Skip to main content
0% lus

Envie fréquente d’uriner, douleurs lors de la miction et de l’éjaculation, troubles érectiles et éjaculatoires, baisse de libido, etc. Votre prostate est-elle en bonne santé ?
Lorsqu’elle souffre d’un cancer, d’une infection ou gagne trop en volume, c’est tout votre quotidien qui est impacté. Mais aussi votre vie de couple. Et ce, sans compter les répercussions psychologiques de ces atteintes intimes.
Pourtant, suivant l’atteinte concernée, des solutions naturelles, douces et non invasives existent. Elles permettent de limiter les symptômes causés par un trouble prostatique, voire de les supprimer.
Mais nombreux sont les hommes qui les ignorent encore. Nombreux d’entre vous ne consultent pas non plus leur médecin au sujet de ces troubles. Pourquoi ? La gêne liée à la localisation de l’atteinte d’abord. Mais aussi par appréhension des examens internes ou encore la peur du verdict.
Pourtant, un trouble identifié tôt et une prise en charge adaptée augmentent les chances de guérison.

Sommaire

La prostate : cette glande petite mais puissante

Il ne serait pas juste de dire que seuls les hommes possèdent une prostate. En effet, il resterait chez les femmes des glandes résiduelles à l’endroit de la prostate des hommes. Mais cette « prostate » ne serait en fait qu’à l’état de vestige.
Chez l’homme, la prostate se situe sous la vessie et entoure l’urètre. Souvent décrite de la taille du châtaigne, elle produit le liquide prostatique. Liquide qui compose le sperme et nourrit les spermatozoïdes.

De nombreux canaux

Ce liquide transite par les canaux éjaculateurs qui proviennent des vésicules séminales, elles sont situées en amont de la prostate. Ces canaux sont rejoints par le canal dit déférent, en provenance des testicules. Ce dernier sert à acheminer les spermatozoïdes.
On trouve ensuite l’urètre, le canal dans lequel s’écoule l’urine.

À quoi sert la prostate ?

La prostate joue de nombreux rôles. De par sa sécrétion de liquide séminal d’abord, elle permet le travail d’acheminement et le travail nourricier des spermatozoïdes. Elle facilite aussi la fonction d’éjaculation par ses muscles internes. Mais ce n’est pas tout, elle sécrète également des hormones !
Elle est aussi un carrefour d’éléments importants de votre appareil reproducteur.
À proximité directe de la prostate passent en effet les éléments vasculo-nerveux. Éléments qui participent à la fonction de l’érection. D’où l’impact des troubles de la prostate dans l’activité sexuelle masculine.

Le PSA, qu’est-ce que c’est ?

La prostate produit en effet une hormone appelée PSA (Prostate Specific Antigen : Antigène Prostatique Spécifique). Hormone qui permet de liquéfier le liquide séminal.
On la retrouve dans le sang et son taux est le témoin de l’activité de la prostate. Un taux élevé de PSA est notamment le signe d’une anomalie prostatique.

Les problèmes de prostate

Trois principales affections peuvent toucher la prostate. Ces troubles se manifestent alors de différentes manières. Nous allons les détailler par la suite.
Néanmoins, plusieurs symptômes liés à la prostate peuvent se manifester quelle que soit l’affection. Il s’agira notamment de :

  • Troubles urinaires
  • Troubles éjaculatoires
  • Troubles érectiles : impuissance, panne sexuelle
  • Troubles sexuels : baisse de la libido, de l’orgasme

L’adénome de la prostate

Elle est aussi appelée hypertrophie bénigne de la prostate ou hyperplasie adénomyomateuse de la prostate. Ou encore, hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). Elle correspond à l’augmentation de la taille de la prostate.
Avec le vieillissement naturel de l’organisme, la quasi-totalité des hommes sont sujets à l’adénome prostatique. Cependant, un homme atteint sur deux souffre des symptômes causés par ce gain de volume. Il s’agira notamment :

  • d’envie fréquente d’uriner, bien souvent au cours de la nuit : c’est la pollakiurie,
  • un jet d’urine faible,
  • des efforts pour uriner,
  • une sensation de vidange incomplète de la vessie.

Les causes à l’origine de l’hypertrophie bénigne de la prostate ne sont pas encore définies clairement. Il pourrait s’agir de :

  • L’hérédité qui semble être une cause prédominante
  • L’âge
  • Une sédentarité avec un manque d’activité physique
  • Le diabète
  • Certaines hormones comme l’œstrogène, également présentes chez l’homme, pourraient avoir un rôle

La prostatite

La prostatite ou infection de la prostate correspond à une inflammation de la prostate. Elle est généralement causée par une infection bactérienne et notamment la bactérie E. Coli. Elle peut être aiguë ou chronique.

Cette pathologie cause une sensation très douloureuse lorsque vous urinez ou éjaculez. Avec parfois, la présence de sang dans les urines. Vous pourriez également souffrir de douleurs en bas du dos ou à l’aine. On observe également des troubles de l’érection, ainsi que des troubles éjaculatoires. Bien souvent, ces symptômes s’accompagnent d’une fièvre.

Aucune cause n’a été mise en lumière derrière la prostatite, mais il existe des terrains favorisant l’infection :

  • Une infection transmissible sexuellement
  • Une infection urinaire, causée par une hypertrophie de la prostate par exemple

Le cancer de la prostate

En cas de cancer de la prostate, un amas de cellules cancéreuses, soit une tumeur, peut altérer les tissus de la prostate. Son évolution est souvent lente et ce type de tumeur peut généralement être retirée complètement.
Il existe plusieurs types de cancer de la prostate, et l’adénocarcinome est le plus commun.
Le cancer de la prostate réunit tous les symptômes cités ci-dessus. Et il peut s’accompagner de douleurs dans les jambes ou encore d’incontinences urinaires et fécales.

On retrouve plusieurs facteurs de risque :

  • L’âge, notamment après 60 ans
  • L’hérédité
  • Une infection prolongée de la prostate
  • Des expositions répétées aux pesticides ou aux produits chimiques
  • L’obésité
  • L’alimentation : des études montrent la forte influence de l’alimentation sur le cancer de la prostate. Certains composés alimentaires améliorent le processus de guérison comme la bêta-carotène ou le soja par exemple
  • Les hommes caucasiens semblent être plus touchés que les hommes asiatiques

Qui est le plus touché par des troubles de la prostate ?

Les hommes entre 50 et 70 ans semblent être les plus touchés par les affections concernant la prostate.
Le cancer de la prostate représente à ce jour 25% des cancers masculins, et est la deuxième cause de mortalité chez les hommes.
Pour ce qui est de l’hypertrophie de la prostate, il s’agit d’une affection fréquente dont la prévalence est sous-estimée.

L’heure du diagnostic

Il existe encore un véritable tabou autour de la prostate. Entre appréhension des examens et peur du diagnostic, le dépistage est remis à plus tard par beaucoup d’hommes. Pourtant, il est important d’en parler avec votre médecin. Voici les examens pratiqués pour déceler une pathologie de la prostate :

L’analyse d’urine

Elle sert à déterminer le type d’infection lors de la prostatite ou d’une hypertrophie et d’identifier les bactéries responsables.

La prise de sang

Une prise de sang sera effectuée afin de mesurer le taux de PSA. Si le taux est compris entre 4 et 10, le risque de cancer est faible. S’il est supérieur à 10, en revanche, le risque est plus élevé. Le mieux reste d’en discuter directement avec votre médecin traitant.
Certaines études tendent à montrer qu’il existe un surdiagnostic qui peut générer des situations d’angoisse. Et parfois même, mener à un traitement non nécessaire. En effet, lorsque le taux est élevé, cela peut aussi être le signe d’une hypertrophie bénigne ou d’une prostatite.

Les autres examens

Une échographie transrectale, un toucher rectal et une IRM (pour le diagnostic du cancer de la prostate) seront également effectués. Cela reste néanmoins à discuter avec votre médecin. Lui seul pourra vous prescrire les examens nécessaires.
La biopsie est, quant à elle, de plus en plus controversée. Certaines études montrent même qu’elle se trouve être moins efficace que l’IRM afin de poser le diagnostic.
Enfin, des examens des voies urinaires sont effectués lorsqu’il existe des signes douloureux. Ou lorsque l’on constate la présence de sang afin d’exclure une pathologie du rein ou de la vessie. On pense notamment à une pyélonéphrite.

Prostate et ostéopathie

Avant toute chose, permettez-nous d’éclaircir un point : l’ostéopathe ne pratique pas de toucher rectal. Jamais. Ses soins et manipulations se font exclusivement en externe et vous n’avez pas à retirer vos sous-vêtements.
Le but des consultations en ostéopathie est de vous permettre de retrouver une meilleure fonction de votre appareil génital. Mais également de vous accompagner dans une meilleure prise en charge de ces troubles et leurs effets.
Néanmoins, l’ostéopathie ne se substitue pas aux traitements médicamenteux classiques déjà mis en place. En effet, les soins de votre ostéopathe s’inscrivent dans le traitement global, pour une prise en charge toujours plus complète.

Traiter les troubles urinaires et éjaculatoires

Votre ostéopathe peut agir pour réduire les troubles mictionnels comme la pollakiurie. Il permet notamment d’aider et d’optimiser le processus de vidange de votre vessie. Le but ? Réduire les infections provoquées par la stase urinaire. On parle de stase pour définir la diminution ou l’arrêt total de la circulation d’un liquide.
Les techniques employées par le praticien se basent ici sur un travail au niveau de la vessie. En effet, l’hypertrophie de la prostate vient comprimer la vessie et l’urètre. Il convient alors de relâcher la pression exercée sur l’urètre en tractant la vessie vers le haut. Cela a notamment pour effet de stimuler la fonction de l’éjaculation par les muscles de la prostate.

Soulager le périnée

Ce relâchement permet aussi de détendre le périnée. En effet, le stress et l’angoisse créés par la zone touchée engendrent énormément de tensions. Tensions qui peuvent être à l’origine d’un déséquilibre important au niveau du périnée.
Et oui, le périnée a aussi une grande importance chez l’homme. Il permet d’abord de tendre les muscles érecteurs, il a donc un rôle à jouer lors des érections. Mais il participe aussi au bon fonctionnement de l’appareil urinaire et digestif.
Votre ostéopathe, par des techniques sur les insertions des muscles, notamment au niveau du bassin et du sacrum, vient harmoniser le centre tendino-fibreux. Centre qui est au cœur du périnée. Ces techniques permettent aussi de réduire les troubles d’incontinence.

Rétablir les fonctions des voies urinaires

Le bon fonctionnement mictionnel passe aussi par la bonne filtration. Elle est effectuée par les reins en amont mais également par l’acheminement des urines jusqu’à la vessie.
Lors des efforts de poussée, fréquents lorsque l’on souffre de HBP, les viscères, comme le côlon ou l’intestin grêle, compriment les uretères sur leur passage. L’ostéopathe stimule la fonction mictionnelle grâce à des techniques viscérales.

Relâcher les attaches de la prostate

La prostate est reliée au pubis par le ligament pubo-prostatique, par les muscles de l’anus et par le releveur de l’anus qui en font le tour. Lorsque celle-ci grossit, elle tend ce système de maintien. Ce qui peut alors causer une incontinence anale.
Lors d’une HBP, des douleurs au bas du dos ou au niveau du sacrum font partie de la symptomatologie. Pour soulager ces maux, l’ostéopathe relâche les attaches des lames sacro-recto-génito-pubiennes par un travail sur le sacrum.

Limiter les contraintes sur le bassin et les hanches

Les structures du bassin et des hanches intéressent également le praticien. Son but ? Pallier aux contraintes qui peuvent s’exercer sur le petit bassin, par le muscle psoas-iliaque et le muscle grand droit de l’abdomen. Mais aussi par les adducteurs et les muscles ischio-jambiers.

Rééquilibrer le système hormonal

Un système hormonal bien régulé améliore les fonctions érectiles. Mais aussi votre désir sexuel. En effet, lors d’un trouble au niveau de la prostate, de ses attaches, et des voies excrétoires, la sécrétion hormonale diminue du fait du manque de stimulation.
C’est donc en travaillant sur votre système hormonal que votre ostéopathe pourra limiter d’éventuelles pannes sexuelles. Son travail améliorera également vos érections, et votre libido.

Surveiller le système nerveux et vasculaire

La prostate est innervée par le plexus hypogastrique inférieur qui prend racine au niveau du sacrum. Avoir une bonne mobilité du sacrum permet ainsi d’assurer la bonne innervation de la prostate et d’éviter des compressions nerveuses par exemple.
Il en va de même pour la vascularisation. Les artères cheminent de part et d’autre de la prostate. Et une bonne vascularisation est garante du bon fonctionnement des éléments érectiles. Elle permet alors de limiter les pannes sexuelles.

Les soins après une chirurgie ou une prostatectomie

Dans le cas où une opération chirurgicale est nécessaire, votre ostéopathe peut intervenir lors des suites de la chirurgie.
Il s’agira notamment de drainer l’hématome et d’éviter la stase. Il optimisera ainsi le processus de cicatrisation. Et s’assurera également qu’aucune adhérence cicatricielle ne vienne causer du tort à la mobilité de vos organes.
Vous pourrez consulter votre ostéopathe quelques semaines après l’opération chirurgicale.

Et en cas de prostatite ?

Si vous souffrez d’une prostatite, l’ostéopathe ne pourra pas vous recevoir lors de la phase inflammatoire. Mais seulement après le traitement médical mis en place avec votre médecin.

Vous connaissez maintenant les différents axes de soins ostéopathiques possibles en cas de troubles de la prostate. Ces axes de soins sont donnés à titre indicatif.
L’ostéopathe adaptera ses soins au cas par cas pour une consultation toujours plus personnalisée en fonction de vos demandes et besoins.

Cabinet B - Ostéopathie

Découvrez ce qui fait la réputation de nos cabinets d’ostéopathie à Toulouse.

Laisser un commentaire

Une question ? Envie de partager votre parcours avec nous ?
Laissez-nous un commentaire, nous y répondons systématiquement.