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Il faut entendre et savoir se faire entendre. Voilà tout ce qu’essaye de me dire mon oreille.

Siège de l’écoute passive et attentive, mon oreille est une porte ouverte sur le monde. Grâce à elle, je réceptionne. Elle me permet de décoder cette longue ribambelles de sons qui forment les mots. De donner un sens à ce qui se passe autour de moi.

Symbolisme émotionnel de l’oreille

Écouter ou entendre ?

Vous êtes-vous déjà posé la question de la différence entre entendre et écouter ?

Je peux entendre n’importe quoi à partir du moment où je ne me bouche pas les oreilles. Je suis incapable de contrôler mon ouïe, elle réceptionne les sons environnants sans me demander mon envie. J’entends la porte qui claque, les bruits dans la rue, le ronron du lave-vaisselle.

Mais est-ce que j’écoute ?

Écouter, c’est se concentrer. Ne plus seulement entendre des sons mais essayer de leur donner un vrai sens. C’est réfléchir, créer des liens entre ce qui se dit, ce qui se passe et ce que je sais ou peut en déduire.

Ecouter, c’est prendre le temps.
Mon oreille appelle au silence.
Pour écouter, il faut d’abord savoir se taire.

Ne dit-on pas “ Hé ho, tu m’écoutes ?” pour tirer quelqu’un de sa rêverie ? Ne vous est-il jamais arrivé de croiser les poings sur les hanches et de râler “ Tu ne m’écoutes pas là !”

Il arrive certains moments où l’autre vous entend sans vous écouter. Sans donner de sens à vos mots.
Comme s’il était là sans être vraiment là.
Ses oreilles ne fonctionnent qu’à moitié. Elles ne sont pas concentrées sur vous. On ne vous écoute pas.

Et vous ? Avez-vous déjà été dans ce genre de situation ? Avez-vous déjà répondu à des conversations par monosyllabes égarées, l’esprit ailleurs, perdu dans des rêves éveillés ?

Quel prodige que nos oreilles nous permettent à la fois d’entrer dans le monde et de s’en échapper !

L’oreille, mon ouverture réflexive sur le monde

L’oreille a toujours été un symbole de sagesse et de connaissance. Mais aussi d’humilité.
Ecouter au lieu de parler, c’est savoir se dire que l’autre à quelque chose à m’apprendre. C’est se mettre en position d’échange.

Mon oreille est un réceptacle passif qui fait beaucoup pour moi.
Je ne suis pas obligé d’avoir quelqu’un en face de moi pour l’écouter ! Après tout, je peux laisser traîner mes oreilles et apprendre de n’importe qui à chaque instant. Recevoir une information et l’analyser avec mes connaissances.

Et sans mes oreilles, que se passe-t-il ?

Je suis privé d’un sens qui me paraît évident. Je dois alors prendre le temps de me concentrer sur ce qui se passe autour de moi. J’utilise davantage ma vue, je prends garde aux détails.

Si mon oreille me fait mal, n’est-ce pas finalement sa façon de me forcer à ralentir ? Mon corps m’oblige à me concentrer sur les choses.
C’est peut-être parce que j’ai passé trop de temps à entendre plutôt qu’à écouter.

Il y a aussi le refus de l’écoute.

Je me braque, je m’enferme, je me bouche les oreilles. J’ai mal et la douleur me sert de carapace. Comme si j’avais entendu quelque chose de blessant et que je voulais à tout prix me fermer du monde.
Il faut alors creuser la piste d’un souci profond qui m’affecte en mon fort intérieur.

Mon oreille ne me sert après tout pas qu’à entendre. Elle est aussi là pour me dire qu’il faut s’écouter soi-même.

Cabinet d'ostéopathie Bertucchi

Les ostéopathes de l’équipe.

Cléa

Author Cléa

Traductrice du langage de notre corps, j'enquête sur la voie du bien-être !

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