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J’ai la tête qui tourne…

La phrase est peut-être venue comme ça, sans prévenir. Vous vous relevez et tout doucement, vous sentez que le monde est en train de tanguer autour de vous. Vous n’y voyez pas très clair. Tout vous semble comme vaporeux. Pas de doute, vous avez probablement le vertige. Ce mal de doute, ce mal d’être. La signification émotionnelle du vertige ne renvoie pas qu’à une seule sensation.

J’ai la tête qui tourne. Vertige, symbole et signification.

Symbolique du vertige. Des vertiges.

Impression de tomber vers l’avant ? De tourner sur vous même ? De voir les objets autour de vous vaciller ? Dans mon vertige, il y a des vertiges. Un dysfonctionnement continu. Habituellement, mon système nerveux sait pourtant bien gérer les informations. C’est lui qui me permet de marcher avec cohérence. La gravité, ma vitesse, mon contexte, il analyse tout en un clin d’oeil et me permet de garder l’équilibre.

Pourtant, il suffit d’un petit conflit interne et voilà que mes sensations sensorielles sont brouillées. Je me sens totalement déstabilisé dans mes émotions comme dans ma posture. Si j’ai le vertige, le mal-être s’exprime de l’intérieur comme de l’extérieur. Je ne sais plus prendre prise sur mon environnement. Peut-être y a-t-il également un lien avec ce que je ressens inconsciemment ?

Symbolique du vertige : lien avec ma perception du mouvement et mon système visuel.

Des micros informations qui s’échangent et s’adaptent à chaque seconde pour me permettre de mettre plus de sens au monde qui m’entoure. Peut-être ai-je néanmoins tendance à utiliser le mot vertige à tort et à travers ? S’agit-il d’un grand vertige très bref dès que je bouge la tête ? D’une crise de vertiges de plusieurs minutes avec des maux de têtes ? Ou d’une sensation de flou, de vertige flottant pendant plusieurs jours ?

Réussir à mettre des mots exacts sur ce que je ressens est une première étape de mon analyse. Dire qu’il ne s’agit pas uniquement de stress ni d’une peur d’une vide. Il s’agit d’un vertige. Une sensation physique réelle et bien définie.

vertige signification sens

Mon vertige n’est pas une maladie.

Pourtant il est bien là et il symbolise mon rapport à l’objet. Cette sensation de ne pas pouvoir en définir les contours, entre la fusion et lâcher-prise. Le vertige est une sorte de rêve ou de cauchemar éveillé dans son propre environnement. Il y a une signification émotionnelle, dans une angoisse, une anxiété qui me fait inévitablement chuter dans le vide ? Une impression de ne pas pouvoir discerner les limites des choses par rapport à son corps ?

Mon vertige a des interprétations multiples…
Mon vertige pourrait aussi être ma façon de montrer mon insatisfaction.

La vie telle qu’elle est ne me va pas. Je la refuse. Qu’il s’agisse des ordres d’un autre ou de mes propres ordres. Ma petite voix qui me souffle des choses dans l’oreille. Si je ne veux pas accepter ma réalité, je la déforme. Je la rend flou, je la fais tanguer. Je ne veux pas obéir à ces changements.

“Ça me donne des vertiges…”

Un vertige serait-il une façon d’exprimer finalement ma peur ? L’angoisse, l’appréhension, la peur de ne pas réussir. Il y a dans la symbolique dans ce phénomène, une certaine idée de hauteur à atteindre. Ou à ne pas atteindre. C’est peut-être le moment où tout mon corps me hurle “Stop. Ca va trop vite. Je ne peux pas suivre. Ralentis.”

Est-ce un symbole pour me dire d’arrêter ?

De prendre le temps de me reposer ? Que se passerait-il si je me dégageais de cette situation ? Si je m’enlevais tout ce poids de responsabilité ?

Il peut aussi s’agir d’une fragilité interne, une notion de fatigue et de manque de confiance.
Une sensation incontrôlable d’avoir l’impression de perdre l’équilibre. De perdre, en quelque sorte, le contrôle.
Et c’est bien parce que les crises de vertiges sont complètement imprévisibles qu’elles bouleversent autant l’ordre établit.
Il n’y a rien à faire. Il n’y a rien à dire.
Quand le vertige s’empare de moi, je suis impuissant. Comme s’il n’y avait pas d’autres solutions que de s’arrêter un instant et laisser les choses se faire.
Sans moi.

Je me réfugie à l’intérieur de moi pendant que le monde extérieur tourne.

Dans la symbolique du vertige, je peux faire de l’ordre dans mon ressenti et dans mes perceptions. Ce vertige rodéo m’oblige à rester calme. Je suis vulnérable. Mais c’est une vulnérabilité que je me dois d’accepter. Une vulnérabilité qui me permet de grandir et de me recentrer.

Je redeviens petit enfant.
Je n’ai prise sur les décisions à prendre. Je ne peux pas choisir quand il commence, ni quand il s’arrête.
Mon vertige m’entraine à travailler sur mon lâcher prise.
Je peux alors me souvenir que rien n’a d’importance sinon l’instant présent. Que les pressions que je porte font de ma vie une cocotte-minute en surchauffe.

Je peux fermer les yeux et m’asseoir un instant. Et attendre. Prendre le temps d’attendre.

Cabinet d'ostéopathie Bertucchi

Les ostéopathes de l’équipe.

Cléa

Author Cléa

Traductrice du langage de notre corps, j'enquête sur la voie du bien-être !

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