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Le sujet du stress post-traumatique est souvent souvent traité dans les fictions américaines sous l’angle du PTSD (post-traumatic stress disorder) chez les vétérans de guerre.

Pourtant le stress post-traumatique n’est pas réservé qu’aux militaires. Saviez-vous par exemple, que certaines femmes présentent ce syndrome après un accouchement qui s’est mal déroulé ? Ou encore qu’il peut survenir si on a été témoin de scènes de violence ?

C’est un sujet complexe, difficile à traiter, à formes multiples, et très vaste.

De plus, il peut être difficile d’exprimer ou de se rappeler ce qui a été traumatisant. Les symptômes sont insidieux, progressifs et différents d’une personne à l’autre.
Une addiction par exemple peut être le signe d’un stress post-traumatique. Et si nous pensons spontanément à l’alcool, sachez que les addictions peuvent être multiples. La nourriture peut d’ailleurs en constituer une.
Pensons par exemple à l’ouvrage de Roxane Gay, Hunger, dans lequel elle explique l’origine de son surpoids et de son rapport à la nourriture suite à un viol vécu dans son adolescence.

Dans cet article nous faisons un focus sur le stress post-traumatique chez l’adulte uniquement.
Retrouvez plusieurs articles en lien avec ce sujet ici : harcèlement scolaire et stress post-traumatique, et ici stress post-traumatique en post-partum.

Qu’est le ce que le stress : de la physiologie à la pathologie

Le stress est une réaction biologique suite à une agression extérieure. En effet, le but est de “survivre” ou du moins de répondre à un changement du mieux que l’on peut.

Le stress se décompose en 3 phases :

  • Phase d’alarme : Durant cette phase, le cerveau met en place des procédés qui vont aller en cascade pour permettre de répondre à l’agression.
    Voici un exemple. Face à une agression extérieure votre corps va libérer de l’adrénaline ce qui va entraîner une augmentation de votre fréquence cardiaque. Et ainsi augmenter l’oxygène dans votre sang. Le tout pour que vos muscles et tissus soient plus performants, pour fuir, vous défendre, etc.
  • Phase d’adaptation : Ici, si le facteur d’agression persiste, le corps cherchera à s’adapter du mieux qu’il peut en sécrétant d’autres hormones telles que la dopamine, la sérotonine etc. Des dépenses énergétiques sont en effet réalisées pour vous permettre de tenir. Le but sera de retrouver, une fois l’élément déclencheur passé, un équilibre au sein de votre organisme.
  • Phase d’épuisement : Le corps n’arrive pas à retrouver un équilibre et il n’y a plus assez de ressources énergétiques pour faire face à ce stimulus extérieur. Nous pouvons parler de stress chronique. Ce dernier entraîne divers troubles que nous verrons par la suite.

Différents types de traumatisme

Le syndrome de stress post traumatique fait généralement suite à un traumatisme psychique, psychologique, physique entraînant une réaction émotionnelle intense. C’est pourquoi nous pouvons aussi parler de traumatisme émotionnel, même si le stress post-traumatique est plus spécifique.
Nous vous conseillons la lecture de cet article qui devrait aussi vous intéresser : dépasser un traumatisme émotionnel.

Le traumatisme émotionnel survient lorsqu’un événement a généré une charge émotionnelle trop importante par rapport à vos ressources personnelles pour le gérer. Cette charge émotionnelle n’a pas été intégré.

Un traumatisme physique, qu’il s’agisse d’une agression, d’une violence, d’un viol, d’une catastrophe naturelle, ou encore d’une guerre peut aussi conduire à un traumatisme psychologique, psychique. Ce qui va engendrer une réaction émotionnelle qui ensuite peut provoquer un état de stress post traumatique.

Il n’est cependant pas obligatoire d’avoir vécu des traumatismes physiques pour être victime de stress post traumatique. Si vous avez été témoin de violence, d’une agression sur quelqu’un d’autre par exemple, il est tout à fait possible que vous soyez victime de stress post-traumatique. C’est notamment quelque chose que l’on retrouve fréquemment chez les enfants dont l’un des parents a été victime de violence conjugale, même si eux n’ont pas été la cible directe de ces violences.

Aiguë ou répété

Nous pouvons cependant distinguer deux points :

  • Événement aiguë : l’intensité émotionnelle de l’événement est souvent indicatif et suffit à créer un état de stress post traumatique
  • Événements répétés : une succession d’événements traumatisants peut également conduire à un état de stress post traumatique : c’est le cas par exemple pour les enfants victimes de harcèlement scolaire, ou encore pour les adultes harcelés au travail par exemple.

État de stress post traumatique : comment le diagnostiquer ?

Nous parlons de stress post traumatique lorsqu’il y a apparition de symptômes psychotraumatiques caractéristiques :

  • Syndrome de répétition : l’événement se répète souvent “en boucle” dans la tête se manifestant sous différentes formes (cauchemars, flash-back, etc.).
  • Conduites d’évitement : les personnes touchées par ce type de stress ont tendance à éviter la foule ou tout ce qui peut leur rappeler ce traumatisme. Il est aussi possible de voir apparaître des phobies, des “toc” ou un trouble anxieux généralisé, qui n’étaient pas présents avant.
  • Hypervigilance : cette stratégie mise en place par la personne consiste à toujours être vigilant afin d’évaluer s’il existe des menaces dans son environnement. Cela peut conduire à des troubles du sommeil ou de l’insomnie ainsi qu’à de l’anxiété.
  • Perturbations neurovégétatives : difficulté à dormir, hypervigilance, excès de colère ou irritabilité, déconnexion avec la réalité, difficulté de concentration etc.

Retentissement sur la vie sociale, professionnelle

Cet état de stress peut sérieusement impacter la vie personnelle et professionnelle de ceux qui en sont victimes :

  • Repli sur soi
  • Rejet de votre entourage
  • Dépression
  • Conduite destructrice pour soi et/ou les autres: alcoolisme, addiction, conduite en état d’ivresse etc.
  • Pensées négatives voire suicidaires.

Si vous ressentez ce genre de sentiment, vous avez peut être la sensation de ne pas être compris, soutenu. Il peut vous être difficile d’exprimer ce que vous ressentez, peut être même n’en avez vous pas la moindre idée, mais vous savez que vous vous sentez terriblement mal.
Alors quelles solutions existent pour vous accompagner et vous aider à traverser cette étape difficile ?

Point sur les solutions : l’importance d’être accompagné

Un suivi médical spécifique

Un suivi médical par un thérapeute comme un psychologue, un psychiatre est conseillé afin de mettre des mots sur ce qui vous arrive, de vous sentir pris en charge, etc.

Votre médecin pourra également vous préconiser une médication.

Certaines associations peuvent également représenter un soutien important non négligeable. C’est souvent un bon moyen de rencontrer d’autres personnes qui peuvent vivre la même chose que vous, qui en sont sorties, ou qui ont dans leur entourage une personne qui traverse la même épreuve que vous. C’est un endroit où vous pouvez généralement vous sentir compris.

Des thérapies alternatives et complémentaires

Certaines thérapies alternatives ou pratiques individuelles peuvent également être intéressantes à envisager :

  • La sophrologie : la respiration permet de relâcher les tensions accumulées.
  • L’hypnose thérapeutique : l’hypnose va chercher au niveau de l’inconscient ce qui a été traumatisant. Elle permet et permettre via des suggestions positives de limiter l’impact négatif de cet événement.
  • La méditation: cela peut être une alternative personnelle afin de se focaliser et de re-centrer sur soi.
  • Le yoga : de même que la méditation, le yoga permet une introspection. Ce qui aide à  se recentrer, se reconnecter avec soi même et avec le monde qui nous entoure.
  • Certaines approches énergétiques: magnétiseurs, reiki permettent aussi de pouvoir libérer la charge émotionnelle engendré par le traumatisme.
  • EMDR : thérapie fondée sur la stimulation des yeux par mouvements, elle permet de dépasser un événement traumatique.

Un petit zoom sur l’apport de l’ostéopathie

L’ostéopathie peut elle aussi contribuer à aider.

En effet, le fondement de l’ostéopathie est de prendre une personne dans son ensemble, dans sa globalité, c’est pourquoi on parle fréquemment de thérapie holistique.
Et votre ensemble constitue aussi ce que vous ressentez, votre état de stress.

Votre thérapeute pourra travailler différentes parties de votre corps vous aidant à relâcher certaines tensions, certaines douleurs pouvant elles aussi générer plus de stress.

Ensuite, une approche en somato-émotionnelle pourra aussi être bénéfique : en effet, la charge émotionnelle générée par le traumatisme peut provoquer des mémoires émotionnelles perturbant la bonne fonction de certaines structures.

Retrouvez notre article complet qui décrit un traumatisme émotionnel, et comment l’ostéopathie peut s’avérer être un allié : comment surmonter un traumatisme émotionnel ?

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