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Les douleurs ligamentaires et articulaires rythment certainement votre quotidien de future maman. C’est normal, votre corps change, il s’adapte pour accueillir et mettre au monde bébé.

Seulement parfois, notamment lors du second trimestre de grossesse, ces tiraillements sont particulièrement intenses. Surtout au niveau du bassin ou de la symphyse pubienne (une structure articulant les deux branches du pubis).

Vous pourriez aussi connaître une sensation de brûlure au niveau de l’aine. Ou encore de pesanteur au niveau du bas ventre, comme si bébé allait arriver plus tôt que prévu.

Vous pourriez alors avoir du mal à marcher, tentant d’avancer à pas glissés pour limiter les douleurs.

Vous avez sûrement entendu dire que ces douleurs ligamentaires sont normales et communes chez les futures mamans. Ce qui n’est pas totalement faux. Mais elles peuvent également être le signe d’un réel syndrome. Syndrome bénin, certes, mais particulièrement douloureux et invalidant : le syndrome de Lacomme.

Sommaire

Syndrome de Lacomme : définition et symptômes

Syndrome de Lacomme : qu’est-ce que c’est ?

C’est un obstétricien français, Maurice Lacomme, qui décrit pour la première fois ce trouble en 1942.
On l’appelle aussi syndrome ostéo-musculo-articulaire abdomino-pelvien bénin, ou encore douleurs ostéo-articulaires de la ceinture pelvienne.
Près de 20% des femmes enceintes souffrent du syndrome de Lacomme au cours de leur grossesse. Il survient généralement à partir du 2ème trimestre de grossesse et est exacerbé dans le 3ème trimestre.

Il est principalement caractérisé par des douleurs ligamentaires au niveau du bassin et du pubis.

Syndrome de Lacomme : les symptômes

Les manifestations du syndrome de Lacomme et leurs intensités peuvent être particulièrement variables d’une future maman à une autre. Vous pourriez notamment souffrir de :

  • Fortes douleurs au niveau de la symphyse pubienne, du bassin, du pubis et du périnée
  • Douleurs pouvant irradier au niveau de l’aine, des cuisses et des fesses
  • Sensation de pesanteur dans le bas du ventre
  • Impression que l’accouchement est proche, du fait des douleurs imitant les contractions du bas ventre

C’est notamment lorsque vous changez de position et lors de mouvements que ces douleurs se font ressentir. Parfois particulièrement violentes, elles pourraient même vous empêcher de marcher et de bouger correctement.

Lacomme : un syndrome qui inquiète

Si la grossesse est souvent une étape importante dans votre vie de femme, elle peut apporter son lot de douleurs. Et même être une source d’angoisse. Notamment lorsque des douleurs de ce type se manifestent.
L’inquiétude généralement retrouvée porte sur l’accouchement prématuré. Notamment du fait des douleurs imitant les contractions de fin de grossesse. Beaucoup de femmes enceintes relatent qu’elles ont comme l’impression que « tout va tomber ».
Longtemps considérée comme une douleur mineure et « typique » de la grossesse, ce syndrome est en fait particulièrement fréquent. Et il peut vous faire vivre un calvaire au quotidien, se prolongeant même parfois après la grossesse.
En effet, le syndrome de Lacomme persiste jusqu’à 18 mois après la naissance pour environ 10 % des femmes.
Mais à quoi peuvent être dues ces douleurs si elles ne sont pas le signe d’un accouchement prématuré ?

Syndrome de Lacomme : les causes

Plusieurs causes et hypothèses sont avancées pour expliquer le syndrome de Lacomme, celles-ci sont essentiellement mécaniques et hormonales. On vous explique tout.

Un corps qui change

Ces douleurs évolutives pendant la grossesse semblent dues à une adaptation de l’organisme, parallèlement à l’évolution de l’utérus gravide. On parle d’utérus gravide pour qualifier un utérus contenant une grossesse ou des éléments de celle-ci : l’embryon, le placenta, etc.
Comprenez ici que votre utérus grossit pendant votre grossesse et que votre corps doit s’adapter à ce changement. Mais aussi au poids de votre bébé. Votre volume abdominal augmente en effet progressivement, apportant différentes contraintes pouvant induire et expliquer le syndrome de Lacomme.
Et ces contraintes peuvent être nombreuses : pression intra-abdominale, poids utérin sur le bassin ou encore l’évolution des tensions ligamentaires. D’autres facteurs sont potentiellement mis en causes. On pense notamment à une compression vasculaire des veines responsables de la vascularisation des muscles du bassin.
Autrement dit, nombreuses de vos structures sont extrêmement sollicitées durant votre grossesse.

Ces hormones qui vous veulent du bien

On ne vous apprend rien, durant votre grossesse, votre système hormonal est sens dessus dessous. Il est d’ailleurs à l’origine de bien des maux de grossesse, comme les jambes lourdes par exemple.
Notez cependant que ces hormones travaillent en fait à prédisposer votre corps à l’accouchement. C’est notamment le cas de la relaxine. Cette hormone intervient sur l’élasticité de vos ligaments. Le but ? Préparer votre bassin (et notamment l’assouplir et l’ouvrir) en vue de mettre bébé au monde dans les meilleures conditions possibles.
Et lorsque ces ligaments gagnent trop en souplesse ? Ils ne peuvent plus assurer leur rôle de soutien et de maintien au niveau des articulations du bassin. Soit les sacro-iliaques, le pubis, les hanches et les lombo-sacrées.

Prédispositions et facteurs de risque

Il existe également certaines prédispositions à l’apparition du syndrome de Lacomme.
Il peut s’agir d’un terrain douloureux déjà présent, comme des lombalgies (et notamment pendant les règles). Ou encore des douleurs chroniques suite à un traumatisme du bassin.
Certaines femmes ont également plus de risques de contracter ce syndrome. C’est notamment le cas des femmes particulièrement jeunes dont le bassin n’est pas préparé.
Mais le syndrome de Lacomme peut également se faire ressentir chez les mamans ayant déjà connu plusieurs grossesses. Grossesses qui peuvent causer la perte d’élasticité des structures du bassin et présenter des lésions tissulaires.

L’hypokaliémie mise en cause

Les hormones et l’aspect biomécanique ne semblent pas être les seuls à blâmer. Certaines études tendent à montrer que l’hypokaliémie (manque de potassium dans le plasma sanguin) pourrait se cacher derrière ce syndrome.

Syndrome de Lacomme : diagnostic et traitements

Comment être sûre qu’il s’agit bien du syndrome de Lacomme ?

Le diagnostic est clinique. Lors de l’auscultation, votre médecin recherchera la sensation de pesanteur douloureuse dans votre bas-ventre avec l’impression de bébé très bas.

Il cherchera aussi à identifier des douleurs qui irradient dans les cuisses et les fesses. Douleurs que vous décrirez certainement comme continues et à coup de poignard. Il examinera également votre capacité à marcher et à changer de position.

Un examen pratique de palpation en interne de l’utérus et de la symphyse pubienne sera aussi effectué. Le but ? Définir au mieux la localisation de vos douleurs.

Les tests actifs

Votre médecin s’attellera ensuite à réaliser des tests dits « actifs ». Il s’agira ici de provoquer la douleur par la contraction des muscles s’insérant sur le pubis. Ou encore, en étirant les ligaments du bassin par la mobilisation des pièces osseuses.

Pour cela, votre médecin peut avoir recours au « Patrick’s Faber test ». Test qui consiste à exercer une pression sur la face interne du genou lorsque vous êtes allongée sur le dos. Tout en reposant votre talon sur votre genou opposé. Le test est positif si vous ressentez une douleur au niveau des ligaments sacro-iliaques ou dans la symphyse pubienne.

Écarter les autres pathologies

Les douleurs et symptômes apportés par le syndrome de Lacomme sont variables d’une femme à l’autre. Mais ils peuvent aussi évoquer d’autres pathologies.

Ainsi, le diagnostic du syndrome de Lacomme ne pourra être posé qu’après l’élimination de toutes les autres possibilités liées aux douleurs lombaires ou abdomino-pelviennes durant la grossesse. Il conviendra notamment d’écarter :

Le diagnostic est alors posé en l’absence de symptomatologie associée et dans le cadre d’un examen obstétrical normal.

Quels sont les traitements disponibles contre le syndrome de Lacomme ?

Il n’existe aucun traitement pour le syndrome de Lacomme (il ne s’agit pas à proprement parler d’une maladie). Et bien souvent, le repos est la première chose qui vous sera conseillée.

Antalgiques et vitamines

Votre médecin peut également vous prescrire du paracétamol (bien qu’il ne soit pas forcément adapté à l’intensité des douleurs). Ou encore, des vitamines. Ce point reste à discuter directement avec votre médecin.

Un trouble bénin

Bien que le syndrome de Lacomme puisse être particulièrement douloureux, il s’agit d’un trouble bénin. Il ne présente aucun danger pour votre bébé ou vous-même.

Soulager le syndrome de Lacomme de manière naturelle

Nous savons que les traitements médicamenteux sont contre-indiqués durant la grossesse. Et dans le cas du syndrome de Lacomme, ils restent particulièrement inefficaces. Mais cela ne veut pas dire que vous devrez attendre la fin de votre terme pour voir vos douleurs soulagées.

Avez-vous pensé à consulter votre ostéopathe ?

L’ostéopathie permet d’apporter des solutions naturelles efficaces contre le syndrome de Lacomme. Elle permet de réduire les douleurs tout en allégeant votre quotidien de future maman. Et au passage, il peut aussi soulager d’autres maux éventuels.

Pour cela, l’ostéopathe utilise des techniques visant à réduire les douleurs ligamentaires, tout en drainant l’inflammation en période de crise.

Dans le cadre de la prise en charge du syndrome de Lacomme ? L’idéal est de porter votre choix sur un ostéopathe spécialiste du suivi de la femme enceinte.

Syndrome de Lacomme et ostéopathie

Lors d’une crise, il est fort probable que vous n’ayez qu’une seule interrogation en tête : comment calmer vos douleurs ? C’est là que votre ostéopathe intervient. Réel allié durant votre grossesse, il est capable de soulager la douleur en pratiquant des techniques douces de drainage.

Des techniques douces, adaptées à votre situation

Vers une meilleure circulation sanguine

Il est important ici de noter que pendant la grossesse, on assiste à une congestion au niveau du bassin. Congestion pouvant alors perturber la bonne circulation du sang. De ce fait, lorsqu’il survient une inflammation, celle-ci aura tendance à persister. Il convient alors ici de permettre le drainage et de tendre vers une meilleure circulation sanguine.

Un soulagement rapide des structures mises à mal

L’ostéopathe va également travailler au relâchement des structures du bassin pour redonner un équilibre à celui-ci. Il vous permettra alors de marcher plus facilement et de bouger sans douleurs.

Un suivi tout au long de la grossesse

Une fois la crise passée, le travail du praticien ne s’arrête pas là. L’ostéopathe intervient en effet tout au long de la grossesse par un suivi régulier à chaque étape de cette aventure.
Pourquoi ? Car au fur et à mesure que vous avancez dans votre grossesse, vos taux d’hormones augmentent. Votre bébé prend aussi de plus en plus de place et gagne en poids. Ce qui augmente alors les symptômes du syndrome de Lacomme.
Pour éviter cela, l’ostéopathe vous suivra afin de préparer votre bassin et le reste de votre corps à l’accouchement.
Mais comment s’y prend l’ostéopathe au juste pour vous aider dans la prévention du syndrome de Lacomme ? Quel est l’intérêt de ces soins ostéopathiques sur le long terme ?

Syndrome de Lacomme : que fait l’ostéopathe ?

Les techniques utilisées par l’ostéopathe se font exclusivement en externe, pas de toucher vaginal donc. De plus, ces techniques sont totalement sans danger pour la santé et le bien-être de votre.

Lever les tensions subies par l’utérus

Le système de soutien intrinsèque concerne les ligaments propres à la fixation de l’utérus. Il s’agit des lames sacro-recto-génito-vésico-pubiennes, entourant celui-ci. Et toute tension exercée sur ces lames peut venir déséquilibrer les lignes de force du bassin osseux en exerçant une traction sur leur point d’ancrage.
Le but de votre ostéopathe ? Rétablir la biomécanique physiologique de votre utérus (qui doit être mobile et disposer d’un système d’attaches relativement souple).
Pour ce faire, il pratique ce que l’on appelle la mobilisation globale de l’utérus. Cela permet un étirement général des ligaments utérins par l’intermédiaire du bassin. Cette technique permet en plus de lever les compressions douloureuses s’exerçant sur la veine cave. La veine cave ? C’est une veine de taille relativement importante, logée principalement dans votre abdomen.

Choyer le bassin

Le bassin est une structure osseuse particulièrement complexe. Il s’adapte en permanence, et cela est d’autant plus vrai durant la grossesse.
Des traumatismes anciens (comme une mauvaise chute sur les fesses par exemple) peuvent avoir une incidence lors de votre grossesse. Et oui, un bassin qui ne bouge pas de façon optimale peut venir exacerber les contraintes des ligaments. Ligaments qui se relâchent sous l’effet du système hormonal. Cela peut alors potentiellement augmenter les douleurs.
Le but des soins ostéopathiques dans ce cas ? C’est de tendre vers une meilleure mobilité du bassin et du sacrum en arrière, avec les ligaments sacro-iliaques les reliant.

Soulager les lombaires

Les douleurs lombaires sont fréquentes pendant la grossesse et peuvent particulièrement se faire sentir lors du syndrome de Lacomme.
Il est alors important d’évaluer la douleur et d’identifier le chemin qu’emprunte celle-ci. Si la douleur irradie vers le bas, vers les membres inférieurs, cela peut être le signe d’une sciatique de grossesse.
La bonne mobilité des vertèbres lombaires est particulièrement importante dans le positionnement de l’utérus. Notamment car elles peuvent venir tirer sur le ligament lombo-ovarien.
Un travail spécifique est alors effectué par votre ostéopathe pour libérer les éventuels blocages lombaires. Blocages qui peuvent avoir une origine sous-jacente. C’est la raison pour laquelle votre ostéopathe est amené à vérifier la bonne mobilité de l’ensemble de votre colonne vertébrale.

Une attention particulière pour le périnée

Ah, votre cher périnée ! Il assure bien des rôles, et notamment celui de soutenir les organes contenus dans votre bassin. Seulement durant la grossesse, il est très sollicité.
En travaillant sur les attaches du bassin ou du sacrum, l’ostéopathe aide à tonifier le périnée. Cela permet ainsi de retrouver un meilleur soutien lors du syndrome de Lacomme et éviter alors un relâchement trop important.

Soulager la pression abdominale

La pression qu’exerce le poids de votre bébé vers le bas vient augmenter l’étirement ligamentaire. Il se peut également que cette pression soit exacerbée par des troubles déjà présents au début de votre grossesse. On pense notamment à des épisodes de constipation par exemple.
Enfin, il est aussi possible que votre diaphragme souffre de spasmes. Si tel est le cas, votre capacité respiratoire s’en retrouve limitée (les poumons ne se vident alors pas en totalité).
Votre ostéopathe doit donc veiller ici à vous aider à retrouver un transit normal ainsi qu’une capacité respiratoire optimale. Il usera de techniques dites viscérales, permettant alors de réduire la pression intra-abdominale. Pression qui elle, augmente la poussée de bébé vers le bas.

S’assurer du fonctionnement optimal du centre intégrateur

La sécrétion hormonale permise par le centre intégrateur (soit le complexe hypothalamo-hypophysaire) peut se retrouver mise à mal et perturbée par les structures que l’on trouve à proximité. Mais aussi à distance.
Voyez ce centre intégrateur comme un chef d’orchestre en charge de gérer la régulation de votre système hormonal. Et comprenez que celui-ci peut être perturbé de bien des manières. Comme par exemple avec la prise de certains médicaments hors grossesse, pouvant avoir une incidence lors de celle-ci.
Il peut également s’agir d’un défaut de mobilité des os du crâne (que l’on retrouve à proximité de ce centre). Ou encore des membranes qui les tapissent. Le praticien teste alors les os du crâne et évalue la capacité des membranes (soit la dure-mère, une membrane fibreuse entourant nombreux des éléments du corps) à se mouvoir. En effet, ce sont celles-ci qui induisent les mouvements des os.

Assurer un suivi après la grossesse

Votre ostéopathe joue également un rôle d’accompagnement après votre accouchement. Son but ? Aider votre bassin à retrouver peu à peu ses « caractéristiques » d’origine et son « état » initial. Le tout, en permettant de réduire les douleurs post-partum.
Mais le travail du praticien s’intéresse également au périnée, au bassin et aux organes viscéraux. Ceux-ci ayant été particulièrement sollicité durant 9 mois, il convient de les examiner et de les soulager. Cela permettra de prévenir les troubles fréquemment connus après l’accouchement. On pense notamment à l’incontinence urinaire, l’incontinence anale ou encore les hémorroïdes post-partum.
Votre ostéopathe se trouve également être de très bons conseils. Il peut vous indiquer des exercices spécifiques à faire à la maison pour soulager vos douleurs et réduire certains maux.

L’ostéopathie, une médecine complémentaire

La prise en charge par un ostéopathe dès le premier mois de grossesse permet d’éviter l’apparition du syndrome de Lacomme. Néanmoins, il reste indispensable de consulter votre gynécologue, obstétricien ou médecin traitant en premier lieux devant ce type de douleurs.
Ceci permettra notamment d’exclure les complications obstétricales (comme un accouchement prématuré, une grossesse extra-utérine, etc.).

Cabinet B - Ostéopathie

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