0% lus

Votre anxiété est-elle la conséquence d’un manque de sommeil ?

Les insomnies et nuits agitées sont bien souvent liées à d’autres troubles comme le stress. Aujourd’hui on se penche sur la manière dont un manque de sommeil peut augmenter votre anxiété.

Les effets d’une mauvaise nuit sur votre humeur

Vous l’avez déjà très certainement constaté par vous-même. Une courte nuit ou même une nuit blanche vous rend bien souvent hyperémotif, bougon, irritable, morose voire même parfois déprimé.
Point sur des études nous éclairant sur sur la corrélation entre les insomnies ou le manque de sommeil et l’anxiété. Et sur ce qui se passe réellement dans le cerveau.
Des chercheurs se sont attelés à la tâche et les chiffres sont impressionnants. Un manque de sommeil sur une nuit donnée pourrait augmenter votre niveau d’anxiété de 30% sur la journée suivante.

Quelles sont les conséquences du manque de sommeil ?

Sur votre corps

Un adulte a besoin, en moyenne, de 7 heures de sommeil par nuit. Les insomnies, si elles deviennent chroniques, peuvent avoir de nombreuses répercussions sur votre santé. Elles sont notamment néfastes pour votre :

  • tension artérielle,
  • système immunitaire,
  • poids,
  • causer l’apparition de vertiges,
  • ou encore augmenter les risques de diabète, entre autres.

Sur votre mental

Ne pas dormir assez engendre aussi une fatigue diurne et des problèmes de concentration et de mémoire. Il peut vous rendre irritable et décroitre votre vigilance, vous exposant plus aux risques d’accidents.

Anxiété et angoisse se manifestent aussi fréquemment.
Vous souffrez d’anxiété généralisée ? D’angoisses matinales ? Vous avez des angoisses nocturnes qui vous saisissent au moment d’aller vous coucher ? Ou peut-être souffrez-vous d’anxiété sans raison apparente ?
Vous n’êtes pas seul, et cela peut effectivement venir d’un manque de sommeil. On parle aussi parfois d’une “dette” de sommeil.

Un niveau d’anxiété en hausse de 30 %

Des chercheurs américains ont mené une étude composée d’une série d’expériences. Vous pouvez retrouver les résultats complets dans la revue Nature Human Behavior.

Ils ont d’abord étudié et analysé le cerveau de 18 jeunes adultes par IRM pendant qu’ils regardaient des séquences vidéo. Ces vidéos avaient pour but de générer une réaction émotionnelle et de l’anxiété. Des vidéos pas très joviales en somme.

Les participants ont visionné ces images après une nuit complète de repos et de nouveau, à la suite d’une nuit pauvre en sommeil. À la suite du visionnage, chaque participant devait remplir un questionnaire mesurant leur niveau d’anxiété.

Que se passe-t-il dans le cerveau ?

Après une nuit blanche, les scanners cérébraux ont montré une baisse de l’activité du cortex préfrontal médial. Cette région est censée maintenir notre anxiété et nos émotions négatives sous contrôle.

Mais ce n’est pas tout, puisque l’activité des centres émotionnels du cerveau quant à elle, était particulièrement intense. Notamment l’activité du cortex cingulaire antérieur dorsal et du complexe amygdalien. Qui sont déjà hyperactifs chez les personnes anxieuses.

Matthew Walker, auteur principal de l’étude et professeur en neurosciences et psychologie nous éclaire avec cette métaphore :

« Sans sommeil, c’est un peu comme si le cerveau appuyait trop fortement sur la pédale d’accélérateur émotionnel, sans assez de frein. »

À contrario, après une nuit complète, les niveaux d’anxiété des participants ont diminué de manière significative.

Après avoir répété cette expérience avec 30 autres participants, les chercheurs ont obtenu les mêmes résultats. Une nuit sans sommeil augmente de jusqu’à 30% les niveaux d’anxiété des participants.

Bien dormir a aussi son importance

Cette étude montre que la durée du sommeil a un rôle à jouer sur les niveaux d’anxiété. Les chercheurs ont également montré que la qualité et notamment les phases du sommeil ont aussi toute leur importance.

Les différentes phases

  • Le sommeil lent (ou NREM) : comprenant la phase d’endormissement, le sommeil lent léger et enfin le sommeil lent profond
  • Le sommeil paradoxal (ou REM) : l’activité cérébrale est très intense et c’est durant cette phase notamment que vous rêvez le plus. On assiste aussi ici à des mouvements oculaires très rapides donnant son nom à cette phase. REM pour Rapid Eye Movement.

Bons points pour le sommeil profond

L’étude montre que les participants ayant passé le plus de temps dans leur sommeil profond (dernière phase du sommeil NREM, pour Non Rapid Eye Movement) ont affiché une activité plus importante dans leur cortex préfrontal médial. Partie de votre cerveau permettant de stabiliser vos émotions et de réduire le stress et l’anxiété.

Les chercheurs estiment que le mécanisme préfrontal du cerveau, en charge de réguler vos émotions, pourrait en effet être « restauré » durant cette phase de sommeil profond. Ce qui réduirait alors la réactivité émotionnelle et physiologique. Empêchant alors l’escalade de l’anxiété.

Matthew Walker nous éclaire à nouveau sur ce point : « Nous avons identifié une nouvelle fonction du sommeil profond, qui diminue l’anxiété du jour au lendemain en réorganisant les connexions dans le cerveau. Le sommeil profond semble être un anxiolytique naturel (soit un inhibiteur de l’anxiété), tant que nous l’obtenons chaque nuit.« 

Une étude plus poussée

Les chercheurs ont continué à mener l’étude en ligne, en mesurant les fluctuations de temps de sommeil et de niveau d’anxiété sur quatre jours auprès de 280 participants. Les résultats ? La quantité et la qualité du sommeil qu’ont connu chaque participant la nuit précédente pouvaient prédire avec précision leur anxiété le lendemain.

Envie d’étudier vos propres cycles de sommeil ?

Des applications mobiles, ou outils technologiques existent pour suivre et enregistrer la qualité de notre sommeil et en analyser ses phases.
Notez que notre but n’est pas nécessairement de vous encourager à leur utilisation, qui pose de nombreuses questions. Notamment sur la protection et l’utilisation de vos données. Néanmoins de nombreuses solutions sont disponibles sur le marché afin de suivre et d’analyser votre sommeil. Et dans certains cas, cela peut même vous permettre de détecter des troubles plus graves comme l’apnée du sommeil par exemple.

Insomnies et anxiété : ce cercle vicieux

L’anxiété et le sommeil vont de pair et mènent une relation interdépendante. On ne vous apprend rien ici. En effet, les personnes souffrant de troubles anxieux ont tendance à avoir des difficultés à tomber dans les bras de Morphée et/ou à rester endormis.

Mais comme nous le montre l’étude, mal dormir ou trop peu augmente l’anxiété. Et l’anxiété est connue pour venir impacter la qualité et la durée de vos nuits. C’est un peu l’histoire du serpent qui se mord la queue.

Dormir : un traitement naturel contre l’anxiété ?

Aurions-nous dormi tout ce temps (excusez le mauvais jeu de mot) sur un remède potentiel contre l’anxiété ?

L’échantillon de ces études reste relativement petit. Mais il reste intéressant de suivre les futures recherches faisant du sommeil une option de traitement pour les troubles anxieux chroniques.

Peut-être alors serait-il alors bon, en première intention, de tenter de traiter votre anxiété naturellement en augmentant votre temps de sommeil. Et notamment votre temps de sommeil profond, qui semble agir comme un véritable anxiolytique naturel ?

Si vous constatez un niveau d’anxiété important, et des troubles du sommeil, n’hésitez pas à en parler à votre médecin. Il pourra écarter des troubles plus graves.
Les médecines alternatives et complémentaires constituent quant à elles une bonne option sur ces sujets là.

Trouble du sommeil et ostéopathie

Au delà des efforts en termes d’hygiène de vie à faire, certains troubles peuvent fortement nuire à la qualité de votre sommeil, à votre endormissement, etc.

L’approche naturelle de l’ostéopathie permet un accompagnement efficace dans la prise en charge de :

  • l’apnée du sommeil,
  • bruxisme,
  • ou encore des ronflements. Qui eux impactent certainement plus les nuits de votre conjoint(e) que les vôtres.

L’ostéopathe est également un interlocuteur de choix sur le sujet de la régulation du système hormonal (lorsqu’il est formé à ces techniques spécifiques). Ou encore sur la gestion du stress. Eux aussi peuvent venir perturber la tranquillité de vos nuits.

D’autres médecines alternatives comme l’acupuncture, la sophrologie, etc. pourront vous permettre d’agir sur de nombreuses sphères touchant à la fois à la qualité de vos nuits et à votre état de stress.

Cabinet B - Ostéopathie

Rencontrez l’équipe qui fait la réputation de nos cabinets d’ostéopathie à Toulouse.

Laisser un commentaire

Une question ? Envie de partager votre parcours avec nous ?
Laissez-nous un commentaire, nous y répondons systématiquement.