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Spondylarthrite ankylosante, SPA, spondylarthrite, SA, spondylite ankylosante, etc. Ça vous parle ?
Cette maladie rhumatismale portant de nombreuses appellations demande à être traitée rapidement afin de ne pas perdre en mobilité avec le temps.

Retour sur cette pathologie chronique inflammatoire, ses symptômes, ses causes et la prise en charge par les médecines traditionnelles et alternatives, notamment l’ostéopathie.

La spondylarthrite ankylosante

Votre dos vous fait particulièrement mal le matin ? Ces douleurs vous réveillent parfois en pleine nuit et vous êtes sujets à de nombreuses tendinites ? Vous souffrez peut-être d’une spondylarthrite ankylosante.

Une spondylarthrite ankylosante, qu’est-ce que c’est au juste ?

Il s’agit d’une maladie auto-immune. Par auto-immune, comprenez que c’est en fait votre propre corps qui combat vos propres cellules en pensant qu’elles sont mauvaises. Un peu comme si votre système immunitaire ne savait plus vraiment dans quel camp se placer.
On observe ce type de dérèglement à l’origine d’autres maladies, comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn ou encore le diabète de type 1 pour ne citer qu’elles.

Une maladie inflammatoire

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire, comme un type d’arthrite venant surtout toucher la colonne vertébrale et les articulations du bassin. Il est à noter qu’elle peut aussi affecter les genoux, les hanches et les épaules.

Les risques

Bien que la spondylarthrite ankylosante soit difficile à diagnostiquer, une prise en charge rapide est nécessaire. L’inflammation pourrait en effet, si elle n’est pas traitée rapidement, endommager votre colonne vertébrale générant une perte de mobilité et une certaine limitation dans vos mouvements.

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Quels sont les symptômes de la spondylarthrite ankylosante ?

Le premier symptôme de la spondylarthrite ankylosante est la douleur. Ces douleurs commencent au milieu du dos et descendent ou remontent le long de la colonne. Ces maux peuvent devenir relativement handicapants au quotidien et vous pourriez avoir des difficultés à marcher et à effectuer certains mouvements.

Des symptômes qui se réveillent… Tôt !

C’est surtout au réveil que vous ressentez ces douleurs rhumatismales et celles-ci ont tendance à se calmer petit à petit au fil de la journée. Malheureusement, il est aussi fréquent que ces douleurs vous réveillent en pleine nuit.

Au petit matin, vous constatez une certaine raideur de la nuque et du bassin, au niveau de la fesse et de la colonne vertébrale. Il est possible que vous ressentiez aussi des douleurs dites « périphériques », à savoir au niveau des articulations des genoux et des chevilles.

Vous pourriez aussi souffrir d’une atteinte spécifique des orteils ou des doigts. Généralement un seul d’entre eux devenant rouge et gonflé. Enfin, vous pourriez avoir du mal à poser le pied au sol (le talon étant particulièrement touché), entrainant des difficultés à marcher. Pourtant…

Le repos ne soulage pas les maux. Bougez !

Aucune position ne soulage la douleur lorsque vous êtes en crise (car il s’agit bel et bien de phases de crises comme nous l’aborderons dans un instant). Le repos ne soulagera pas vos douleurs, il pourrait même les aggraver.

Une activité physique pourra quant à elle soulager, à condition que celle-ci soit adaptée. Parlez-en directement avec votre médecin, kiné ou ostéo, qui pourront vous conseiller à ce sujet.
L’activité physique permettra de garder une certaine mobilité au niveau des articulations et de réduire la raideur de votre colonne vertébrale.

Des périodes de crises…Et de rémission.

Il convient de souligner que ces douleurs se manifestent dans des périodes dites « de crises », pouvant durer de quelques jours jusqu’à plusieurs mois, suivies de phases de rémission, où les symptômes se font moins ressentir, et sont complètement absents dans certains cas. Généralement, plus la maladie évolue, plus les phases de crises sont longues et rapprochées.
Durant ces périodes de crise un fort état de fatigue se fait souvent ressentir.

Qui peut souffrir de la spondylarthrite ankylosante et quelles en sont les causes ?

Cette maladie touche essentiellement l’adulte jeune entre 20 et 30 ans, et plus particulièrement les hommes. Elle peut parfois survenir dès l’adolescence.

Les principales causes de la spondylarthrite ankylosante

Il s’agit d’une inflammation du rachis cervical (c’est une zone qui comporte 7 vertèbres cervicales et qui part de la base de votre crâne pour finir au bas de votre cou) et du bassin. Elle touche plus précisément l’articulation sacro-iliaque (il s’agit de l’articulation du sacrum avec les deux os iliaques).

Un facteur héréditaire

Le rôle de l’hérédité est prépondérant dans la spondylarthrite. Dans la majorité des cas, il existe un ou plusieurs membres de la famille atteints de cette maladie. Le terrain génétique se confirme dans 80 à 90% des cas avec la présence du gène HLA b27.
Il est à noter cependant que certaines personnes pourraient compter ce gène sans pour autant être atteintes de la maladie, et inversement.

Une défaillance du système immunitaire

Un dérèglement du système immunitaire pourrait aussi être à l’origine de cette maladie. Une flore intestinale perturbée voire déréglée, peut, entre autres, accentuer la maladie.

Des facteurs environnementaux

Le facteur environnemental entre aussi en ligne de compte et certaines études ont démontré que le tabac pourrait aussi être en cause.

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Diagnostic et prise en charge

Le diagnostic de spondylarthrite ankylosante est parfois apposé des années après le déclenchement de celle-ci, car l’atteinte apparait seulement au-delà d’un stade avancé.

Une condition difficilement diagnosticable

La spondylarthrite ankylosante est une maladie inflammatoire difficile à diagnostiquer car la radiographie ne décèle pas d’atteinte au début de la maladie et les lésions radiologiques sont donc souvent absentes lors de la première consultation.

Une prise en charge difficile à adapter

En début de maladie, la prise en charge n’est que rarement adaptée, le diagnostic clinique restant important pour déceler cette condition. Au plus tôt le diagnostic est fait, meilleure sera la prise en charge. Mais comment savoir si nous sommes bel et bien atteint d’une spondylarthrite ?

Plusieurs signes cliniques évocateurs associés

Au réveil, vous souffrez d’une certaine raideur au niveau de la nuque et il faudra parfois une dizaine de minutes voire une demi-heure pour pouvoir démarrer. Vous avez des douleurs vives au niveau de la fesse ainsi que de fortes douleurs au talon (droit ou gauche). Ces douleurs sont si fortes et vives qu’elles arrivent même à vous réveiller en pleine nuit.

Enfin, regardez vos doigts et vos orteils au réveil. En général, un seul de vos orteils ou doigts sera gonflé et très rouge. Il s’agit d’un autre signe clinique évocateur de cette atteinte.

Spondylarthrite ankylosante : quels sont les traitements ? Peut-on guérir définitivement de celle-ci ?

Il n’existe malheureusement à ce jour aucun traitement permettant de guérir complètement d’une spondylarthrite ankylosante. Cependant, de nombreuses solutions permettent de gérer les symptômes et de réduire considérablement la douleur et l’inflammation.

Un traitement médicamenteux

Le premier traitement est celui amené par votre médecin, qui vous prescrira des Anti-Inflammatoires Non Stéroïdiens (AINS). Ils permettront de diminuer l’inflammation et les douleurs, notez cependant que le traitement pourra parfois s’étaler sur plusieurs semaines.
Cette question du traitement médicamenteux sera à discuter directement avec votre médecin traitant.

Un traitement via la kinésithérapie et l’ostéopathie

Le travail d’un kinésithérapeute en collaboration avec un ostéopathe est souvent judicieux pour une prise en charge optimale des personnes atteintes d’une spondylarthrite ankylosante.

L’inflammation va en effet venir générer une raideur non seulement du rachis et du bassin, mais aussi de l’ensemble du corps et notamment de la cage thoracique, pouvant entraîner des difficultés à respirer.

Ces blocages peuvent aussi engendrer des troubles digestifs par effet de compression. Car oui, la compression de la cage thoracique perturbe aussi votre transit ! Le passage des aliments peut être perturbé et le diaphragme pourrait se bloquer, impactant le bon fonctionnement de votre appareil digestif.

Enfin, notez que des troubles génitaux pourraient apparaître à cause du manque de mobilité de la zone sacro-iliaque et de la raideur du petit bassin.

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Quelle approche propose l’ostéopathie ?

Mon ostéo, il va faire quoi au juste ?

Face à l’absence de réel traitement, beaucoup de patients se tournent vers les médecines complémentaires ou alternatives comme l’ostéopathie. Mais nous remarquons aussi souvent en consultation que vivre avec une spondylarthrite ankylosante, c’est fréquemment ne pas le savoir.
En effet nos patients consultent pour des douleurs persistantes, ou encore des maux dos “pas tout à fait comme d’habitude”, sans qu’un diagnostic n’ait été forcément posé.
Il n’est pas rare qu’une consultation permette d’ailleurs à un de nos patients de sortir de cette errance thérapeutique.

Axes de travail de l’ostéopathe

Il est important de préciser que l’ostéopathe va travailler dans le but de gagner en confort de vie, en diminuant les douleurs, ainsi que la fréquence d’apparition des crises. L’ostéopathie permet de freiner l’évolution de la maladie, mais pas de la stopper.

Il est fort probable que plusieurs consultations soient nécessaires, et qu’un suivi régulier soit mis en place.

Approche générale

Votre ostéopathe procèdera d’abord à quelques tests en douceur pour identifier toutes les zones éventuelles de tensions.
Il va alors travailler sur différentes structures et viendra libérer les tensions musculaires et fasciales dans un premier temps, pour ensuite travailler sur votre système articulaire.
Le plus gros de son travail consistera à faire gagner votre colonne en mobilité. En effet, pour imager la raideur de celle-ci on parle souvent de colonne en bambou en cas de spondylarthrite ankylosante.

En période inflammatoire ou dite de crise

Le 1er objectif sera de diminuer la douleur et donc d’atténuer l’inflammation.
Un travail général sur les muscles et ligaments sera effectué. Un travail spécifique sur la vascularisation sera réalisé de manière à diminuer la douleur.

Fréquemment votre ostéopathe doit effectuer un travail à distance de la zone souffrante afin de vous éviter des douleurs, notamment en periode de crises. Il commencera d’ailleurs par les zones non enflammées, pour débloquer le système musculaire en tension, car lors d’une inflammation, c’est tout notre corps qui se met en défense !

Les adaptations

La douleur engendre des positions antalgiques (vous savez, ces positions que l’on prend spontanément pour diminuer notre douleur), et celles-ci, à fortiori, entraînent de grosses tensions sur d’autres parties du corps. On parle alors d’effet de compensation, ou d’adaptation.
Lorsque votre colonne bouge difficilement et présente une certaine raideur, et que votre bassin présente lui aussi des difficultés dans sa mobilités, votre corps va s’adapter pour palier à ces faiblesses. Ce sont les autres articulations qui vont compenser. De mêmes que vos muscles.

Le système digestif

Si a priori la sphère digestive n’est pas atteinte par la SPA, beaucoup de muscles et ligaments relient votre colonne vertébrale à votre système digestif. Dès qu’un blocage se présente sur l’un ou l’autre de ces systèmes, vertébral ou digestif, il est fréquent que l’autre soit aussi touché.
Comme nous l’indiquions plus haut, le diaphragme a quant à lui un rôle primordial dans la digestion, notamment celui de brasser les organes. Le diaphragme vient s’insérer sur vos premières lombaires, donc directement sur votre colonne vertébrale. Lorsque celle-ci perd en mobilité, celle du diaphragme est aussi affectée. Afin de compenser la raideur de votre colonne lombaire, il risque de se contracter, ce qui impacte directement votre sphère digestive.
Le rôle du diaphragme étant multiple il agit sur de nombreuses sphères qui pourront engendrer divers symptômes, comme notamment des difficultés à respirer.

Le rôle de votre ostéopathe sera donc aussi de travailler sur votre diaphragme ou votre sphère digestive, même si en 1er lieu vos douleurs sont au niveau du dos.
Nous avions d’ailleurs rédigé un article complet sur le lien entre le mal de dos et le mal de ventre, disponible ici : quel lien entre le mal de dos et le mal de ventre ?

Douleurs articulaires et musculaires

En cas de SPA, vous pouvez présenter des douleurs articulaires au niveau de vos genoux, ou de vos chevilles par exemple.
En effet lorsque votre bassin, et colonne lombaire perdent en mobilité et deviennent rigides, vos autres articulations prennent le relais pour compenser ce manque de mobilité, et risquent le surmenage. De même pour vos muscles.

En période de rémission

Pourquoi consulter alors qu’aucun symptôme ne se manifeste ?
Justement pour retarder l’apparition d’une nouvelle période de crise. Les périodes de rémission sont aussi idéales pour réaliser un travail en profondeur, qui parfois n’est pas réalisable en période de crise.
Un gros travail sur la mobilité de votre colonne sera alors effectué.

Quelles-sont les évolutions de la spondylarthrite ankylosante ?

Il arrive un moment où l’entreprise thérapeutique mise en place jusque là s’avère insuffisante, car finalement les inconforts, douleurs et handicaps gagnent du terrain. Il va sans dire qu’il est important dans cette situation de se demander si tout à été entrepris. Avons nous fait notre maximum. Avons nous suivi les conseilles de nos spécialistes et thérapeutes? Faisons nous réellement attention à notre hygiène de vie?
Nos activités loisirs, notre entourage, notre nutrition, sommes nous en accord avec ce que nous faisons dans la vie ?
Lorsque les anti-inflammatoires et le travail de votre kinésithérapeute entrepris en collaboration avec votre ostéopathe ne suffisent plus, un traitement de fond est alors nécessaire et devra être mis en place par votre médecin ou par un rhumatologue.

Votre ostéopathe, lui, continuera de vous suivre afin de soulager ponctuellement les douleurs pour vous aider à vivre plus confortablement au quotidien.

Nos conseils

Si vous êtes atteint de la spondylarthrite ankylosante, il est primordial d’effectuer une activité physique légère convenable et régulière (ne serait ce qu’une marche d’une heure journalière) et quelques étirements doux sans force et guidés par la respiration pour palier à l’inflammation et freiner l’évolution de la maladie. Il est toutefois nécessaire au préalable d’obtenir l’aval de votre médecin, qui sera à même de vous aider à choisir une pratique sportive adaptée.

Oui, spondylarthrite ankylosante et sport font bon ménage. Si l’exercice physique vous permet de vous muscler et de faire travailler votre système musculo-squelettique, il ralentit aussi l’effet du processus inflammatoire, et en plus, c’est bon pour le moral !

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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Join the discussion 2 Comments

  • Bonjour j’ai été diagnostique atteinte de spa en 2012 avec un hla b 27 positif. Après deux ans de souffrance et beaucoup de consultations qui m’ont plus détruit que fais avance on avait enfin mit un nom sur mon mal. J’ai aussi un antécédent de rch.. J’ai mis deux ans à apprivoiser mes douleurs et mes traitements. Puis je me battue pour retravailler et j adore mon boulot mais je suis tout le temps sur la route, ce qui n est pas compatible avec ma maladie. Pourtant cette fois je n’ai pas envie de lui céder et de trouver un travail plus sédentaire ni de passer aux traitements plus lourds comme les immunosuppresseurs. Ma mère les a et à part la fatigue je ne vois pas ce qu elle y gagne. Donc pensez vous pouvoir améliorer un peu les douleurs et ma vie par conséquent. Pour info, j évite au maximum les rhumatos qui ne font que des bilans de mobilité que je suis bien capable d évaluer toute seule.
    Merci pour votre retour.
    Bonne journée
    Cordialement
    Mme czapzyk

    • Cabinet B dit :

      Bonjour Madame Czapzyk,
      Merci de nous partager votre expérience.
      L’ostéopathie peut apporter des solutions dans la prise en charge de la spondylarthrite ankylosante. Cette prise en charge par un spécialiste vous permettra de soulager les douleurs et d’améliorer le bien être au quotidien. Nous vous conseillons de vous ménager afin de pouvoir trouver un équilibre dans le travail qui ne soit pas préjudiciable pour votre santé.
      Cordialement,
      Cabinet B

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