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Muscle durci, gonflé et sensible à la pression ? Douleurs intenses ? Mouvements limités ?
Et s’il s’agissait du syndrome des loges ? C’est une pathologie musculaire courante chez le sportif.

Ce syndrome peut être aigu ou chronique, et il peut nécessiter une prise en charge d’urgence pour éviter de graves complications.
Le diagnostic du syndrome est souvent long et difficile, car les signes de cette atteinte peuvent être retrouvés dans d’autres pathologies.
Alors comment le reconnaître ? Quels sont les symptômes du syndrome des loges ? Quel est le mécanisme derrière cette pathologie ? Qu’est-ce qui en est la cause ?
Point sur ce trouble, ses différentes formes et l’apport de l’ostéopathie dans la prise en charge de celui-ci.

Sommaire

Le syndrome des loges : qu’est-ce que c’est ?

On l’appelle syndrome des loges, syndrome de loge, syndrome du compartiment ou encore syndrome compartimental.
Il s’agit du gonflement d’un muscle donné, qui se retrouve alors à l’étroit dans le compartiment qui le contient. Il en résulte de très fortes douleurs et des difficultés pour se servir du membre atteint.

Syndrome des loges chronique ou aigu

Cette affection peut survenir de manière brutale, on dit alors que le syndrome est aigu.
Lorsqu’il survient progressivement et dure dans le temps, on parle alors d’un syndrome chronique. Les causes derrière les formes chroniques et aigües diffèrent.

Syndrome des loges au mollet et au bras

Ce trouble peut toucher à de nombreux muscles, mais il s’agit le plus souvent d’un syndrome des loges au mollet ou encore à l’avant-bras.

Zoom sur la loge musculaire

Au niveau de vos membres supérieurs (vos bras et avant-bras) et inférieurs (vos cuisses et mollets), vos muscles sont entourés d’une membrane peu extensible. Il s’agit de l’aponévrose et elle renferme la loge musculaire. Quant à la loge, il s’agit d’un compartiment qui contient les muscles. Son rôle premier est de les protéger. Mais ce n’est pas tout.

Les rôles de la loge

La loge musculaire contient également les vaisseaux sanguins qui permettent d’acheminer l’oxygène, les protéines et le glucose, entre autres.
Il s’agit d’éléments nécessaires au fonctionnement de votre corps et particulièrement au fonctionnement de votre système musculaire.
Certains éléments nerveux contenus dans ces loges permettent aussi de transmettre les informations aux muscles. Celles-ci sont également nécessaires à leur bon fonctionnement.
Parfois, le muscle n’a pas assez de place au sein de la loge qui l’entoure. Il se retrouve alors comme à l’étroit, ce qui cause une compression : c’est le syndrome des loges.

Une pression excessive

Lors du syndrome des loges, on assiste à une augmentation de la pression à l’intérieur du compartiment qui contient le muscle.
Pendant votre pratique sportive par exemple, le volume de votre muscle augmente de manière significative. Lorsque que celui-ci augmente trop, la pression augmente aussi dans la loge. Mais cette dernière ne s’étire pas aussi vite que votre muscle grossit.
Les structures qu’elle contient sont alors comprimées.

Une atteinte souvent bilatérale

La compression survient majoritairement, dans 50 à 80% des cas de manière bilatérale. C’est-à-dire qu’il touche les deux membres supérieurs ou aux deux membres inférieurs à la fois.

Syndrome des loges : les symptômes

En cas de syndrome des loges :
Vous ressentez une forte douleur dans le mollet, à l’arrière de la cuisse, à l’avant-bras.
La douleur est de type tension et peut ressembler à une crampe musculaire.
Les symptômes douloureux vous obligent à arrêter votre course ou autre activité sportive.

Ce syndrome peut tarder à être diagnostiqué. On pense en effet souvent en premier lieu à la crampe ou encore à une lésion musculaire comme le claquage ou l’élongation.

Dans le syndrome des loges, le muscle se durcit et la gêne persiste après l’arrêt de l’effort.

Alors comment le différencier des autres pathologies musculaires ?

Il y a certains signes dans ce syndrome que l’on ne retrouve pas dans les autres pathologies musculaires :

  • Sensation que le muscle est serré dans un étau.
  • Paresthésies, comme des fourmillements ou picotements dans sa forme chronique.
  • Une éventuelle perte de sensibilité, une douleur persistante et une perte de force dans sa forme aiguë.

La prise en charge d’urgence

Face à certains signes, la prise en charge doit être rapide pour éviter la nécrose des tissus (soit leur mort). Il est ainsi conseillé de consulter en urgence en cas de :

  • Perte de force musculaire,
  • insensibilité,
  • mouvements impossibles,
  • et diminution ou absence de pouls.

Syndrome du compartiment : les causes

Il peut exister plusieurs causes derrière cette compression. Et c’est, en partie, en fonction des causes de son apparition que l’on définit le syndrome des loges d’aigu ou au contraire, de chronique.

Derrière le syndrome des loges aigu

Le syndrome des loges aigu fait suite à un traumatisme comme :

  • une fracture osseuse du tibia, ou des os de l’avant-bras.
  • une déchirure musculaire.
  • une contusion sévère.
  • un plâtre trop serré, à la jambe ou à l’avant-bras.
  • une thrombose veineuse.
  • un hématome musculaire.
  • une brûlure qui cause la rétractation de la peau et de l’aponévrose.
  • une injection de produits toxiques.

À l’origine du syndrome des loges chronique

Le syndrome des loges chronique, lui, est causé par le développement trop rapide d’un muscle, dû à une sollicitation excessive de celui-ci. Il en résulte alors un défaut de relâchement et de récupération musculaire.

Il concerne souvent les sports d’endurance ou de course.

Prévalence

Le syndrome des loges touche le plus souvent le jeune sportif âgé de 20 à 32 ans, de sexe masculin. Il est est en effet 10 fois plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. Et il représente 10% des blessures chez les sportifs.

Syndrome des loges, course à pied et autres sports

Les coureurs sont malheureusement particulièrement touchés par le syndrome des loges aux jambes. Et d’autres sports semblent aussi à risque.
Pour les membres inférieurs :

  • marathon ou semi-marathon donc,
  • ski de fond,
  • natation avec palmes,
  • etc.

Pour les membres supérieurs :

  • moto,
  • escalade,
  • planche à voile,
  • etc.

Syndrome du compartiment : diagnostic et traitement

Syndrome des loges : diagnostic

Nous l’avons vu, le syndrome peut être confondu avec d’autres lésions et le diagnostic peine parfois à être posé. Notamment en raison du caractère chronique de l’atteinte.

C’est généralement un médecin spécialiste du sport qui effectue le diagnostic. Il s’agit notamment d’effectuer un effort physique afin de reproduire la douleur. Le médecin introduit alors une aiguille dans votre muscle, pour en mesurer la pression et confirmer le diagnostic.

Les examens complémentaires

D’autres examens peuvent être menés en vue d’éliminer d’autres pathologies.
On peut par exemple suspecter une périostite au tibia. Ou encore un syndrome de l’artère poplité piégée au niveau du genou.

L’échographie peut être effectuée pour éliminer les pathologies associées comme les lésions musculaires du type déchirure ou élongation.

L’écho doppler pourrait être utile s’il on suspecte une pathologie vasculaire.

Les points relatifs au diagnostic et au traitement ci-dessous restent à discuter directement avec votre médecin. Lui seul peut vous prescrire les examens et traitements qu’il juge nécessaires dans votre cas.

Syndrome des loges : quel traitement ?

Le traitement ne sera pas le même en fonction d’un syndrome des loges chronique ou aigu.

Traitement en phase aigüe

Le repos est la première chose recommandée. Votre médecin peut aussi vous prescrire un traitement médicamenteux à base d’anti-inflammatoires.

Une prise en charge par un kinésithérapeute, quant à elle, peut permettre de détendre les muscles.

Prise en charge d’urgence

La prise en charge chirurgicale en urgence est parfois inévitable. On reconnaît le caractère urgent par la disparition du pouls. Elle permet d’éviter la nécrose du muscle et des tissus environnants.

Traitement du syndrome des loges chronique

Lorsque le syndrome des loges est chronique, l’adaptation de votre entraînement est nécessaire. Et la kinésithérapie est également conseillée.
En effet, syndrome des loges et traitement kiné font la paire. Une prise en charge en kinésithérapie aide à retrouver un fonctionnement optimal du muscle. Le travail du kinésithérapeute se fait souvent en synergie avec celui de l’ostéopathe, car les deux approches sont complémentaires.

Syndrome des loges : quel traitement naturel ?

Si vous êtes adepte des médecines naturelles et alternatives, l’ostéopathie est très efficace en cas de syndrome des loges.
En effet, l’ostéopathe peut même vous aider à prévenir et à éviter un futur syndrome des loges.
Comment ? En s’assurant du bon fonctionnement des membres que vous sollicitez particulièrement dans vos activités sportives.

Un travail en ostéopathie au cas par cas

Les techniques de l’ostéopathe permettent d’abord de soulager la compression. Mais aussi de traiter les différents troubles qui peuvent entraîner une sollicitation excessive de votre système musculaire.
Votre ostéopathe est également en mesure de vous accompagner dans :

  • La prévention des blessures sportives.
  • L’amélioration du geste sportif et des performances.

En cas de syndrome des loges aigu

La phase aiguë doit être prise en charge rapidement par votre médecin afin de diminuer le phénomène compressif, à l’aide d’un traitement médicamenteux. L’ostéopathe ne pourra intervenir qu’après cette prise en charge médicale. Si une opération du syndrome des loges est nécessaire, il interviendra après, dans les soins postopératoires.
L’ostéopathie permet notamment une meilleure cicatrisation et une prévention des adhérences cicatricielles. Et ce, en parallèle à la kinésithérapie.
Ce travail post-opératoire permet aussi une reprise sportive plus sûre, mais également de limiter les conséquences de l’opération, comme la douleur.

En cas de syndrome des loges chronique

Lors d’un syndrome des loges chronique, l’intérêt de consulter son ostéopathe est multiple. Il permet de :

  • Soulager les douleurs dues à la compression du muscle.
  • Sortir des schémas qui entraînent la sur-sollicitation musculaire et qui ont conduit au syndrome des loges.
  • Travailler à la reprise sportive et à la bonne exécution du geste sportif pour sortir de la chronicité du syndrome.

Syndrome des loges : que fait l’ostéopathe ?

La priorité du traitement ? Soulager les douleurs causées par le syndrome des loges.
Une investigation poussée est également nécessaire pour identifier ce qui a pu causer l’atteinte en premier lieu.

Libérer la compression douloureuse

La prise en charge par votre ostéopathe permet dans un premier temps de soulager votre douleur et de décomprimer la loge musculaire.
Pour cela, le thérapeute peut utiliser des techniques sur le système fascial qui entoure le muscle. C’est-à-dire les membranes qui l’enveloppent.
Il s’agit de techniques douces, qui participent au drainage de la loge et que l’ostéopathe peut compléter par un étirement progressif et en douceur des muscles.

Une circulation sans encombre

Il s’assure également que les systèmes veineux et artériel soient libres en aval et en amont des différents muscles.
Cela est essentiel pour qu’ils puissent être approvisionnés en oxygène et en nutriments et pour qu’ils soient en mesure de récupérer.
Ainsi, si vous souffrez d’un syndrome des loges aux jambes, l’ostéopathe sera très attentif à vos :

  • pieds, et notamment l’aponévrose plantaire,
  • bassin,
  • genou,
  • ainsi qu’à votre diaphragme car il permet la circulation sanguine par la respiration.

Si votre atteinte est localisée au bras, l’ostéopathe regarde plutôt l’épaule, les cervicales, la mâchoire et le dos. Néanmoins l’approche de l’ostéopathe est toujours globale. Peu importe où est localisé votre syndrome des loges, l’ensemble de votre corps sera étudié.

Soulager le système musculaire

La sollicitation musculaire excessive est à l’origine du syndrome mais cette sollicitation peut avoir bien des origines.
Il peut s’agir d’un déséquilibre musculaire, d’un antécédent de lésion musculaire, ou encore d’un trouble postural, parmi tant d’autres.
L’ostéopathe doit donc mener un travail d’investigation pour identifier les causes à l’origine de la sollicitation. Et bien sûr, les traiter en conséquence.

Un mot sur les chaînes musculaires

Le système musculaire de votre corps est composé d’une fonction de répartition des contraintes qui réunissent plusieurs muscles.
On les appelle les chaînes musculaires et elles participent également au maintien de votre posture.
Lorsqu’elles sont perturbées, elles peuvent être à l’origine d’une sollicitation excessive d’une zone. Comme un effet boule de neige, cela entraîne alors une mauvaise exécution du geste sportif et l’apparition possible d’un syndrome des loges.

La chasse aux éléments perturbateurs

L’ostéopathe doit ainsi contrôler votre posture et les chaînes musculaires. Mais aussi les éléments qui peuvent les perturber.
Il peut s’agir de fatigue ou de stress par exemple, sur lesquels votre ostéopathe peut également agir.

Quid du coach sportif en cas de syndrome des loges ?

Dans certains cas, la prise en charge en ostéopathie ne suffit pas à elle seule et doit se faire en parallèle avec un autre professionnel. Comme un coach sportif par exemple.
Cela peut être nécessaire pour la juste progression de vos entraînements. Pour affiner vos gestes d’abord. Mais aussi pour trouver un juste équilibre dans la régularité et l’intensité de vos entraînements.
Le but ? Vous permettre d’exercer votre sport dans les meilleures conditions possibles.

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