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Résultant généralement d’un surmenage sportif ou physique, la tendinite quadricipitale est une atteinte particulièrement fréquente, rendant la marche et l’appui au sol compliqués et douloureux.
Cette tendinite met à mal l’un des tendons du genou et génère des douleurs au-dessus de la rotule sur sa partie externe. Elle peut durer jusqu’à plusieurs mois pour certains.
Que faire dès l’apparition des premiers symptômes ? Quel sont les bons gestes à adopter ? Le repos doit-il être total ? Comment être sûr qu’il s’agit bien d’une tendinite du tendon quadricipital ? Est-il possible de soulager naturellement ces douleurs au genou ? Comment prévenir les récidives ? Quel est l’efficacité de l’ostéopathie et ses limites dans la prise en charge de ce trouble ?

Tant de questions auxquelles nous répondrons dans le présent article.

Sommaire

Les tendinopathies et tendinites du genou

Le genou doit faire face à de nombreuses contraintes au quotidien. Il est fréquent que sa sollicitation lors de pratique sportive ou de certains gestes dans le travail entraîne des douleurs. Et plus précisément des tendinopathies.
On parle de tendinopathie lorsqu’un tendon est en souffrance. Cela peut s’exprimer de différentes manières au niveau du genou.

Ténosynovite, tendinite, tendinopathie : quelles différences ?

On parle de ténosynovite lorsque c’est l’enveloppe du tendon qui est touchée. La tendinite, c’est lorsque le tendon lui-même est atteint.
Le terme tendinopathie englobe quant à lui toutes les atteintes que peut subir un tendon. Le terme de tendinite est généralement employé à tort dans le langage courant pour désigner toutes les tendinopathies.

Les tendons des genoux en souffrance

Votre genou peut souffrir de bien des maux, et les tendinopathies les plus fréquemment retrouvées concernent :

  • Le tendon rotulien : on parle de tendinite rotulienne
  • Le tendon quadricipital : le sujet de cet article, la tendinite quadricipitale

Qu’en est-il des muscles alentour ?

Bien que plus rares, les tendons des muscles ischio jambiers peuvent aussi être atteints. ll s’agit de la tendinite de la patte d’oie, plus fréquente chez le cycliste que chez le coureur. Le tenseur du fascia lata peut aussi être touché. On parle alors du syndrome de l’essuie-glace ou tendinite du fascia lata.

Zoom sur le tendon quadricipital

On retrouve le tendon quadricipital à l’avant du genou. C’est lui qui fait le lien entre le haut de votre rotule et le plus gros muscle de votre corps, le quadriceps fémoral à l’avant de votre cuisse.

Il est partie intégrante de l’appareil extenseur de votre genou. Il participe activement dans la flexion et l’extension de celui-ci. C’est aussi grâce à ce tendon que vous pouvez maintenir la position debout.

Tendinite quadricipitale : les symptômes

Lorsque ce tendon quadricipital se retrouve en état d’inflammation (soit une tendinite), plusieurs symptômes peuvent se faire ressentir.

  • Douleurs qui apparaissent progressivement sur le dessus de votre rotule, plus précisément sur sa partie externe
  • Douleurs amplifiées au mouvement tel que l’extension de genou
  • Pratique sportive affectée lorsque vous sollicitez le genou pour des sauts ou la réception. Notamment l’amorti de la réception du saut en genou semi-fléchi.
  • Difficultés à marcher et/ou à prendre appui sur la jambe en souffrance lorsque l’inflammation augmente

Plusieurs stades d’évolution sont également à noter :

  • Stade 1 : Douleur qui apparaît à la fin d’un effort intense ou particulièrement long mais cessant au repos
  • Stade 2 : Douleur présente au début de l’activité, qui diminue quand vous êtes “à chaud” et qui s’amplifie à la fin ou à l’arrêt de l’activité
  • Stade 3 : Douleur constante, qui rend l’activité physique très difficile
  • Stade 4 : Rupture du tendon

Combien de temps dure une tendinite au genou ?

La tendinite quadricipitale peut être non seulement invalidante, mais elle peut aussi durer de plusieurs semaines à plusieurs mois.

Tendinite quadricipitale : les causes

L’articulation du genou est l’une des plus sollicitées de votre corps au quotidien et l’une des plus importantes de votre squelette. Cela rend alors les éléments qui la composent et l’entourent particulièrement exposés au risque de tendinite.

Des contraintes importantes au quotidien

Votre genou, articulation intermédiaire du membre inférieur, est soumis à une double contrainte de par son positionnement : la contrainte de mouvement mais aussi de stabilité.
Le mouvement premièrement car il permet la locomotion, il vous serait bien difficile de marcher sans cette articulation. Et la stabilité, notamment car il supporte le poids du corps.
Cette double contrainte à laquelle il est soumis quotidiennement peut amener à la mise en souffrance des tendons logés ici. Et particulièrement celui du quadriceps, le stabilisateur et extenseur du genou.
Et vous vous en serez très certainement douté, les causes principales de cette tendinite viennent dans ces contraintes que subit le genou lors de la pratique d’activités sportives plus ou moins intenses. Ou encore lors de la pratique d’activités brusques ou répétées.

Le sport

La tendinite du genou est principalement causée par la mise à mal du tendon dans la pratique de certains sports. C’est notamment lorsqu’il subit des freinages brutaux lors de sauts, de propulsions ou d’étirements violents que peut survenir la tendinite.

Les sports suivants sont particulièrement concernés :

  • Haltérophilie : le quadriceps doit déplier le genou avec la contrainte du poids des haltères
  • Escrime : flexion et freinage brutal vers l’avant ou de côté : la flexion rapide du genou permet d’ajuster la longueur du bras pour toucher l’adversaire
  • Volley-ball, le basket-ball : la réception des sauts soumet le quadriceps à des contraintes importantes, le muscle agit comme un amortisseur
  • Cyclisme : geste répété du cycle de pédalage
  • Course à pied : geste répétitif de de la foulée

Jumper’s knee

L’incidence est estimée à plus de 14 % chez les personnes pratiquant ces sports. Mais elle peut grimper jusqu’à 40% pour les joueurs professionnels de volley-ball. Les anglo-saxons appellent d’ailleurs les tendinopathies du genou « jumper’s knee » (le genou du sauteur).

Tendinite et activité professionnelle

Certains métiers présentent un travail physique important sollicitant particulièrement les genoux. On pense notamment aux métiers du bâtiment où le port de charge lourde est fréquent. Ou encore des professions demandant des contractions répétées du muscle quadriceps, comme monter un escabeau ou un escalier avec des charges lourdes.

La tendinite quadricipitale est d’ailleurs reconnue comme maladie professionnelle.

Antécédents traumatiques et autres atteintes du genou

Si votre genou a subi des traumatismes ou souffre d’une autre atteinte, vous êtes particulièrement exposé au risque de tendinite quadricipitale. Il s’agira notamment de (liste non exhaustive) :

  • Bursites
  • Entorses
  • Tendinopathie rotulienne
  • Rupture du ligament croisé antérieur (LCA)
  • Atteinte ancienne d’Osgood Schlatter

Autres facteurs pouvant causer des tendinites quadricipitales

  • Inégalité des jambes : créant alors un déséquilibre d’appui biaisant votre posture
  • Situation de surpoids : soumettant le tendon à une contrainte permanente
  • Hyperlaxité ligamentaire : entraînant un excès de contraintes sur le muscle, lui compensant le manque de retenue des ligaments (externes ou croisés)
  • Chaussures non adaptées à votre pratique sportive (baskets usées, semelles mal adaptées)
  • Terrain instable, un sol dur, irrégulier ou encore trop mou

Tendinite quadricipitale : le diagnostic

Le diagnostic effectué par le médecin consiste en un examen clinique du genou par la palpation de celui-ci et du tendon. Il recherche un point douloureux au niveau de la partie supérieure externe de votre rotule.
Votre médecin cherchera également à savoir si la station debout sur un pied reproduit chez vous la douleur. Notamment par contraction isométrique du quadriceps. On parle de contraction isométrique lorsque l’on provoque volontairement la contraction d’un muscle sans mouvement.

Exclure d’autres pathologies grâce à l’imagerie

Un examen en imagerie peut être effectué afin d’écarter toute pathologie cartilagineuse ou osseuse. Comme une atteinte du ménisque, fissure de la rotule, rupture ligamentaire, etc. :

  • La radiographie vient vérifier l’intégrité osseuse du genou
  • L’échographie permet de visualiser des parties molles composant le genou, soit le tendon et les muscles, notamment ici l’inflammation du tendon
  • L’IRM est quant à lui l’examen de choix pour le genou puisqu’il permet visualiser au mieux toutes les structures le composant

Tendinite quadricipitale et ostéopathie

L’ostéopathie permet en effet de traiter de manière durable la tendinite. Sa prise en charge est thérapeutique, mais aussi préventive. Elle permet notamment de mettre en évidence et de traiter l’origine des contraintes s’exerçant sur les genoux. Le but est de limiter les récidives, permettant au passage d’augmenter l’efficience de votre geste sportif.
Mais que fait l’ostéopathe au juste ?

Réduire les contraintes et soulager l’inflammation

Nous l’avons abordé plus haut, les contraintes s’exerçant sur les genoux sont la cause principale retrouvée derrière la tendinite quadricipitale. La bonne nouvelle, c’est que la prise en charge en ostéopathie permet d’identifier l’origine des contraintes, et de les réduire.
Lorsque la tendinite apparait, le genou est douloureux, parfois chaud et gonflé, c’est la fameuse inflammation du tendon. Des techniques douces permettent à votre ostéopathe d’effectuer un drainage de l’articulation et de diminuer ainsi cette l’inflammation.
Votre ostéopathe fait de ce soin une priorité. Notamment car cette contrainte inflammatoire rend difficile les mouvements de flexion-extension de la jambe. De plus, il devient parfois pénible de tenir la station debout.

Identifier et traiter les troubles mécaniques

Votre genou doit être stable pour maintenir la statique. Mais aussi particulièrement mobile pour vous permettre de marcher et courir.
Or, lorsque les éléments intervenants dans le mouvement sont perturbés comme les ligaments de l’articulation du genou ou les muscles du bassin ou de la cuisse (les ischio-jambiers et adducteurs), l’articulation se retrouve déséquilibrée. Cela engendre alors une sollicitation inadaptée du quadriceps.
Il convient pour le praticien d’évaluer la mobilité de votre genou. Il se penchera aussi sur les tensions subies par chacun des éléments des membres inférieurs : vos pieds, chevilles, jambes, cuisses, hanches. Ainsi que les segments lombo-pelviens, soit vos lombaires et votre bassin.
Selon les zones identifiées comme étant perturbatrices, l’ostéopathe appliquera des techniques adaptées à l’anatomie des structures. Il usera donc de techniques douces et appropriées aux articulations, os, cartilages et ligaments. Il utilisera aussi des techniques particulières à appliquer aux muscles et à leurs tendons.

Vérifier la statique

Nous savons qu’un mauvais appui du pied au sol est un terrain favorable à l’apparition d’une tendinite. Et de nombreux troubles peuvent venir entremettre la qualité de vos appuis. On pense notamment à un antécédent d’une inflammation de la voûte (appelée fasciite plantaire). Ou encore une entorse à la cheville modifiant les informations proprioceptives des ligaments.
C’est pourquoi le travail de l’ostéopathe peut porter sur votre pied et votre cheville.. Notez que dans certains cas, le port de semelle est nécessaire afin d’avoir des résultats optimaux.

Corriger un éventuel trouble postural

De mauvais appuis du pied au sol peuvent aussi avoir pour origine un trouble postural. Et ces derniers concernent bien souvent la colonne vertébrale.
Une instabilité à un niveau du rachis, par exemple, entraine indéniablement des modifications sur le reste de votre colonne vertébrale. C’est votre système musculaire qui est mis en jeu pour corriger l’ensemble du positionnement du corps en fonction de cette instabilité. De cette façon, il contribue à garder un positionnement du bassin et de la tête des plus favorables.
Votre ostéopathe doit ainsi veiller à vérifier la stabilité et la mobilité des composants de votre colonne. Mais aussi des éléments environnants afin de rétablir une bonne posture et ainsi soulager le système musculaire.

Une attention particulière pour votre intestin

Pourquoi votre ostéopathe attache autant d’importance à votre intestin quand vous consultez pour des douleurs au genou ? La raison est simple : votre intestin peut être la source de l’inflammation.
Lorsque l’intestin se retrouve en état d’inflammation, sa paroi devient poreuse et favorise l’entrée de toxines dans l’organisme. Ces toxines, véhiculées par le sang, se déposent sur les différents tendons de votre corps. Ce qui crée un terrain inflammatoire qui peut alors devenir chronique.
On retrouve notamment cette inflammation dans des troubles comme le côlon irritable, le SIBO, ou encore les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
Un travail viscéral en ostéopathie est alors un bon moyen d’aider l’organisme à lutter contre l’inflammation de l’intestin lors de troubles digestifs fréquents.
Il s’agit de techniques minutieuses, permettant au besoin de diminuer les risques de fragilisations des articulations. Or, même s’il s’agit de techniques relativement douces, celles-ci peuvent vous être momentanément inconfortables.

Port de semelles

Il est possible que vos semelles de chaussures ne soient pas adaptées à vos pieds. Elles peuvent être trop épaisses, trop dures, trop molles, etc. Il est alors primordial de changer de chaussures et au besoin, de consulter un podologue. Vous pourrez profiter d’une prise en charge globale et de résultats sur le long terme.

Tendinite quadricipitale : quel traitement ?

Comme pour toute tendinopathie, le traitement traditionnel consiste en la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens en phase aiguë et le repos relatif. Il est à différencier du repos complet, peu indiqué dans le cas de la tendinite quadricipitale. Et oui, parfois, le repos ne vous veut pas du bien. C’est à dire qu’il faudra continuer à bouger un minimum. Vous pouvez faire de la marche par exemple, en respectant vos limites et besoins.

Opération du genou

L’opération chirurgicale n’est nécessaire que dans de très rares cas. On ne l’envisage que lorsque tous les autres traitements ont échoué.

Ces questions restent à aborder directement avec votre médecin traitant. Nous préférons vous parler de notre cœur de métier : l’ostéopathie et la manière dont elle peut soigner naturellement la tendinite.

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