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Vous souffrez de douleurs aux cervicales, à la gorge, et celles-ci irradient à la face, la tempe et derrière l’oreille ? Ces douleurs, ressemblent quelque peu à des migraines, apparaissent unilatéralement ? Et mobiliser votre mâchoire pour parler ou manger vous fait particulièrement souffrir ?

Le syndrome d’Eagle se cache alors peut être derrière ces douleurs cervico-faciales. On l’appelle aussi syndrome de l’américain, syndrome stylo-carotidien ou encore syndrome du processus styloïde allongé.

Rien d’anormal si vous n’en avez jamais entendu parler, ce syndrome est particulièrement méconnu. Et ce, tant du côté du grand public que du côté des professionnels de la santé pour qui poser le diagnostic peut s’avérer particulièrement compliqué. En effet, les symptômes sont hétérogènes et variables d’une personne à une autre.

Sommaire

Le syndrome d’Eagle : de quoi s’agit-il ?

Il apparaît généralement à l’âge adulte et plus particulièrement entre 20 et 40 ans. Avec une prédominance chez les femmes, le syndrome d’Eagle toucherait 4 % de la population. Et seulement 4% des personnes atteintes afficheraient des symptômes.
Il s’agit d’un trouble caractérisé par une hypertrophie anormale de l’apophyse styloïde. Et pour comprendre ce que cela implique, il convient d’en savoir un petit peu plus sur l’anatomie du crâne.

Le point anatomie

L’apophyse styloïde (ou processus styloïde) est une protubérance osseuse pointue et allongée que l’on trouve à la base du crâne.

Cette protubérance osseuse passe à proximité de certains muscles et ligaments, du plancher buccal et de la gorge.

On parle de syndrome d’Eagle lorsque ce processus styloïde est trop long. Ou lorsque l’on constate une calcification (soit le dépôt de sels de calcium) des ligaments s’insérant sur celui-ci.

La longueur moyenne normale du processus styloïde varie de 20 à 30 mm.

Celui-ci est légèrement plus long chez l’homme que la femme. De plus, sa longueur augmente avec l’âge pour atteindre, après 80 ans, 37 mm en moyenne.

Syndrome d’Eagle : symptômes et causes

Les symptômes

Le syndrome d’Eagle compte une multitude de symptômes et manifestations hétérogènes dans les zones céphalique (soit la tête) et cervicale.

Les douleurs rencontrées sont particulièrement intenses et vives. Elles peuvent s’apparenter aux douleurs ressenties lors de migraines et apparaissent généralement lors de :

  • mouvements de la tête
  • la mastication et des mouvements de mâchoire
  • la déglutition (lorsque vous avalez)

Des douleurs sur plusieurs zones

Les douleurs peuvent être ressenties sur plusieurs zones. En effet, elles sont provoquées par la compression ou l’irritation de structures vasculo-nerveuses environnantes. Compression causée par la protubérance osseuse anormalement longue.

Peuvent donc se retrouver irrités ou comprimés :

  • artères carotides,
  • veine jugulaire interne,
  • nerf facial,
  • nerf vague,
  • ou encore les nerfs hypoglosse et glossopharyngien (pour la langue).

C’est la raison pour laquelle vous pourriez ressentir :

  • Des douleurs cervicales
  • Des douleurs au visage
  • Des douleurs à l’oreille, à la tempe
  • Des douleurs au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM)
  • Des douleurs à la base de la langue
  • Des douleurs autour des yeux
  • Des douleurs à la gorge

Les symptômes associés

Les symptômes sont aussi variables d’une personne à une autre. Mais si vous êtes atteint du syndrome d’Eagle, vous pourriez également souffrir de :

  • Céphalées (maux de tête)
  • Acouphènes
  • Salivation excessive
  • Sensation constante de corps étranger dans la gorge
  • Troubles de la voix, aphonie, dysphonie

Le syndrome de l’américain est lourd au quotidien

Ces douleurs, en plus d’empêcher la bonne exécution de certains gestes simples qui demandent de tourner la tête, peuvent sérieusement impacter votre quotidien.
Manger et parler pourraient également s’avérer particulièrement difficile. La cause ? Les douleurs ressenties à la mastication et de la dysphagie, soit vos difficultés lors de la déglutition.

Il faut savoir que de nombreuses personnes sont pourvues d’un processus styloïde plus long que la longueur moyenne. Et pourtant, elles ne présentent pas forcément de symptômes.

Quelles sont les causes derrière le syndrome d’Eagle

Les causes derrière ce syndrome restent encore quelque peu incomprises à ce jour. Néanmoins, on observe certains facteurs mis en cause comme :

  • l’allongement congénital de l’apophyse styloïde (soit longue dès la naissance),
  • et la calcification et l’ossification (soit la dégénérescence calcaire) du ligament stylo-hyoïdien.

Mais le plus souvent, ce syndrome est causé par un traumatisme (accident sur la voie publique, choc sur les cervicales ou encore sport de combat). Et il peut aussi apparaître à la suite d’une chirurgie de la région cervicale et du cou. Chirurgie résultant en une compression nerveuse et vasculaire de la zone.
Pour être plus précis, le traumatisme ou la chirurgie crée un conflit entre :

Syndrome d’Eagle : diagnostic et traitements

Comment être sûr qu’il s’agisse bien d’un syndrome stylo-carotidien ?

Poser le diagnostic du syndrome d’Eagle est loin d’être une chose aisée. En effet, comme vous avez très certainement pu le constater, on retrouve dans cette atteinte une grande variété symptomatologique. Il est donc difficile de définir des signes cliniques caractéristiques de ce syndrome.

Un diagnostic par exclusion

Le diagnostic du syndrome d’Eagle n’est donc pas fait en première intention. Il ne peut donc être posé qu’une fois que toutes les affections de la zone sont mises hors de cause.
Votre médecin écartera donc tous les autres troubles liés à la sphère ORL (comme des otites ou troubles auditifs). Et il écartera également une cause neurologique.
Le diagnostic peut alors être confirmé uniquement via des tests d’imagerie médicale (soit une radiographie et une IRM). En effet, ces examens permettent de visualiser l’apophyse styloïde et de mettre en évidence sa longueur excessive.

Syndrome d’Eagle : quel traitement ?

Afin de soulager vos douleurs, votre médecin peut vous prescrire des antalgiques ou des anti-inflammatoires. Mais aussi des corticoïdes par injections.

Et la chirurgie ?

Lorsque les structures vasculo-nerveuses sont comprimées et qu’il existe une atrophie vasculaire ou un déficit nerveux, une chirurgie est envisageable. Chirurgie qui consiste en l’ablation de l’apophyse styloïde.
Néanmoins, la question du traitement médicamenteux et chirurgical reste à discuter directement avec votre médecin.

Syndrome d’Eagle : quel traitement naturel ?

Les raisons qui vous poussent à rechercher un traitement naturel pour le syndrome d’Eagle peuvent être nombreuses. Avez-vous pensé à consulter votre ostéopathe pour soulager les douleurs causées par cette atteinte ?
Votre ostéopathe peut en effet améliorer l’amplitude et la mobilité des structures de votre face et de votre cou. Grâce à des techniques douces, il peut réduire l’effet d’irritation et donc les symptômes et douleurs apportés par le syndrome.
Abordons de ce pas la manière dont l’ostéopathe peut vous aider à soulager le syndrome d’Eagle et ses manifestations douloureuses.

Syndrome d’Eagle : que fait l’ostéopathe ?

Le travail de l’ostéopathe permet de réduire les symptômes et d’améliorer votre quotidien en soulageant la douleur.
En revanche, lorsque vos douleurs évoluent ou persistent, il est conseillé de consulter votre médecin traitant. Il est en effet le seul à pouvoir effectuer des examens complémentaires.

Le réajustement de la nuque

Le premier travail de votre ostéopathe consiste à réduire les tensions exercées au niveau de votre cou et de votre tête.
Il est en effet nécessaire de soigner cette région car elle est en très grande interaction avec la zone de vos ennuis. C’est-à-dire la zone du processus styloïde.
Votre ostéopathe observe et soigne au besoin les désordres de positionnement et de fonctionnement entre vos os du crâne, vos cervicales, jusqu’à votre mandibule (mâchoire).

Le soin des zones douloureuses

Les tensions du dos

Travailler le système articulaire

Votre ostéopathe accorde une attention particulière à la libération de vos os de la nuque et du dos. En effet, son but est que vous puissiez mieux effectuer vos mouvements de rotation de tête. Ce travail permet alors un meilleur positionnement de votre tête, de soigner les douleurs, et également une meilleure respiration.
Car oui, bien respirer contribue à atténuer le ressenti de vos douleurs. C’est pourquoi il est particulièrement important de maintenir de bonnes capacités respiratoires. Et mieux respirer, c’est aussi mieux gérer son stress !

Détendre le système musculaire

Votre ostéopathe travaillera alors directement sur tout le système musculaire de la nuque, du dos et des épaules. Par exemple, grâce à des étirements et des appuis prolongés sur ces muscles dans le but d’en obtenir le relâchement.

La mâchoire

Si les muscles de votre articulation temporo-mandibulaire (ATM) sont tendus, ils viennent accentuer le syndrome en perturbant le positionnement de votre mâchoire. Mais aussi en comprimant le système vasculaire et nerveux de la face et de la tête.
Ici, votre ostéopathe fera appel à des techniques crâniennes spécifiques. Son but ? Soulager et relâcher l’articulation temporo-mandibulaire ainsi que les muscles qui la composent.

ATM et ORL

L’articulation temporo-mandibulaire est étroitement liée à la sphère ORL. Vos difficultés lors de la déglutition pourraient également se mêler à un dérèglement de l’ATM.

Soulagement des acouphènes

Vos acouphènes peuvent être causés par le déséquilibre musculaire retrouvé au niveau de la zone de la gorge, avec le lien direct que cette dernière a avec l’oreille.
Une fois ce déséquilibre momentanément ajusté le praticien pourra ici directement travailler avec des manipulations crâniennes douces. Ce sont des techniques indolores qui permettent de réduire vos bourdonnements d’oreille.

La gorge

Les tensions présentes au niveau de votre mandibule, cervicales, tronc et tous les muscles et organes perturbent le fonctionnement de votre bouche et de votre gorge.
Cette zone doit être soignée pour :

  • la mobilité de votre langue,
  • le positionnement fin de votre mâchoire,
  • et pour votre mastication, déglutition, élocution, et respiration.

En relâchant les os, l’ostéopathe pourra libérer les tensions causant vos troubles décrits précédemment.

Consulter votre ostéopathe après une chirurgie

Après une intervention chirurgicale, il est intéressant de consulter votre ostéopathe. Et ce, pour deux raisons.
La récupération du bon fonctionnement de ce qui a été opéré. Par exemple dans le cas d’un syndrome d’Eagle, le positionnement et les mouvements de la tête, mais aussi mâcher, parler, etc.
Mais aussi les adhérences cicatricielles : soit la formation de tissus cicatriciels venant relier des organes entre eux alors qu’ils ne le devraient pas. Ce qui les rend alors moins mobiles.
Un travail doux effectué par votre ostéopathe sur la région opérée permet alors de réajuster les structures subissants des tensions post-chirurgicales. L’objectif ? Améliorer votre circulation sanguine et prévenir la formation d’adhérences cicatricielles.
Mais combien de temps après la chirurgie pouvez-vous consulter votre ostéopathe ? Les soins seront-t-ils douloureux ? Les réponses ici : Pourquoi aller voir son ostéopathe après une opération chirurgicale ?

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