0% lus

Si le syndrome du défilé thoraco-brachial (ou SDTB) est relativement fréquent, il reste pourtant particulièrement méconnu du grand public.
Il s’agit d’une compression nerveuse, vasculaire ou mixte, dans la zone thoraco-brachial. C’est-à-dire entre vos épaules et votre cou.
Ce syndrome ne présente pas de symptômes caractéristiques qui pourraient aider à l’identifier. Il se manifeste en effet de différentes manières en fonction du type de compression.
Nombreuses sont d’ailleurs les personnes bloquées dans une errance thérapeutique avant qu’un diagnostic ne soit posé.

Sommaire

Syndrome du défilé thoraco-brachial : de quoi s’agit-il ?

On l’appelle aussi syndrome du défilé cervico-thoracique, syndrome de la traversée thoraco-brachiale (STTB) ou encore syndrome du défilé des scalènes.
Le syndrome du défilé thoraco-brachial correspond à la compression d’une zone anatomique en particulier. Elle est située au niveau des cervicales et de la partie supérieure du thorax.

Zoom sur la zone du défilé thoraco-brachial

Nous nous intéressons ici à la partie latérale de vos cervicales.
On y retrouve des nerfs qui émergent entre plusieurs muscles (les scalènes). Ils forment alors ce que l’on appelle le plexus brachial.
Ces nerfs servent notamment aux muscles de votre épaule, de votre bras et de votre main.
Vos muscles scalènes, eux, s’insèrent sur les premières côtes, au niveau de vos clavicules. Et entre la clavicule et les côtes passent d’autres vaisseaux sanguins. Eux servent à l’irrigation du cou, du crâne et du bras.

Une région à risque

Maintenant que vous en savez plus sur cette région anatomique, il est plus simple de comprendre que différents conflits peuvent causer un syndrome compressif.
Une compression peut en effet être causée par des muscles, des os et même par le système fibreux présent dans la zone du cou (les fascias).

Une compression des nerfs et des vaisseaux sanguins

Dans certains cas, cette compression est nerveuse, dans d’autres, il s’agit d’une compression de vaisseaux sanguins. Cependant bien souvent, la compression est mixte et concerne à la fois les nerfs et les vaisseaux.
En fonction du type de compression, les symptômes ne seront pas les mêmes. Voici comment les différencier.

Syndrome du défilé thoraco-brachial : les symptômes

Les vaisseaux sanguins et les nerfs n’ont pas les mêmes rôles. Ainsi, lorsqu’ils sont mis à mal, ils ne déclencheront pas forcément les mêmes signes.

Symptômes lors d’une compression vasculaire

Lorsque la compression est purement vasculaire (environ 5% des cas), les signes principaux sont les suivants :

  • Engourdissement ou picotements des doigts
  • Bras, mains et doigts froids
  • Bras ou mains gonflées
  • Pouls faible ou absent dans le bras
  • Main qui devient bleuâtre (syndrome de Raynaud)

Symptômes lors d’une compression nerveuse

La compression exclusivement nerveuse est également rare. Elle se traduit par :

  • Des paresthésies (sensation désagréable au toucher de la peau) avec des fourmillements dans les bras et les doigts (des signes caractéristiques d’une compression nerveuse ou vasculaire).
  • Une faiblesse dans la main (manque de force pour attraper un objet, serrer la main, etc.)
  • Une atrophie musculaire (lorsque la compression dure dans le temps)

Symptômes lors d’une compression mixte

Le SDTD dans sa forme mixte est le plus fréquent. Mais c’est aussi celui qui est le plus difficile à diagnostiquer et qui laisse bien souvent les patients dans une errance thérapeutique.

Dans cette forme, vous pouvez souffrir des différents signes concomitants aux deux types de compression :

  • Difficultés pour mobiliser le bras, fermer la main,
  • Fourmillements, picotements, dans les bras,
  • Perte de force,
  • etc.

Syndrome du défilé des scalènes : les causes

Nous l’avons abordé, c’est une zone à risque, les causes de la compression sont donc souvent multiples. Il s’agit en effet fréquemment d’une combinaison de plusieurs facteurs déclenchants.
Il peut s’agir d’une position particulière des épaules lors d’un geste répétitif ou encore d’une posture spécifique au travail par exemple.

Les personnes à risque

Notons que le syndrome du défilé thoraco-brachial présente une forte prévalence chez :

  • Les sportifs (handball, golf, tennis, etc.)
  • Certains métiers manuels (travail sur ordinateur, dentiste, maçon, peintre, etc.).

On retrouve ainsi les conflits dus aux gestes de l’épaule (son élévation, sa rotation, etc.).
Soulignons également que ce syndrome touche légèrement plus de femmes que d’hommes. Et il s’observe le plus fréquemment chez les jeunes adultes, de 20 à 40 ans.

Autres causes possibles

D’autres causes sont également mises en avant :

  • Un traumatisme direct, comme un accident de voiture par exemple.
  • Une pression excessive sur les articulations, comme un sac à main trop lourd et porté toujours du même côté.
  • La grossesse : les articulations se relâchent au cours de la gestation. Cela peut entraîner des signes du syndrome du défilé des scalènes.
  • Une particularité anatomique, comme une côte supplémentaire par exemple. Cela augmente les risques de compression au niveau de la partie supérieure du thorax.

Syndrome du défilé cervico-thoracique : un diagnostic compliqué

Le diagnostic est effectué par votre médecin. Pour ce faire, il procède à un examen physique et à certains tests qui permettent de mettre en évidence la compression.
Votre médecin pourra notamment être amené à effectuer :

  • La manœuvre d’Adson : le test révèle une diminution du pouls en inspiration complète maintenue.
  • La manœuvre d’Allen : le pouls diminue lorsque l’épaule est placée en abduction à 90°.
  • Le test dit du chandelier (Ross) : vous effectuez des mouvements de fermeture et d’ouverture des mains, en position « haut les mains ». Certains signes comme une pâleur des doigts ou encore une difficulté motrice pourront orienter le diagnostic.

Les examens complémentaires

Des examens complémentaires sont parfois nécessaires. Et notamment une radiographie, un écho-doppler, un électromyogramme ou une artériographie.
Ces examens permettent de visualiser les différentes structures qui sont comprimées. Mais aussi celles qui peuvent être à l’origine de la compression (artères, os, muscles, etc.).

Traitement du syndrome du défilé thoraco-brachial

Le traitement mis en place par votre médecin dépend de plusieurs facteurs. Notamment de :

  • votre âge,
  • votre santé globale,
  • la présence de spécificité anatomique,
  • vos activités,
  • du siège de la compression,
  • etc.

Dans la majorité des cas, la prise en charge se base sur des exercices de rééducation posturale avec un kinésithérapeute. Ce traitement, dit conservateur, peut également inclure des anti-inflammatoires pour calmer vos douleurs.

Quand l’opération est nécessaire

Dans d’autres cas en revanche, la prise en charge doit se faire chirurgicalement, en vue de décomprimer directement les éléments mis à mal.
Les points relatifs aux traitements restent à discuter directement avec votre médecin traitant.

Traitement naturel du syndrome du défilé thoraco-brachial

Quelle est l’action de l’ostéopathie dans la prise en charge ? Peut-elle éviter la chirurgie ?
L’ostéopathie ne vient pas en remplacement du traitement médical ou chirurgical mis en place par votre médecin.
Cependant, notons que si les anti-inflammatoires réduisent vos douleurs, ils n’ont en aucun cas une action curative. Il va donc falloir essayer de lever les compressions d’une manière ou d’une autre.
Et c’est là que votre ostéopathe peut être d’une aide précieuse. Il peut travailler à diminuer les contraintes à l’origine de la compression par des techniques douces et adaptées à chacun.

Et quand la chirurgie est inévitable ?

Parfois, seule une opération chirurgicale peut enrayer le phénomène compressif.

Mais votre ostéopathe peut également intervenir dans ce cas. En amont de l’opération d’abord, pour préparer au mieux votre organisme à recevoir l’acte. Mais aussi après, pour optimiser votre récupération et éviter que des adhérences cicatricielles ne se forment.

Défilé thoraco-brachial : l’ostéopathie pour soulager la zone

Si réduire vos douleurs est le principal objectif des soins, il va falloir aussi se pencher sur ce qui a engendré la compression en premier lieu.

Réduire la compression et l’inflammation

La compression va induire une inflammation des racines nerveuses ou vasculaires, et c’est cela qui cause les différents symptômes évoqués précédemment.
Ces symptômes, en plus d’être douloureux, vous empêchent bien souvent de bouger le bras correctement. Le syndrome peut alors vite devenir handicapant, car vos gestes du quotidien peuvent vous demander un effort considérable.
Les douleurs peuvent aussi vous pousser à arrêter toute activité (qu’il s’agisse de votre activité professionnelle ou de vos loisirs).

Une meilleure autonomie dans les mouvements

Pour calmer vos douleurs et vous aider à retrouver une certaine autonomie dans vos mouvements, l’ostéopathe doit travailler à réduire la compression de la zone atteinte.
Il travaille ainsi sur vos cervicales, votre épaule, votre crâne, mais aussi votre bras et votre main.
Les techniques sont particulièrement douces et lentes, pour des soins sans douleurs.

Corriger la posture pour lever les tensions

Votre posture influe sur les tensions présentes au niveau du cou et des épaules. Cela peut donner une position en enroulement, avec les épaules en avant.
Mais cette position peut être le signe d’un trouble postural plus global du corps. Comprenez en effet qu’​un déséquilibre postural peut entraîner des troubles sur l’ensemble des systèmes musculaire et ligamentaire.
Des déséquilibres qui, à terme, peuvent être néfastes et qui peuvent engendrer un syndrome compressif.
Pas d’inquiétude cependant. Dans le cas où votre ostéopathe identifie d’éventuels déséquilibres, il est à même d’agir sur ceux-ci.

Un mot sur les positions antalgiques

La posture en avant peut aussi être le signe d’une attitude antalgique. C’est en fait une position adoptée en vue de calmer vos douleurs.
C’est le cas lors de forts maux de ventre par exemple, où l’on a tendance à adopter la posture que l’on appelle “plié en deux”.
Cela peut également être le cas lorsque les troubles digestifs sont chroniques. On pense notamment à la maladie de Crohn, entre autres maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
Dans ce cas, l’investigation passe par le système digestif et un travail en ostéopathie au besoin pour améliorer votre posture.

Relâcher les tensions musculaire

La région des cervicales et des épaules est une zone constamment sollicitée au quotidien. De ce fait, il existe de fortes tensions musculaires au niveau des muscles scalènes. Mais aussi sur les trapèzes, les pectoraux, etc.
Votre ostéopathe peut alors être amené à travailler directement sur ces muscles, en vue de les relâcher. Le travail de la zone se fait tout en douceur et avec des techniques d’étirements et de relâchements.

À la recherche des causes des tensions

Mais ces tensions peuvent également provenir des muscles de votre crâne, de votre mâchoire, etc. Et elles pourraient être causées par un terrain de stress ou d’anxiété et/ou par un manque de sommeil.
Ces tensions témoignent alors parfois de troubles bien plus anciens ou chroniques. Si tel est le cas, parlez-en à votre ostéopathe. Il peut également vous aider à agir sur vos niveaux de stress et à améliorer la qualité de vos nuits.

Vers de meilleurs gestes

Le praticien peut aussi vous aider à corriger certains gestes néfastes pour vos épaules et vos cervicales.
Il arrive en effet que certains gestes ne soient pas effectués comme ils le devraient, et cela est fréquent chez les personnes sportives. Auquel cas, l’ostéopathe peut aider à la correction du geste sportif.
Mais la prévention passe également par certaines postures sur votre lieu de travail.

Cabinet B - Ostéopathie

Découvrez ce qui fait la réputation de nos cabinets d’ostéopathie à Toulouse.

Laisser un commentaire

Une question ? Envie de partager votre parcours avec nous ?
Laissez-nous un commentaire, nous y répondons systématiquement.