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La « ménopause ». Un mot qui fait parfois peur, un mot qui fait souvent serrer les dents, un mot que l’on associe indéniablement aux désagréments du vieillissement du corps de la femme.

Sauf que la notion péjorative associée à ce mot est particulièrement vraie (et pesante) en France. Dans l’hexagone, on voit ne voit pas la ménopause comme une transformation naturelle du corps féminin, mais plus comme une déficience, une maladie, un trouble.

Sauf qu’en plus des symptômes physiques que peut apporter la ménopause, il faut dire que l’on n’a pas forcément besoin ou envie d’être vues comme une « pâte brisée à la DLUO approchant ». Cette construction autour de la ménopause n’aide pas forcément à la vivre sereinement. En plus, cette robe péjorative habillant la ménopause favorise l’appréhension de l’arrivée de celle-ci, avant même qu’il ne soit l’heure, rendant alors cette étape plus éprouvante qu’elle ne le devrait quand elle arrive.

On est toujours femme. Quelques désagréments peuvent certes se présenter, mais on est en plein état de fonctionnement !

Bon après, il faut dire que oui, notre corps subit des changements, et certains de ces changements et symptômes ne sont pas forcément des plus agréables.

Alors comment vivre plus sereinement ce changement ? Pourquoi le sport et le maintien ou la reprise d’une activité physique sont essentiels lors de la ménopause ? Quel rôle joue votre ostéopathe dans cette étape ? Peut-il vous aider dans votre pratique sportive et le soulagement des symptômes ? Les réponses ici.

La ménopause

Nul besoin ici de vous expliquer ce qu’est la ménopause. Si vous êtes tombée sur cet article, c’est que vous êtes certainement ménopausée ou en passe de le devenir et que cela vous tracasse.

C’est normal, c’est une étape assez forte, assez importante. Mais c’est aussi une phase que l’on aurait pu mieux vivre s’il n’y avait pas cette notion péjorative construite socialement et historiquement autour de la ménopause !

La ménopause, victime d’une construction sociale

Et cette construction ne date pas d’hier ! Entre les ouvrages médicaux présentant la ménopause comme une déficience, l’industrie pharmaceutique l’annonçant comme une maladie carentielle, les religions et les cultures considérant la sexualité non fertile comme une déviance ou un péché, et les propos sexistes encore trop largement répandus, comment, en tant que femme, ne pas appréhender ou vivre cette étape naturelle de manière négative ?

La ménopause, l’expression du corps

Sauf que dans certaines cultures, la ménopause est perçue beaucoup plus légèrement, comme l’expression du corps, du temps et de la nature. Dans d’autres cultures, le terme « ménopause » n’existe même pas et est inclus dans un procès naturel de vieillissement, au même titre que les cheveux blancs.

Et ces perceptions, plus positives et légères, permettraient semble-t-il, de mieux vivre cette étape en tant que femme. C’est un peu le même principe que l’effet placebo en fait. Si on vous dit que tout ira mal, cela ne vous conditionne pas forcément à aller bien. On parle d’effet nocebo.

La ménopause n’est pas un drame

Les médias ont tendance à dramatiser la ménopause et à accentuer sa perception négative. De notre côté, on va essayer de vous parler de ce sujet sans fatalité, sans drame et surtout en axant cet article sur des solutions. Parce que moins appréhender et moins dramatiser la ménopause, c’est déjà mettre toutes les chances de son côté pour mieux vivre les symptômes qu’elle engendre. Et les symptômes, on y vient justement !

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Ménopause : les symptômes

La ménopause apporte son lot de petits désagréments et de contrariétés. Biologiquement, c’est l’arrêt de l’ovulation et de la sécrétions d’hormones et plus particulièrement d’œstrogènes et de progestérones. On parle alors de ménopause lorsque vous n’avez pas eu vos règles sur 12 mois consécutifs.

L’arrêt des règles et la fin de la période reproductive, ça, c’est pour toutes les dames. Puis parfois, la ménopause s’accompagne d’autres troubles. L’intensité et la durée de leurs manifestations varient cependant grandement : certaines femmes y échappent, d’autres en sont plus gênées.

Parmi les symptômes les plus fréquents, on compte bien sûr les fameuses bouffées de chaleur, suées nocturnes, maux de tête et migraines, une sensation de fatigue, une prise de poids (pas obligatoire et pas forcément due à la ménopause comme vous le verrez plus bas dans cet article) des troubles du sommeil, des douleurs articulaires et parfois une certaine irritabilité et sautes d’humeur.

Des symptômes qui ne restent pas à vie

Il est à noter que ces symptômes sont souvent passagers, présents sur les premières années et qu’ils s’atténuent avec le temps.

D’autres symptômes peuvent s’installer de façon plus durable, comme une sècheresse vaginale ou encore des troubles urinaires (envie fréquente d’aller aux toilettes, cystites à répétition, etc.). Encore une fois, ce n’est pas une généralité, pas de panique !

La ménopause en quelques chiffres

  • L’âge médian de la ménopause naturelle est compris entre 50 ans et 51 ans et demi.
  • Environ 10 à 15 % des femmes seront ménopausées avant l’âge de 45 ans, la moitié le seront avant 50 ans et globalement, 90 à 95 % des femmes seront ménopausées à l’âge de 55 ans.
  • 20 à 25% des femmes ménopausées se plaignent de troubles affectant leur qualité de vie
  • 8 à 10% des femmes ménopausées prennent un traitement hormonal (contre 50% en 2000)
  • Les bouffées de chaleur concernent 50% des femmes, les troubles de l’humeur et les insomnies 30%, et la diminution de la libido 20%.

Les bons côtés de la ménopause

On prend des risques avec un titre comme ça, on sait. Sauf qu’après tout notre chapitre sur la construction de l’image négative autour de la ménopause, il fallait bien qu’on essaye de trouver des bons côtés à intégrer dans notre article et dédramatiser la ménopause.

N’oublions pas que c’est une étape qui peut être difficile dans la vie d’une femme, mais ce n’est pas une maladie. Puis il faut dire que c’est plutôt discréditant que d’être réduite à la vitalité de nos ovaires !

Déjà, qui dit fin des règles, dit bye bye au syndrome prémenstruel, aux règles douloureuses, à la poitrine qui tiraille. Aussi, quand on n’est plus préoccupée par la perspective d’une grossesse non désirée, notre sexualité peut changer significativement.

Ménopause et libido

On entend souvent dire que la ménopause impacte fortement la libido. Sauf que le plus souvent, les femmes ne connaissent pas une diminution de leur désir sexuel, et il est fréquent de connaître un regain et engouement pour les plaisirs sous la couette une fois ménopausée !

Ménopause et prise de poids

Alors notez mesdames que la prise de poids n’est pas un des symptômes de la ménopause. Oui, vous avez bien lu. Certaines femmes peuvent en effet constater que le chiffre sur la balance est monté, mais dans la majorité des cas, cette prise de poids a commencé progressivement et avant la ménopause.

Diminution de la masse musculaire

C’est en fait l’âge qui est à blâmer dans cette prise de poids. Avec les années, notre corps a tendance à brûler moins de calories, et ça, dès la quarantaine (en plus, la ménopause entraîne une diminution de la masse musculaire et de ce fait une augmentation de la masse grasse).

Donc si l’on ne fait pas attention et que l’on ne tente pas de réduire nos apports, les petits kilos superflus tendent à s’installer au fil des ans.

Du coup, la ménopause ça ne fait pas grossir ?

Alors attention, ce dérèglement hormonal va quand même venir impacter votre corps, et plus particulièrement la forme de celui-ci. En fait, la graisse a tendance, avec l’arrêt des œstrogènes, à se loger ailleurs, et particulièrement au niveau de l’abdomen (alors qu’avant, elle allait allègrement se placer sur vos fesses et vos cuisses.)

Aussi, l’arrêt de la fertilité, le fait de se sentir plus vulnérable et moins féminine (merci encore la construction sociale) peut venir impacter votre moral et vous pourriez avoir tendance à trouver une compensation dans des petits snacks et épisodes de grignotage.

Avec l’âge, on bouge moins

Enfin, dernier point, et pas des moindres, puisqu’il s’agit du sujet de cet article, avec l’âge, on bouge moins. Et les symptômes physiques et psychologiques qu’apporte la ménopause entrainent eux aussi une tendance à la baisse en termes d’activité physique.

Or, des études ont démontré que chez les femmes les moins actives, la ménopause arriverait plus tôt. Il a aussi été prouvé que l’activité physique permettrait de maintenir un poids constant et de prévenir d’éventuels troubles cardiovasculaires et certains cancers, pouvant apparaître à cette période.

Sport, ménopause et périménopause

La pratique d’une activité physique aura en effet plusieurs impacts bénéfiques lors de la périménopause (la période avant l’arrivée de la ménopause) et de la ménopause.

Le sport pour maintenir la ligne

Dans un premier temps cela permet de lutter contre l’effet de relâchement du système musculaire et notamment au niveau de votre sangle abdominale.

Le sport pour lutter contre l’ostéoporose

La baisse de la production hormonale fragilise les articulations et est un facteur d’apparition de l’ostéoporose. Le sport permet un travail sur le tonus et l’amplitude des mouvements. Il permet d’assouplir les articulations, notamment celles des genoux et des hanches et permet de lutter contre l’ostéoporose en ralentissant la perte de la densité osseuse avec une activité adaptée.

Le sport pour mieux dormir

Le sport va également directement agir sur la qualité de votre sommeil, vous aurez en effet tendance à bien mieux dormir après vous être dépensée !

Le sport pour diminuer les bouffées de chaleurs

Plusieurs études dévoilent que l’exercice physique permet une baisse de la fréquence et de l’intensité des bouffées de chaleur. Le sport aurait alors bel et bien un impact sur ces mécanismes physiologiques !

Le sport c’est bon pour le cœur

Pour être dans une bonne condition physique, il faut prendre soin du chef d’orchestre de notre corps : le cœur bien sûr !

L’activité physique permet de garder un rythme de fonctionnement optimal de la pompe, et en améliorant la circulation sanguine, le sport permet de lutter contre l’hypertension artérielle, le cholestérol, etc. De manière générale, le sport aide à lutter contre les troubles cardio-vasculaires.

Le sport pour renforcer son système immunitaire

Quand on bouge et qu’on s’active, déjà, on évacue beaucoup de stress (et de tensions physiques apportées par le stress). Mais le sport, en plus d’aider à se relaxer, renforce notre système immunitaire. Le nombre de globules blancs augmente lors de l’activité physique permettant lors de mieux lutter contre des affections ou encore le risque de développer un cancer.

Comment savoir si je suis ménopausée ?

Le diagnostic est avant tout clinique et repose sur l’association d’une aménorrhée (l’absence de menstruations) d’au moins 12 mois survenant autour de l’âge de 50 ans et associée à des symptômes de la ménopause.

Le diagnostic de la ménopause peut être infirmé si le test à la progestérone est négatif. Ce test consiste à administrer un progestatif (typiquement, 20 mg/j de rétrogestérone (Duphaston®) ou un dérivé pregnane pendant 10 jours) et à déterminer si l’arrêt du traitement est associé à une reprise des cycles menstruels.
Ce test n’est pas obligatoire en cas de ménopause typique, mais peut être intéressant en cas de doute sur la nature de l’aménorrhée, particulièrement durant la périménopause (ou chez la femme de moins de 55 ans) afin de ne pas faussement affirmer la ménopause devant une aménorrhée par insuffisance hormonale.

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Ménopause, périménopause : pourquoi consulter un ostéopathe ?

L’ostéopathe se trouve être un excellent allié pour vous accompagner dans cette étape de changement dans votre corps. Il sera en plus de très bons conseils quant à la pratique d’un sport qui vous est adapté.

Ménopause et ostéopathie

En consultant votre ostéopathe en période de ménopause ou de périménopause, celui-ci pourra agir sur les effets secondaires, à savoir, les désagréments liés à la ménopause, via différentes techniques ostéopathiques. Mais que fait-il au juste ?
Il est important de rappeler, que l’ensemble des techniques seront externes, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de toucher du type toucher vaginal, technique proscrite aux ostéopathes.

Il régule le système nerveux autonome

L’ostéopathe va travailler sur le système nerveux autonome, un système très important gérant (de façon autonome, vous l’aurez saisi) la régulation des fonctions de bases, comme la digestion, la respiration etc.

Il lève les blocages et fait gagner en mobilité

Il viendra également redonner de la mobilité à votre colonne vertébrale, devenue moins mobile du fait de la réduction de la masse musculaire.

Il regarde ensuite la mobilité du système viscéral (comprenez ici les organes au-dessus de votre ceinture) et du petit bassin (et notamment le périnée et les muscles présents dans le petit bassin). C’est par des techniques douces et spécifiques que votre ostéopathe permettra d’améliorer la circulation du petit bassin qui agit sur l’utérus et les troubles de sécrétion hormonale. Tout cela permettra d’aider le corps à faire face au dérèglement hormonal survenant à la ménopause.

Il relâche les tensions

Votre ostéopathe appliquera également ces techniques de relâchement au diaphragme et à la cage thoracique afin d’améliorer le travail de la respiration, important dans le retour veineux. Ces techniques permettent, en plus de réduire les effets du stress, d’améliorer la qualité du sommeil, alors pourquoi s’en priver ?

Il vous prépare à la reprise d’une activité physique

L’ostéopathe vous accompagne aussi dans la pratique d’une activité sportive adaptée à votre corps, à votre condition physique actuelle. En plus de ses conseils sur le type d’activité à choisir et sa fréquence, il vient identifier et soulager les troubles musculo-squelettiques éventuels pouvant vous freiner dans ces activités.

Les limites de l’ostéopathie

L’ostéopathie a un rôle très intéressant à jouer dans la prise en charge de la femme en periménopause et pendant la ménopause.

Il est à noter en revanche que ce sont des soins complémentaires dans la prise en charge et qu’ils ne remplacent pas les traitements médicaux éventuellement prescrits. Cependant, l’expertise de l’ostéopathe permet d’apporter un soutien au corps et à l’esprit dans cette phase, par une prise en charge globale, une écoute attentive, et un soulagement de nombreux petits désagréments. De quoi traverser la ménopause plus sereinement !

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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