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Vous voilà confortablement installé devant un bon film au cinéma ou à la maison, et soudain votre genou devient très douloureux ? La douleur est telle que vous ne pouvez plus le tenir plié et il vous faut l’allonger ? Vous souffrez peut-être de ce que l’on appelle un syndrome rotulien.

Quels en sont les symptômes et les causes ? Revenons ensemble sur le syndrome rotulien et les manières de le traiter via des médecines douces et notamment grâce à des soins en ostéopathie.

Le syndrome rotulien, c’est quoi ?

On l’appelle syndrome rotulien, syndrome fémoro-patellaire (SFP), syndrome fémoro-rotulien ou encore syndrome du cinéma (on vous explique un peu plus bas pourquoi).

Il s’agit d’un trouble venant toucher l’articulation qui se situe entre notre rotule et notre fémur (pour rappel, le fémur est l’os de la cuisse) et qui se manifeste par une douleur au niveau d’un ou des deux genoux.

Syndrome fémoro-rotulien : quels symptômes ?

La douleur se localise à l’avant du genou, au niveau de notre rotule et elle peut aussi se propager sur les côtés. Elle peut se manifester lorsque l’on effectue des mouvements d’extension ou de flexion du genou mais aussi au repos !

C’est une douleur qui nous oblige généralement à cesser notre activité ou à tendre la jambe au repos pour soulager la douleur. On a même besoin parfois de faire « craquer le genou ».

Certains ressentent comme une sensation de crissement, d’autres ont l’impression que “la rotule va sortir”. Pour ma part, j’ai l’impression d’avoir le genou « qui lâche », notamment pendant l’exercice.

Quand surviennent les douleurs du syndrome rotulien ?

Vous pourriez ressentir les douleurs liées au syndrome rotulien quand :

  • Vous empruntez les escaliers (et surtout en les descendant)
  • Vous faites votre jogging quotidien (ou un autre sport sollicitant le genou comme le tennis, le step ou encore le vélo)
  • Vous êtes accroupis (vous jardinez ou posez le carrelage de votre salle de bain !)
  • Vous êtes en position assise depuis un moment (en avion, en voiture, au bureau, ou encore au cinéma. Là ! Voilà pourquoi on l’appelle aussi syndrome du cinéma)

Si l’on sait que passer notre dimanche dans le canapé peut causer des lombalgies, on ne pense pas forcément à l’impact que cela a pour nos genoux… Et pourtant !

Syndrome rotulien : causes et origines

Afin de mieux comprendre les causes du syndrome rotulien, il convient de revenir rapidement sur le mécanisme de notre genou et du rôle que joue la rotule.

Le point anatomie

La rotule, (un petit os plat et de forme triangulaire à l’intérieur du genou) est une sorte de clé de voûte. Petit os certes, mais très important car c’est lui qui permet l’extension du genou.
On retrouve en effet sur sa partie supérieure, les quadriceps (ce gros muscle situé à l’avant de la cuisse) et sur sa partie inférieure, une attache ligamentaire sur le tibia. Et c’est cela qui nous permet de plier et d’étendre la jambe.

Le bouclier qui protège notre genou

Pour que ces mouvements puissent se faire, il faut que la rotule glisse sur le fémur. Heureusement pour nous, il existe à l’arrière de la rotule un plan de glissement qui permet d’éviter les frottements directs os contre os. Comme une sorte de bouclier qui permet de protéger le genou de traumatismes directs.

Quand on étend la jambe, la rotule s’écarte du fémur, quand on la plie, elle s’en rapproche.
On parle alors de syndrome fémoro-rotulien ou de syndrome fémoro-patellaire quand la rotule frotte directement sur le fémur, entraînant ainsi une inflammation de la rotule.

Pourquoi la rotule « ne glisse plus » ?

De nombreuses causes peuvent être à l’origine de ces frottements anormaux et douloureux.
Il peut s’agir d’un déséquilibre au niveau du quadriceps et il se peut que ce dernier ne soit pas assez tonique d’un côté, entraînant alors notre rotule en dehors de son « rail » (plan de glissement) lors de sa contraction.

Il est possible aussi que la cause soit une jambe légèrement plus longue que l’autre, causant une bascule de notre bassin et de la cuisse d’un certain côté. Enfin, le surpoids peut aussi être à l’origine de ce syndrome.

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Qui peut souffrir du syndrome rotulien ?

Si toute personne peut souffrir d’un syndrome rotulien, on rencontre plus fréquemment celui-ci chez :

  • Les femmes (le syndrome rotulien est souvent observable chez la jeune fille)
  • Les sportifs, notamment ceux pratiquant la course à pied
  • Les personnes qui travaillent en position accroupie ou agenouillée

Comment être sûr que l’on souffre du syndrome fémoro-patellaire ?

Le médecin identifiera ce syndrome premièrement via l’anamnèse (l’anamnèse, c’est quand on raconte aux docteurs et autres professionnels de la santé nos maux, nos antécédents médicaux, nos habitudes de vies, etc.).

C’est en vous plaignant d’une douleur au niveau de la partie antérieure de votre genou qui est accentuée en flexion (position assise ou accroupie) mais aussi lors de la pratique sportive que l’on suspectera alors la présence du syndrome rotulien.

C’est ensuite l’observation de nos membres inférieurs qui permettra de mettre en évidence une “anomalie” posturale.

Genu varum et genu valgum… Kezako ?

Vous vous en doutez certainement, on viendra premièrement regarder nos genoux. On parle de genu varum (les genoux sont tournés vers l’extérieur, on a les « jambes arquées ») ou a contrario, de genu valgum (les genoux sont tournés vers l’intérieur, on a les « jambes en X »). Et cela a malheureusement pour effet d’accentuer les déséquilibres de la patella (autre nom donné à la rotule).

Un quadriceps plus tonique que l’autre

L’observation peut aussi mettre en évidence une différence au niveau de nos quadriceps (un muscle peut-être plus contracté que l’autre par exemple). Ce tonus musculaire doit aussi être évalué sur d’autres groupes musculaires comme les ischio-jambiers (les muscles que nous avons à l’arrière de la cuisse) ou les mollets, tout en regardant la position du bassin et la longueur de jambe.

Nos appuis au sol

Le professionnel de la santé que vous consulterez viendra aussi observer la manière dont vous marchez, afin de vérifier l’appui des pieds au sol et de détecter un éventuel affaissement de la voûte plantaire.

Les tests complémentaires

D’autres tests sont aussi effectués et l’on viendra notamment observer la mobilité articulaire de la patella et du genou. Enfin, il faudra procéder à la palpation pour évaluer l’état de l’articulation entre patella et fémur.

Différencier le syndrome fémoro-patellaire d’une autre atteinte

Le syndrome rotulien pourrait s’apparenter à une atteinte des ligaments croisés ou des ménisques. Des tests spécifiques permettent d’apposer les diagnostics différentiels et de mettre en évidence une éventuelle atteinte.

La bursite du genou est aussi un syndrome dont les signes peuvent être apparentés au syndrome rotulien. Si la bursite est suspectée, l’examen de référence est alors l’IRM.

Je pense souffrir du syndrome rotulien, que faire ?

Vous pouvez commencer par appliquer une poche de glace sur votre genou afin de diminuer la douleur.

Ensuite, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne faut pas immobiliser votre genou ! Qui dit immobilisation dit affaiblissement des muscles, donc déséquilibrage du système musculaire et là, ça fait encore plus mal.

Il faudra donc éviter la position assise prolongée et ne pas garder votre genou fléchi pendant trop de temps (au passage, évitez aussi de croiser les jambes).

Pour autant, il faudra éviter tant que possible les mouvements et les activités physiques qui vous sont douloureuses, au moins jusqu’à l’amélioration de votre douleur et préférer une rééducation en douceur. Pour faire simple, vous pouvez (et devez) continuer à bouger, tant que cela ne vous fait pas mal aux genoux.

Syndrome rotulien et ostéopathie

L’ostéopathie est un traitement doux et naturel indiqué dans la prise en charge du syndrome rotulien et elle peut notamment venir réguler les dysfonctionnements de l’articulation de nos genoux. Dans certains cas, il peut être intéressant de coupler le travail de l’ostéopathe à celui d’un kinésithérapeute.

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Syndrome fémoro-patellaire, que fait l’ostéopathe ?

Il dialogue

L’ostéopathe procède tout d’abord à une anamnèse approfondie de nos habitudes de vie (notre position au travail, les sport pratiqués, etc.) pour venir identifier les éventuelles contraintes et tensions qui pourraient être exercées sur notre genou.

Il observe

L’ostéopathe viendra ensuite nous observer en position debout pour évaluer les positionnements de nos genoux, de notre bassin, et de nos pieds. L’observation passe aussi par la palpation et pendant que l’on marche. Une fois que notre ostéopathe aura identifié les zones responsables du déséquilibre il va les tester une à une pour les traiter ensuite par des techniques douces et adaptées.

Il travaille sur un regain de mobilité

Votre ostéopathe peut, par exemple, venir travailler sur le blocage du bassin pour lui rendre sa mobilité. Car il faut savoir qu’un bassin bloqué entraine une cascade d’évènements successifs susceptibles d’altérer la marche et le bon fonctionnement de notre appareil locomoteur (nos genoux, nos chevilles, etc). Un vrai effet domino !

Il effectue des techniques à distance

Votre ostéo vous manipule ailleurs que là où vous avez mal ? C’est normal ! Prenons l’exemple des chevilles. Si l’on a connu des entorses à répétitions mal soignées,
il peut en résulter un déséquilibre du tibia et donc, à fortiori, du genou.

Il porte une attention particulière pour le système musculaire

Mais c’est aussi tout le système musculaire qui sera pris en compte lors de vos séances d’ostéopathie. Les muscles paravertébraux peuvent par exemple intervenir dans les troubles patellaires, au même titre que les lombaires et les dorsales !

En plus de vous faire regagner en mobilité, votre ostéopathe sera à même de vous donner des conseils personnalisés et adaptés à votre pratique pour une évolution positive et rapide du syndrome.

Dans quel cas l’ostéopathie ne suffit pas ?

Si l’ostéopathie se montre très efficace dans la prise en charge du syndrome patellaire, elle ne pourra agir que dans une certaine limite. En effet, l’examen est important pour révéler une pathologie lésionnelle ligamentaire ou musculaire. Dans le cas d’une fracture patellaire ou tibiale, votre ostéopathe sera en mesure de vous orienter vers le professionnel de la santé adaptée.

Nos conseils

  • Soyez patient dans la récupération
  • Envisagez la natation (attention, le crawl est indiqué, mais pas la brasse !)
  • Portez des chaussures adaptées.
  • Concernant le port de chaussures à talon, il n’y a pas de règles précises : dans certain cas le talon pourra détendre le système pied/cheville, alors que dans d’autres il peut le mettre en difficulté.

Et si votre douleur au genou venait d’une volonté de votre corps à vous dire stop ? Consultez notre article sur la symbolique du genou pour en savoir plus.

Cabinet B - Ostéopathie

Une équipe d’ostéopathes diplômés au sein d’écoles agréées par le Ministère de la Santé

Cabinet B

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Cabinet d'ostéopathie à Toulouse, regroupant des ostéopathes aux spécialités diverses, tous animés par la volonté de créer une véritable relation de confiance avec leurs patients.

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