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Beaucoup de mes patients consultent un ostéo pour la première fois. Souvent ils s’attendent à une séance durant laquelle je vais les faire craquer.
« J’ai mal au cou, j’aimerai juste que vous me fassiez craquer quelques vertèbres » est une demande que j’ai pu entendre à plusieurs reprises. Certains de mes patients ont quant à eux, peur de ces techniques et arrivent en séance plein d’appréhension. J’ai donc voulu me pencher sur le sujet du « cracking ».

Cet ostéopathe qui vous fait craquer, ou pas !

Ostéopathie et cracking

Pour simplifier les choses, on peut dire qu’il existerait deux courants d’ostéopathie. Un qui emploie cette méthode fréquemment, et l’autre qui la juge trop dure et qui préfère l’éviter. On parle alors d’ostéopathie douce.
Ces deux courants ne s’opposent pas forcément, même si bien sûr certains praticiens remettent en cause la pratique d’une méthode en opposition à l’autre.

Pour ma part, je me situe à mi-chemin entre ces deux courants puisque j’utilise les bienfaits de ces deux pratiques. J’imagine que c’est le cas d’une majorité des ostéopathes.

Un ostéopathe doit-il forcément faire craquer ?

Le « cracking » n’est pas nécessaire dans toutes les situations, mais est parfois utile.
C’est le diagnostic qui détermine la technique à utiliser, et à quel moment. Il s’agit donc de l’étape la plus importante de la séance.
Les techniques utilisées par les ostéopathes sont répertoriées de manière anatomique et biomécaniques.
Par exemple, on dira souvent que pour un problème d’ordre articulaire, le « cracking » est souvent la technique recommandée. Alors que pour un trouble musculaire, il sera préférable d’utiliser celle du « contracté – relâché ». Toutes les techniques employées par les ostéos fonctionnent sur le même système. Il est parfois utile d’en utiliser plusieurs sur la zone pour laquelle vous ressentez une douleur ou une gêne. Mais parfois il convient de n’en utiliser aucune.

Je m’explique.

Imaginons que ce qui vous amène à consulter un ostéo soit une douleur au genou. Il se peut qu’il y ait un dysfonctionnement au niveau de votre articulation.

Cependant il est possible que votre genou n’ait rien, mais que vous ayez en fait un problème au niveau de votre bassin, d’une vertèbre, d’un organe viscéral, ou bien encore un trouble de la posture. Ce qui entraine alors une tension à distance au niveau de votre genou. Cela explique que vous ressentiez une douleur lorsque vous marchez par exemple. Dans ce cas là, l’ostéopathe ne pratiquera aucune technique au niveau de votre genou, mais déterminera la plus adaptée pour enlever l’irritation au niveau de sa source.

Pour en revenir au « cracking », il ne s’agit pas d’une technique toujours nécessaire. Cependant si elle est utile au regard de votre plainte, il se peut que je l’utilise.

Bien entendu, je vous préviendrai avant. Si vous ne vous sentez pas à l’aise il suffit de m’en faire part, et j’utiliserai alors une technique différente.

D’autres techniques, d’ostéopathie crânienne, viscérale, énergétique, etc. permettent de ne pas vous faire craquer si ça n’est pas ce que vous voulez.
Et non, je ne vous ferai pas craquer par surprise, ou à 2 sur un décompte supposé aller jusqu’à 3.
Promis.

Le conseil l’ostéo

Si je vous encourageais il y a quelque temps à pratiquer l’autopalpation de vos seins pour détecter un éventuel cancer, je vous déconseille fortement de pratiquer une forme d’ « autocracking », notamment en cas de troubles articulaires. Une technique mal employée a souvent le résultat inverse à celui attendu.

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Youri Bertucchi

Author Youri Bertucchi

Ostéopathe passionné par son métier, qui blogue à ses heures perdues.

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