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Syndrome de l’essuie-glace et ostéopathie

Le syndrôme de l’essuie-glace est une forme de tendinite.
Elle est aussi appelée tendinite du fascia lata (TFL), syndrome de la bandelette ilio-tibiale, syndrome du tractus ilio-tibial, ou encore syndrome de la bandelette de Maissiat.
Fréquente chez les coureurs, mais aussi les cyclistes, elle entraîne des douleurs qui peuvent devenir gênantes dans la pratique sportive, mais aussi au quotidien.

Détails sur ce syndrome, et les traitements qui permettent de le soulager, et éviter les rechutes.
Focus sur l’approche de l’ostéopathie et son efficacité en cas de syndrome de l’essuie-glace.

Syndrome de l’essuie-glace, qui est touché ?

Le syndrome de la bandelette ilio-tibiale, ou syndrome de l’essuie-glace, est une pathologie fréquente chez les coureurs. On estime qu’environ 5% des runners en souffriraient.
Elle touche notamment les coureurs amateurs dont la technique de course ou le plan d’entraînement est mal adapté, mais aussi les coureurs de fond, comme les marathoniens ou les coureurs de trail.
Les cyclistes sont eux aussi touchés par ce syndrome, mais dans une moindre proportion.

Comment reconnaître le syndrome de l’essuie-glace ?

Cette inflammation se manifeste par des douleurs à la partie externe du genou et de la cuisse après une certaine distance de course puis devient progressivement gênante au quotidien notamment dans la descente des escaliers.
Certains patients indiquent ressentir aussi une douleur au niveau de la hanche et de la cuisse.

Syndrome de l’essuie glace, quelles en sont les causes ?

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Il s’agit d’une tendinite due au frottement excessif d’une bandelette tendineuse, la bandelette ilio-tibiale, qui s’étale de la hanche au genou.
C’est pour cela que les douleurs se manifestent en général au niveau du genou, mais parfois aussi au niveau de la cuisse et de la hanche.

Cette bandelette se trouve à passer contre le rebord du fémur lors des mouvements de flexion et d’extension de la jambe. Ce qui explique que les coureurs et cyclistes soient particulièrement touchés de part le nombre important de répétition de ces gestes.

De nombreux facteurs peuvent conduire au syndrome de l’essuie glace.

Souvent votre équipement et/ou votre programme d’entraînement jouent un rôle dans l’apparition de cette tendinite.
Un mauvais équipement, comme des chaussures mal adaptées à votre pied, ou à votre course peuvent causer ces douleurs. De même que des chaussures usées qui amortissent moins bien votre foulée.
Côté entraînement, attention au surentraînement, aux côtes et descentes, ou encore au sol sur lequel vous courez.
Une mauvaise hydratation et des étirements mal effectués, ou oubliés, peuvent eux aussi participer à un terrain propice à l’apparition du syndrome de l’essuie-glace.

L’apparition du syndrome de l’essuie-glace est souvent multifactorielle. Plusieurs facteurs cumulés entraînent l’apparition de douleurs.
C’est pourquoi il est important d’une part de maîtriser son environnement (équipement, entraînement, hydratation, alimentation, etc.) mais aussi de faire attention à son corps. Notamment par l’hygiène de sa propre pratique sportive, ainsi qu’en ne négligeant pas l’apparition de douleurs.

D’anciens traumatismes peuvent entraîner des tensions qui favorisent l’apparition de douleurs. Comme une entorse, ou fracture. Même une simple chute peut entraîner des tensions qui s’installent.
De même une faiblesse musculaire au niveau du bassin et de la hanche favorise l’apparition d’un syndrome TFL.
La posture est aussi à surveiller, notamment durant l’activité sportive. Un mauvais positionnement, une mauvaise foulée peuvent conduire au syndrome de l’essuie-glace, ou à de nombreuses autres douleurs d’ailleurs.

Syndrome de l’essuie-glace, que faire ?

La 1ère chose à faire, est de poser le bon diagnostic afin de pouvoir prendre les bonnes mesure.
Le diagnostic est assez facile à poser. En effet un simple test réveille la douleur et confirme la suspicion d’atteinte de la bandelette ilio-tibiale.
Les examens complémentaires (radiographie, échographie…) ne sont a priori pas nécessaires, si ce n’est pour éliminer d’autres pathologies.

Comment soigner une tendinite du fascia lata ?

Ce syndrome est en général redouté des sportifs car il oblige à stopper toute activité sportive, et ce parfois pendant plusieurs mois.
En effet sa guérison peut-être longue et on constate parfois des rechutes.

Il est donc très important de ne pas négliger l’apparition de douleurs et d’adopter les bonnes pratiques au plus tôt.

Dès l’apparition de douleurs il est conseillé de réduire votre activité sportive de manière temporaire. Et ce afin d’éviter une sollicitation excessive de votre tendon, ce qui permettra à l’inflammation de diminuer.
Le repos sportif est nécessaire, même en complément d’un accompagnement thérapeutique.
L’idéal étant de stopper le sport quelques temps, et de reprendre de manière graduelle une fois la tendinite traitée.

Appliquer de la glace au niveau local permet de soulager les douleurs de manière temporaire.

L’ostéopathie propose une approche de soins qui permettra de diminuer la douleur rapidement et vous permettra une reprise du sport plus rapide.
Des séances de kiné peuvent être réalisées en complément, notamment pour réaliser des étirements.

Syndrome de l’essuie-glace et ostéopathie

L’ostéopathe analysera de manière globale votre posture, afin de détecter tous les facteurs contribuant à la friction entre le muscle et le fémur.
Il va aussi rechercher toutes les tensions musculaires pour les traiter.
Son travail portera aussi sur l’équilibre de votre bassin, mais aussi de votre genou et/ou cheville. En effet un déséquilibre peut conduire à une traction importante sur le tendon.
Le petit bassin et la sphère viscérale sont aussi des zones à explorer.

Via des techniques adaptées votre ostéopathe redonnera du mouvement aux articulations en manque de mobilité, relâchera les muscles incriminés et permettra ainsi d’éviter le phénomène irritatif qui entretient l’inflammation.

Les causes de votre tendinite du TFL peuvent être très différentes d’un patient à l’autre, il n’y a donc pas un seul axe de travail identique pour tous les patients. Pour chacun d’entre vous toutes les pistes seront explorées.

Si souvent, l’équipement, ou votre programme d’entraînement sont en cause, certains patients présentent eux des particularités anatomiques qui peuvent provoquer des surtensions tendineuses, comme par exemple un genou arqué.
Chaque traitement ostéo sera différent d’un patient à l’autre.

En revanche, nous vous conseillons de consulter un ostéopathe habitué à la prise en charge du sportif.

Syndrome de l’essuie glace et ostéopathie : quels résultats ?

L’ostéopathie a d’excellents résultats sur ce type de tendinite.
Diminution de la douleur importante, et très souvent disparition totale en quelques séances, votre ostéopathe pourra vous proposer un protocole de soins efficace.
En approche préventive, l’ostéopathie permet d’augmenter le délai d’apparition de la douleur, et les rechutes.

Par contre, il faut observer un temps de repos après la consultation, et votre ostéopathe vous indiquera s’il est opportun ou non de reprendre l’entraînement.
L’inflammation au niveau du tenseur du fascia lata ne disparaîtra pas après le soin de manière immédiate. D’autant plus si elle est présente depuis longtemps.
Néanmoins elle pourra diminuer plus rapidement vous permettant de reprendre votre activité.

Que faire en complément ?

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Comme nous l’avons vu précédemment le glaçage de la zone douloureuse permet de diminuer la sensation de douleur.
Certains étirements, s’ils sont bien réalisés permettent eux aussi de diminuer les douleurs qu’elles soient localisées au genou, au bassin, à la hanche ou à la cuisse.
Des massages profonds de la bandelette apportent eux-aussi de bons résultats, d’où l’intérêt d’une double approche (ostéo et kiné) pour une meilleure récupération.

Un renforcement musculaire du bassin permettra aussi d’accélérer le processus de guérison.

Une approche pluri-disciplinaire est toujours intéressante car elle permet de travailler en synergie à votre guérison. Si votre ostéopathe vous le conseille il peut être utile de consulter un podologue par exemple, qui étudiera certainement l’utilité ou non de porter des semelles.

Reprendre le sport

Sans douleur

La reprise de la course, du vélo, ou de tout autre activité sportive doit se faire SANS douleur. Si des douleurs apparaissent il est important de stopper l’activité. Elle doit être reprise de manière graduelle, avec le bon équipement, et sur des terrain au sol souple et plat dans l’idéal.
Il est aussi important que vous conserviez les bons gestes : échauffement, étirements, hydratation, repos.
Si vous reprenez le sport alors que des douleurs se manifestent vous retardez votre pleine guérison. Les rechutes étant fréquentes il est primordial d’accepter cette phase de repos nécessaire.

Avec le bon équipement et le bon plan d’entraînement

Des chaussures adaptées à votre activité sportive, à votre pied, etc.
Attention à l’usure des équipements. Vos chaussures ont une durée de vie limitée. Avec le temps, elles se détériorent, et n’absorbent plus les chocs correctement.
600 km de course à pied sont un bon indicateur pour changer de chaussures de course, même si cela dépend en réalité de l’utilisation que vous en faites et de la qualité de la chaussure en elle-même
Pensez à varier les surfaces, en évitant les sols trop durs, ou les dénivelés trop importants ou répétés.

Cabinet d'ostéopathie Bertucchi

Spécialistes du suivi du sportif

Cabinet B

Author Cabinet B

Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients. Pour toute demande de renseignements ou prise de RDV, contactez nous au 06.58.01.11.20

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