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Il y a des femmes qui tombent enceinte facilement, un ou deux mois après l’arrêt de leur contraception, sans encombre. Puis il y a les femmes qui passent leurs journées à calculer leur fenêtre de fertilité et à se renseigner sur les bonnes attitudes à adopter et semblent mettre toutes les chances de leur côté.

Pourtant, des mois, parfois des années passent sans que la bandelette du test de grossesse ne daigne changer de couleur… « Détend toi, ça viendra » vous disent certainement proches et amis bien intentionnés. « Relax, laisse le temps faire les choses. »

Remarques pouvant, et à juste titre, vous faire serrer des dents. Mais si elles étaient pertinentes ? Si ces remarques avaient du sens, au fond ?

On sait aujourd’hui qu’environ 30% des cas d’infertilité dans un couple sont liés à l’homme, 30% à la femme, 30% aux causes mixtes. Les 10% restants ? Des causes inexpliquées, des problèmes d’infertilité aux origines encore incomprises.

Et si le stress était alors en cause ? Quel impact a-t-il sur l’organisme et sur les capacités reproductrices chez la femme ? L’ostéopathe peut-il, en réduisant votre niveau de stress, vous aider à tomber enceinte plus facilement ?

Autant de question auxquelles nous tenterons de répondre dans cet article.

Infertilité féminine, quelles sont les causes ?

Les causes connues d’infertilité féminine peuvent être nombreuses.

Une atteinte au niveau des trompes de Fallope

Chez près d’un quart des femmes ayant des difficultés à tomber enceinte, il s’agit d’un facteur tubo péritonéal (comprenez par là une atteinte au niveau des trompes de Fallope).

Une lésion au niveau des trompes, qu’elle soit partielle ou totale, empêche le transport des spermatozoïdes vers l’ovule et donc, à fortiori, la fécondation. Ces lésions peuvent succéder une maladie inflammatoire pelvienne, une chirurgie pelvienne ayant entraîné des adhérences au niveau des trompes, certaines maladies sexuellement transmissibles mais aussi par l’endométriose, entre autres.

L’endométriose

Il semblerait que 35% des femmes ayant des difficultés à concevoir un enfant soient atteintes d’endométriose.

Il s’agit d’une atteinte caractérisée par l’apparition d’un tissu (l’endomètre), hors de son lieu habituel (l’utérus). L’endomètre vient alors se fixer sur la paroi de la cavité pelvienne ou abdominale, sur les trompes de Fallope ou encore dans les ovaires. Pour en savoir plus sur cette atteinte, envisagez la lecture de cet article : endométriose et ostéopathie.

Une cause utérine

Il peut s’agir d’une malformation utérine, présente dès la naissance (congénitale) ou acquise, empêchant notamment la bonne implantation du fœtus dans l’utérus. Il peut s’agir alors de polypes endométriaux, de fibromes largement développés, d’une maladie auto-immune, ou encore d’un utérus cloisonné, entre autres.

Une altération du col de l’utérus ou des sténoses cervicales

L’infertilité chez la femme pourrait avoir pour origine des facteurs cervicaux, comme des sténoses ou des lésions, ou encore une altération du col de l’utérus. Conséquence, entre autres, d’une intervention chirurgicale, de polypes ou encore de l’exposition au diéthylstilbestrol (DES).

L’âge

Il est à noter qu’à partir de 35 environ, la capacité reproductive chez la femme se réduit progressivement.

Des troubles ovariens

Ces troubles constituent environ 50% des causes d’infertilité féminine. Il peut s’agir d’un trouble de la fonction ovarienne due à l’âge comme précédemment évoqué, mais aussi d’un dérèglement de la fonction endocrine, comprenez par là des difficultés voire une impossibilité de produire la cellule reproductrice (appelée ovocyte).

Les causes ici sont alors nombreuses, il peut s’agir d’ovaires multi folliculaires, d’insuffisance ovarienne, de ménopause précoce, d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), ou encore d’anovulation (l’ovaire n’expulse pas d’ovocyte) pouvant être causée par plusieurs facteurs, dont…une source de stress.

Le stress, le mal du siècle ?

Ah ! Le stress. On en parle souvent dans nos articles, on l’évoque fréquemment sur la toile, et certains d’entre nous en souffrent quotidiennement.
Le stress peut déclencher beaucoup de troubles.

Lombalgies, douleurs aux cervicales, troubles du sommeil, irritabilité, fatigue chronique, etc. Le stress semble être à l’origine de bien des maux et de nombreux dérèglements cellulaires et hormonaux. Un mal de plus en plus fréquent dans notre société. Il semble alors judicieux de se questionner sur l’impact que peut avoir le stress sur les projets de grossesse, non ?

Le stress, c’est quoi au juste ?

Il convient d’abord de bien définir ce qu’est « le stress ». On distingue souvent le stress physique (violences, prise ou perte de poids, malnutrition) du stress psychologique ou émotionnel (anxiété, dépression, etc.), mais les deux sont au final intimement liés.

Lorsque nous subissons un stress psychologique, cela vient créer une certaine tension corporelle. Vous avez déjà d’ailleurs très certainement remarqué que lorsque vous êtes préoccupé ou contrarié, le ventre se noue, la respiration se fait moins aisée, les épaules et les cervicales se contractent.

Le stress, un effet domino

Le stress, au final ce n’est pas vraiment une émotion, mais une réaction « en cascade », un effet domino, une réponse du corps face à une situation. Une réponse caractérisée donc par des tensions, à la fois psychiques et physiques.

C’est notre système nerveux, en fait, qui va venir tout « chambouler ». Il augmente notre sécrétion d’adrénaline et de cortisol, venant alors indéniablement accélérer notre rythme cardiaque et modifier notre flux sanguin. Et c’est lorsque le stress s’étend sur la durée, que le corps ne trouve pas les ressources nécessaires pour se détendre, que notre système cardio-vasculaire est sursollicité, impactant alors sur son passage nos systèmes hormonaux et nos défenses immunitaires.

Le stress et l’impact sur le cycle menstruel

Peut-être vous est-il déjà arrivé que votre cycle menstruel soit perturbé, déréglé, en retard lors d’un déménagement, de changement de travail, de changement de situation personnelle, d’un deuil ?

C’est parce qu’en fait, le stress peut aussi influer sur votre cycle menstruel. Cela est dû à l’augmentation de cortisol précédemment abordé, une hormone venant alors modifier la quantité d’œstrogènes et de progestérones libérées à la baisse, hormones nécessaires aux bon « réglage » des cycles menstruels.

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Stress et fertilité

Si le stress peut perturber les cycles menstruels, il semble alors évident qu’il puisse aussi venir modifier la “capacité reproductive”. Pourtant, le cortisol (représentatif du stress physique) n’est pas l’unique cause à l’origine de nos dérèglements. L’alpha-amylase est également un marqueur de stress à prendre en compte, lui davantage représentatif du stress psychologique.

Place aux études et aux chiffres

Un institut américain s’est penché sur l’impact que peut avoir le stress sur la fertilité, et des chercheurs ont alors suivi et examiné 373 couples désireux d’avoir un enfant. Comme le cortisol et l’alpha-amylase sont facilement identifiables dans la salive, plusieurs prélèvements ont été effectués au cours de l’année de l’étude.

Les résultats sont frappants, car si la majorité des femmes ayant participé à l’étude sont bel et bien tombées enceintes au cours de l’année de l’étude, chez les femmes détenant une concentration salivaire élevée en alpha-amylase, la probabilité de concevoir était réduite de 29% à chaque cycle par rapport aux autres femmes, elles ayant un faible taux d’alpha-amylase dans leur salive. (Étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université de Columbus, Ohio. Résultats publiés dans la revue Human Reproduction).

Il faut éviter le stress durant la période d’ovulation

Une autre étude fut menée par des chercheurs, sur 400 femmes âgées de moins de 40 ans, n’étant sous aucun contraceptif. Ces femmes devaient indiquer journellement sur un document leur niveau de stress ressenti sur une échelle de 1 à 4, ainsi que d’autres informations concernant leur cycle menstruel, la fréquence de leurs rapports sexuels ainsi que leur consommation de caféine, d’alcool et de tabac.

Dans cette étude aussi, leur taux d’hormones de stress fût mesuré, cette fois via l’urine. Ici, tenez-vous bien, les résultats et analyses montreraient que la probabilité d’entamer une grossesse était 46% inférieure chez les participantes s’estimant stressées durant leur période d’ovulation. (Étude menée par des chercheurs l’Université de Louisville. Résultats publiés dans la revue Annals of Epidemiology.)

Quand le stress impacte la fertilité de manière indirecte

Le stress peut sacrément chambouler notre système hormonal donc, mais ce n’est pas tout.

Quand on est stressée, la libido en pâtit également. Et oui, les moments intimes sous la couette sont souvent mis de côté en période de stress, d’angoisse, ou de dépression. La diminution des rapports sexuels causée par le stress réduit ainsi considérablement les chances de concevoir.

Aussi, quand on est stressée, on peut avoir tendance à modifier son style de vie. La fatigue, le stress et les responsabilités au travail peuvent nous faire pousser sur le café. Pour certaines, l’état anxieux les feront se tourner vers la consommation d’alcool, de tabac, voire de drogues. Mais toutes ces substances nuisent également à la fertilité.

Enfin, chez nombreuses d’entre nous, le stress peut entraîner un déséquilibre alimentaire et entraîner un surpoids. Or, le surpoid peut également venir dérégler notre équilibre hormonal.

Quand l’infertilité est source de stress

Avoir des difficultés à tomber enceinte, ça aussi, c’est stressant. Analyses, tests médicaux, perte d’espoir dans le couple, entourage assaillant de questions. « Il est pour quand le bébé ? Vous n’essayez pas ? ».
Et il y a aussi le sentiment de culpabilité, on se demande ce qui cloche chez nous, on se demande pourquoi nous n’arrivons pas à déclencher une grossesse, pourquoi on ne peut répondre à notre envie de devenir maman. Et cela aussi ça génère du stress, et ce stress lié à l’infertilité peut alors provoquer une importante détresse émotionnelle et tensions dans le couple.
Seulement, le stress freine la grossesse et la grossesse qui ne se déclenche pas amène du stress. Un vrai cercle vicieux dont il est alors parfois difficile de sortir.

Infertilité féminine : la place des médecines alternatives

Quand toutes les causes physiologiques sont écartées, que l’on se retrouve dans les 10% de causes d’infertilités inconnues et que la médecine traditionnelle ne semble plus apporter de réponse, il peut être judicieux de se tourner vers des médecines alternatives.

Ce fut le cas notamment de Shannon M. Clark, une gynécologue-obstétricienne ayant traversé de rudes épreuves dans son aventure vers la conception.

Le cas de Shannon M. Clark, gynécologue-obstétricienne s’essayant à une médecine alternative

Après deux transferts d’embryons sans résultats, cinq cycles de fécondation in vitro et un cycle de don d’ovules, le docteur Clark remis en question tout ce qu’elle pensait savoir sur la médecine traditionnelle.

“Une partie du problème était peut-être la façon dont j’ai géré le stress et le fardeau émotionnel dans mon cheminement vers l’infertilité.”

Après deux ans de traitements visant à pallier son infertilité et de nombreux échecs, le docteur se disait brisée. « J’étais complètement dévastée. Après de multiples déchirements et de nombreux ascenseurs émotionnels, j’étais désespérée et confuse. J’ai remis en question toutes les décisions que j’avais prises jusqu’à maintenant et je me suis demandé si j’aurais pu faire quelque chose de différent pour changer les résultats. Après de nombreux mois de traitement, j’ai finalement reconnu qu’une partie du problème était peut-être la façon dont j’ai géré le stress et le fardeau émotionnel dans mon cheminement vers l’infertilité. »

“Je n’étais toujours pas convaincue que cela aiderait, mais j’étais prête à tout essayer.”

Le docteur relate qu’avant son parcours, elle n’était pas du genre à envisager l’idée d’avoir recours à une médecine alternative. Elle commença pourtant des traitements d’acupuncture pour la gestion du stress et ingéra même des herbes chinoises pour soulager le stress et améliorer l’épaisseur de ses parois utérines. À ce stade, elle admet qu’elle n’était toujours pas convaincue que cela aiderait, mais qu’elle était prête à tout essayer.

« Pendant ces mois de traitement, je peux honnêtement dire que mon niveau de stress a été considérablement réduit. Je ne peux pas dire que je m’attendais à un miracle, mais j’ai lâché prise et me suis engagée dans le processus de soin. J’ai vraiment fait ma part en tant que patiente pour tirer le meilleur parti de ma thérapie. Je peux honnêtement dire que j’ai essayé.

Mon transfert d’embryon a eu lieu le 11 mars 2016. Avec du recul, j’étais moins anxieuse et moins stressée par rapport aux deux transferts précédents. En fait, je me sentais plus en paix (…) cette fois, j’ai senti que j’étais mentalement et physiquement prête.

Et juste comme ça, j’étais enceinte…de jumeaux ! »

Retrouvez le récit complet de Shannon M. Clark ici.

Les médecines alternatives, une approche complémentaire

Attention, nous ne citons pas ce cas pour avancer que les médecines douces solutionnent à coup sûr l’infertilité. Il nous permet cependant de souligner la part importante que peut avoir le stress dans la procréation. Il nous permet aussi de mettre en lumière l’importance de l’état d’esprit de la patiente face au soin reçu, la confiance qu’elle a accordé à son thérapeute, son lâcher prise, malgré sa formation en médecine traditionnelle.

Ce qui soulève alors une autre question importante, la place de l’effet placebo dans la prise en charge de l’infertilité féminine, notion que nous aborderons plus bas dans cet article.

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Ostéopathie et stress

Tout comme l’acupuncture, l’ostéopathie se trouve être une médecine complémentaire particulièrement intéressante lorsqu’il s’agit de soulager le stress et les symptômes physiques qu’il apporte.

Comme le veut la philosophie de cette médecine douce, l’ostéopathe considère le corps dans son ensemble, il l’examine comme un tout. Le praticien sait qu’un blocage ou un dysfonctionnement d’une structure peut engendrer de nombreux troubles.

Toutes les structures et systèmes pris en compte

Il peut s’agir de troubles du système vasculaire mais aussi du système nerveux. Mais il peut aussi s’agir de troubles psychosomatiques, comprenez ici des troubles physiques ayant pour origine une cause psychiques. Nous vous invitons à consulter notre article complet dédié à l’action de l’ostéopathe sur le stress.

Ici, penchons-nous plutôt sur l’action que peut avoir l’ostéopathe lorsque le stress semble être à l’origine de vos problèmes de fertilité.

Infertilité féminine, la part du stress et l’action de l’ostéopathe

L’ostéopathie est une médecine reconnue efficace dans le traitement de certains troubles gynécologiques apportant une approche complémentaire à la médecine traditionnelle. On vous en parle ici : Fertilité et ostéopathie.

Pour ce qui est des cas d’infertilité inexpliquée (et notamment les cas où le stress peut être incriminé), il est également très intéressant de se tourner vers l’ostéopathie en complément du traitement médical.

Infertilité féminine due au stress : pourquoi se tourner vers l’ostéopathie ?

Nous savons que l’ostéopathe peut, via différentes techniques et savoir, avoir une incidence sur votre stress et donc à fortiori, un intérêt lorsqu’il s’agit d’aborder les questions de fertilité féminine.

Les techniques somato-émotionnelle

Ici, les techniques somato-émotionnelles sont particulièrement intéressantes puisqu’elles permettent notamment de lever certains blocages émotionnels et soulever les tensions physiques qu’ils ont engendré, des blocages se trouvant être parfois très anciens. Ainsi, en identifiant ces blocages et en soulageant les tensions liées, l’état de stress global est généralement réduit.

La régulation hormonale

Nous savons que le stress impacte le système hormonal et son bon équilibre, système hormonal dont la fonction normale est indispensable à la procréation. Et la sécrétion d’hormones passe par bien des structures !

En usant de différentes techniques ostéopathiques, votre ostéopathe pourra, par des manipulations douces et spécifiques, améliorer la circulation sanguine et les troubles de sécrétion hormonale.

L’effet placebo dans la prise en charge par un ostéopathe

Oui, là aussi on a un article dédié au sujet de l’importance du placebo dans tout traitement. Mais on veut quand même lui accorder quelques lignes ici.

Une consultation chez son ostéopathe, c’est un moment privilégié, un moment plein d’empathie, souvent « moins froid » qu’un rendez-vous médical ou instrumentalisé. Un moment où l’on se sent prise en charge dans notre entier, un rendez-vous où l’on accepte que ce qui n’est pas forcément compris ou prouvé peut-être traité.

Un moment où l’on se sent bien au final, un moment, donc, où l’effet placebo est très actif ! Et l’effet placebo tend à réduire considérablement le stress, stress agissant sur la fertilité dans les procès évoqués ci-dessus. Tout semble alors très étroitement lié !

Les limites de l’ostéopathie

L’ostéopathie peut être très intéressante en cas d’infertilité inexpliquée, mais pas que ! Elle peut s’avérer aussi particulièrement efficace en complément de la médecine traditionnelle dans la prise en charge de troubles gynécologiques. Il convient tout de même en premier lieu de consulter votre médecin traitant ou gynécologue.

Nos conseils

  • Pratiquez des exercices de respiration quotidiennement
  • Envisagez la méditation, le yoga, le pilates ou plus simplement toute activité physique qui vous permettra un niveau de détente plus important
  • Veillez à manger équilibré et à profiter de nuits réparatrices
  • Éviter les lieux, situations et personnes avec lesquelles vous n’êtes pas à l’aise
  • Sortez, prenez l’air, faites de l’exercice, apprenez un nouvel instrument de musique, mettez-vous à l’aquarelle, peu importe ce que vous choisirez, tant que cela vous permet de prendre du temps pour vous et vous seule, pour faire quelque chose que vous aimez.
  • Essayer de voir à nouveau les rapports sexuels comme un acte de passion et de plaisir. Tentez de ne pas faire l’amour en ayant en tête uniquement un test de grossesse qui se révèlera positif.

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Cabinet B - Ostéopathie

Spécialistes de la fertilité

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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