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Malgré tous vos efforts et changements dans votre alimentation, vous peinez à maintenir ou réguler votre poids ? Et si la cause était à rechercher du côté de vos hormones ?

Aujourd’hui, on vous explique comment un dérèglement hormonal peut causer la prise de poids. Et notamment pourquoi elle peut se localiser au niveau du ventre.

Sommaire

Prise de poids : les hormones s’en mêlent et s’emmêlent

Prendre du poids sans raison apparente ou de façon soudaine peut être particulièrement frustrant.

Surtout lorsque vous faites des efforts sur votre hygiène de vie et avez l’impression de « faire les choses bien ».
Mais il arrive que le problème ne vienne pas de là. Parfois, la prise de poids rapide au niveau du ventre ou les kilos difficiles à perdre sont le signe d’un phénomène plus profond. Et notamment d’une perturbation au sein de votre système hormonal.

Vos hormones forment un réseau de communication complexe, tout cela pour garder votre corps bien harmonisé. Elles jouent notamment un rôle dans la régulation de votre métabolisme, de votre faim, de votre satiété et de votre énergie, entre autres.

Et elles peuvent ainsi être à l’origine de votre prise de poids localisée au ventre. Mais comment savoir si cette graisse abdominale est réellement due à un trouble hormonal ?

Dérèglement hormonal, faim, satiété et prise de poids

Un repas qui avait l’habitude de vous caler ne vous suffit soudainement plus ? Vous avez l’impression que votre corps réclame plus en quantité ?

Cela pourrait être le signe que vos hormones sexuelles sont en train de chambouler votre organisme. Ici, on parle des œstrogènes, les hormones féminines, et de la testostérone, les hormones masculines.

Si votre taux d’œstrogènes est anormalement bas, vous pourriez ne pas avoir de sensation de satiété après vos repas. Et ainsi continuer à manger. Et donc, à grossir. C’est ce que l’on appelle une prise de poids hormonale.

Ces hormones qui font grossir

En fait, il s’agit plus de l’impact qu’a l’œstrogène sur la leptine, l’hormone de satiété. La leptine est libérée et circule par le tissu adipeux, aussi appelé masse grasse. Elle envoie un message à votre cerveau indiquant que vous avez assez mangé. Plus il y a de leptine qui circule dans votre organisme, plus vous vous sentez rassasié.

Au cours d’une étude, des chercheurs ont constaté que la présence d’œstrogènes était liée à une concentration accrue de leptine. Et donc, à une diminution de l’appétit.

Prise de poids et ménopause

En phase de ménopause ou de périménopause, votre corps passe par toute une série de changements.

L’un d’eux étant généralement la prise de poids. La raison principale ? Votre production d’œstrogènes diminue. Et un taux d’oestrogène faible induit un taux de leptine faible.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la plupart des femmes ménopausées gagnent en masse grasse et perdent en masse maigre.

La masse maigre ? C’est le poids total de votre corps : muscles, os, peau, organes, eau, etc, moins la masse graisseuse. Cette dernière est celle que l’on retrouve logée sous la peau et autour des organes.

Le taux de masse grasse « idéal » varie avec l’âge. Mais il ne devrait en général pas dépasser 30 % du poids total. Au-delà, il est considéré comme excessif.

Et la testostérone là-dedans ?

La testostérone, c’est la principale hormone sexuelle trouvée chez les hommes. Celle-ci a également montré un impact sur la leptine chez la femme, et notamment l’effet inverse sur sa concentration.

C’est-à-dire que lorsque les niveaux de testostérone augmentent, la leptine diminue. Ce qui augmente la sensation de faim.

Quant aux causes derrière un taux de testostérone élevé chez la femme, elles peuvent être nombreuses. Il peut par exemple s’agir d’une tumeur ovarienne, d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), de stress chronique, etc.

A partir de 45/50 ans chez les hommes, une diminution du taux de testostérone provoque souvent une prise de poids, des troubles de l’érection ou encore de la fatigue ; c’est ce que l’on appelle l’andropause, sorte d’équivalent de la ménopause chez la femme.

Que faire quand un dérèglement hormonal impacte la faim ?

Pour vérifier vos taux d’oestrogènes, faites un bilan hormonal.
Si vos niveaux d’œstrogènes sont faibles, certains aliments peuvent être bénéfiques.

Les graines de lin : elles sont riches en lignane, un groupe de composés chimiques qui fonctionnent comme des phytoestrogènes. Les phytoestrogènes ? Ce sont des composés végétaux qui peuvent avoir une activité oestrogénique.
Les légumes crucifères : cette famille comprend les choux de Bruxelles, le chou frisé, le brocoli, etc. Ils contiennent du DIM (3,3′-diindolylmethane), affectant les niveaux d’oestrogènes dans votre corps.
Les aliments fermentés : ils viennent soutenir un groupe particulier de bactéries intestinales : l’estrobolome. Cet ensemble de bactéries produit un enzyme qui aide à métaboliser l’œstrogène.

La bonne nouvelle, c’est que ces aliments qui équilibrent les œstrogènes peuvent aussi contribuer à faire baisser la testostérone. Ce qui peut augmenter la leptine en circulation dans votre organisme et ainsi réguler votre appétit.

Dérèglement hormonal, prise de poids et stress

Lorsque vous êtes stressé, vos glandes surrénales produisent du cortisol. Notamment pour aider votre corps à réagir de manière adéquate à ce stress.

Une poussée soudaine de cortisol dans votre organisme peut vous être bien utile dans certains cas. Dans des situations d’urgence, de combat, d’attaque : votre corps doit agir rapidement.

Mais si vous êtes constamment stressé, c’est loin d’être à votre avantage.

Vos glandes surrénales ne se rendent pas compte qu’elles libèrent beaucoup plus de cortisol que vous n’en auriez jamais besoin. Et ce n’est pas un état sain, puisque cela augmente le rythme cardiaque, la tension artérielle et la glycémie.

Le stress fait grossir le ventre.

Des études ont déjà montré que des taux élevés de cortisol sont fortement corrélés avec… l’augmentation de la graisse abdominale.

Comment perdre la graisse du ventre causée par le stress ?

Vous est-il déjà arrivé de remarquer que vous aviez perdu du poids en rentrant de vacances ? Et cela malgré vos quelques petits écarts ? Et bien c’est très certainement car vous étiez moins stressé.

L’objectif est donc de mieux savoir gérer son stress. Et pour cela, il y a plein de méthodes.

Vous ne savez pas par où commencer ? La méditation ou la marche constituent un bon début. Les recherches montrent que méditer régulièrement réduit considérablement les niveaux de cortisol dans le sang. Et il en va de même pour la marche. Cela réduit alors le stress, les phénomènes inflammatoires, et favorise la perte de poids.

Au secours, je grossis que du ventre

En dehors de la ménopause, des niveaux d’œstrogènes bas peuvent avoir plusieurs raisons. Il peut s’agir d’un excès de sport ou d’habitudes alimentaires peu saines. Mais aussi d’un trouble de la glande hypophysaire. Cette glande contrôle la fonction de nombreuses autres glandes endocrines.

Et cela vient ajouter des graisses au ventre ?
La diminution des niveaux d’œstrogènes peut en fait modifier la distribution de la graisse dans votre corps. Du coup, cela vous fait gagner plus dans le ventre que dans les hanches, les cuisses ou encore les fesses.

Une carence en œstrogènes peut également nuire à l’action de l’insuline. Cette hormone est elle aussi impliquée dans la prise de poids. Ce qui rend plus difficile la régulation de la glycémie et conduit à une prise de poids au niveau du ventre.

Dérèglement hormonal, faible taux d’œstrogènes et prise de poids : que faire ?

Vous souhaitez venir à bout des graisses abdominales causées par ces facteurs et perdre du ventre ? Il faut, là aussi, s’intéresser à votre alimentation.

Maigrir du ventre : tout commence dans l’assiette

Votre graisse abdominale est due à un faible taux d’œstrogènes ? Préférez dans ce cas un régime alimentaire faible en glucides.

Les glucides sont, en comparaison aux protéines et aux graisses, les composants les plus susceptibles d’augmenter le taux de sucre dans le sang. Mais aussi d’avoir une action sur l’insuline.

Il faut ainsi réduire les sucres raffinés, le pain, les biscuits, les pâtes, etc. Et opter plutôt pour des aliments qui ne perturbent pas l’action de l’insuline : les bonnes graisses, protéines et fibres.

Ne supprimez pas toutes les sources de glucides

Mais si votre consommation de glucides diminue trop, cela peut nuire à vos niveaux de leptine. Mais aussi impacter la bonne régulation de vos hormones sexuelles.

Il faut ainsi veiller à garder certaines sources de glucides dans votre alimentation. Et notamment les fruits, les légumes riches en amidon et les grains entiers. Comme le riz brun, le quinoa ou encore l’orge.

Dérèglement hormonal, envie de sucre et prise de poids

Vous avez constamment envie de manger des choses sucrées ? Résister aux petites délicatesses de la boulangerie du coin relève du défi ? Cela pourrait être le signe que votre corps connaît un dérèglement dans sa résistance à l’insuline.

La résistance à l’insuline empêche vos cellules d’absorber correctement le sucre présent dans la circulation sanguine. Résultat ? Vos cellules sont privées de glucides.

Mais cela peut aussi avoir un effet secondaire sur la leptine. Vos cellules deviennent moins sensibles à cette hormone.
Avec une sensibilité moindre à l’insuline et la leptine, les hormones régulatrices ne reconnaissent pas qu’il faut arrêter de manger. Ce qui n’aide en rien vos envies de sucre et favorise la graisse abdominale.

Que faire face à l’envie irrésistible de sucre ?

Vous souhaitez augmenter votre sensibilité à la leptine et vous sentir plus rassasié ? Bougez !

L’entraînement fractionné de haute intensité ou High Intensity Interval Training (HIIT) en anglais, semble particulièrement intéressant dans ce cas. Il améliorerait la sensibilité de la leptine en augmentant le nombre de récepteurs sur les cellules graisseuses.

De plus, les entraînements HIIT permettraient de continuer à brûler des calories même après l’effort.

J’ai tout le temps faim, c’est la faute aux hormones aussi ?

La ghréline est possiblement à blâmer, oui. La ghréline ? C’est une hormone sécrétée par l’estomac. Son rôle principal est de stimuler votre appétit. C’est un peu comme l’hormone opposée à la leptine.

Comment fonctionne la ghréline ?

Si vous commenciez à jeûner demain et à sauter le petit-déjeuner, le déjeuner et le dîner, votre corps le remarquerait. Et par conséquent, il commencerait à libérer la ghréline. Résultat ? Cela vous enverrait le signal que vous devez manger à nouveau.

À l’inverse, en cas de repas très copieux lors d’une fête de famille par exemple, votre estomac reconnaît rapidement la surconsommation. Ainsi, il réduit sa sécrétion de ghréline.

Obésité et ghréline

De récentes études montrent que la sécrétion de ghréline peut être perturbée si vous prenez du poids. Les personnes qui souffrent d’obésité affichent en effet des taux de leptine élevés et des niveaux de ghréline plus faibles.

Quand les récepteurs sont perturbés

Des niveaux de leptine constamment élevés peuvent en fait entraîner un mauvais fonctionnement des récepteurs de celle-ci. Votre cerveau ne reçoit pas le message que vous avez assez mangé. Cette « confusion hormonale » vient alors altérer les signaux relatifs à la faim.

Par conséquent, vous continuez à manger sans jamais recevoir « le signal d’arrêt ». Ce qui peut contribuer au gain de graisse abdominale.

Dérèglement hormonal : comment rééquilibrer la ghréline ?

Le sommeil profond est particulièrement important pour la bonne régulation de la ghréline. En cas de manque de sommeil, les niveaux de ghréline ont tendance à augmenter.
Profiter d’un sommeil de qualité sur 7 à 8 heures par nuit peut vous aider à réduire votre apport calorique. Et diminuer vos envies de glucides.

Pourquoi ne pas instaurer une routine de sommeil ? Mettez votre smartphone en mode avion, sortez un bon bouquin et buvez une infusion avant de rejoindre les bras de Morphée.
Il faut aussi évidemment veiller à traiter les troubles du sommeil du type bruxisme, apnée du sommeil, stress, etc.

Enfin, allez-vous aux toilettes tous les jours ? Question saugrenue certes. Mais si on la pose, c’est parce que la fréquence des selles joue aussi un rôle sur votre équilibre hormonal.

On vous en parle ici : préservez votre équilibre hormonal, allez à la selle au moins une fois par jour.

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