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Souvenez-vous, il y a un petit moment maintenant : mon tout premier post (petite musique mélancolique) où je vous parlais de la crise de calme : une technique de respiration à utiliser sans modération et en toutes circonstances dès qu’une angoisse se pointe à l’horizon.
Et bien aujourd’hui je me suis dit que j’allais aborder un truc de la même trempe, tout simple et un Ujjayipeu bizarre mais qui peut apporter beaucoup dans la vie quotidienne (comme d’hab en somme).
C’est une technique de respiration qu’on utilise au yoga, elle est très utile dans la pratique et peut ensuite s’utiliser dès qu’on en ressent le besoin… alors on respire un grand coup… et on y va !

La respiration Ujjayi

Le B.A. BA du yoga

Ça s’appelle la respiration Ujjayi (à prononcer Oudjaille, ou à ne pas prononcer du tout d’ailleurs, si le mot vous semble un peu tarabiscoté, vous pouvez dire respiration yogique si vous préférez, mais j’essaierais si j’étais vous quand même car c’est un mot rigolo).

Le mot Ujjayi donc, vient du sanskrit qui est une langue ancienne parlée autrefois en Asie et plus particulièrement en Inde, dont le yoga tire son langage (ce qui lui confère cette notion universelle).

Oudjaille signifie souffle victorieux, ce qui nous donne une petite idée de l’effet que cette respiration peut avoir sur le corps et l’esprit lorsqu’on la pratique.

Concentration oblige, le souffle je néglige

Dès mon tout premier cours de yoga, on m’apprend à utiliser mon souffle, un maximum, à adopter une respiration profonde et surtout à bien me concentrer dessus.
Mais tout cela reste alors dans le domaine du flou (artistique bien sûr) et le fait est que souvent, lorsque la posture, l’asana (en sanskrit) demande beaucoup de concentration et d’efforts (comme toutes les postures finalement) et bien j’en oublie un peu de respirer… on veut tellement bien faire, ou cela demande tellement d’investissement, de sueur, de rotations et de stretching dans tous les sens qu’on en bloque sa respiration. Un peu comme quand lorsqu’on avait un point de côté à l’école et que le prof de sport nous disait, Mais respire !

  • Oui ba là c’est justement le problème, c’est que j’arrive pas à respirer !
  • Arrête de te pencher en avant, redresse-toi…
  • Oui mais je peux pas, ça fait mal !!
  • Et bien fallait respirer avant patate !

Vous y êtes ? Des souvenirs sympathiques ? Et bien le pire c’est qu’il avait raison ! Quand on bloque sa respiration on s’essouffle, et quand on s’essouffle et bien l’exercice devient encore plus difficile, et on a encore moins de souffle, et c’est le cercle vicieux de la respiration de la mort qui tue.

Un seul bruit sur lequel se concentrer

Et un jour, j’ai essayé le yoga Jivamukti, et là, tout autour de moi, tout le monde faisait du bruit en respirant. Mais genre vraiment du bruit, un peu comme si Dark Vador rencontrait un taureau énervé… bon si vous voulez, après tout, c’est votre pratique vous faites ce que vous voulez.
Moi je ne suis pas dupe, je sais que au fond, vous êtes des humains, un peu perchés certes, mais des humains.

Je me concentre donc sur mes postures et là, la prof passe à côté de moi, puis s’arrête.
Elle me regarde et me fait signe qu’elle n’entend rien. Oui, et alors ? Je suis obligée de me transformer en femme des cavernes pour faire du yoga maintenant ?
Elle ne m’entend pas (attention un double sens se cache dans la phrase précédente). Elle insiste à nouveau. Je la regarde à mon tour, sceptique, je me sens un peu observée… elle sent mon appréhension mêlée de gêne potentielle à l’idée de passer du côté obscur de la force.

Dark Vador rentre dans ce corps

Alors ma prof se rapproche et me fait écouter le bruit qu’elle fait, ça vient du fond de la gorge, c’est comme une vibration de la glotte en soupir, vraiment comme Dark Vador.
J’essaie tant bien que mal (je n’ai plus le choix il faut bien l’avouer), c’est bizarre. Puis, un peu forcée, et finalement piquée par la curiosité je continue ma séance ainsi. À la fin de la pratique je me rends compte que toutes les postures suivantes se sont enchaînées naturellement, qu’il y avait une sorte de connexion entre mon souffle et les postures, pour la première fois.

Les séances d’après je réessaie et me rends compte que cela m’aide vraiment à adopter un flow, cette sorte d’alchimie qu’il peut exister entre les enchaînements des asanas et sa respiration, qui rend le truc hyper fluide, puissant et énergisant.
Cela rend le tout plus facile, car j’ai un vrai rythme de respiration mais SURTOUT, cela me plonge dans ma pratique, je suis focus sur ma respiration uniquement via le bruit que je produis et donc je suis bien plus dedans, j’en profite à fond et me détends et me relaxe beaucoup plus, et beaucoup plus vite.

Respiration d’homme des cavernes pour rentrer dans la sienne

Au fur et à mesure des séances qui suivent et dorénavant de toutes mes pratiques, j’applique cette méthode et cela m’apprend aussi à profiter pleinement de ma respiration, car cela la ralentit naturellement.
En fait j’apprend à modérer ma respiration car en respirant exclusivement par le nez et en faisant vibrer le fond de la gorge façon Prince des ténèbres, et bien on respire lentement, et surtout de plus en plus lentement, ce qui développe de réelles facultés pour potentiellement se calmer dans toutes les situations quotidiennes !

Donc moi mon truc aujourd’hui c’est que dès que je sens que ma respiration s’accélère, je respire Ujjayi et HOP je me calme tranquillement, le bruit que je fais me berce doucement, je crée ma bulle et je rentre dedans paisiblement, jusqu’à ce que je sois calmée.

Je vous conseille donc vivement d’essayer, et de vous entraîner à compter les secondes pendant vos inspirations et expirations, qui doivent être équitables, et vous verrez cela détend et tend à se rallonger avec le temps !

Maintenant si vous aussi vous êtes un roi ou une reine de la respiration de la glotte, dites-moi ce que vous en pensez et si vous l’appliquer à votre quotidien !! Et si vous ne connaissez pas, et bien vous essayez et vous me racontez ? Merciiiii et NAMASTE bitches 😉

Cabinet d'ostéopathie Bertucchi

Spécialistes du suivi du sportif

Titi les bons tuyaux

Author Titi les bons tuyaux

Aventurière du bonheur et hyper souriante hypersensible toujours en quête de solutions à partager

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