnée. Plus simplement,au niveau de la fesse, là où l’on s’appuie une fois assis.
On parle donc de territoire nerveux en commun.
Les symptômes sont parfois très proches.

Symptômes

Dans les 2 cas, la position assise est généralement douloureuse. Plus le siège est dur, plus les douleurs peuvent être importantes.
Il arrive parfois que la mobilité du bassin soit réduite, ce qui rend la marche, entre autre, plus difficile.

En cas de névralgie pudendale, les symptômes touchent souvent l’anus, la voie urinaire, le rectum, le périnée et les organes génitaux.

En cas de névralgie clunéale la douleur est souvent localisée au niveau du pli de l’aine, à l’extérieur du fessier et en haut de la cuisse.
Les douleurs concernent la partie intérieur de la fesse et les zones à côté de l’anus et des grandes lèvres du vagin.
Mais contrairement à la névralgie pudendale, la névralgie clunéale ne déclenche pas de douleurs au niveau de l’anus, du vagin, de la vulve, du pénis ou du clitoris eux-même.
Parfois les douleurs sont confondues avec une sciatique.

Dans le cadre d’une névralgie clunéale, il est souvent difficile d’arriver au bon diagnostic, et l’errance thérapeutique est fréquente. Il faut parfois attendre plusieurs années avant qu’un professionnel de santé pose le bon diagnostic.
Si vous pensez à une névralgie clunéale, mais que la question n’a pas été abordée avec votre équipe de soin, posez la.

Traitement

Les soins médicaux ne sont pas forcément synonymes de guérison. Fréquemment les soins apportés peuvent même aggraver les symptômes et la douleur. Souvent cette détérioration n’est que temporaire, mais j’ai déjà pu observer chez d’autres patients que cette aggravation était devenue permanente.

Il est important dans les 2 cas d’être vigilant aux soins qui sont effectués.
Qu’il s’agisse d’un soin kiné, ostéo, ou tout autre approche thérapeutique comme l’infiltration ou la chirurgie.
Des soins un peu durs, avec des étirements trop forts, un massage de la zone douloureuse, etc. peuvent exacerber la douleur, les symptômes, et diminuer la mobilité de la zone et des articulations.

L’errance thérapeutique

Ces 2 névralgies sont souvent longues et difficiles à diagnostiquer et beaucoup de patients sont en errance thérapeutique car le diagnostic n’est pas encore posé. Très souvent on écarte d’autres pathologies avant de s’interroger sur la possibilité d’une névralgie.
Ce qui explique qu’il faille parfois plusieurs années à des patients pour enfin pouvoir poser un nom sur leur pathologie.

Certains patients, dont le diagnostic n’a pas encore été posé, souffrent doublement. Physiquement, mais aussi mentalement.
De ne pas savoir, de ne pas comprendre, et de ne pas pouvoir agir.
Cette errance thérapeutique est très liée avec une autre similitude entre ces 2 névralgies : le silence qui les entoure.

Sujet tabou

Douleur dans l’anus, dans la fesse, sensation de coup de poignard dans le vagin, etc. les symptômes de ces 2 névralgies peuvent être difficiles à partager autour de soi. Le nerf pudendal était d’ailleurs autrefois appelé le nerf honteux.

Se confier sur des sujets de santé est parfois délicat, mais lorsque les symptômes touchent des zones intimes, un certain sentiment de tabou peut s’installer, ce qui retarde encore le diagnostic.
Il est primordial pour un patient de parler de ses douleurs à son équipe médicale. Plus tôt vous confiez le détail de vos symptômes, plus tôt le corps médical pourra poser le bon diagnostic.
En occultant une partie des informations, par gêne, vous pouvez retarder sans le vouloir ce processus.

névralgie clunéale pudendale différence

Sentiment d’isolement

Beaucoup de patients touchés par ces névralgies parlent de sentiment d’isolement, même une fois le diagnostic posé.
Leur entourage ne comprend pas les douleurs, la fatigue, la frustration, car il s’agit d’un mal invisible, et d’un sujet peu répandu.
Il est important si on en ressent le besoin de se tourner vers des associations de patients, ou des forums en ligne, ou bien encore des thérapeuthes ou professionnels de santé qui sont là justement pour vous écouter et vous accompagner dans votre parcours.

Qu’apporte l’ostéopathie dans la prise en charge de ces névralgies ?

Vous trouverez 2 articles spécifiques à la prise en charge de chacune de ces névralgies par l’ostéopathie ici :
Névralgie pudendale et ostéopathie
Névralgie clunéale et ostéopathie

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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